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© Mathis Esnault - photo : Solveig Allaert / © Zoé Joliclercq / © Valentine Cotte - photo : Mathis Payet-Descombes

Trois œuvres de l’exposition Le souffle de la subsistance activées sous forme de performances.

15h > Mathis Esnault, De la ronce à l’ortie
Drapé de l’œuvre De la ronce à l’ortie, une écharpe de coton teintée à la ronce et à l’ortie, Mathis Esnault effectue une déambulation accompagnée d’une narration au sein de l’exposition.

15h45 > Zoé Joliclercq et Danaé Viney
Fruit de la collaboration entre Zoé Joliclercq et l’artiste culinaire Danaé Viney autour du projet « Vasa et Sapores » (site archéologique du Gurtelbach, 2025), la performance mêle récit, geste et dégustation de recettes d’inspiration gallo-romaines dans les assiettes-paysages qui composent l’œuvre.

17h > Valentine Cotte, Théière d’adelphité
En activant sa Théière d’adelphité dotée de 14 becs, Valentine Cotte invite le public à un temps partagé autour d’une infusion, convoquant un besoin universel de moments partagés autour d’une tasse.
(Performance initialement co-conçue avec la collective Aechillea, Zoé Joliclercq et Mahé Cabel)

En continu – Poupet Pounket et ses dernières créations, avec notamment des objets réalisés à partir des anciennes bâches d’exposition du centre d’art


Three works from the exhibition Le souffle de la subsistance activated in the form of performances.

3 pm > Mathis Esnault, “From Bramble to Nettle”
Wrapped in eponymous work, a cotton scarf dyed with bramble and nettle, Mathis Esnault takes a stroll through the exhibition accompanied by a narration.

3:45 pm > Zoé Joliclercq and Danaé Viney
The result of a collaboration between Zoé Joliclercq and culinary artist Danaé Viney on the project “Vasa et Sapores” (Gurtelbach archaeological site, 2025), the performance combines storytelling, gestures, and tastings of Gallo-Roman-inspired recipes on the landscape plates that make up the work.

5:00 pm > Valentine Cotte, “Teapot of Adelfity”
By activating her 14-spouted Teapot of Adelfity, Valentine Cotte invites the public to share a moment over a cup of tea, evoking the universal need for shared moments over a cup.
(Performance originally co-designed with the collective Aechillea, Zoé Joliclercq, and Mahé Cabel)

+ Poupet Pounket and her latest creations

© photo : Maria Mayor

Autrice associée en 2025, Lénaïg Cariou est invitée à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.
A l’occasion de sa dernière semaine de résidence, elle propose une lecture publique d’extrait des textes qu’elle a produit autour des deux premières expositions présentées au centre d’art.

Exposition « Se faire plaisir »
« sonia delaunay  dit          la couleur m’excite           et je me demande si l’œil        si le désir           si le désir de couleur               appelons ça l’instinct          prenons des objets simples        et existants         chinons ce qu’on peut pour aimer           pour assembler quelque chose de neuf     quelque chose comme        ce qui n’existe pas encore         mais que nous désirons »

Exposition « Déborder la rivière »
« Ce qu’il reste des divinités des fleuves coule probablement en profondeur, loin des hommes, rasant le sol. Entre les séquoias de Californie et les réserves autochtones. Là, peut-être, encore, on se souvient des danses au bord des rivières. Là, on peut mettre les pieds dans l’eau.
Si les mondes doivent recommencer dans nos décors abîmés, si nous devons ensemble espérer à nouveau et réinventer des chemins, alors cela prendra du temps. 
Il faudra de savants mélanges d’eau et de joie pour dissoudre les microplastiques. Il faudra, ensemble, reconstruire les canalisations invisibles de nos culpabilités et de nos peines.
Il faudra s’arrêter, enfin, et respirer, ensemble. Être corps parmi les corps, et accepter de s’immerger, un peu. »

Entrée libre et gratuite.

Lénaïg Cariou est chercheuse, traductrice et poète. Elle a vécu en France, aux États-Unis et en Allemagne. De retour des États-Unis, elle a cofondé en 2019 le collectif transatlantique Connexion Limitée / Limited Connection, avec qui elle traduit de la poésie états-unienne en français, et inversement ; ensemble, elles ont traduit le travail de Mónica de la Torre, Cole Swensen, Eleni Sikelianos, Adrienne Rich, Kay Gabriel, Sawako Nakayasu et Laura Vazquez ; leur travail a été récompensé par le prix de traduction Albertine de l’ambassade états-unienne en janvier 2025. Après avoir étudié les lettres modernes et classiques à l’Ecole normale supérieure de Paris, elle prépare actuellement une thèse en littérature contemporaine sur les rapports entre poésie et arts visuels à l’Université Paris 8 / Paris Cité., et a reçu au printemps 2024 le Prix Jeune Chercheur de la Fondation des Treilles pour ce travail en cours. Elle codirige la nouvelle collection « Poésie Commune » des éditions MF, et la section « Poésie Commune » de la revue Les Temps qui restent, qui poursuit l’aventure des Temps modernes. Son premier livre de poésie, À main levée (LansKine), est sorti en 2024, et le second, les dires (POL), est à paraître. Elle a aussi publié La poésie n’est pas une bonne fille (Art&Go, 2024), avec les poétesses Maxime Hortense Pascal et Liliane Giraudon, et ses textes paraissent régulièrement en revues. Elle prolonge ses explorations poétiques par des expérimentations plastiques, qui passent par la photographie, le dessin, le collage ; l’exposition de poésie et photographie Mains-Paysages, qu’elle a conçue avec la photographe berlinoise Neïtah Janzing, circule en 2024-2025 entre Paris, Marseille, Grenoble et Berlin.

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

Christine Gensheimer, "Dream in Dream", 2024

La réalisatrice et artiste allemande Christine Gensheimer invite le public mulhousien à plonger dans ses univers drôles, colorés et pleins de fantaisie. Inspirée par les livres jeunesse, la pop et la culture numérique, elle crée des mondes surprenants où tout peut arriver.
On y rencontre des personnages un peu étranges mais toujours attachants, qui évoluent dans des paysages imaginaires à la fois poétiques et décalés.
Un moment entre art et cinéma, ouverte à toutes et à tous, pour partager un moment créatif et joyeux.

Programme conseillé à partir de 6 ans. Entrée libre et gratuite.

Proposé et présenté par l’artiste et curatrice Marie-Pierre Bonniol et le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’illustration, ce programme est rendu possible par le soutien du Goethe-Institut Nancy.

A propos de l’artiste
Christine Gensheimer (née en 1976 à Francfort-sur-le-Main) vit et travaille à Bielefeld en Allemagne. Ses oeuvres ont été exposées notamment au Kunstmuseum Wolfsburg, à la Kunsthalle Düsseldorf et au Bielefelder Kunstverein. Ses oeuvres vidéo ont été récemmment présentées lors du 71e Festival international du court métrage d’Oberhausen, du Festival du court métrage de l’Union européenne à Ottawa et du Festival du film de Dresde. Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées, telles que la collection de la Kunsthalle Bielefeld, la collection Rheingold ou la collection Viehof. Depuis 2005, elle produit des films d’animation pour l’émission Karambolage sur Arte, pour différents musées tels que le Musée archéologique du Tyrol du Sud ou le Musée international de la Réforme à Genève, et conçoit des clips musicaux pour divers musiciens : Jaakko Eino Kalevi, Sean Armstrong


Le samedi 29 novembre est une journée consacrée aux familles.
Ateliers, visites, projections, chaque rendez-vous proposé est pensé et conçu pour que les enfants de tous âges puissent découvrir l’art contemporain.
Cette journée inaugure un rendez-vous à venir régulier puisqu’en 2026, La Kunsthalle accueillera les familles tous les samedis.
Les enfants et leurs parents pourront participer à des ateliers, découvrir les expositions par le jeu, lire, écouter et voir des œuvres inédites.

 

 

Un espace de découverte de l’exposition réservé aux tout petits, conçu par l’artiste Véronique Arnold.
Pensés spécialement pour les tout-petits, les observatoires sont des îlots installés dans l’exposition, qui permettent la découverte des œuvres depuis le point de vue de l’enfant. Le dispositif se compose d’un parasol et de coussins créant un environnement accueillant et propice à l’exploration.
Les enfants et leurs parents sont invités à découvrir les œuvres qui les entourent en utilisant des accessoires intégrés aux observatoires. Chaque élément a été choisi pour éveiller les sens, encourager la curiosité naturelle et stimuler la créativité des plus jeunes, tout en faisant toujours écho aux œuvres de l’exposition.
Mis à disposition du public, ce dispositif offre un moment privilégié de découverte en famille, où parents et enfants explorent librement, en toute autonomie, un univers artistique et sensoriel.

Entrée libre et gratuite, à partir de 18 mois.


Le samedi 29 novembre est une journée consacrée aux familles.
Ateliers, visites, projections, chaque rendez-vous proposé est pensé et conçu pour que les enfants de tous âges puissent découvrir l’art contemporain.
Cette journée inaugure un rendez-vous à venir régulier puisqu’en 2026, La Kunsthalle accueillera les familles tous les samedis.
Les enfants et leurs parents pourront participer à des ateliers, découvrir les expositions par le jeu, lire, écouter et voir des œuvres inédites.

 

© La Kunsthalle Mulhouse

Un espace de découverte de l’exposition réservé aux tout petits, conçu par l’artiste Véronique Arnold.
Pensés spécialement pour les tout-petits, les observatoires sont des îlots installés dans l’exposition, qui permettent la découverte des œuvres depuis le point de vue de l’enfant. Le dispositif se compose d’un parasol et de coussins créant un environnement accueillant et propice à l’exploration.
Les enfants et leurs parents sont invités à découvrir les œuvres qui les entourent en utilisant des accessoires intégrés aux observatoires. Chaque élément a été choisi pour éveiller les sens, encourager la curiosité naturelle et stimuler la créativité des plus jeunes, tout en faisant toujours écho aux œuvres de l’exposition.
Mis à disposition du public, ce dispositif offre un moment privilégié de découverte en famille, où parents et enfants explorent librement, en toute autonomie, un univers artistique et sensoriel.

En accès libre et gratuit le samedi, à partir de 18 mois.

Déployée dans les espaces de La Kunsthalle et de La Filature à Mulhouse, l’exposition se conçoit comme une proposition en deux chapitres.
du 27.11.25 au 4.01.26 à La Filature, Scène nationale
du 28.11.25 au 11.01.26 à La Kunsthalle Mulhouse

Standardisés et prêts à l’emploi, nos environnements quotidiens si proches et intimes restent pourtant hermétiques. La société industrialisée fait planer l’anonymat et l’uniformisation sur nos réalités domestiques. De quoi et par qui sont faits ces objets ? Comment ont été produits et façonnés les matériaux qui nous entourent, et que l’on utilise et manipule tous les jours ?
« Désormais située hors champ, la fabrique du quotidien est confiée à des spécialistes. L’économie capitaliste leur a délégué le soin de nous nourrir, de coudre nos vêtements, de bâtir nos maisons et de se préoccuper de nos proches » (Geneviève Pruvost, Quotidien politique, 2024). Résultat : nous oublions la matérialité qui nous fait vivre. Comment nous réancrer à ce quotidien qui se dérobe et l’appréhender à nouveau en tant que milieu de vie au sein duquel l’humain coexiste avec d’autres êtres ?
C’est à partir de cette exploration proposée par la sociologue Geneviève Pruvost que l’exposition souhaite donner la voix à ces artistes qui tournent leur regard vers tout ce qui peuple leurs espaces ordinaires, exerçant un régime d’attention et de présence renouvelé, situé hors des réflexes de la consommation. Iels se plongent alors dans des gestes intuitifs, infiltrent les savoir-faire anciens avec la connaissance actuelle, en se confrontant aux matières disponibles dans leur lieu de vie et de travail immédiat, souvent frugal. Leurs expériences sensibles de ce quotidien, aux prises avec nos besoins vitaux, se transforment en moments de partage, d’émancipation personnelle et collective, et d’exploration poétique au cœur du vivant. Dans l’intimité du foyer, l’art vient ainsi alimenter « Le souffle de la subsistance », et par ricochets, celui de la résistance aux diktats du consumérisme.

Artistes/Künstler*in/artists: Clara Silvina Álvarez, Boglárka Balassa, Pauline Beck, Valentine Cotte, Arthur Debert, Juliette Dignat, Eddie de Goër, Sarai Rose Duke, Mathis Esnault, Yoshikazu Goulven Le Maître, Claire Hannicq, Zoé Joliclercq, Elisa Lohmüller, Jules Maillot, Élise Planhard, Naomé Nazire Tahmaz, Hélène Thiennot.
Commissariat/Kuratorin/curator: Licia Demuro

DE
Die Ausstellung in den Räumen von La Kunsthalle und von La Filature in Mulhouse besteht aus zwei Kapiteln.
So nah und intim unsere standardisierten und direkt einsetzbaren Alltagsumgebungen auch sind, sie bleiben doch hermetisch. Die Industriegesellschaft verbreitet Anonymität und Vereinheitlichung in unseren häuslichen Realitäten. Aus was und von wem werden die Objekte, Oberflächen und Materialien, die uns umgeben und die wir täglich verwenden und bedienen, gemacht? Die Fabrik des Alltags befindet sich ausserhalb unserer Sichtweite und befindet sich in der Hand von Fachleuten. Die kapitalistische Wirtschaft hat ihnen die Aufgabe übertragen, uns zu ernähren, unsere Kleidung zu nähen, unsere Häuser zu bauen und sich um unsere Angehörigen zu kümmern. Ergebnis: Wir vergessen die Materialität, die uns leben lässt. Wie können wir uns in diesem Alltag, der sich uns entzieht, neu verankern, so dass wir ihn wieder als «Lebensraum, in dem die Menschheit mit anderen Lebewesen zusammenlebt» betrachten können?
Ausgehend von einem Ansatz der Soziologin Geneviève Pruvost, den sie in ihrem Werk Quotidien politique (La Découverte, 2024) vorstellt, will die Ausstellung Künstler*innen eine Stimme geben, die ihren Blick auf all das richten, was sich in ihren Alltagsräumen befindet, und so ausserhalb von Konsumreflexen eine Form der Aufmerksamkeitsausübung und eine erneuerte Präsenz praktizieren. Sie geben sich also intuitiven Gesten hin, bringen althergebrachtes Wissen in den aktuellen Kenntnisstand ein, indem sie sich mit den in ihrem direkten Lebens- und Arbeitsumfeld verfügbaren Materialien konfrontieren. Im Herzen des Lebendigen werden ihre feinfühligen Erfahrungen dieses Alltags in Berührung mit unseren Grundbedürfnissen zu Momenten der Teilhabe und der poetischen Erforschung; gleichzeitig wird Le souffle de la subsistance (dt.: Der Atem des Fortbestands) von ihnen genährt.

ENG
An exhibition in two parts to be discovered at La Kunsthalle and La Filature in Mulhouse.
Standardized and ready to use, our daily environments are so close and intimate yet so tightly sealed off. Our industrial society veils our domestic realities in anonymity and uniformity. Who makes the objects, surfaces, and materials that surround us, that we use and handle every day, and of what are they made?
The production of the everyday has been handed over to behind-the-scenes specialists. Our capitalist economy has delegated to them the tasks of feeding us, sewing our clothes, building our homes, and caring for our loved ones. As a result, we lose touch with the materiality that sustains us. How can we find a new anchorage for ourselves in this elusive daily life and once again grasp it as a “living environment in which humans coexist with other beings”?
Drawing inspiration from sociologist Geneviève Pruvost’s book Quotidien politique (La Découverte, 2024), this exhibition features artists who turn their gaze toward all of the objects that populate their ordinary surroundings, cultivating a renewed sense of attention and presence outside the grasp of consumer reflexes. Adopting intuitive gestures, they infuse traditional know-how with contemporary knowledge as they engage with the materials available in their immediate, often modest daily environments. Their sensitive experiences of this everyday life entangled with vital needs are transformed into moments of sharing and poetic exploration at the heart of the living world, which in turn breathe life into Le souffle de la subsistance.


L’exposition s’inscrit dans le cadre de la Regionale 26, une manifestation réunissant 20 institutions en Allemagne, en France et Suisse et visant à mettre en lumière la production artistique contemporaine de la région tri-rhénane / Die Ausstellung findet im Rahmen von der Regionale 26 statt, einer Veranstaltung von 20 Kunstinstitutionen in Deutschland, Frankreich und der Schweiz, die zeitgenössische Kunst im Dreiländereck ins Rampenlicht stellt / The exhibition is part of Regionale 26, an event bringing together 20 institutions in Germany, France, and Switzerland with the aim of highlighting contemporary artistic production in the Rhine region.


L’entreprise Prevel signalisation est mécène de l’exposition à La Kunsthalle.

© Encastrable, 2025

La marque éphémère de loisir Mulhousien, Æncrage solde sa seule et unique collection printemps/été 2025.

Devenez collectionneur·euse !

Un produit acheté = un certificat d’authenticité

Æncrage est une création du collectif Encastrable.

 

Samedi 25 octobre de 14h à 18h, entrée libre dans le hall de la Fonderie, en présence des artistes.

© Angéline dubois

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids, en compagnie de l’artiste Angéline Dubois, amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Déborder la rivière de manière ludique.

Argiles sauvages
Nous partons à la découverte des terres de cueillette, matière au cœur de la pratique artistique d’Angéline Dubois. Les enfants apprendront à identifier différents minéraux que l’on retrouve localement, à les nommer, à comprendre leur histoire géologique, puis à les intégrer dans leurs créations.
Ils utiliseront des argiles sauvages pour confectionner de petites pièces en céramique, décorer un objet et faire une sculpture !

COMPLET

Artiste, designer et chercheuse, Angéline Dubois explore le territoire en observant les nombreuses espèces qui cohabitent. Elle s’émerveille à leur rencontre et les positionne au cœur de son propos. L’artiste invite le public à les observer, les identifier, à s’en émerveiller, à les protéger. Elle porte une attention particulière à la provenance des matières qu’elle utilise (terres de cueillette, terres issues de chantiers…), et à leur transformation (fours à céramique au feu de bois). 

© photo : Tom Clement

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de l’artiste David Allart, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Déborder la rivière.

Mené par David Allart, l’atelier invite les participant·es à explorer les abords de la rivière Ill, fil conducteur du territoire, pour en révéler les traces historiques, les souvenirs ou les imaginaires liés à cet espace. À travers des promenades, des échanges et un travail graphique, ils créeront une carte sensible et originale, reflet de leur regard personnel sur la rivière.
Cette carte sera conçue à l’aide de tampons, une technique inspirée de la gravure sur bois, permettant une initiation à un mode d’impression artisanale peu répandu. Entre curiosités locales, mémoire collective et créations plastiques, cette carte viendra prolonger l’expérience de l’exposition estivale du centre d’art.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée. Autonome, du concept à la réalisation, il répond à une grande diversité de commandes, de la création d’image ou d’identité visuelle jusqu’à l’impression.
Installé à Mulhouse, son atelier est un lieu d’expérimentation artistique et graphique, ouvert aux plasticiens, dessinateurs, photographes et graphistes souhaitant travailler la sérigraphie, la lithographie ou encore la xylographie artisanale.
Son travail d’illustration aborde des thématiques variées telles que la nature, le voyage ou l’épopée. La contemplation occupe une place centrale dans son univers, exprimée par un dessin épuré et par le biais de l’image imprimée (estampes, tirages limités). Il puise ses inspirations dans l’imagerie populaire, les mythes, la science-fiction, ou encore dans de simples moments de vie empreints de poésie.

Détail, 2025 © Iva Šintić

Originaire de Zagreb en Croatie Iva Šintić vit à Mulhouse.
Artiste visuelle, passionnée de sciences physiques, elle base son travail sur la recherche et l’exploration, elle questionne les êtres humains et l’espace qu’ils occupent : une quantité non physique d’origine inconnue, qui ne peut être appréhendée qu’à travers les objets et la culture.
Ses œuvres traitent autant de la physique fondamentale que de la vie quotidienne. Elle s’intéresse à la manière dont les personnes et les objets s’influencent mutuellement. Entre ce que nos corps nous permettent de concevoir, dans la limite de nos capacités physiques, et le monde tel qu’il est scientifiquement, complexe et en partie imperceptible, elle perçoit un écart qu’elle explore par des expériences. De ses recherches naissent des images, des sculptures, des matières qui témoignent d’un processus et se révèlent comme des œuvres à part entière.

La peau qui tire et le point zéro est un projet de recherche qui explore les forces invisibles qui nous entourent, nous façonnent et nous influencent. Au travers du magnétisme, ce projet questionne l’espace réel qu’occupe un simple objet, et la forme que cet espace prendrait si nos yeux pouvaient le percevoir ;

« Il y a une demi-sphère dans mon bol. Elle est douce, caoutchouteuse, glissante… »

L’exposition présente les recherches et expérimentations auxquelles l’artiste a donné formes.  En complément de cette installation de dessins, vidéos et sculptures, l’artiste propose une publication intitulée simplement The Research Book. Édité par Schlass Editions, ce livre rassemble l’ensemble des données de l’artiste : des éléments de contexte théorique, des recherches matérielles et des échanges avec des scientifiques.
Le projet a été réalisé avec le soutien de la Région Grand Est et de Mulhouse Art Contemporain

Vernissage mardi 7 octobre de 17h à 19h.

Exposition présentée à La Connexion / lieu d’exposition hors les murs (La Galerie, 54 rue du Sauvage à Mulhouse).
Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 14h à 19h.
Entrée libre et gratuite.


La Connexion, un espace partagé

La CONNEXION est un espace d’exposition partagé par la HEAR Mulhouse (Haute Ecole des Arts du Rhin) et La Kunsthalle, centre d’art contemporain de la ville de Mulhouse. Les deux institutions ont choisi de se connecter pour présenter à tour de rôle, ou simultanément, des œuvres et des projets d’artistes, pour se rapprocher de tous ceux qui à dessein ou par hasard prennent le temps de découvrir de l’art.
Lieu d’exposition mais aussi de vie, la CONNEXION s’agite au rythme de sa programmation. On y croise les artistes-auteurs, on participe à leurs performances, on se renseigne sur leurs démarches. En renouveau permanent, elle est à l’image d’une scène vive et créative. Les connexions peuvent être simples ou multiples, elles créent des réseaux à dimensions variables, composés des nombreux acteurs qui, au fil des projets, s’associent et se connectent autour d’une même envie de penser le monde autrement.
La CONNEXION est un lieu de découverte et de rencontre, elle est aussi une étape dans un parcours d’art contemporain qui passe par tous les autres espaces d’exposition et de création de la ville.

S’aventurer hors-ses-murs

Depuis 2009, La Kunsthalle Mulhouse, centre d’art contemporain d’intérêt national, présente un programme d’exposition dans son espace de la Fonderie.
Grâce à La CONNEXION, La Kunsthalle se dédouble et s’aventure hors-ses-murs pour montrer le travail d’artistes qu’elle soutient et accompagne, dans un espace atypique, en plein centre-ville.
Elle s’associe à la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) pour porter l’art contemporain à la vue d’un public qu’elle pourrait séduire par hasard, attirer par surprise ou retenir d’un coup de cœur.
Grâce à cet espace relais La Kunsthalle s’engage aux côtés des artistes qu’elle accueille en résidence, de ceux qu’elle accompagne dans leur projet de création et plus généralement de toux ceux auxquels elle souhaite donner de la visibilité.
La CONNEXION est une nouvelle étape dans un parcours d’art contemporain qui passe par tous les autres espaces d’exposition et de création de la ville.

Remerciements à la société GB Consulting

Tout au long de l’exposition Déborder la rivière, La Kunsthalle propose un cycle de balades en lien aux thématiques abordées par les artistes. La rivière, la faune, la flore, l’histoire de l’Ill et de la ville seront contées par des guides qui nous promèneront au bord de l’eau et nous délivreront leurs regards d’experts scientifiques ou de rêveurs assumés.

Découverte de la Mer Rouge par Hugues Ruhlmann, amoureux de Dornach

A l’occasion d’une grande promenade dans Dornach, Hugues Ruhlmann nous propose d’arpenter la Mer Rouge, quartier mulhousien intimement lié à l’histoire industrielle de la ville. Quartier au nom exotique, la Mer Rouge évoque le voyage pour les uns, l’aventure textile pour les autres. Qu’en est-il exactement ? Que raconte cette petite ville dans la ville ? Partir à la découverte de son patrimoine conservé ou disparu est l’occasion d’en savoir plus et de prendre la mesure du rôle qu’elle a joué dans le développement de la cité mulhousienne.

Participation libre et gratuite. Départ à 10h de la gare de Dornach. Durée : 2h

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

Tout au long de l’exposition Déborder la rivière, La Kunsthalle propose un cycle de balades en lien aux thématiques abordées par les artistes. La rivière, la faune, la flore, l’histoire de l’Ill et de la ville seront contées par des guides qui nous promèneront au bord de l’eau et nous délivreront leurs regards d’experts scientifiques ou de rêveurs assumés.

Balade sensible avec David Allart, artiste

L’artiste David Allart a créé et réalisé pour l’exposition Déborder la rivière une cartographie sensible de l’Ill sur laquelle des publics complices ont partagé leurs souvenirs en lien avec la rivière. Tout au long de l’été, des récits et témoignages ont été collectés et consignés, constituant une archive inédite à découvrir. La balade sensible est une invitation à la promenade le long de l’Ill et à la lecture d’une sélection de ces souvenirs. Chaque participant peut être lecteur et/ou auditeur et découvrir l’Ill autrement, à travers des anecdotes ou des confidences qui fabriquent une autre histoire de ce cours d’eau emblématique de la région.
David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée.

Participation libre et gratuite. Départ à 15h30 de La Kunsthalle. Durée 1h30

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

Ce rendez-vous est l’occasion pour toute la famille de partir à la découverte, à travers le jeu et la narration, des œuvres de l’exposition Déborder la Rivière.

Les participants, accompagnés par leur créativité, sont initiés à la métamorphose de la rivière en quelque chose de nouveau, d’intime et de personnel.
L’atelier se développe autour de la création d’une fresque collective qui permet aux participants, d’une part, de réimaginer le tracé de la rivière et, d’autre part, de réutiliser les éléments naturels du territoire pour dessiner le paysage qui l’entoure. Ce nouveau chemin et ce nouveau paysage offrent de nouvelles histoires.

Les participants, guidés par des dés « raconte-histoire », ont la possibilité de découvrir les œuvres de l’exposition Déborder la rivière et d’établir des correspondances avec celles-ci, ainsi que de repérer leurs détails, qui deviennent alors des sources d’inspiration permettant aux participants, en groupe, en binôme ou individuellement, de réaliser une narration nouvelle qui intègre la fresque collective de ce nouveau cours d’eau imaginaire. Les nouvelles narrations réalisées par les participants se concrétisent sous diverses formes, directement sur la fresque ou sur d’autres supports et formats, et intègrent ainsi le nouveau paysage de la rivière.

Ateliers en continu tout l’après-midi.

Entrée libre et gratuite, à partir de 6 ans.

Clovis Ladouce est lauréat·e 2025 du prix « Résidence » de la Biennale Mulhouse025, dédiée à la jeune création contemporaine européenne.

Clovis Ladouce, "Les Mouchoirs", 2022 - transfert sur mouchoirs à l’acétone à partir d’impressions laser des œuvres "Chimères", dimensions variables

Clovis Ladouce est lauréat·e 2025 du prix « Résidence » de la Biennale Mulhouse 00, dédiée à la jeune création contemporaine européenne.
L’artiste bénéficie de trois mois de résidence à Mulhouse dans un atelier de Motoco, en partenariat avec La Kunsthalle.

Né·e en 2000, l’artiste est diplômé·e de l’ESAD TALMTours, spécialité SES (Sculpture, Espace, société).

« Mon travail explore l’identité et la mémoire queer, en révélant ses luttes et ses cultures. Il s’ancre ici dans une exploration du cruising, cette errance codifiée où se nouent désir, anonymat et transgression. J’observe les espaces, les objets et les mobiliers qui interagissent avec cette pratique et qui en deviennent des témoins silencieux. Sélectionnés pour leur charge esthétique, émotionnelle et symbolique, ils sont détournés, réinventés, transformés en fragments de mémoire. À travers une série de gestes, ils s’imprègnent de récits et deviennent les vecteurs d’une mémoire queer mêlant fiction et réalité.
Entre archives, récits intimes et perspectives politiques, mon travail explore le désir, la perte, la sexualité, le fantasme, mais aussi la résilience d’une communauté. Il navigue à travers l’intimité homosexuelle et questionne la masculinité, les nouvelles cartographies du désir façonnées par les applications de rencontres, et les échappatoires qu’offrent parfois la nuit et ses artifices. »


Tous les 2 ans, la Ville de Mulhouse organise la Biennale Mulhouse 00, dédiée à la jeune création contemporaine européenne. Une cinquantaine d’artistes sont reçu·es et exposé·es pendant plusieurs jours. Ils et elles bénéficient d’un programme dédié qui vise à les accompagner dans leur vie de jeunes professionnel·les. A cette occasion, un jury se réunit et attribue différents prix aux participants.
En 2025, le jury composé de Nanda Janssen, commissaire d’exposition indépendante et critique d’art, Lea Altner, directrice du Paul Ege Art Collection (PEAC), Maëla Bescond, directrice de Passages, Centre d’art contemporain à Troyes, Léo Guy-Denarcy, directeur du site TALM – Tours et critique d’art et Jean-Charles Hue, cinéaste et lauréat de Mulhouse 002 a attribué le prix Résidence à Clovis Ladouce.

Tout au long de l’exposition Déborder la rivière, La Kunsthalle propose un cycle de balades en lien aux thématiques abordées par les artistes. La rivière, la faune, la flore, l’histoire de l’Ill et de la ville seront contées par des guides qui nous promèneront au bord de l’eau et nous délivreront leurs regards d’experts scientifiques ou de rêveurs assumés.

La Renouée, notre ennemie ? par Delphine Suzor, botaniste de terrain depuis 29 ans.

La renouée a mauvaise presse. Originaire du Japon, cette plante se développe dans nos paysages, prenant la place de celles que nos yeux et habitudes s’attendent à voir.
Avec ses racines rhizomatiques et sa rapidité de développement, elle fait la colère de beaucoup. Et si, le temps d’une balade, nous allions à la découverte d’une plante qui est bien plus que toute la réputation qui lui est faite ? En suivant Delphine Suzor, cette promenade sera l’occasion de voir cette plante sous un autre prisme, celle d’une plante aux nombreuses vertus qui nous en apprend beaucoup sur ce qui se passe dans nos sols.
La balade se terminera dans l’exposition Déborder la rivière.
Animatrice de balades botaniques pour tous publics, Delphine Suzor est spécialisée dans la transmission des savoirs et connaissance autour des plantes sauvages comestibles et médicinales. Elle intervient également auprès des publics professionnels dans le diagnostic de sol via les plantes bio-indicatrices.

Participation libre et gratuite. Départ à 14h sur le parvis de la Fonderie. Durée 1h30

Dans le cadre de L’Ill. Une collaboration avec la rivière organisé par le CEAAC, La Kunsthalle et le CRAC Alsace, les trois centres d’art proposent une journée de visite des expositions qui composent le projet.

Au CEAAC, Strasbourg
Mirage, Duo -Y- (Julie Laymond & Ilazki de Portuondo)
En résidence « Mission de territoire – arts visuels » de 2023 à 2025 grâce au soutien de la région Grand Est, le Duo -Y-, composé de Ilazki de Portuondo et Julie Laymond, a circulé entre les hauts lieux énergétiques d’Alsace, de Moselle et des Vosges à la rencontre des croyances et pratiques spirituelles liées, notamment mais pas exclusivement, à l’eau et à ses propriétés curatives. Dans le cadre de Mirage, leur exposition personnelle au CEAAC, les artistes ont produit des baguettes afin d’éprouver leur technique de la rhabdomancie au sein de la Krutenau, le quartier du centre d’art entièrement marqué, depuis sa situation géographique jusqu’au nom de ses rues, par son rapport à l’eau et notamment celle de l’Ill.
Jusqu’au 7 septembre 2025.

A La Kunsthalle Mulhouse
Déborder la rivière

Au CRAC Alsace, Altkirch
Pellicule de Sauvagerie
« Comment garder l’énergie de la rivière? Joshua Merchan Rodriguez accélère l’érosion d’objets en captant la force de son cours. Seulgi Lee encapsule le flux dans des flacons-amulettes. Mariana Murcia transforme l’eau de la source en breuvage vivant. Marie Raffn révèle le corps fluvial par des points et des nœuds textiles. Caretto & Spagna opèrent une transfusion énergétique en prélevant des fragments de terre. Jessica Warboys voit poindre Antigone à travers la statue de Jeanne d’Arc, dissimulée dans l’Ill pendant la guerre. Déborde alors la mémoire de l’eau. » Sandrine Desmoulin, Maria Claudia Gamboa, Sarah Menu et Richard Neyroud, mai 2025
Jusqu’au 21 septembre 2025.

Programme de la journée
10h30 : visite au CEAAC suivie d’un pique-nique tiré du sac
12h30 : départ du bus pour Mulhouse
15h00 : visite à La Kunsthalle
16h15 : départ du bus pour Altkirch (possibilité de monter dans le bus à Mulhouse)
17h00 : visite au CRAC Alsace
Retour du bus à Mulhouse – 18h45, à Strasbourg – 20h30.

Gratuit, sur inscription obligatoire : kunsthalle@mulhouse.fr.


Le projet L’Ill, une collaboration avec la rivière entre le CEAAC, La Kunsthalle et le CRAC Alsace est réalisé grâce au dispositif Mieux produire, mieux diffuser mis en place par le Ministère de la Culture et soutenu par la Région Grand Est.
Il bénéficie du soutien de la DRAC Grand Est, la Région Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, la Ville de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la Ville d’Altkirch, l’Union européenne avec le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (Programme LEADER), [N.A !] Project ainsi que la HEAR, le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’UHA, Motoco et L’Art & la matière (Mulhouse).

© photo : Tom Clement

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Déborder la rivière de manière ludique.

Mené par David Allart, l’atelier invite les participant·es à explorer les abords de la rivière Ill, fil conducteur du territoire, pour en révéler les traces historiques, les souvenirs ou les imaginaires liés à cet espace. À travers des promenades, des échanges et un travail graphique, ils créeront une carte sensible et originale, reflet de leur regard personnel sur la rivière.
Cette carte sera conçue à l’aide de tampons, une technique inspirée de la gravure sur bois, permettant une initiation à un mode d’impression artisanale peu répandu. Entre curiosités locales, mémoire collective et créations plastiques, cette carte viendra prolonger l’expérience de l’exposition estivale du centre d’art.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée. Autonome, du concept à la réalisation, il répond à une grande diversité de commandes, de la création d’image ou d’identité visuelle jusqu’à l’impression.
Installé à Mulhouse, son atelier est un lieu d’expérimentation artistique et graphique, ouvert aux plasticiens, dessinateurs, photographes et graphistes souhaitant travailler la sérigraphie, la lithographie ou encore la xylographie artisanale.
Son travail d’illustration aborde des thématiques variées telles que la nature, le voyage ou l’épopée. La contemplation occupe une place centrale dans son univers, exprimée par un dessin épuré et par le biais de l’image imprimée (estampes, tirages limités). Il puise ses inspirations dans l’imagerie populaire, les mythes, la science-fiction, ou encore dans de simples moments de vie empreints de poésie.

© photo : Alicia Gardes

La Kunsthalle accueille un concert solo de Paula Sanchez, programmé par le festival Météo, suivi d’une visite commentée de l’exposition Déborder la rivière avec un·e médiateur·rice du centre d’art.

Paula Sanchez (Argentine – violoncelle)
Intense et merveilleux, ce solo de violoncelle s’annonce comme un shot d’espresso après une courte nuit ! Musicienne argentine installée en Suisse, Paula Sanchez se produit depuis les clubs alternatifs jusqu’aux plus prestigieuses scènes des musiques contemporaines et improvisées, en passant par galeries d’art et autres lieux atypiques. Complice, entre autres, de Fred Frith, ses concerts sont autant de performances qui font souvent appel à des matériaux tels que le plastique, le verre et des éléments de la nature, combinés à la voix et à l’électronique. Une occasion de fêter la sortie de son dernier album «Pressure Sensitive» sur le label new-yorkais Relative Pitch.

Le concert solo de Paula Sanchez sera précédé de la restitution du workshop « Souffler à l’oreille » par Antoine Läng et les stagiaires.

Entrée libre et gratuite.
Organisé dans le cadre du Festival MÉTÉO, à Mulhouse du 20 au 23 août 2025.

Le festival Météo, par essence, défend toutes les musiques inventives et créatives d’aujourd’hui, qu’elles lorgnent du côté des musiques improvisées et expérimentales, de la musique contemporaine, du rock et de l’électronique, tout en n’oubliant évidemment pas ses profondes racines jazz.

Sans titre, 2025 - Stylo sur papier, 50 x 65 cm © Soha Kabiri

Soha Kabiri
Née en 1985 à Téhéran
Titulaire d’un master d’art de l’université de Téhéran, Soha Kabiri explore dans son travail de peinture, dessin et installation, les questions relatives à l’identité sexuelle. Partant de ses recherches approfondies sur les études de genre, elle déploie ses formes en puisant dans son histoire de femme née et évoluant dans un pays à domination patriarcale. A travers ses créations, elle s’interroge sur ce que signifie être femme – tant du point de vue de l’identité de genre, que du rapport entretenu à son propre corps – lorsque l’on naît et grandit dans une société masculiniste marquée par son pouvoir de répression.
Dans ses projets, les lignes se distordent, de nouvelles formes émergent, brouillant peu à peu les frontières entre les représentations du corps humain et des autres natures, végétales et animales, jusqu’à en fondre les distinctions formelles.
La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste en résidence à Mulhouse depuis mars 2025.

The Body Will Rebel
« Le corps se rebellera » est le dernier projet en cours de Soha Kabiri. Inspiré par les formes organiques des champignons, l’artiste y déploie une représentation par le dessin des liens qui unissent son identité personnelle et physique de femme, aux éléments naturels. Suite à sa découverte des fossiles de prototaxites – un organisme vivant il y a 400 millions d’années considéré comme l’origine des espèces végétales de la Terre – elle réalise un ensemble d’œuvres qui s’en inspirent. Tracés de noir et relevés de rouge, ses formes dessinées se propagent sur la feuille signifiant un désir inébranlable de reproduction, de croissance et d’expansion. Dans la force de ses compositions apparaît la résilience, celle qui vainc les pressions que la société impose au corps.

Vernissage vendredi 18 juillet de 17h à 19h.

Exposition présentée à La Connexion / lieu d’exposition hors les murs (La Galerie, 54 rue du Sauvage à Mulhouse).
Mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 14h à 19h. Fermé le 15 août.
Entrée libre et gratuite.


La Connexion, un espace partagé

La CONNEXION est un espace d’exposition partagé par la HEAR Mulhouse (Haute Ecole des Arts du Rhin) et La Kunsthalle, centre d’art contemporain de la ville de Mulhouse. Les deux institutions ont choisi de se connecter pour présenter à tour de rôle, ou simultanément, des œuvres et des projets d’artistes, pour se rapprocher de tous ceux qui à dessein ou par hasard prennent le temps de découvrir de l’art.
Lieu d’exposition mais aussi de vie, la CONNEXION s’agite au rythme de sa programmation. On y croise les artistes-auteurs, on participe à leurs performances, on se renseigne sur leurs démarches. En renouveau permanent, elle est à l’image d’une scène vive et créative. Les connexions peuvent être simples ou multiples, elles créent des réseaux à dimensions variables, composés des nombreux acteurs qui, au fil des projets, s’associent et se connectent autour d’une même envie de penser le monde autrement.
La CONNEXION est un lieu de découverte et de rencontre, elle est aussi une étape dans un parcours d’art contemporain qui passe par tous les autres espaces d’exposition et de création de la ville.

S’aventurer hors-ses-murs

Depuis 2009, La Kunsthalle Mulhouse, centre d’art contemporain d’intérêt national, présente un programme d’exposition dans son espace de la Fonderie.
Grâce à La CONNEXION, La Kunsthalle se dédouble et s’aventure hors-ses-murs pour montrer le travail d’artistes qu’elle soutient et accompagne, dans un espace atypique, en plein centre-ville.
Elle s’associe à la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) pour porter l’art contemporain à la vue d’un public qu’elle pourrait séduire par hasard, attirer par surprise ou retenir d’un coup de cœur.
Grâce à cet espace relais La Kunsthalle s’engage aux côtés des artistes qu’elle accueille en résidence, de ceux qu’elle accompagne dans leur projet de création et plus généralement de toux ceux auxquels elle souhaite donner de la visibilité.
La CONNEXION est une nouvelle étape dans un parcours d’art contemporain qui passe par tous les autres espaces d’exposition et de création de la ville.

Remerciements à la société GB Consulting

Guillaumit, "Dérives Géométriques", 2025 - fresque & animation en réalité augmentée

En écho à l’exposition Déborder la rivière et à la fresque & animation augmentée Dérives Géométriques de Guillaumit (visible sur la façade de la Fonderie), l’équipe de médiation du centre d’art propose des ateliers pour tous les publics, sur le parvis de la Fonderie.

Ouvert à toutes et tous. Participation libre et gratuite.

© photo : Tom Clement

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Déborder la rivière de manière ludique.

Mené par David Allart, l’atelier invite les participant·es à explorer les abords de la rivière Ill, fil conducteur du territoire, pour en révéler les traces historiques, les souvenirs ou les imaginaires liés à cet espace. À travers des promenades, des échanges et un travail graphique, ils créeront une carte sensible et originale, reflet de leur regard personnel sur la rivière.
Cette carte sera conçue à l’aide de tampons, une technique inspirée de la gravure sur bois, permettant une initiation à un mode d’impression artisanale peu répandu. Entre curiosités locales, mémoire collective et créations plastiques, cette carte viendra prolonger l’expérience de l’exposition estivale du centre d’art.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée. Autonome, du concept à la réalisation, il répond à une grande diversité de commandes, de la création d’image ou d’identité visuelle jusqu’à l’impression.
Installé à Mulhouse, son atelier est un lieu d’expérimentation artistique et graphique, ouvert aux plasticiens, dessinateurs, photographes et graphistes souhaitant travailler la sérigraphie, la lithographie ou encore la xylographie artisanale.
Son travail d’illustration aborde des thématiques variées telles que la nature, le voyage ou l’épopée. La contemplation occupe une place centrale dans son univers, exprimée par un dessin épuré et par le biais de l’image imprimée (estampes, tirages limités). Il puise ses inspirations dans l’imagerie populaire, les mythes, la science-fiction, ou encore dans de simples moments de vie empreints de poésie.

Tout au long de l’exposition Déborder la rivière, La Kunsthalle propose un cycle de balades en lien aux thématiques abordées par les artistes. La rivière, la faune, la flore, l’histoire de l’Ill et de la ville seront contées par des guides qui nous promèneront au bord de l’eau et nous délivreront leurs regards d’experts scientifiques ou de rêveurs assumés.

À 14h : Balade naturaliste sur les bords de l’Ill
Départ rue de Dornach, intersection rue des Cigognes
Bien plus qu’une rivière, l’Ill est un bassin de vie. Elle est au cœur d’un écosystème que la promenade vous propose de découvrir. De ses presque célèbres castors aux martins pêcheurs, des peupliers au aulnes, la promenade nous mène à toutes les espèces animales et végétales avec lesquelles nous cohabitons, parfois sans le savoir, afin qu’elles nous délivrent une part de leurs secrets.
À 16h : La face cachée de la rivière
Départ rue de Dornach, intersection rue des Cigognes
Cheminant à travers la ville, tantôt visible, tantôt souterraine, l’Ill fait tellement partie du paysage mulhousien qu’on en oublie que comme tout cours d’eau elle a ses spécificités, ses failles et ses humeurs. A l’occasion de cette promenade, les équipes du Moulin Nature nous proposent de découvrir la vie invisible de l’Ill, ses courants, ses écosystèmes et de la révéler sous des jours inattendus.

Le Moulin Nature est une association d’éducation populaire, ayant pour objectif l’initiation à la nature et à l’environnement. Elle déploie un programme pédagogique d’éducation à la nature et de sensibilisation à la transition écologique.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le projet L’Ill, une collaboration avec la rivière entre le CEAAC, La Kunsthalle et le CRAC Alsace de mars à octobre 2025.
Le projet est réalisé grâce au dispositif Mieux produire, mieux diffuser mis en place par le Ministère de la Culture et soutenu par la Région Grand Est.

Pendant plusieurs mois, Encastrable (Antoine Lejolivet & Paul Souviron) a exploré l’Ill et enquêté sur la place qu’elle occupe dans les activités de loisir des habitants de la ville. De cette recherche est née le projet Æncrage, une marque éphémère de vêtements et d’objets de loisirs.
À partir de bois récupérés de l’Ill, ils ont conçu un stand mobile qui circule tout l’été sur les berges à la rencontre des mulhousiens. L’échoppe éphémère présente un ensemble d’articles, tous rouge garance, la couleur de l’histoire textile de Mulhouse. Il renvoie aux activités de baignade et de plaisance pratiquées jusque récemment dans la rivière. A La Kunsthalle les marchandises sont stockées aux côtés d’archives et de documents qui permettent de retracer l’ampleur du projet mené.

Tout l’été, des drapeaux triangulaires aux armes et couleurs d’Æncrage marquent les berges de l’Ill. Porteur de multiples symboles, ces étoffes questionnent les usages du territoire.
Une installation est également visible au sein de l’exposition Déborder la rivière.

ACTIVATIONS DE L’ŒUVRE ÆNCRAGE DANS L’ESPACE PUBLIC
Hors les murs, entrée libre
Jeudis 19.06, 26.06, 10.07, 24.07, 14.08, 28.08 + samedis 14.06, 21.06, 28.06, 05.07, 12.07, 26.07, 02.08, 09.08, 16.08, 23.08, 30.08 → Marché de Mulhouse (côté « textiles, bazar »)
Dimanche 15.06 → Mulhouse025, biennale des commencements à Motoco
Dimanches 22.06, 29.06, 06.07 → Vita Rue à la Maison des Berges
Jeudis 03.07, 17.07, 31.07, 07.08 → Jeudis du Parc
Dimanche 13.07 → Scènes de rue au parc Glück
Vendredi 22.08 → Terrasse du festival Météo à Motoco

A partir de septembre, l’œuvre sera présentée dans le hall de la Fonderie jusqu’à la fin de l’exposition Déborder la rivière.

Ce projet bénéficie du soutien du fonds [N.A!] Project et du mécénat de Mitwill Textiles Europe. Il a été réalisé avec l’aide de Rivières de Haute-Alsace et des services de la Ville de Mulhouse.
Pour la saison 2024-25, La Kunsthalle accueillait le collectif Encastrable en résidence de territoire, menée en partenariat avec Motoco, avec le soutien de la Région Grand Est et du fonds [N.A !] Project.

Après le Rhin, l’Ill est la principale rivière d’Alsace qu’elle traverse du Sud au Nord. Elle prend sa source dans les contreforts du Jura, longe les Vosges, traverse Altkirch, Mulhouse et Strasbourg et à l’issue d’un parcours d’environ 220 km, se jette dans le Rhin. Souvent domestiquée, parfois laissée à l’état sauvage, elle est une rivière modeste mais cela n’a pas empêché qu’elle donne en partie son nom à la région (Ill-sass). Par les liens qui la lient à son environnement, elle incarne une réflexion vaste et universelle sur la place et le statut conférés aux éléments de la nature. Tout en sillonnant un paysage particulier elle soulève les mêmes questions qui se posent partout dans le monde : quels rapports entretient un objet naturel avec son milieu ?

L’exposition Déborder la rivière considère l’Ill comme une entité liée à des ressources, des activités, des espèces. A travers un ensemble d’œuvres qui prennent la rivière comme symbole ou l’Ill comme exemple, l’exposition se donne le temps d’observer ces liens et de se faire l’écho d’un système dans lequel chaque élément d’un paysage est une valeur indispensable à l’épanouissement de l’autre. La voix de l’Ill se mêle à celle des hommes, des plantes et des animaux pour raconter un écosystème idéal dans lequel les droits de chacune des composantes seraient entendus.

Onze artistes Carolina Caycedo, Angéline Dubois, Encastrable (Antoine Lejolivet & Paul Souviron), Tanja Engelberts, Guillaumit, Mariana Murcia, Marie Ouazzani & Nicolas Carrier, Charles Prime et James Webb se sont penchés sur le lit de la rivière et proposent des œuvres soit directement inspirées de l’Ill, soit nées d’une rencontre avec une autre rivière. Par la sculpture, la peinture, la vidéo ou l’installation, ils ouvrent un dialogue avec l’eau, ce qui l’habite, ce qui l’entoure, et invitent à redécouvrir la rivière, à apprendre d’elle et avec elle une nouvelle manière d’être au monde.
Commissariat : Sandrine Wymann

 

Déborder la rivière s’inscrit dans le projet L’Ill, une collaboration avec la rivière entre le CEAAC, La Kunsthalle et le CRAC Alsace de mars à octobre 2025.
Le projet est réalisé grâce au dispositif Mieux produire, mieux diffuser mis en place par le Ministère de la Culture et soutenu par la Région Grand Est.
Il bénéficie du soutien de la DRAC Grand Est, la Région Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, la Ville de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la Ville d’Altkirch, l’Union européenne avec le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (Programme LEADER), [N.A !] Project ainsi que la HEAR, le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’UHA, Motoco et L’Art & la matière (Mulhouse).
Les entreprises Prevel Signalisation et Mitwill Textiles Europe sont mécènes de l’exposition.


[Eng]

The Ill is Alsace’s principal river after the Rhine, flowing from south to north across the region. From its headwaters in the foothills of the Jura mountains, it runs along the Vosges and through Altkirch, Mulhouse, and Strasbourg before it flows into the Rhine after a journey of about 220 km.
It is a modest river, more often tamed than left wild, but it still lends its name to the Illsassen region. The river’s ties to its surroundings also embody a broader, universal reflection on the place and status given to natural features.
As it winds its way through its own particular landscape, it raises the same question that can be asked all over the world: what is the relationship between natural features and their environments?

The exhibition Déborder la rivière portrays the Ill as an entity linked to resources, activities, and species. Through a collection of works that use the river as a symbol or the Ill in particular as a case study, the exhibition sets out to observe these connections, echoing a system in which every element of a landscape is essential for the others in it to flourish. The voice of the Ill mingles with that of humans, plants, and animals to tell the story of an ideal ecosystem in which the rights of each component are acknowledged.

Eleven artists have focused their attention on the riverbed: Carolina Caycedo, Angéline Dubois, Encastrable (Antoine Lejolivet & Paul Souviron), Tanja Engelberts, Guillaumit, Mariana Murcia, Marie Ouazzani & Nicolas Carrier, Charles Prime and James Webb. They present works either directly inspired by the Ill or by encounters with other rivers.
Through sculpture, painting, video, and installation, they create a dialogue with the water, its inhabitants and its surroundings, inviting us to rediscover the river and learn a new way of existing in our world.
Curator : Sandrine Wymann

Déborder la rivière is part of the Ill project, a collaboration between the river and the CEAAC, La Kunsthalle, and the CRAC Alsace, and will run from March to October 2025.
The project is made possible by the program Mieux produire, mieux diffuser, organized by the French Ministry of Culture and supported by the Région Grand Est.
It is supported by the DRAC Grand Est, the Région Grand Est, the European Collectivity of Alsace, the cities of Strasbourg, Mulhouse, and Altkirch, the European Union’s European Agricultural Fund for Rural Development (LEADER program), [N.A!] Project, HEAR, the University of Haute-Alsace’s Service Universitaire de l’Action Culturelle, Motoco, and L’Art & La Matière (Mulhouse).
The exhibition is sponsored by the Prevel Signalisation and Mitwill Textiles Europe companies.

© David Allart

À l’occasion de l’exposition Déborder la rivière, La Kunsthalle a invité  David Allart à créer une cartographie sensible de l’Ill. En collaboration avec un groupe de publics accompagnés par l’association Escapassions, il a exploré les abords de la rivière pour en révéler les traces historiques, les souvenirs ou les imaginaires liés à cet espace. Au fur et à mesure des promenades, des échanges puis d’un travail graphique, est née une carte sensible et originale, reflet de regards personnels sur la rivière.

Cette carte dessinée de Mulhouse traversée par la rivière  l’Ill est une invitation lancée par l’artiste à partager un souvenir, lui donner une forme par le dessin avant de le disposer sur cette cartographie collaborative. Petit à petit, la carte se remplit de ces souvenirs partagés et révèle un nouvel aspect de l’Ill, celui d’une compagne dont les berges abritent des moments de vie.

Durant l’été 2025, David Allart propose plusieurs ateliers pour activer la carte sensible de l’Ill (voir agenda).
Une balade sera organisée le 20 septembre aux abords de l’Ill, ponctuée de lectures d’une sélection des souvenirs partagés pendant l’été.

David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée. Autonome, du concept à la réalisation, il répond à une grande diversité de commandes, de la création d’image ou d’identité visuelle jusqu’à l’impression.
Installé à Mulhouse, son atelier est un lieu d’expérimentation artistique et graphique, ouvert aux plasticiens, dessinateurs, photographes et graphistes souhaitant travailler la sérigraphie, la lithographie ou encore la xylographie artisanale.
Son travail d’illustration aborde des thématiques variées telles que la nature, le voyage ou l’épopée. La contemplation occupe une place centrale dans son univers, exprimée par un dessin épuré et par le biais de l’image imprimée (estampes, tirages limités). Il puise ses inspirations dans l’imagerie populaire, les mythes, la science-fiction, ou encore dans de simples moments de vie empreints de poésie.

Couverture de "D'ici Fessenheim"

Pendant 3 ans, Elise Alloin a posé son regard d’artiste sur le territoire de Fessenheim et plus
particulièrement, sur la centrale nucléaire qui, depuis les années 1970, inscrit sa trace dans le
paysage local.
Durant ce temps de recherche, l’artiste a multiplié les rencontres, les collaborations, les
projets. Peu à peu, ses recherches ont donné naissance à des oeuvres, véritables dispositifs
de rencontre. A chaque occurrence, elles ont donné à voir aux spectateurs autant de points
de vues sur cet objet industriel d’envergure et sur les liens aux territoires physiques, mentaux,
idéologiques, imaginaires qu’il suscite depuis toujours.
A travers l’édition qui en résulte, le lecteur retrouve la même volonté de rencontre et de convergence de regards, chère à l’artiste.
Reprenant le format des atlas de géographie, l’ouvrage est l’occasion d’une rencontre entre
différents champs d’observation de ce territoire : artistique, ethnographique, sociologique,
historique, et littéraire. Jouant sur la confusion des genres, entre atlas, édition d’artiste, œuvre
ou journal scientifique, l’ouvrage propose une découverte d’un territoire multifacettes où l’objet
industriel tantôt s’efface, tantôt se révèle, au gré des pages qui se tournent.

Élise Alloin et Sandrine Wymann (directrice de La Kunsthalle) présenteront « D’ici Fessenheim » à la Librairie 47° Nord – Maison Engelmann, 15 rue de la Moselle, Mulhouse
Modération Anne Saletes.
Entrée libre ou sur réservation.

L’ouvrage est issu d’une résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, et réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.

En clôture de l’exposition Se faire plaisir, les commissaires vous proposent une rencontre-conférence avec Isabelle Prin du Lys de la Maison Serena Galini de Strasbourg. Ce moment sera l’occasion de comprendre son métier de nez et d’entendre ses incroyables anecdotes olfactives, avant de découvrir l’histoire des parfums conçus pour Se faire plaisir.

Une visite commentée de l’exposition est proposée à 16h.

L’après-midi se poursuivra avec la présentation de FLEURETTER II (un dialogue entre peinture et photographie) par Mireille Blanc & Marianne Marić.
2025 – 29,7 x 21 cm, 40 pages, Color Offset Printed.
Edition de 100 exemplaires – dont 20 éditions limitées avec une œuvre originale, publié avec le soutien de La Kunsthalle Mulhouse.

Entrée libre et gratuite.

© Candice Chemel

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Se faire plaisir de manière ludique.

L’art culinaire, tout comme l’art visuel, nous permet de nous exprimer et de partager des moments de bonheur. Comme dans tout processus artistique, le plaisir réside dans l’acte de création mais aussi dans le moment de partage qui suit.
Se faire plaisir c’est commencer par des ingrédients qui n’ont l’air de rien, et finir avec une ribambelle de pâtes fraîches et colorées entre les doigts. C’est voir prendre forme sous ses mains quelque chose de nourricier. C’est caresser la pâte, la colorer, la former.
Se faire plaisir c’est partager ce plaisir, et quoi de plus évident que de le partager autour d’une table.
Comprendre et apprendre à faire des teintures végétales à partir de légumes, de fruits, d’herbes, de fleurs pour colorer la pâte. Se raconter des histoires et des souvenirs, et poursuivre la narration en leur donnant une forme.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

Née en 1997, Candice Chemel est diplômée en 2020 de la Haute École des Arts du Rhin en section Design Process et en 2022 de l’Université́ des Sciences Gastronomiques de Pollenzo, Italie, d’un Master en Gastronomie spécialisé́ en Créativité́, Éducation et Écologie. Un programme mettant en relation ces trois pôles d’un point de vue autant créatif que scientifique. Elle y suit des cours de philosophie de l’esthétique autour de la dégustation haptique du vin, et poursuit son apprentissage en sommellerie en France autour de la dégustation intuitive et géo-sensorielle. En 2023, elle collabore avec Heritage Radio Network à New York, et suit un apprentissage sur les vins de Géorgie. Elle y a présenté́ son premier duo-show avec Raphaël-Bachir Osman à The Invisible Dog Art Center, Brooklyn, NY, avec qui elle forme un duo proposant des performances visuelles et culinaires. Elle est régulièrement invitée en résidence en tant que cheffe mêlant vin nature et cuisine fine.

Tissage sur grille © Andrea Perales

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille Andrea Perales, artiste plasticienne, pour une résidence de recherche textile d’une période de quatre mois.

Née en 1994 à Matamoros, Tamaulipas, Mexique, Andrea Perales Covarrubias est une artiste visuelle basée à Oaxaca de Juárez. Sa pratique fusionne la sculpture, l’installation et l’art textile, explorant la relation entre le corps, l’espace et la matérialité. Intégrant à la fois des procédés traditionnels et contemporains, son travail porte sur l’identité, le territoire et la mémoire.
Formée à l’école de l’Art Institute de Chicago, sa pratique est profondément liée à l’architecture et à l’artisanat traditionnel, incorporant une approche multidisciplinaire de l’exploration des matériaux. Elle est la fondatrice d’e.stud.io, un espace créatif à Oaxaca.
Son travail a été exposé au Mexique et aux États-Unis, notamment à la galerie Plomo (Mexico) et au MACT (Tamaulipas). Elle a participé à la IIe Biennale d’art contemporain de León et a bénéficié de la bourse PECDA Tamaulipas 2024. En 2025, elle présentera Cuartito – La Orilla de La Orilla, une installation qui explore les textiles, les frontières et la mémoire collective.
Grâce à des matériaux éphémères et structurels, sa pratique crée un dialogue entre l’art contemporain et l’artisanat traditionnel, en mettant l’accent sur l’interaction entre l’espace physique et les processus qui le façonnent.


ENG

As part of its partnership with Atelier Mondial, international residency program, and the Oaxaca Textile Museum, La Kunsthalle welcomes visual artist Andrea Perales for a four-month textile research residency.

Andrea Perales Covarrubias (b. 1994, Matamoros, Tamaulipas, Mexico) is a visual artist based in Oaxaca de Juárez. Her practice merges sculpture, installation, and textile art, exploring the relationship between body, space, and materiality. Integrating both traditional and contemporary processes, her work reflects on identity, territory, and memory.
Trained at the School of the Art Institute of Chicago, her practice is deeply connected to architecture and traditional craftsmanship, incorporating a multidisciplinary approach to material exploration. She is the founder of e.stud.io, a creative space in Oaxaca.
Her work has been exhibited in Mexico and the U.S., including at Plomo Gallery (Mexico City) and MACT (Tamaulipas). She has participated in the II Biennial of Contemporary Art in León and is a recipient of the PECDA Tamaulipas 2024 grant. In 2025, she will present Cuartito – La Orilla de La Orilla, an installation exploring textiles, borders, and collective memory.
Through ephemeral and structural materials, her practice creates a dialogue between contemporary art and traditional craftsmanship, emphasizing the interaction between physical space and the processes that shape it.


Le projet Atelier Mondial est porté par la Fondation Christoph Merian (direction de projet), les cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure, la Ville de Freiburg en Br. et la Région Grand Est.

Dans le cadre de Se faire plaisir, La Kunsthalle vous invite à un moment de « bien-être » au sein de l’exposition.

En dialogue avec l’exposition, le public est invité à passer quelques heures de bien-être au milieu des œuvres.
Pendant deux demi-journées, le centre d’art vous accueille pour une manucure (amovible) dont un des ongles sera peint d’après une sélection d’œuvres de l’exposition par la nail artiste Sugamama, et/ou ou pour un massage de la tête par la praticienne Nadira Sehili qui vous détendra face à l’œuvre de votre choix.

Au programme :

  • Massage de la tête
  • Onglerie Arty
  • Visites accompagnées

Entrée libre, en continu

Soha Kabiri, sans titre (détail), 2024 | stylo sur papier, 100 x 70 cm © Soha Kabiri

La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Soha Kabiri à Mulhouse de mars à août 2025.

Soha Kabiri (née en 1985) est une artiste iranienne originaire de Téhéran.
Intriguée dès son plus jeune âge par la force créatrice, elle obtient un master en art à l’université de Téhéran en 2013. Passionnée d’art, elle s’intéresse particulièrement à la peinture en relation avec des thèmes liés à l’identité sexuelle. L’identité sexuelle est un sujet de controverse majeur dans ses œuvres. Exacerbée, elle prend tout son sens sous l’impact de son histoire de vie en tant que femme évoluant dans une société patriarcale. C’est à travers des recherches approfondies sur les études de genre en tant que concept vital et une trajectoire artistique esthétique mais aussi expérimentale que le travail de Soha Kabiri se construit et s’enracine profondément. Dans ses œuvres récentes, elle tente de démontrer l’essence de sa vision. À travers une distorsion de lignes et de formes qui témoignent de dix années de travail et d’évolution, elle exprime son sens de l’identité sexuelle dans ses peintures, ses dessins et ses installations.

« My Body Rebel est le titre de mon nouveau projet, inspiré par les formes organiques des champignons, qui m’ont conduit à une nouvelle structure visuelle. Les champignons et leurs formes organiques sont maintenant les éléments les plus proches de la nature qui évoquent un lien fort avec mon corps et mon identité personnelle en tant que femme. Malgré les pressions que la société exerce sur ce corps, il existe un fort désir de naissance, de progression et de reproduction. Ce concept s’est approfondi au cours de mes études sur diverses espèces de champignons, où j’ai découvert que la première ontologie connue des champignons est liée à l’espèce *Prototaxites*, qui est désignée comme la mère et la créatrice de la nature, d’où sont issues toutes les espèces végétales de la Terre. Cette image féminine et générative que j’ai trouvée dans les champignons rend le concept beaucoup plus profond et significatif. »


ENG

La Kunsthalle and Motoco welcome artist Soha Kabiri to Mulhouse for a three-month period.

Soha Kabiri (b.1985) is an Iranian artist, originally from Tehran. Intrigued from an early age by the creative force, she obtained a Master of Art degree from Tehran University in 2013. Passionate about art, her interest is particularly focused on painting in relation to themes involving sexual identity. Sexual identity is a major controversial topic in her works. It is exacerbated and takes on its full meaning under the impact of her life history as a woman evolving in a patriarchal society. It is through extensive research on gender studies as a vital concept and an aesthetic but also experimental artistic trajectory that Soha Kabiri’s work is built and deeply rooted. In her recent works, she attempts to demonstrate the essence of her vision. Through a distortion of lines and forms that demonstrate 10 years of work and evolution, she expresses her meaning of sexual identity through her paintings, drawings and installations.

« My Body Rebel is the title of my new project, inspired by the organic forms of mushrooms, leading me to a new visual structure. Mushrooms and their organic forms are now the closest elements of nature that evoke a strong connection to my body and personal identity as a woman. Despite the pressures that society exerts on this body, there is a strong desire for birth, progression, and reproduction. This concept deepened for me during my studies on various species of mushrooms, where I discovered that the first known mushroom ontology is related to the species *Prototaxites,* which is referred to as the mother and creator of nature, from which all plant species on Earth have emerged. This feminine and generative image I found in mushrooms makes the concept much deeper and more meaningful. »

 

 

© Kiki DeGonzag

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Se faire plaisir de manière ludique.

« Ça fait plèze ! »
Dans le cadre de l’exposition, l’artiste Kiki DeGonzag propose, le temps d’une semaine une série d’ateliers pour « se faire plèze ! » :
Les enfants auront l’occasion de jouer avec le corps, d’expérimenter le rythme par la performance et la chorégraphie pour prendre conscience de leurs sensations, aller à la rencontre de l’autre, et le découvrir comme source d’inspiration.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

Née en 1984 à Mulhouse et diplômée de la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) à Mulhouse en 2006, Kiki DeGonzag est résidente à Motoco à Mulhouse depuis 2018. Elle développe une recherche autour du mouvement à travers la performance, la danse, le costume et l’écriture.

Une exposition conçue à trois : deux artistes et une commissaire d’exposition.
Mireille Blanc, Marianne Marić et Sandrine Wymann

Partant du principe qu’il ne doit pas exister de règles strictes auxquelles se rapporter, hors l’émotion et la curiosité, elles proposent une exposition dans laquelle les gestes et les formes peuvent explorer des images ou des usages qui ne relèvent que du plaisir. Le projet est fondé sur le dialogue, aussi bien entre artistes, qu’entre matériaux ou savoir-faire, avec l’idée de distordre le quotidien, d’hybrider les choses, de créer des leurres, des artefacts – en sculptures, photographies, peintures, installations.
Se faire plaisir est une exposition qui se fait l’écho d’un plaisir passant par le partage ou le jeu, un plaisir qui se ressent par le corps, s’acquiert par les sens et parle à nos émotions.
Conçue comme une exposition de rencontres permettant des expériences partagées, Se faire plaisir est le lieu d’un triple rapprochement et d’un triple plaisir. Celui des artistes qui croisent leurs pratiques, sous l’œil amusé des commissaires d’exposition qui la mettent en scène dans l’intention de prendre soin des visiteurs.
Lieu d’enivrement et d’alliance, l’espace d’exposition est transformé en paysages intimes, espaces intérieurs, où les objets, le décor demeurent étranges et insaisissables, et où les plaisirs s’associent pour se démultiplier et distiller d’intenses sensations.
Se faire plaisir est imaginée comme un défi, celui de glisser de la générosité dans nos vies quotidiennes.

Avec la participation de We Are The Painters, Caroline Achaintre, Victor Alarçon & Nitsa Meletopoulos, Mireille Blanc, Clément Bouteille, Stéphanie Cherpin, Afra Eisma, Camille Fischer, Marianne Marić, Cassidy Toner.

Vernissage le jeudi 13 février de18h à 20h.

L’exposition bénéficie du soutien de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas


[Eng]

An exhibition designed à trois by two artists and one curator: Mireille Blanc, Marianne Maric and Sandrine Wymann.

Based on the principle that there should be no stricter rules than emotion and curiosity, the trio has created an exhibition in which gesture and shape are used to explore images and practices that evoke pure pleasure. The project is built on dialogue between the artists themselves as well as between materials and techniques, with the idea of distorting the everyday, hybridizing objects, and creating illusions and artifacts in sculpture, photography, paintings, and installations.
Se faire plaisir [Take Pleasue] echoes the sense of pleasure found in sharing and playfulness, a pleasure felt by the body, taken in by the senses, and which speaks to our emotions.
Designed as a meeting ground for shared experiences, Se faire plaisir is a trivium of treble delight, where artists blend their practices under the amused eyes of the exhibition curators, who in turn stage them with caring attention for their visitors.
The exhibition hall, transformed with intimate landscapes and inner spaces, becomes a place of inebriation and alliance where objects and decorations remain strange and elusive, and where pleasures intertwine to multiply and distill intense sensations.
Se faire plaisir is imagined as a challenge for us to slip some generosity into our daily lives.

Artists: We Are The Painters, Caroline Achaintre, Victor Alarçon & Nitsa Meletopoulos, Mireille Blanc, Clément Bouteille, Stéphanie Cherpin, Afra Eisma, Camille Fischer, Marianne Marić, Cassidy Toner.

Opening: Thursday February 13 at 6pm.

The exhibition is supported by the Embassy of the Kingdom of the Netherlands.

Nadezda Golysheva, « Holy radiator », 2024 | Fer, ficelle, cire / iron, string, wax ; 180 x 80 x 5 cm © photo : Giacomo Bianco

Dans le cadre du programme Le Nouveau Grand Tour, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Nadezda Golysheva à Mulhouse pour une période de deux mois.

Nadezda Golysheva, née en 1998 en Russie, a grandi en Italie. Elle vit et travaille à Venise.
Titulaire d’une maîtrise en sculpture de l’Académie des beaux-arts de Venise, elle participe en 2024, au San Fedele Visual Arts Award et à la résidence de la Fondation Bevilacqua La Masa à Venise.
En 2022, elle prend part au Stone Sculpture Symposium à la Casa C.A.V.E à Aurisina.
Ces deux dernières années, elle a participé aux expositions : La città : tra realtà e sogno, San Fedele Gallery, Milan ; Campo Magnetico, Palazzetto Tito, Venise ; Dalla Terra al Cielo, exposition personnelle à l’église S. Maria Assunta, Spinea, Venise ; Con la luce negli occhi, Ex Fornace Gola Space, Milan ; La cura, Art Factory, Venise et Mirano à PaRDeS.

Les recherches de l’artiste portent sur deux thèmes liés à l’architecture et à la vie domestique. Visuellement, elle s’intéresse aux éléments décoratifs des églises d’une époque située entre le gothique et le baroque. À Mulhouse, elle souhaite explorer le temple Saint-Étienne, en particulier les éléments tels que les coupoles, les flèches ou les chandeliers, qui jouent un rôle de captation et d’accueil de la lumière.
D’autre part, elle éprouve le besoin de faire entrer cette lumière symbolique dans le quotidien domestique, à travers des souvenirs d’enfance liés à l’univers du jeu – comme la toupie – ou à travers des objets quotidiens que nous utilisons pour contrôler la lumière dans nos maisons.

Le Nouveau Grand Tour est organisé par l’Institut Culturel italien de Paris, avec le soutien financier du Ministère de la Cuture italien.

Les résidences de recherche sont réalisées avec la collaboration des Archives de la Ville de Mulhouse.


ENG

As part of the Le Nouveau Grand Tour program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Nadezda Golysheva to Mulhouse for a two-month period.

Nadezda Golysheva, born in 1998 in Russia and raised in Italy, currently lives and works in Venice.
She holds an MA in Sculpture from the Academy of Fine Arts of Venice.
In 2024, she participates in the San Fedele Visual Arts Award and the residency at the Bevilacqua La Masa Foundation in Venice. In 2022, she takes part in the Stone Sculpture Symposium at Casa C.A.V.E in Aurisina.
In the last two years, she has participated in the following exhibitions: La città: tra realtà e sogno, San Fedele Gallery, Milan; Campo Magnetico, Palazzetto Tito, Venice; Dalla Terra al Cielo, solo show at the Church of S. Maria Assunta, Spinea, Venice; Con la luce negli occhi, Ex Fornace Gola Space, Milan; La cura, Art Factory, Venice and Mirano at PaRDeS.

The research the artist is working on focuses on two themes connected to architecture and domestic life. Visually, she is interested in decorative elements of churches from a time between the Gothic and Baroque periods. In Mulhouse, she would like to explore the Temple of Saint Étienne, especially features like domes, spires, or candle holders, which play the role of capturing and hosting light.
On the other hand, she feels the need to bring this symbolic light into domestic everyday life, through childhood memories linked to the world of play – like a spinning top – or through everyday objects we use to control light in our homes.

© photo : Maria Mayor

Autrice associée en 2025, Lénaïg Cariou est invitée à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Lénaïg Cariou est chercheuse, traductrice et poète. Elle a vécu en France, aux États-Unis et en Allemagne. De retour des États-Unis, elle a cofondé en 2019 le collectif transatlantique Connexion Limitée / Limited Connection, avec qui elle traduit de la poésie états-unienne en français, et inversement ; ensemble, elles ont traduit le travail de Mónica de la Torre, Cole Swensen, Eleni Sikelianos, Adrienne Rich, Kay Gabriel, Sawako Nakayasu et Laura Vazquez ; leur travail a été récompensé par le prix de traduction Albertine de l’ambassade états-unienne en janvier 2025. Après avoir étudié les lettres modernes et classiques à l’Ecole normale supérieure de Paris, elle prépare actuellement une thèse en littérature contemporaine sur les rapports entre poésie et arts visuels à l’Université Paris 8 / Paris Cité., et a reçu au printemps 2024 le Prix Jeune Chercheur de la Fondation des Treilles pour ce travail en cours. Elle codirige la nouvelle collection « Poésie Commune » des éditions MF, et la section « Poésie Commune » de la revue Les Temps qui restent, qui poursuit l’aventure des Temps modernes. Son premier livre de poésie, À main levée (LansKine), est sorti en 2024, et le second, les dires (POL), est à paraître. Elle a aussi publié La poésie n’est pas une bonne fille (Art&Go, 2024), avec les poétesses Maxime Hortense Pascal et Liliane Giraudon, et ses textes paraissent régulièrement en revues. Elle prolonge ses explorations poétiques par des expérimentations plastiques, qui passent par la photographie, le dessin, le collage ; l’exposition de poésie et photographie Mains-Paysages, qu’elle a conçue avec la photographe berlinoise Neïtah Janzing, circule en 2024-2025 entre Paris, Marseille, Grenoble et Berlin.

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

© Laurine Cratchley

La Kunsthalle accueille Cosmologie des crues. Cartographie des fluides, un projet des étudiant·es de l’option Art Le Plateau de la HEAR.

La carte est une forme de récit qui entend rendre lisible et maitrisable la complexité de notre environnement, aussi en réponse à cette fixité nous pouvons imaginer une cartographie alternative, destinée à l’appréhension critique, poétique, sociale ou militante de la réalité mouvante du monde.
Il s’agit de s’affranchir de l’autorité des représentations conventionnelles et normatives pour servir les manifestations les plus insaisissables comme les territoires invisibles, la fluidité des migrations, les débordements éphémères.
Ce projet réunit des étudiant·es de la 3ème à la 5ème année. Il est porté par Edouard Boyer et Anne Immelé, enseignant·es en Art.

Assya Agbere, Ève Aractingi, Paul Bernard, Andréa Besset, Yao-Ying Chiu, Camille Cochennec, Laurine Cratchley, Lola Cuny, Aki Dautheville, Lison Duchesne, Alexis Duplouy, Antonia Galleguillos Martel, Clément Le-Priellec, Ida Menard, Marina Quintin, Zoé Succi, Angèle Tuizat, Éloïse Vargoz

Vernissage le mercredi 15 janvier à 18h