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Vue de l’exposition "Se suspendre aux lendemains" | Aline Veillat, "Stamp your print" et "Impression d’interdépendances", 2019 © La Kunsthalle – photo : Sébastien Bozon

L’Apéro scientifique  « Se souvenir pour mieux se préparer » est organisé dans le cadre de l’exposition Se suspendre aux lendemains – Régionale 20.

En présence de
Amandine Amat, responsable du département Conseil Risque et Changement Climatique à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace ;
Brice Martin, géographe, enseignant chercheur au CRESAT de l’Université de Haute-Alsace ;
Aline Veillat, artiste-chercheure
Loïc Minery modérera les échanges

Le débat portera autour de notre capacité collective et individuelle à appréhender le fleuve comme un écosystème vivant et ayant ses propres exigences et nécessités de mouvements. Accepter cet état incontrôlable du fleuve, c’est le reconnaître comme un possible acteur d’événements majeurs et irrémédiables pour l’homme. En nous fondant sur une histoire et une situation géographique locales, nous nous interrogerons sur la relation que nous entretenons avec le risque d’inondation, mais aussi sur la place que peut occuper le souvenir dans cette relation.

Tous publics. Entrée libre (réservation conseillée au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr)

Organisé par La Kunsthalle Mulhouse et la Nef des sciences, dans le cadre de l’événement « Les sciences ça se discute », l’événement est réalisé en partenariat avec le CRESAT de l’UHA et s’inscrit dans les commémorations du centenaire des inondations de 1919.

     


Les intervenants

Amandine Amat a soutenu sa thèse en sociologie et urbanisme à l’Université de Strasbourg en 2016 sur la prise en compte du changement climatique par les entreprises et les villes en Alsace.
Chargée de mission Changement climatique et Eau à la Cci Alsace Eurométropole, elle sensibilise les entreprises aux impacts du changement climatique sur leur activité et les accompagne pour les aider à s’y adapter de façon soutenable (programme Interreg Clim’Ability). Elle a également pour mission d’inciter les entreprises aux économies d’eau et à l’anticipation du risque d’inondation, pour éviter tout surcoût, mais surtout toute pollution accidentelle.

Brice Martin est maître de conférences de géographie à l’UHA depuis 1998. Il est spécialiste des questions d’environnement, de risques et de territoires, et travaille particulièrement sur la question des inondations, notamment dans le cadre de programmes de recherche franco-allemands (ANR-DFG TRANSRISK, Interreg Clim’ability) et de nombreuses collaborations avec les acteurs en charge de la gestion des inondations en Alsace et dans le Grand Est. Il pilote le site ORRION (base de données participatives sur l’histoire des inondations : www.orrion.fr) et assure la coordination des actions organisées dans la Région Grand Est à l’occasion des commémorations des inondations du 24 décembre 1919.

Aline Veillat vit et travaille comme artiste chercheure indépendante à Bâle en Suisse. Elle a étudié à l’École d’art de Lausanne et titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétiques, Sciences et Technologies de l’Art. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le monde entier.
Dans sa pratique elle se concentre principalement sur les questions environnementales à l’époque de l’Anthropocène et plus particulièrement sur la façon dont l’être humain est lié au non-humain vivant ou non vivant. Son approche est tout d’abord conceptuelle puis se traduit par la suite sous une forme plastique.
Conjointement à sa participation au projet Transrisk sur la culture des risques inondation avec l’Université de Haute Alsace, elle collabore à différents projets de recherche : Ecodata-Ecomedia-Ecoaesthetics avec l’Institut d’Esthétiques Pratique et Théorique IAeP de Académie des Beaux-Arts et de Design FHNW Basel et le laboratoire WSL Eau-Neige-Paysage de l’Ecole Polytechniques Fédérale de Zürich sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine, ainsi que sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA l’Institut d’Etudes Avancées en collaboration avec l’IMBE l’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie de l’Université d’Aix-Marseille.
www.alineveillat.com

Vue de l’exposition "Se suspendre aux lendemains" - Régionale 20 | Elise Alloin, Table de travail, 2019 © La Kunsthalle – photo : Sébastien Bozon

La table ronde « Se suspendre aux lendemains… de Fessenheim » est organisée dans le cadre de l’exposition Se suspendre aux lendemains – Régionale 20.

En présence de
Florence Fröhlig, ethnologue à l’Université de Stockholm, Suède ;
Teva Meyer, géographe et géopolitologue au CRESAT, Université de Haute-Alsace ;
Elise Alloin, artiste et chercheure par l’art.

Florence Fröhlig, Teva Meyer et Elise Alloin partageront une discussion avec le public, à l’heure où la centrale nucléaire de Fessenheim va cesser son activité. Il y sera question de la perception du territoire, de voix diverses et de la multitude de récits, des expériences de réalité qui dessinent les représentations complexes d’un territoire en transition.
Intéressés, curieux, inquiets, sentimentaux, informés, enthousiastes, impliqués, cette table ronde sera l’occasion d’évoquer ces questions, en échangeant avec des spécialistes et les œuvres d’Elise Alloin comme support.

Entrée libre et gratuite.

En partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design) et l’Université de Stockholm.

     

Les intervenants

Florence Fröhlig est ethnologue et chercheuse dans le département de géographie à l’Université de Stockholm. Elle est spécialisée dans les questions ayant trait à la mémoire (Memories studies) et au patrimoine culturel et industriel (Critical Heritage studies). Dans le cadre du projet de recherche international et pluridisciplinaire « Nuclear legacies : Negotiating radioactivity in France, Russia and Sweden”, elle s’intéresse à la mémoire culturelle du nucléaire, et notamment à celle de la centrale nucléaire de Fessenheim. De même, elle participe activement au projet ”Atomic Heritage Goes Critical : Community, Waste and Nuclear Imaginaries”.
atomicheritage.wordpress.com

Teva Meyer est docteur en géographie et géopolitique, maître de conférences à l’Université de Haute-Alsace. Il scrute les espaces nucléaires, civils comme militaires, et leurs dynamiques depuis 10 ans, de Fessenheim à l’Ukraine, de l’océan Pacifique à la Scandinavie.

Elise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?
Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède). Son travail artistique trouve des formes conçues comme des équations dans l’espace, qui offrent au visiteur l’expérience du déplacement physique et mental.
Récemment accueillie en qualité de chercheur associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du territoire. Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit pour l’artiste d’appréhender une « situation » dans une multitude de points de vues, de croiser des méthodologies d’historien, d’anthropologue et de géographe avec ses propres outils conceptuels et de concevoir des dispositifs artistiques de rencontre expérimentaux ouvrant les horizons d’une réflexion décalée.
elisealloin.com

Sanna Reitz, "TOPI (Social Sculpture Suburbia)", 2019 - Huningue © Sanna Reitz

Avec TOPI (Social Sculpture Suburbia) 2019, Sanna Reitz occupe de grandes surfaces d’affichages à Bâle, Freiburg, Mulhouse et Strasbourg.

Ses photographies montrent et posent un regard critique sur les haies taillées géométriquement qui délimitent les propriétés dans les banlieues de la région tri-rhénane du côté allemand, suisse et français.
L’artiste les retouche numériquement pour insister sur leur aspect formel et épuré et leur sculpturalité. Elle s’intéresse à la qualité artistique qu’elle trouve dans ces interventions temporaires et spécifiques de jardiniers amateurs zélés. En réalité, elles servent à tenir à distance les voisins et à délimiter leurs propriétés. En même temps, TOPI relie l’ambition transfrontalière et trinationale à la Régionale et la « mise à distance verte » dominant dans les banlieues, en la déplaçant dans les centres villes des pays voisins.
TOPI (Social Sculpture Suburbia) prend également la forme d’une édition de cartes postales.

A Mulhouse, les affiches sont visibles a proximité de La Kunsthalle, rues de la Fonderie et Saint-Sauveur.

Pour fêter les 20 ans de la Régionale, les projets de Sanna Reitz et de Simone Etter & Marianne Papst (collectif d’artistes marsie) ont été retenus suite à un appel à candidatures. Ils s’inscrivent dans l’espace public.

Katrin Freisager, « Landscape » (détail), 2010 | C – Print Photograph / Diasec - 120 x 138 cm

 » Vers une autre perception de ce monde vécu  »
Visitez l’exposition Où sommes-nous en évoquant les grands philosophes avec Christine Danckaert, professeure de philosophie.

Entrée libre et gratuite, pour tous les publics

De la chimie verte et colorée pour « croquer » des œuvres !

Dans le cadre de la Fête de la science et en partenariat avec La Nef des sciences, La Kunsthalle propose un atelier tous publics (à partir de 8 ans), à la Fonderie.

Sur le stand de La Nef des Sciences, venez manipuler des pigments pour fabriquer vos peintures, puis testez-les  à La Kunsthalle en croquant les œuvres d’art de l’exposition « Où sommes-nous » avec la complicité de Laurence Mellinger, artiste plasticienne.

Informations pratiques
Horaires :
– Vendredi 11 octobre → 9:00 – 12:00 et 14:00 – 18:00
– Samedi 12 et dimanche 13 octobre → 14:00 – 18:00

Atelier : durée d’environ 1 heure.
Entrée libre et gratuite.

Renseignements et réservations pour les groupes scolaires : la Nef des sciences – 03 89 33 62 20 – nef-des-sciences@uha.fr

Demain peut-être ne ressemblera pas à aujourd’hui, un événement extraordinaire aura transformé notre territoire de vie, de pensée et d’action. L’espace d’un moment, tout aura basculé pour autre chose. Quotidiennement, nous évoluons vers un inconnu qui contient à la fois la force de la surprise et la charge de l’anxiété. Parce que le risque d’un événement majeur guète chaque initiative, chaque progrès, chercher à le contrôler ou à l’éviter semble vain.

En s’associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d’autres savoirs, Aline Veillat et Elise Alloin apportent leurs regards et démarches d’artistes aux études des phénomènes d’inondation et de radioactivité. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières elles offrent  des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l’environnement créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.

La Kunsthalle devient un lieu où s’exposent des propositions sensibles et de la documentation, un espace dans lequel les savoirs prennent formes et se transmettent pour introduire d’autres points de vue possibles.

Elise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?
Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède). Son travail artistique trouve des formes conçues comme des équations dans l’espace, qui offrent au visiteur l’expérience du déplacement physique et mental.
Récemment accueillie en qualité de chercheure associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du territoire. Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit pour l’artiste d’appréhender une « situation » dans une multitude de points de vues, de croiser des méthodologies d’historien, d’anthropologue et de géographe avec ses propres outils conceptuels et de concevoir des dispositifs artistiques de rencontre expérimentaux ouvrant les horizons d’une réflexion décalée.
elisealloin.com

Aline Veillat vit et travaille comme artiste chercheure indépendante à Bâle en Suisse. Elle a étudié à l’École d’art de Lausanne et est titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétiques, Sciences et Technologies de l’Art. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le monde entier.
Dans sa pratique elle se concentre principalement sur les questions environnementales à l’époque de l’Anthropocène et plus particulièrement sur la façon dont l’être humain est lié au non-humain vivant ou non vivant. Son approche est tout d’abord conceptuelle puis se traduit par la suite sous une forme plastique.
Conjointement à sa participation au projet Transrisk sur la culture des risques inondation avec l’Université de Haute Alsace, elle collabore à différents projets de recherche : Ecodata-Ecomedia-Ecoaesthetics avec l’Institut d’Esthétiques Pratique et Théorique IAeP de Académie des Beaux-Arts et de Design FHNW Basel et le laboratoire WSL Eau-Neige-Paysage de l’Ecole Polytechniques Fédérale de Zürich sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine, ainsi que sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA l’Institut d’Etudes Avancées en collaboration avec l’IMBE l’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie de l’Université d’Aix-Marseille.
www.alineveillat.com

[DE]
Se suspendre aux lendemains (Sich am morgigen Tag festhalten)

Morgen wird vielleicht nicht wie heute sein, ein Ereignis kann unsere Lebens-, Denk- und Handlungsweisen verändern. Von einem Moment auf den anderen wird alles anders. Jeden Tag entwickeln wir uns in eine unbekannte Richtung, die zugleich die Kraft der Überraschung und die Last der Sorge in sich tragt. Da das Risiko eines einschneidenden Ereignisses auf jedes Unterfangen, auf jeden Fortschritt lauert, scheint der Versuch vergeblich, es kontrollieren oder vermeiden zu wollen. Dank ihrer Zusammenarbeit mit Hochschulforschenden aus Geografie und Physik präsentieren Aline Veillat und Elise Alloin ihre Sichtweise und künstlerische Umsetzung zur Erforschung von Phänomenen wie Überschwemmungen und Radioaktivität. Mit ihren Skulpturen, ihren Bildern, sowie auch mit ihrer eigenartigen Arbeitsmethodik bahnen sie einen Weg und schaffen eine Perspektive für eine neue Beziehung zur Umwelt.

La Kunsthalle wird zu einem Ort feinfühliger Angebote und zu einer Dokumentation, zu einem Raum, in dem wissenschaftliche Erkenntnisse Form annehmen und weitergegeben werden.

Die Ausstellung wird im Rahmen des jährlich trinationalen Kunstprojektes Regionale stattfinden.
Mehr Informationen: www.regionale.org | #regionale20 in sozialen Netzwerken

Die Künstlerinnen

Élise Alloin lebt und arbeitet in Straßburg. Sie schloss ihr Diplomstudium an der Haute école des arts du Rhin ab.
Sie entwickelt ihr bildendes Werk in einer Dynamik aus Forschung und Kunst, wobei sie insbesondere das Verhältnis des Menschen zur Radioaktivität erforscht. Wie gestaltet dieses „Unsichtbare“ unser Ortsbewusstsein, unseren Bezug zur Zeit, zum sozialen Gedächtnis und zur Veränderung alles Lebendigen?
Ihre transdisziplinäre Praxis gestaltet sie in Zusammenarbeit mit verschiedenen Forschungsteams: in Kernphysik (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Straßburg), in Biowissenschaften (Ozeanographisches Institut von Sopot und Labor für Meeresbiotechnologie, Universität Danzig, Polen) und in Geisteswissenschaften (zeitgenössische Anthropologie, Universität Stockholm, Schweden).
Vor kurzem wurde sie wissenschaftliche Mitarbeiterin im CRESAT (Université de Haute Alsace) und nimmt am Forschungsprogramm Post-atomic Lab teil, das vom Centre sur la transition énergétique du territoire getragen wird. Im Zusammenhang mit der angekündigten Stilllegung des Kernkraftwerkes von Fessenheim erforscht sie die Fragen, die ihrer Arbeit innewohnen: Fragen zur Gestaltung unserer physischen und psychischen Umgebung, zum Verkehrswesen und zu unserer Wohnkultur.
Ab 2020 wird Élise Alloin assoziierte Künstlerin in La Kunsthalle sein.
www.elisealloin.com

Aline Veillat lebt und arbeitet als freischaffende Forscher-Künstlerin in Basel in der Schweiz. Sie studierte an der École d’art de Lausanne und erwarb ihren Doktortitel in Ästhetik, Wissenschaft und Kunsttechnologie an der Université Paris 8. Ihre Werke werden regelmäßig in der ganzen Welt gezeigt.
In ihrer künstlerischen Praxis konzentriert sie sich vor allem auf Umweltprobleme in der Zeit des Anthropozän und insbesondere auf die Weise, wie der Mensch mit dem nicht-menschlichen Leben oder mit dem Nicht-Lebenden verbunden ist. Ihre Herangehensweise ist zunächst konzeptuell, dann nimmt sie eine bildende Form an.
Parallel zu ihrer Teilnahme am Projekt Transrisk zur Kultur der Überschwemmungsrisiken mit dem CRESAT der Université de Haute Alsace arbeitet sie überdies bei unterschiedlichen Forschungsprojekten mit: Das Projekt Ökodaten-Ökomedien-Ökoästhetik mit dem Institut Ästhetische Praxis und Theorie IAeP der Hochschule für Gestaltung und Kunst der FHNW Basel und der Forschungsanstalt Wald, Schnee, Landschaft WSL der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich untersucht den Einfluss des Menschen und des Klimawandels auf einen Alpenwald; ein Projekt, das den Boden als lebendes Wesen zum Gegenstand hat, prägte Aline Veillat als wissenschaftliche Mitarbeiterin im IMéRA, Institut für weiterführende Studien, in Zusammenarbeit mit dem IMBE, Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie der Universität von Aix-Marseille.
2018-2019 hatte Aline Veillat einen Universitätsaufenthalt in La Kunsthalle und im Universitären Dienst für Kulturschaffen der UHA.
www.alineveillat.com

 

Exposition en partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design) / Ausstellung veranstaltet in Zusammenarbeit mit dem Forschungszentrum für Wirtschaft, Gesellschaft, Künste und Technik (CRESAT) der Université de Haute-Alsace.

     

Le travail d’Aline Veillat est issu d’une résidence universitaire de deux ans, en partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace. Il bénéficie du soutien de Nova Tris, le centre de compétences transfrontalières de l’Université de Haute Alsace (ANR-11-IDFI-0005) et de la Fondation Hans et Renée Müller-Meylan de Bâle  et s’inscrit dans les commémorations du centenaire des inondations de 1919 / Aline Veillats Arbeit ist das Ergebnis einer zweijährigen Universitätsresidenzzeit, in Zusammenarbeit mit dem Universitätsamt für Kultur der Université de Haute-Alsace. Sie wird unterstützt von NovaTris, dem grenzüberschreitenden Kompetenzzentrum der Université de Haute-Alsace (ANR-11-IDFI-0005) und der Müller-Meylan Stiftung in Basel.

     

Prevel Signalisation, Rixheim et Printcubator.net sont  mécènes de l’exposition.

     

Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle.

© Tanja Boukal, "Rewind:Industry", 2018

Du 25 septembre au 6 octobre 2019, l’artiste autrichienne Tanja Boukal vous invite à broder dans la convivialité une série de canevas aux motifs de machines textiles imprimés à partir d’images d’archives.
Néophytes, amateurs ou brodeurs aguerris, vous êtes les bienvenus pour participer à cet atelier qui est à la fois un lieu de rencontre et de travail productif, ouvert à tous !

Informations pratiques
Horaires :

– Du mercredi 25 au samedi 28 septembre → 10:00  – 19:00
– Du mercredi 2 au samedi 5 octobre → 10:00 – 19:00
– Dimanches 29 septembre et 6 octobre → 10:00 – 18:00
– Finissage : dimanche 6 octobre → 16:00 18:00
Lieu de l’atelier :
TILVIST Coff’tea shop – 23, rue de la Moselle – Mulhouse
Renseignements :
– auprès de La Kunsthalle au 03 69 77 66 47

Genèse du projet:
La Kunsthalle et les Archives Municipales de la Ville de Mulhouse accueillent Tanja Boukal, pour un projet de recherche et de création autour des archives de DMC.
Pendant plusieurs mois, Tanja Boukal s’est intéressée au fonds documentaire de DMC et au travail de Thérèse de Dillmont (1846-1890), brodeuse, aristocrate autrichienne formée aux travaux d’aiguilles à l’Académie de broderie de Vienne, auteur de l’Encyclopédie des ouvrages de dames et designer pour DMC.
Formée à la broderie dans les années 1990, à la Kunstschule de Vienne, Tanja Boukal s’est sentie intellectuellement proche de cette grande brodeuse et de toutes celles qui, comme elle ont mis leur talent et leur passion pour les travaux d’aiguilles au service de l’industrie.
Aujourd’hui que l’industrialisation contemporaine a pratiquement évincé l’homme de ses systèmes, Tanja Boukal propose de formuler une nouvelle relation de l’homme à la machine et de retrouver un sentiment de contrôle en réalisant quelque chose que les machines ne peuvent pas faire.

Réalisé avec le soutien de la société DMC SAS.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2019 – « Arts et divertissement », Tanja Boukal propose un atelier et invite le public à broder dans la convivialité une série de canevas aux motifs de machines textiles imprimés à partir d’images d’archives.
Amateurs ou brodeurs aguerris, vous êtes les bienvenus pour participer à cet atelier qui est à la fois un lieu de rencontre et de travail productif, ouvert à tous !

En partenariat avec les Archives Municipales de la Ville de Mulhouse.
Entrée libre et gratuite.

La Kunsthalle et les Archives Municipales de la Ville de Mulhouse accueillent Tanja Boukal, pour un projet de recherche et de création autour des archives de DMC.
Pendant plusieurs mois, Tanja Boukal s’est intéressée au fonds documentaire de DMC et au travail de Thérèse de Dillmont (1846-1890), brodeuse, aristocrate autrichienne formée aux travaux d’aiguilles à l’Académie de broderie de Vienne, auteur de l’Encyclopédie des ouvrages de dames et designer pour DMC.
Formée à la broderie dans les années 1990, à la Kunstschule de Vienne, Tanja Boukal s’est sentie intellectuellement proche de cette grande brodeuse et de toutes celles qui, comme elle ont mis leur talent et leur passion pour les travaux d’aiguilles au service de l’industrie.
Aujourd’hui que l’industrialisation contemporaine a pratiquement évincé l’homme de ses systèmes, Tanja Boukal propose de formuler une nouvelle relation de l’homme à la machine et de retrouver un sentiment de contrôle en réalisant quelque chose que les machines ne peuvent pas faire.

Du dimanche 22 septembre au dimanche 6 octobre, Tanja Boukal vous invite à broder dans la convivialité une série de canevas aux motifs de machines textiles, imprimés à partir d’images d’archives.

Réalisé avec le soutien de la société DMC SAS.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2019 – « Arts et divertissement », La Kunsthalle propose une visite dessinée de la Fonderie de Mulhouse.

De son activité industrielle à celles de l’esprit, découvrez un crayon à la main la métamorphose de ce bâtiment emblématique en compagnie de Benoit Bruant, maître de conférences et conservateur en chef du patrimoine détaché à l’Université de Haute Alsace et Laurence Mellinger, artiste plasticienne.

Entrée libre et gratuite. Tous publics.

"Ecrire l'art - Dossier des ouvrages exécutés", 2019 © La Kunsthalle

Pendant 10 années, répondant à l’invitation de Jennifer K Dick et Sandrine Wymann, 21 poètes se sont succédé à La Kunsthalle. Exposition après exposition, en immersion au cœur des œuvres, Jérôme Mauche, Virginie Poitrasson, Frédéric Forte, Véronique Pittolo, Jean-Michel Espitallier, Daniel Gustav Cramer, Michaël Batalla, Stéphane Bouquet, Cécile Mainardi, Martin Richet, Eric Suchère, Hyam Yared, Anne Portugal, Andrea Inglese, Christophe Fiat, Dominique Quélen, Frank Smith, Christophe Manon, Sandra Moussempès, Deborah Heissler, Luc Bénazet se sont emparés de l’invitation et ont composé une œuvre inédite. Elles sont à présent rassemblées dans un DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS. Véritable mémoire de dix années d’expositions, ce livre reflète la créativité et la diversité d’un lieu ouvert à de multiples pratiques artistiques.

À l’occasion du lancement de l’édition, Frédéric Forte, Frank Smith et Eric Suchère, auteurs de la Résidence Ecrire l’art reviennent à Mulhouse pour lire leurs textes. D’autres seront présents par l’image et d’autres encore prêteront leurs mots à des lecteurs.

DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS a été conçu par l’artiste graphiste Jérôme Saint-Loubert Bié, également présent pour l’événement.

Cette soirée exceptionnelle sera aussi l’occasion de rencontrer et d’écouter Laura Vazquez, l’auteur-poète qui accompagnera La Kunsthalle tout au long de la saison 2019-2020.

"Tischbilder", performance culinaire de Samuel Herzog, septembre 2019 © La Kunsthalle - photo : Samuel Herzog

Le vernissage de l’exposition Où sommes-nous a été l’occasion de découvrir le dernier opus de Samuel Herzog, artiste en résidence culinaire à La Kunsthalle et à l’association ÉPICES.

Cette résidence s’est déclinée sur trois périodes d’ateliers de création et de partage avec des jeunes mulhousiens au sein d’ÉPICES puis de restitutions sous forme de performances au centre d’art contemporain.
Samuel Herzog a investi les temps conviviaux des vernissages pour proposer ses Tishbilder, véritables tableaux mangeables, en lien avec l’exposition en cours.

Aux fruits et légumes de saison disposés tels des motifs ornementaux, Samuel Herzog n’a pas manqué d’ajouter des ingrédients de l’île Lemusa pour poursuivre à Mulhouse son projet artistique démarré en 2006. (www.hoio.org)

Chacune de ces collaborations* a également permis aux publics d’ÉPICES impliqués dans le projet de découvrir l’exposition et de s’approprier les œuvres.

* à retrouver en images : Février 2019Juin 2019

[English and German below]

La Kunsthalle Mulhouse présente en partenariat avec White Frame, Bâle et OBORO, Montréal Où sommes-nous et réunit les artistes Judith Albert (CH), Dana Claxton (CA), Nik Forrest (CA), Katrin Freisager (CH) et Capucine Vandebrouck (FR). L’exposition explore les thèmes de l’invisible, du passage et de la mémoire.
Une proposition de Chantal Molleur, Aaron Pollard et Sandrine Wymann.

Où sommes-nous englobe 22 œuvres présentées à travers une scénographie offrant une multitude d’approches pour explorer des questions fondamentales associées au cadre, à la narration, à l’image fixe et animée. Présentée à Montréal l’automne 2018 à Oboro, Où sommes-nous trouve à Mulhouse sa deuxième variation.
Les pratiques de ces cinq artistes s’étendent de la performance, aux images figuratives et abstraites liant intimement le corps au paysage, aux espaces qu’il traverse. Ici réunis, les travaux articulent des préoccupations à propos de la perception, ainsi qu’un désir de perturber et d’enrichir l’imagerie populaire en s’inspirant de stratégies de discours avant-gardistes et féministes.
Entre l’invisible et l’alchimie de l’ordinaire chez Capucine Vandebrouck, l’architecture d’un espace avec la poésie du corps chez Judith Albert, la mise en scène de corps, de paysages et de leurs frontières chez Katrin Freisager, les combinaisons de défiance, d’optimisme et de flirt chez Dana Claxton et la résistance aux normes de Nik Forrest, les œuvres de ces cinq artistes établis ouvrent et bouleversent les concepts normatifs d’espace et de temps, remettant en question la ligne entre réalité et illusion.

Les artistes 

Judith Albert  a passé deux ans à Paris avant de compléter des études de beaux-arts au Collège d’Art et de Design de Zurich. Sa pratique englobe plusieurs formes d’expression incluant le langage, l’intervention artistique, la vidéo, la photographie et la performance. Depuis 2006, elle crée des œuvres dans l’espace public en collaboration avec Gery Hofer.

Katrin Freisager a complété ses études en photographie au Collège d’Art et de Design de Zurich en 1987. Son travail a été présenté dans des expositions solo et collectives en Europe et à l’international. Ses œuvres photographiques utilisent des images figuratives et abstraites. Depuis 2004, Freisager est maître de conférence en photographie aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise à l’Institut des arts HGK FHNW à Basel.

Artiste pluridisciplinaire, Dana Claxton a remporté plusieurs prix et travaille dans le domaine du cinéma, de la vidéo, de la performance et de la photographie. Son travail fait l’objet d’expositions et de collections à travers le monde. Claxton est professeure associée au Département d’histoire de l’art, d’art visuel et de théorie de l’Université de la Colombie-Britannique. Dans son travail, Claxton s’intéresse à la beauté, à l’esprit et aux politiques socio-culturelles autochtones. Les Première Nations de Wood Mountain Lakota sont sa réserve familiale.

Nik Forrest est un.e artiste né.e à Edinburgh et basé.e à Montréal dont la pratique se décline par la vidéo, le son, le dessin et les projets d’installation. Ses vidéos expérimentales ont été diffusées dans plusieurs festivals, galeries et musées en Amérique du Nord et en Europe.

Capucine Vandebrouck est une artiste française basée à Strasbourg. Elle travaille à partir des espaces qu’elle occupe, ses œuvres sont des révélateurs, le reflet d’une certaine invisibilité. Influencée par les éléments qui l’environnent, elle introduit au gré de ses expériences la lumière, le sel, l’eau dans ses sculptures.


[Eng]

La Kunsthalle Mulhouse presents in partnership with White Frame, Basel and OBORO, Montréal Où sommes-nous with the artists Judith Albert (CH), Dana Claxton (CA), Nik Forrest (CA), Katrin Freisager (CH) et Capucine Vandebrouck (FR). The exhibition explores the themes of the invisible, passages and memory.
A curatorial proposition from Chantal Molleur, Aaron Pollard and Sandrine Wymann.

Où sommes-nous encompasses 22 works presented through a scenography offering a multitude of approaches exploring fundamental issues associated with framing, narrative, still and moving images. Presented in Montreal in the fall of 2018 at OBORO, Où sommes-nous finds in Mulhouse its second iteration.
The practices of these five artists span performance, figurative and abstract imagery, tying the body to landscape. Brought together, their works articulate common preoccupations concerning perception and a desire to both disrupt and expand the popular imaginary by drawing from avant-garde, feminist and vernacular strategies.
Within the scope of this exhibition we witness a nod to alchemical processes and proto-photographic experimentation, a destabilizing examination of scale and of the body within built environments and landscapes, a traversing of psychic, social and colonial boundaries, and a resistance to normative structures among five established artists, each of whom open and disrupt conventions, bringing into question foundational assumptions over the line between reality and illusion.


[De]

In Zusammenarbeit mit White Frame, Basel, und OBORO, Montreal, präsentiert La Kunsthalle Mulhouse Où sommes-nous mit den KünstlernJudith Albert (CH), Dana Claxton (CA), Nik Forrest (CA), Katrin Freisager (CH) et Capucine Vandebrouck (FR). Où sommes-nous befasst sich mit den Themen des Unsichtbaren, des Übergangs und der Erinnerung.

Où sommes-nous umfasst 22 Werke. Sie werden mit einer Szenographie vorgestellt, die auf vielfältige Weise grundsätzliche Fragen zum Rahmen, zur Erzählung, zum statischen und bewegten Bild erforscht. Où sommes-nous wurde im Herbst 2018 bei OBORO in Montreal präsentiert und findet in Mulhouse in ihrer zweiten Fassung statt.
Kuratoren : Chantal Molleur, Aaron Pollard und Sandrine Wymann.

Die Praktiken der fünf Künstler reichen von der Performance bis zu gegenständlichen und abstrakten Bildern, in denen der Körper mit der Landschaft und dem zurückgelegten Weg verschmilzt. Die hier ausgestellten Werke beschäftigen sich mit der Wahrnehmung und wollen die gängige Vorstellungswelt zugleich verstören und bereichern, indem sie sich von avantgardistischen, feministischen und volkstümlichen Strategien inspirieren lassen.
Das Unsichtbare und die Alchemie des Alltags bei Capucine Vandebrouck, die Architektur eines Raumes und die Poesie des Körpers bei Judith Albert, die Inszenierung des Körpers, der Landschaft und deren Grenzen bei Katrin Freisager, die Kombinationen aus Misstrauen, Optimismus und Flirt bei Dana Claxton und der Widerstand gegen Normen von Nik Forrest: Die Werke dieser fünf etablierten Künstler brechen die normativen Konzepte von Raum und Zeit auf, stellen sie auf den Kopf und hinterfragen so die Grenze zwischen Realität und Illusion.

 

Nous remercions le Conseil des arts du Canada et Pro Helvetia de leur soutien / We acknowledge the support of the Canada Council for the Arts and Pro Helvetia / Wir danken dem Conseil des arts du Canada und Pro Helvetia für ihre Unterstützung.

    

L’exposition est réalisée en partenariat avec Oboro, centre d’artistes canadien et White Frame, une association nomade Suisse, tous deux œuvrant dans le soutien à la création des arts visuels et des pratiques émergentes.
The exhibition is produced in partnership with Oboro, a Canadian artist center and White Frame, a Swiss nomadic association, both of which support the creation of visual and media arts.
Die Ausstellung wird in Zusammenarbeit mit Oboro, dem kanadischen Künstlerzentrum, und White Frame, einem nomadischen Schweizer Verein, durchgeführt. Beide unterstützen die bildenden Künste und die Medienkunst.

L’exposition bénéficie du soutien de Prevel Signalisation, Rixheim.

© Daniel Villela

La Kunsthalle présente Street Papier Peint de Daniel Villela, un motif installé sur le mur du parvis de la Fonderie à Mulhouse.

Pour l’œuvre Motif Milbert, Daniel Villela a été inspiré par un détail du panoramique de la Manufacture Zuber « Les vues d’Amérique du Nord » dessiné par Jean-Julien Deltil en 1834. Ce détail représentant un groupe de personnes a été schématisé suivant un processus d’abstraction propre à l’artiste. Le motif réalisé est imprimé à grande échelle pour réaliser un street papier peint qui sera visible sur le mur de la Fonderie.

Daniel Villela est à La Kunsthalle dans le cadre du programme de résidence international Atelier Mondial.

En partenariat avec la Fondation Christoph Merian, le projet bénéficie du généreux soutien de Prevel Signalisation, Rixheim

     

Basim Magdy, "Pingpinpoolpong", vue de l'installation à la South London Gallery, 2018

Activation de l’œuvre Pingpinpoolpong dans l’exposition Un Paon et un Hippopotame se lancent dans un Débat Existentiel.

Venez pratiquer le tennis de table artistique ! L’œuvre interactive Pingpinpoolpong est une drôle de table de jeu qui invite à célébrer l’échec et à embrasser le hasard. Ce rendez-vous sera une opportunité offerte aux joueurs d’activer une pièce qui ne manque ni d’humour, ni de philosophie. Le public est bienvenu pour encourager les joueurs ! En rebondissant sur les valeurs de l’olympisme – excellence, amitié et respect –  ce rendez-vous réunira sur le terrain jeu et valeurs humaines.

En partenariat avec l’association Mulhouse Tennis de Table

Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 ou kunsthalle@mulhouse.fr pour les joueurs (à partir de 6 ans), entrée libre pour les spectateurs.

L’artiste invite les visiteurs à poster sur Instagram des photos, des vidéos, leurs règles ou nouvelles idées pour le jeu avec le hashtag #dearbasim

Basim Magdy, "Pingpinpoolpong", vue de l'installation à la South London Gallery, 2018

Activation de l’œuvre Pingpinpoolpong dans l’exposition Un Paon et un Hippopotame se lancent dans un Débat Existentiel, par Christine Danckaert, professeure de philosophie.

Ping-pong… Mais aussi golf, billard, tennis, pétanque, billes, bowling, quilles… richesse inépuisable des jeux de balles… mais que faisons-nous, quand nous jouons ? Cherchons-nous l’ivresse du hasard dominé ? Ou le plaisir de s’y abandonner ? Voulons-nous vaincre l’autre ? Ou puiser dans nos ressources communes ? Apprenons-nous à obéir aux règles, ou à nous en libérer ?
À nous de le découvrir en philosophant et en activant ensemble l’œuvre Pingpinpoolpong, une drôle de table de jeu qui invite à la fois l’échec et l’échange. Partant des règles du tennis de table, cette installation interactive sera le support de notre débat.

Tous publics. Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 ou kunsthalle@mulhouse.fr.

L’artiste invite les visiteurs à poster sur Instagram des photos, des vidéos, leurs règles ou nouvelles idées pour le jeu avec le hashtag #dearbasim

'Tischbilder', performance culinaire de Samuel Herzog, juin 2019 © La Kunsthalle - photo : Samuel Herzog

Le vernissage de l’exposition Un Paon et un Hippopotame se lancent dans un Débat Existentiel s’est poursuivi avec une performance culinaire de Samuel Herzog.

Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec de jeunes mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.
Les Tischbilder, projet entamé en 2016, se présentent comme d’immenses tableaux mangeables, constitués de légumes frais et de saison, arrangés de façon ornementale ou narrative sur de longues tables noires. À chaque vernissage, les jeunes, accompagnés de l’artiste, ont dressé, dans un jeu de noria, les mets que le public était invité à déguster !
Chacune de ces collaborations* a également permis aux publics d’ÉPICES impliqués dans le projet de découvrir l’exposition et de s’approprier les œuvres.

* à retrouver en images : Février 2019Septembre 2019

samuelherzog.net

En partenariat avec l’association Epices.

Au cours d’une déambulation au départ du Musée des Beaux-Arts vers le centre d’art contemporain La Kunsthalle, les petits (à partir de 8 ans) et les grands sont amenés à s’interroger sur les lieux de la création artistique, le sens d’une œuvre et sur la présence de l’art dans leur quotidien.

Au travers de jeux et d’ateliers, les participants vivent la démarche et le geste de l’artiste. Cette balade parents-enfants sera l’occasion de (re)découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts et l’exposition de La Kunsthalle, et de saisir le puissance de la créativité et de la pensée collective.

Les échanges se prolongeront autour d’un goûter.

Informations pratiques :
– Rendez-vous à 14h00 au Musée des Beaux-arts
– Gratuit, sur inscription : Benjamin.Lidin@musees-mulhouse.fr / 03 69 77 77 40

Atelier réalisé par Philosoph’Art (www.philosophart.fr)

Stefan Bertalan, 'Sunflower', 1981 - Courtesy of Ovidiu Șandor Collection - Credit photo: YAP Studio (www.yap-studio.com)

Séance d’exercices ludiques pour les enfants de 8 à 14 ans.

Avec attention, découvrez autrement les œuvres de l’exposition. Écoutez, observez et expérimentez des techniques pour se détendre et être créatif en relation avec les œuvres d’art.

Gratuit, sur inscription : kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

En partenariat avec PPEPS Mindfulness

Basim Magdy, "New Acid, 2019" (capture d'écran | Film en 16mm, textos générés par ordinateur et transferts Full HD. Produit par La Kunsthalle Mulhouse.

[English and German below]

La Kunsthalle Mulhouse accueille Un Paon et un Hippopotame se Lancent dans un Débat Existentiel, une exposition monographique de Basim Magdy.

Attiré par les sciences, l’inexplicable, l’impressionnant, Basim Magdy reconnait par ailleurs un attrait pour la beauté des mots, la musicalité d’un son ou l’harmonie d’une gamme colorée. Artiste d’origine égyptienne, il a gardé de ses ancêtres le goût des grands projets. Que ce soit en peinture, en photographie ou en images filmées, Basim Magdy compose à partir de prélèvements du monde qu’il observe. Il extrait des images, il les façonne, les détourne comme un scientifique tente des expériences à partir du réel pour obtenir une réalité secondaire. Il obtient alors une nouvelle matière avec laquelle il questionne l’existentiel ou raconte une histoire plus personnelle.

New Acid est le titre du nouveau film écrit et réalisé par Basim Magdy. Produit par La Kunsthalle Mulhouse, il sera présenté pour la première fois à l’occasion de l’exposition. Autour de ce film, une sélection de photographies inédites, de peintures, de vidéos, d’installations trouvent place dans un espace entièrement peint selon les instructions de l’artiste. L’exposition fonctionne comme une œuvre globale dans laquelle le spectateur est accueilli et invité à trouver sa propre place.

Basim Magdy est né en 1977 à Assiout (EG), il vit et travaille à  Bâle.
Son travail a été maintes fois présenté lors d’expositions solo ou de groupe dans les plus grandes institutions mondiales dont MoMA The Museum of Modern Art, New York ; Centre Pompidou, Paris ; MAAT Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie, Lisbonne ; MCA Museum of Contemporary Art, Chicago ; Castello di Rivoli Musée d’art contemporain, Turin ; New Museum Triennal, New York ; MAXXI Musée national des arts du XXIème siècle, Rome ; Jeu de Paume, Paris ; CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux ; Deutsche Bank Kunsthalle, Berlin ; Whitechapel Gallery, London ; The Museum of Contemporary Photography, Chicago ; Musée d’art contemporain de Varsovie ; le Palais de Tokyo, Paris.Il a également été invité aux Biennales d’Athènes, de Montréal, d’Istanbul, aux Ateliers de Rennes. Il a fait partie des finalistes de Future Generation Art Prize de Kiev, de La Deutsche Bank’s Artist of the Year 2016 et a remporté plusieurs prix dont Abraaj, Dubaï ; The New: Vision, CPH:DOX Film Festival, Copenhague.
Ses films ont fait l’objet de programmation dédiée comme à la Tate Modern, au Festival international du Film Rotterdam.
www.basimmagdy.com


[Eng]

La Kunsthalle Mulhouse welcomes A Peacock and a Hippo Walk into an Existential Debate, a monographic exhibition by Basim Magdy.

Basim Magdy is fascinated by science, the unexplained and the extraordinary. He also loves the beauty of words, the musicality of sounds and the harmony of artistic gradations. He is an artist of Egyptian origin who has inherited a taste for monumental projects from his ancestors. In paintings, photographs and films, Basim Magdy uses visual fragments of the world and reshapes them like a scientist carrying out experiments to transform existing reality. He then attains new materials with which he raises existential questions and tells more personal stories.

New Acid is the title of the new film written and directed by Basim Magdy. It was produced by La Kunsthalle Mulhouse and its premiere will take place during the exhibition. A selection of photographs, paintings, videos and installations are shown to the public for the first time. The works are displayed in locations painted according to the artist’s instructions. The exhibition is an artwork in itself, welcoming visitors and inviting them to make it their own.


[De]

La Kunsthalle Mulhouse Basim Magdys Einzelausstellung Ein Pfau und ein Nilpferd geraten in eine existentielle Debatte.

Basim Magdy interessiert sich für die Wissenschaften, das Unerklärliche, das Beeindruckende, und bekennt sich zu einer Vorliebe für die Schönheit der Wörter, die Musikalität eines Klanges oder die Harmonie einer Farbenpalette. Als Künstler ägyptischer Herkunft hat er von seinen Vorfahren die Freude an Großprojekten geerbt. Sei es bei Gemälden, bei Fotografien oder bei gefilmten Bildern – immer komponiert Basim Magdy mit Mustern und Proben aus der Welt, die er beobachtet. Er nimmt Bilder heraus, gestaltet sie, leitet sie um, genauso wie ein Wissenschaftler, der ausgehend von realen Bedingungen Experimente vornimmt, um zu einer zweiten Ebene zu gelangen. Er schafft somit eine neue Materie, mit der er das Existentielle hinterfragt oder eine persönlichere Geschichte erzählt.

New Acid ist der Titel des neuen Filmes, den Basim Magdy geschrieben und realisiert hat. Er wird von La Kunsthalle produziert und zum ersten Mal in der Ausstellung gezeigt. Im Einklang zu diesem Film wird eine Auswahl an Gemälden, Videos, Installationen und bislang ungezeigten Fotografien in einem nach ganz genauen Anweisungen des Künstlers gestrichenen Raum präsentiert. Die Ausstellung wird wie ein Gesamtkunstwerk funktionieren, in welchem der Besucher empfangen und dazu eingeladen wird, seinen eigenen Platz zu finden.


Vernissage : mercredi 5 juin 2019 à 18h30
Pendant Art Basel : réception à La Kunsthalle, vendredi 14 juin de 19h à 22h
(Navette gratuite au départ d’Art Basel à 18h15 angle Isteinerstrasse / Bleicherstrasse – Retour à Bâle à 21h15)

L’exposition bénéficie du soutien de Pro Helvetia et du Département Culturel de la Ville de Bâle / The exhibition is supported by Pro Helvetia and the Division of Cultural Affairs of Basel-Stadt / Die Ausstellung wurde durch der Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia und die Abteilung Kultur Basel-Stadt unterstützt

 

 

Les Artisans du son, Mulhouse, Barrisol®Normalu, Kembs et Prevel, Rixheim sont mécènes de l’exposition.

      

Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle.

Stefan Bertalan, 'Sunflower', 1981 - Courtesy of Ovidiu Șandor Collection - Credit photo: YAP Studio (www.yap-studio.com)

Dans le cadre de l’exposition La Brique, The Brick, Cărămida, La Kunsthalle propose Marges et co-temporanéité. Situations d’avant-garde de l’art en Roumanie, une conférence de Bogdan Ghiu, auteur et traducteur.

La situation géopolitique des différentes zones de la Roumanie, pays « frontalier » (une des plus complexes et intéressantes étant la région de Timisoara), inclue les citoyens et les artistes roumains dans plusieurs histoires à la fois, en interdisant, dans la modernité locale, l’Histoire unique, le principal paradoxe dont notamment l’art a joué dans ce pays étant celui de la marge, qui pourrait mener à une re-interprétation globale du contemporain comme co-temporanéité (ou « collage ») d’identités, situation de plus en plus caractéristique du monde mondialisé.

Bogdan Ghui intellectuel, poète, essayiste et traducteur roumain, auteur de livres sur la littérature, l’art contemporain (Moi l’Artiste. La vie après la survie ; La ligne de production : en travaillant avec l’art ; Performing History), les médias (L’œil de verre ; Télépitécapitalisme), l’architecture (L’in-construction), la traduction (Tout doit être traduit. Le nouveau paradigme. Un manifeste) et la politique (La Contre-Crise ; Dadasein). Son Œuvre poétique vient d’être réunie. Ancien élève de Jacques Derrida, qu’il traduit, parmi d’autres, abondamment, à côté de M. Foucault, G. Deleuze, P. Bourdieu, G. Bataille, J. Rancière, B. Latour, D. Anzieu, Ch. Baudelaire, A. Artaud, A. Breton, P. Leiris, M. Duras, B. Sansal, etc. (plus de 70 livres), il collabore constamment avec des artistes et intervient régulièrement dans l’espace publique. Il a dirigé deux ateliers pluriannuels de traduction organisés par le Centre National du Livre (Paris).

Entrée libre et gratuite

D.R.

Dans le cadre du Week-end de l’Art Contemporain Grand Est, le public est invité à lire de façon participative la totalité du roman aux côtés de l’auteure.

Catalogue d’une exposivie est à la fois le roman d’un jeune artiste (à Mulhouse!), depuis les pulsions créatrices et les rêves de réussite d’adolescent, les difficultés et les déceptions de l’école d’art, les ruptures familiales et sentimentales…et le catalogue de l’exposition rétrospective de sa maturité. Ainsi la narration, erratique, se développe-t-elle par à-coups, avec questions sur la création, réflexions, lyriques ou sarcastiques, sur l’art et les artistes, …et lieux mulhousiens…

Hélène Bourdel, née et grandie en Languedoc, est établie à Mulhouse. Après avoir enseigné les Lettres, fait beaucoup de journalisme associatif et animé des ateliers d’écriture, elle se consacre entièrement à l’écriture et au chant traditionnel. Elle développe en particulier les petites formes : billets, poèmes en prose, et surtout nouvelles, dont elle a publié plusieurs recueils. Dans le roman Catalogue d’une exposivie, elle réunit son goût pour la petite forme, sa recherche de formes narratives originales, son attrait pour les arts plastiques, et sa réflexion globale sur la création artistique.

Entrée libre

© 2008 Coproduction office / Société parisienne de production

Dans le cadre de l’exposition La Brique, The Brick, Cărămida, La Kunsthalle propose la projection du film 12h08 à l’Est de Bucarest de Corneliu Porumboiu.

Une petite ville de province roumaine s’apprête à fêter Noël seize ans après la Révolution. C’est la période que Virgile Jederescu, patron de la télévision locale, choisit pour confronter ses concitoyens à leur propre histoire.
Aidé de ses deux amis, Piscoci, vieux retraité solitaire, et Manescu, professeur d’histoire criblé de dettes, il organise un débat télévisé qui a pour ambition de répondre à la question qui le préoccupe depuis longtemps : leur ville a-t-elle réellement participé à la révolution ?
Le film a fait partie de la sélection officielle de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2006 et a été récompensé par la Caméra d’or.

Film de Corneliu Porumboiu (A fost sau n-a fost ?), Roumanie, 2006
85 mn, VO, sous-titré
Avec Mircea Andreescu, Teodor Corban, Ion Sapdaru

Hors les murs à motoco, site DMC – 13 rue de Pfastatt à Mulhouse
Entrée libre et gratuite

 

Stefan Bertalan, "Sunflower / Tournesol", 1981 © photo : YAP Studio (www.yap-studio.com)

[English and German below]

Dans le cadre de la Saison France-Roumanie 2019, La Kunsthalle propose La Brique, The Brick, Cărămida, une exposition d’œuvres contemporaines roumaines.

Cette exposition fait suite au souhait du collectionneur et mécène de Timisoara Ovidiu Șandor de partager ses choix et sa passion pour l’art dans cette ville française jumelée avec la sienne, Mulhouse.
L’occasion est offerte ainsi d’entrouvrir les portes d’un monde intime, d’avoir un aperçu sur un pan du récit moderne et contemporain roumain et de mieux comprendre l’histoire complexe de ce pays. Cette exposition présente une scène artistique engagée et créative depuis l’aube du 20ème siècle à nos jours.
Le titre de l’exposition est emprunté à une œuvre emblématique d’Ana Lupaș, effigie iconique des avant-gardes de l’après-guerre et incontestablement une découverte majeure des plus grands musées du monde. Elle pose, ainsi, une brique à un édifice qui se veut l’acte fondateur d’une entreprise culturelle ambitieuse.

Seront à redécouvrir à La Kunsthalle Mulhouse, les figures de proue d’un panthéon universel telles Constantin Brâncuși, Andrei Cădere, Ana Lupaș ou encore Geta Brătescu… mais aussi des personnalités marquantes du monde contemporain comme Adrian Ghenie, Victor Man, Ciprian Mureșan, Mircea Cantor, Ioana Nemeș ou Andra Ursuța. La nouvelle génération, qui commence à se faire connaître hors des frontières nationales, s’avère remarquable.
L’exposition est également l’occasion d’inviter deux artistes roumains, Pusha Petrov et Alex Mirutziu, à produire et présenter de nouvelles œuvres. Leurs deux projets, conçus pour l’occasion, rejoindront l’ensemble constitué de la collection et renforceront la présence d’une jeune scène roumaine.

LES ARTISTES / ARTISTS / KÜNSTLERINNEN
Ion Bârlădeanu, Ioana Bătrânu, Marius Bercea, Horia Bernea, Ștefan Bertalan, Ion Bitzan, Constantin Brâncuși, Brassaï, Geta Brătescu, Victor Brauner, Michele Bressan, Andrei Cădere, Mircea Cantor, Roman Cotoșman, Constantin Flondor, Adrian Ghenie, Ion Grigorescu,  Marcel Iancu, Pavel Ilie, Mi Kafchin, Ana Lupaș, Victor Man, Dan Mihălțianu, Alex Mirutziu, Florin Mitroi, Ciprian Mureșan, Gellu Naum, Paul Neagu, Ioana Nemeș, Miklós Onucsan, Andrei Pandele, Dan Perjovschi, Pusha Petrov, Lea Rasovszky, Diet Sayler, Șerban Savu, Decebal Scriba, Arthur Segal, Sigma, Liviu Stoicoviciu, Mircea Suciu, Doru Tulcan, Andra Ursuța


[Engl]
As part of the France – Romania Season 2019, La Kunsthalle presents La Brique, The Brick, Cărămida, a modern and contemporary art exhibition. The initiative of such an exhibition comes from the collector and benefactor from Timișoara, Ovidiu Șandor, and his desire to share his choices and passion for art in this French city twinned with his, Mulhouse. The opportunity is thus to open the doors on an intimate world, have an insight into the modern and contemporary Romanian narrative and a better understanding of the complex history of this country. This exhibition presents a committed and creative artistic scene from the early 20th century to this day.
The title of the exhibition is borrowed from an emblematic work by Ana Lupaș, an iconic figure of the avant-garde and undoubtedly a major discovery of the greatest museums in the world. It puts one brick after another in a building that is the founding act of a wonderful cultural enterprise.
From Constantin Brâncuși, Andrei Cădere, Ana Lupaș Geta Brătescu and Ion Grigorescu, leading figures in a national pantheon, to Adrian Ghenie, Victor Man, Ciprian Mureșan or Dan Perjovschi and taking into account a whole new generation that will not be long to be discovered outside national borders, the collection shows a high ambition and a strong commitment.This is also an opportunity to invite two Romanian artists, Pusha Petrov and Alex Mirutziu, to produce and present new works. Both of their projects, produced for the occasion, will join the collection and will strengthen the presence of the young Romanian scene.


[DE]
Im Rahmen der Saison France-Roumanie 2019 zeigt La Kunsthalle La Brique (Der Grundstein), The Brick, Cărămida, eine Ausstellung zeitgenössischer rumänischer Kunstwerke.
Mit dieser Ausstellung erfüllt sich der Wunsch des Sammlers und Mäzens Ovidiu Șandor aus Timisoara, das eine Städtepartnerschaft mit Mulhouse verbindet. Ovidiu Sandor möchte seine Liebe und Leidenschaft zur Kunst mit den Menschen der Partnerstadt teilen.
In Mulhouse haben Besucher nun die Gelegenheit, eine vertrauliche Welt kennenzulernen, Einblicke in das moderne und zeitgenössische Rumänien zu erhalten und die komplexe Geschichte dieses Landes besser zu verstehen. Die Ausstellung zeigt eine engagierte und kreative Kunstszene von der Mitte des 20. Jahrhunderts bis heute.
Der Ausstellungstitel ist einem emblematischen Werk Ana Lupaș’ entliehen, einer ikonischen Figur der Avantgarde der Nachkriegszeit und zweifellos eine wesentliche Entdeckung der größten Museen der Welt. Sie legt somit den Grundstein für ein Bauwerk, quasi als Gründungsakt für ein ambitioniertes, kulturelles Unterfangen.
In La Kunsthalle gilt es, die Leitfiguren eines universalen Pantheons wie Constantin Brâncuși, Andrei Cădere, Ana Lupaș oder Geta Brătescu wiederzuentdecken – aber auch bedeutende zeitgenössische Künstler wie Adrian Ghenie, Victor Man, Ciprian Mureșan Mircea Cantor, Ioana Nemeș oder Andra Ursuța. Die neue Generation, die allmählich auch außerhalb der nationalen Grenzen Bekanntheit erlangt, ist vielversprechend.
Die Ausstellung ist ebenfalls Anlass, die Künstler Pusha Petrov und Alex Mirutziu einzuladen, neue Werke zu schaffen und zu zeigen. Ihre beiden Projekte ergänzen die Gesamtheit der zusammengetragenen Sammlung und verleihen der jungen, rumänischen Kunstszene starke Präsenz.

Curator : Ami Barak
Curateur indépendant basé à Paris, Ami Barak a initié multiples projets et expositions en France et à l’étranger. On compte parmi les plus récents : Role-playing – Rewriting Mythologies – Daegu Photo Biennale, Corée du Sud (2018) ; Life- A User’s manual, La vie mode d’emploi – Art Encounters Timisoara Biennale of Contemporary Art (2017) ; What does the image stand for? De quoi l’image est-elle le nom ? – Momenta Biennale of contemporary image Montréal (2017) ; Julião Sarmento The Real thing – Fondation Gulbenkian Paris, Peter Kogler Next ING Art Center Bruxelles (2016-2017) ; Le Salon de Montrouge 61e, 62e & 63e éditions – Montrouge (de 2016 à 2018)

 

La Fondation Art Encounters Timișoara est partenaire de l’exposition

Prevel Signalisation est mécène de l’exposition 

Aurore Daunis - photo : Elfie Pahr

Les Musées Mulhouse Sud Alsace accueillent Aurore Daunis en résidence-mission, dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle, centre d’art contemporain de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace qui invitent l’artiste à s’interroger sur les idées reçues des publics à propos des institutions culturelles.

Engagée dans la résidence de recherche Cliché, je m’intéresse à la façon dont les publics perçoivent leurs musées. Je vais à leur rencontre pour leur demander ce qu’ils pensent du lieu, s’ils s’y sentent à l’aise, ce qu’ils pensent des expositions, de l’art en général. J’expérimente avec eux la carte mentale et nous avançons par association d’idées. Pour cela, je mets en place une maquette de « vestiaire », pour inciter à s’alléger des idées reçues. Le projet consiste à collecter cette matière faite de mots, d’idées et de témoignages pour en proposer un panorama appliqué sur des paravents qui seront à terme visible dans chacun des musées partenaires de la résidence. Et si on laissait les clichés au vestiaire ? Vous n’êtes pas obligé de les reprendre en partant.
Aurore Daunis

Biographie

Après une formation en design industriel à Marseille, Aurore Daunis a poursuivi des études universitaires à Strasbourg pour finalement s’y installer en tant que designer indépendante. En traversant quelques territoires, elle a pu se nourrir et s’inspirer de savoir-faire locaux (la coutellerie à Thiers, la verrerie et la cristallerie en Alsace, le football à Saint-Étienne, le recyclage en Autriche, le bassin minier dans les Hauts-de-France, etc.) Arrivée à Mulhouse en décembre 2017, son activité se concentre toujours sur les appels à projets, à résidences et commandes. Elle consacre par ailleurs une petite partie de son temps à la création d’accessoires à partir de plastiques récupérés.

Qu’il soit question de carton, de bois, de verre ou de terre, que l’on s’adresse à un public jeune ou initié, à une salle de classe ou à un séminaire d’entrepreneurs, le design est avant tout une question d’attitude. Je travaille ainsi sur des projets en solo ou avec des groupes, et ma démarche s’inscrit habituellement dans un schéma méthodique d’analyse / recherche / développement, avec une préférence pour les études sur le terrain : visites de chantiers, d’ateliers, d’établissements, etc. Ainsi chaque projet se présente comme un nouveau défi à la matière, au temps et à l’espace dans mon univers de designer. AD

Le vernissage de l’exposition La Brique, The Brick, Cărămida s’est poursuivie avec une performance culinaire de Samuel Herzog.

Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec de jeunes mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.
Les Tischbilder, projet entamé en 2016, se présentent comme d’immenses tableaux mangeables, constitués de légumes frais et de saison, arrangés de façon ornementale ou narrative sur de longues tables noires. À chaque vernissage, les jeunes, accompagnés de l’artiste, ont dressé, dans un jeu de noria, les mets que le public était invité à déguster !

Chacune de ces collaborations* a également permis aux publics d’ÉPICES impliqués dans le projet de découvrir l’exposition et de s’approprier les œuvres.

* à retrouver en images : Juin 2019Septembre 2019

samuelherzog.net

En partenariat avec l’association Epices.

© Phigmento

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille de mars à juin 2019 Daniel Villela pour une résidence de recherche textile.

J’aime raisonner mon travail comme un dialogue visuel entre la photographie et langage abstrait. Le réseau urbain en tant que créateur de systèmes modulaires. La poursuite du textile et l’expérimentation comme moyen d’expression.
Daniel Villela

Il aime décrire son travail comme un jeu visuel entre la photographie et le langage abstrait. L’environnement urbain est pour lui un générateur de systèmes modulaires et de motifs géométriques (metaschemas).
Villela réalise ses recherches par l’expérimentation de textiles, la teinture avec des colorants naturels et la sérigraphie comme ressource d’expression visuelle.

Il est fondateur et créatif de Phigmento, un projet de conception qui promeut la culture, le développement durable et la sauvegarde des traditions des villages d’artisans. Son travail l’a amené à exposer à la fois dans les galeries et dans les foires de design, comme la Galerie Quetzalli dans la ville d’Oaxaca, le Museo amparo de Puebla ou le Musée d’art contemporain de l’Université de Mexico.
En 2017, il fait une collaboration avec la New York Fashion Week. Il a été publié dans plusieurs magazines tels que: l’officiel, Vogue, Robb rapport entre autres.
Découvrez ses travaux : www.behance.net/DVillela

En partenariat avec la Fondation Christoph Merian.

COLLECTIONNEURS ET COLLECTIONS D’ART

Collectionneurs compulsifs, calculateurs, passionnés,  il y a autant de collectionneurs que de collections. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles relations établissent-ils avec les artistes ? Influencent-ils le devenir d’une œuvre ?
Dans le jeu de l’art contemporain, la figure du collectionneur est à la fois familière et méconnue. Inscrit dans une tradition, possiblement confondu avec le commanditaire, le collectionneur a toujours su faire évoluer son regard et ses choix en fonction des époques qu’il traversait. Il a accompagné d’importantes évolutions formelles jusqu’à, pour certains,  prendre des positions courageuses aux côtés des artistes. Par leurs rôles et leurs choix, non seulement les collectionneurs soutiennent la création mais développent aussi des ensembles qui fixent une époque et lèguent une histoire.
À travers des témoignages et des analyses historiques, ce cycle tentera de démystifier le personnage du collectionneur et de lui reconnaitre une place primordiale parmi les acteurs de l’art.

Jeudi 28 février – Collectionner en Alsace de François Pétry
Jeudi 28 mars – Documentation et reportages photographiques chez les collectionneurs. de Rémi Parcollet
Jeudi 25 avril – The Sarajevo Storage de Pierre Courtin

Cours Publics est un cycle de cours proposé conjointement par La Kunsthalle, le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace et la Haute école des arts du Rhin. Les cours, assurés par des personnalités universitaires ou du monde de l’art sont ouverts à tous sur inscription. Autour d’une thématique, trois intervenants présentent un courant artistique, un pan de l’histoire de l’art qui permettent de recontextualiser la création contemporaine.

Lucie Kerzerho, 'Yuka' (détail), 2018
Photographie argentique

Oasis est une exposition d’étudiant.e.s et diplômé.e.s de l’option Art de la HEAR, Le Plateau.

Dans ce désert de l’espace d’exposition, les étudiants se retrouvent autour d’une source : quatre œuvres du FRAC Alsace, première étape d’un processus de fertilisation. Ces œuvres préalablement choisies ainsi que les œuvres produites par les exposants se réfléchissent et se répondent en un jeu de miroirs et de vases communicants.

La Kunsthalle, ainsi irriguée, puis cultivée et soignée devient espace de croisements et de passages, point de repère ou source providentielle. Les pièces des exposants viennent proliférer, s’agencer et s’agglomérer.

Cet ensemble d’éléments constituent l’oasis, abondante et généreuse. Parfois touffue et débordante, parfois aérée et structurée, cette oasis ne doit son existence qu’à celle des étendues désertiques avec lesquelles elle fait corps. Le visiteur entre, traverse des parcelles de désert, navigue parmi des îlots visuels et sonores. Il progresse du vide au plein et du plein au vide, s’appropriant et renouvelant l’oasis.

Etudiant.e.s
Lena Beckerich, Fred Bello, Elsa Broustet, Linda Caracciolo Borra, Léna Guicquero, Jacques Herrmann, Hyesung Jung, Lucie Kerzerho, Ellia Kevorkian, Hyosook Kim, Léa Kreitmann, Katarina Lanier, Alix Lebaudy, Juliette Liou, Vincent Lo Brutto, Emmanuel Michaud, Yolanda Mtombeni, Mihail Ninov, Philippe Slâpcât, Mireille Reiners, Yvan Rochette, Nina Savey-Guillerault, Ugo Sebastiao, Agathe Siffert, Justine Siret, Marion Stoll, San Zagari

Diplômé.e.s
Emma Haëck, Raphaël-Bachir Osman, Nastassja Ramassamy

Artistes de la collection Frac Alsace
Joan Fontcuberta, Geert Goiris, Nicky Rieti et Yvan Salomone

Commissaires
Neckar Doll, Léa Kreitmann, Badia Larouci, Emmanuel Michaud, Mihail Ninov, Yvan Rochette

Coordination
Edouard Boyer, Ivan Fayard, Anne Immelé

En partenariat avec la Haute école des arts du Rhin – HEAR et le FRAC Alsace.

Samuel Herzog, "Tischbild pour Deborah Keller et Yves Netzhammer", 2018 © photo : Samuel Herzog

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Samuel Herzog pour son projet Tischbilder sous la forme d’une résidence culinaire de neuf mois.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec de jeunes mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.

Les Tischbilder, projet entamé en 2016, se présentent comme d’immenses tableaux mangeables, constitués de légumes frais et de saison, arrangés de façon ornementale ou narrative sur de longues tables noires. À chaque vernissage, les jeunes, accompagnés de l’artiste, dresseront, dans un jeu de noria, les mets que le public sera invité à déguster !

Samuel Herzog a étudié l‘histoire de l‘art aux universités de Bâle et de Berne. Il travaille depuis 1995 comme journaliste pour divers médias et s‘engage de 2002 à 2017 comme éditeur pour les arts visuels auprès de la Neue Zürcher Zeitung. Depuis 2017, il écrit surtout des récits de voyage et de cuisine. En 2001, il invente l‘île de Lemusa qu‘il n‘a pas arrêté de développer depuis. Avec HOIO, une compagnie également créée en 2001, il importe des épices de toutes les régions de l‘île de Lemusa.

samuelherzog.net
www.hoio.org

Retrouvez les images des différentes performances :
13 février 2019
5 juin 2019
11 septembre 2019

L’édition

Tanja Boukal, 'Rewind:Industry', 2018

La Kunsthalle et les archives de Mulhouse accueillent Tanja Boukal, artiste autrichienne, pour trois mois non consécutifs en 2018, dédiés à une résidence de recherche et de production.

Le point de départ pour Tanja Boukal sont les archives de DMC et plus particulièrement le fonds documentaire de Thérèse Dillmont (1846-1890), brodeuse, écrivaine aristocrate autrichienne et designer pour le compte de l’entreprise.
A partir de l’Encyclopédie de l’aiguille (T. Dillmont, 1884), elle souhaite reproduire des échantillons, réaliser un travail photographique du site et collecter d’anciens clichés afin de mettre en scène les traditions, connaissances et compétences disparues des travailleurs. Cet oubli met en péril tout un savoir-faire.

La résidence se poursuit en 2019 et 2020 sous la forme de workshops publics  avec les projets Broder la Machine et Broder la Machine II

En 2020, à l’occasion de l’exposition Le monument, le labeur et l’hippocampe« , deux vidéos ont été réalisées autour des recherches de l’artiste à Mulhouse : Films avec Tanja Boukal.

Tanja Boukal s’intéresse aux gens et à la façon dont ils interagissent avec leur environnement et la société. À travers son travail, elle observe ce qu’ils sont capables de faire lorsqu’ils se trouvent dans des situations inhabituelles. Elle s’intéresse à leurs solutions, leurs stratégies, leur volonté d’atteindre leurs objectifs et leur joie de vivre. Par le biais de techniques artisanales – en partie traditionnelles – elle crée la rencontre avec les personnes et/ou les situations.
L’artisanat – connu depuis des milliers d’années comme l’art des hommes et des femmes ordinaires, représente pour elle la créativité humaine et la joie de vivre. Leur aspiration est de rester dans la mémoire, de créer quelque chose de significatif. Ces techniques l’aident à souligner l’importance des personnes représentées.
Pendant plusieurs mois de résidence à Mulhouse, Tanja Boukal s’est intéressée au fonds documentaire de DMC et au travail de Thérèse de Dillmont (1846-1890), brodeuse, aristocrate
autrichienne formée aux travaux d’aiguilles à l’Académie de broderie de Vienne, auteure de l’Encyclopédie des ouvrages de dames et designer pour DMC.

Projet à Mulhouse à découvrir ici : www.boukal.at

 

 

Aline Veillat, performance 'Teezeit im Schlaraffenland' (l’heure du thé au pays de cocagne), 2016
@ Aline Veillat

Résidence universitaire : 2017-2019  – La culture et  la mémoire du risque d’inondation en Alsace

La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace (SUAC) organisent chaque année une résidence d’artiste.
Cette résidence a pour objet de croiser les champs de l’art et de la recherche par le biais d’un projet artistique, associant des enseignants /chercheurs et des étudiants d’une unité de formation ainsi qu’un laboratoire de recherche.
L’un des objectifs est le partage de compétences et d’intérêts différents.
Depuis septembre 2017, le Centre de Recherche sur les Economies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (CRESAT) de l’UHA accueille Aline Veillat, artiste.
Aline Veillat a été sélectionnée par les trois partenaires pour participer aux travaux de recherche du CRESAT sur la culture et la mémoire du risque d’inondation en Alsace.

La résidence comprend 2 temps :
Septembre 2017 – août 2018 : recherche et documentation
Septembre 2018 – juin 2019 : création d’actions/ formes / supports pour relayer la culture du risque

Du 22 novembre 2019 au 05 janvier 2020, les travaux d’Aline Veillat sont présentés à La Kunsthalle dans l’exposition Se suspendre aux lendemains – Régionale 20

Aline Veillat, artiste chercheur indépendante

Titre de travail : Main dans la main, les pieds dans l’eau

« Pour ce projet, autour de la culture du risque inondation, j’aborde la question en considérant les cours d’eau du territoire et le massif des Vosges comme des non-humains, des agents « naturels » avec qui il faut composer et « entrer en relation ». Ces acteurs ont des capacités de transformation évolutives et régulatrices de l’écosystème, centrales pour la bio diversité. Ce sont des transformateurs de paysages, tout comme l’humain, mais aussi avec l’humain. Car le risque d’inondation est certes toujours lié à des facteurs « naturels », mais aussi à des facteurs venant de la forte anthropisation du territoire. C’est une conjonction de facteur où, comme le dirait Ludovic Coupaye (2013), « se combinent diverses actions, réalisées par une multiplicité d’agents – la participation des agents humains se coordonne avec celle des agents non-humains. »
Par cette approche, je propose de questionner nos capacités à aimer et à comprendre l’essence même d’un cours d’eau afin de cultiver notre capacité à « travailler » et à « vivre » main dans la main avec ce non-humain. »

Méthode:
« Ma démarche artistique s’amorce toujours par une recherche interdisciplinaire. Mon approche est holistique, avec une méthodologie que l’on pourrait qualifier de « bottom up », sans hiérarchie des savoirs. Par une lecture oblique et des rapprochements inattendus de savoirs, je modèle des « catalyseurs d’imaginaire » qui serviront à ma propre pratique, mais aussi à favoriser des échanges entre disciplines.
De manière générale dans mon travail, j’aime interroger le naturel versus l’artificiel, les relations contingentes humain/non-humain, et la place et les qualités de ce non-humain. De plus, les questions de paysage et de territoire (au sens de l’art) sous-tendent la plupart de mes projets. »

Aline Veillat est née à l’Ile de la Réunion et a grandi au Maroc. Depuis quelques années elle vit et travaille comme artiste chercheur indépendante à Bâle en Suisse. Elle participe actuellement à différents projets de recherche particuliers : Transrisk sur la culture des risques inondation avec l’Université de Haute Alsace et la Kunsthalle Mulhouse ; Eco-Data sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine avec l’institut des pratiques esthétiques de la FHNW et le laboratoire WSL de l’ETHZ ; et sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA en collaboration avec l’IMBE de l’Université d’Aix-Marseille. Elle est titulaire d’un Doctorat en Esthétique, sciences et technologies des arts de l’Université Paris 8 et d’un post diplôme en art et média numériques de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne. Son travail artistique a été exposé internationalement, notamment en de nombreux pays d’Europe, en Chine, aux USA et à Puerto-Rico.
www.alineveillat.com

Dans le cadre des différents programmes de résidences auxquels participe La Kunsthalle, les artistes du territoire alsacien / région Grand Est ont l’occasion de bénéficier de bourses de recherche, de voyage, ou de séjourner ailleurs en France ou à l’étranger…

Atelier Mondial
Yvan Yaher, Cambodge, 2022 – www
Sofia Durrieu, Japon, 2021 – www
Souad El Maysour, Sénégal, 2020 – www
Brice Ammar-Khodja, Arménie, 2019 – www
Mathieu Boisadan, Russie, 2018 – www
Capucine Matti, Paris, 2017 – www
Clémence Choquet & Mickaël Gamio, Japon, 2017 – www
Fantine Andrès, Argentine 2017 – www
Marianne Mispelaëre, Allemagne, 2016 – www
Marianne Maric, Allemagne, 2015 – www
Jacques Lopez, Canada, 2015 – www
Josephine Kaepplin, USA, 2015 – www
Livia Johann, Canada, 2015 – www
Gwen Van Den Eijnde, Japon, 2014 – www
Capucine Vanderbrouck, Canada, 2014 – www
Mathilde Sauzet, 2014 – www
Claire Hannicq, Canada, 2014 – www

A/Z Aller & Zurück (Berlin)
Emilie Picard, 2023 – www
Thomas Schmahl, 2022 – www
Ouassila Arras, 2021 – www
Axel Gouala, 2019-2020
Camille Fischer, 2019
Estelle Chrétien, 2018
Julie Luzoir, 2018
Capucine Vandebrouck, 2017
Aurélie de Heinzelin, 2017 – www

Résidence AIR Nord Est
The Fine Art Collection, 2016 – www
Claire Andrzejczak, 2015 – www
Josephine Kaeppelin, 2014 – www
Judith Dobler, 2013
Marta Caradec, 2012 – www
Mathieu Husson, 2011 – www
Loïc Beck, 2010

Autres résidences
Marie-Paule Bilger, Roumanie, 2019 – www
Jacques Lopez, Maroc, 2019 – www