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Pendant un mois, trois expositions se succèdent dans une Kunsthalle Mulhouse Ephémère installée au Marché de Noël de Mulhouse (rue des Cordiers).
Dans un petit espace construit pour quelques œuvres, le public est invité à prendre le temps d’une respiration, à se détacher du monde matériel, lourd d’inquiétudes. Trois propositions se succèderont et permettront d’investir des imaginaires qui ont l’immense qualité de nous emmener ailleurs et peut-être même de nous faire du bien.

L’exposition Ferme les yeux et respire – Regionale 23 présente une sélection de portraits de la série Dream Collector de Johanna Mangold créés à partir de la technique du touffetage, utilisée pour confectionner des tapis et des moquettes.
Pendant tout l’hiver 2021, Johanna Mangold a recueilli plus d’une centaine de rêves des habitants de la région dans laquelle elle séjournait. De ces récits, qu’elle a croisés et recomposés, elle a tiré des personnages clés, un peu archétypaux souvent caricaturaux voire grotesques. À eux tous, ils forment une mythologie collective à laquelle l’artiste a donné des traits que le touffetage a volontairement grossis.
Dans un second temps, dans la vidéo qui accompagne les portraits de textile, Johanna Mangold a restitué aux personnages une part des rêves dont ils étaient issus. A ces paroles, souvent combinées et issues de plusieurs récits, elle a rajouté ses propres poèmes, affirmant la dimension non exhaustive de sa démarche. A travers ses représentations, l’artiste a dressé un portrait collectif qui a une force décuplée, celle de tous les rêves retenus et réunis.
[Touffetage, laine et fil sur tissu, 45 x 35 cm]

Vernissage le jeudi 24 novembre à 19h30.

Johanna Mangold, est née en 1984 à Kempten, elle vit et travaille en Allemagne.
Artiste pluridisciplinaire, elle crée des liens entre différentes formes de médiums et de médias. Elle entremêle le dessin, la peinture, les tissus et objets aux mots et sons comme à la vidéo et la réalité virtuelle. Johanna Mangold accorde une importance particulière aux phénomènes de l’expérience onirique et du mécanisme de la mémoire. Elle s’intéresse aux processus de perception qui découlent de notre imagination à l’interface de la réalité tangible, de l’inconscient et de la fiction. Comme nos rêves, nos cauchemars, ainsi que le monde sensible qui nous entoure, les œuvres issues de Johanna Mangold peuvent revêtir différents aspects ludiques, sombres, humoristiques, voire grotesques.


[De]

Die Ausstellung Ferme les yeux et respire („Schließe die Augen und atme“) präsentiert eine Auswahl von Porträts aus der Serie „Dream Collector“. Diese wurden mithilfe der Tufting-Technik geschaffen, die zur Herstellung von Teppichen und Teppichböden verwendet wird.
Während des ganzen Winters 2021 sammelte Johanna Mangold über hundert Träume der Bewohner in der Region, in der sie sich aufhielt. Aus diesen Erzählungen, die sie vermischt und neu zusammengesetzt hat, kreierte sie etwas archetypische bzw. oft karikaturale, ja sogar groteske Schlüsselfiguren. Zusammen bilden sie eine kollektive Mythologie, deren von der Künstlerin verliehenen Charakterzüge durch das Tufting absichtlich noch übertrieben werden.
In dem die Textilporträts begleitenden Video hat Johanna Mangold dann den Figuren einen Teil der Träume zurückgegeben, denen sie entsprungen waren. Diesen Worten, die oft kombiniert wurden und mehreren Erzählungen entstammen, fügte sie ihre eigenen Gedichte hinzu und bekräftigte damit die nicht-erschöpfende Dimension ihres Vorgehens. Durch ihre Darstellungen hat die Künstlerin ein kollektives Porträt gezeichnet, das eine zehnfache Kraft besitzt – nämlich die aller festgehaltenen und vereinten Träume.

Johanna Mangold, geboren 1984 in Kempten, lebt und arbeitet in Deutschland.
Als multidisziplinäre Künstlerin schafft sie Verbindungen zwischen verschiedenen Formen von Medien und Techniken. Sie verwebt das Zeichnen und das Malen, Textilien und Objekte mit Worten und Klängen ebenso wie mit Video und virtueller Realität. Johanna Mangold legt besonderen Wert auf Phänomene der Traumerfahrung und Mechanismen des Gedächtnisses. Sie interessiert sich für die Wahrnehmungsprozesse, die sich aus unserer Vorstellungskraft an der Schnittstelle von greifbarer Realität, Unterbewusstsein und Fiktion ergeben. Wie unsere Träume, Albträume und die uns umgebende sensible Welt können auch die Werke von Johanna Mangold diverse Aspekte annehmen – spielerische, düstere, witzige und sogar groteske.

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Ferme les yeux et respire.

Pendant un mois, trois expositions se succèdent dans une Kunsthalle Mulhouse Ephémère installée au Marché de Noël de Mulhouse.
Dans un petit espace construit pour quelques œuvres, le public est invité à prendre le temps d’une respiration, à se détacher du monde matériel, lourd d’inquiétudes. Trois propositions se succèderont et permettront d’investir des imaginaires qui ont l’immense qualité de nous emmener ailleurs et peut-être même de nous faire du bien.

Johanna Mangold explore les rêves, ceux de quelques habitants de la Forêt-Noire qu’elle a rencontré lors d’une résidence pendant l’hiver 2021. Du 25 novembre au 4 décembre.

Le collectif somebody*ies (Anna Byskov, Stella Meris, Nika Timashkova et Apo Yaşa) nous entraîne vers un monde où les spiritualités se rencontrent et s’inspirent. Du 6 au 15 décembre.

Mathilde Rohr prend soin de la terre et de nos corps, elle les lie et les réconcilie dans des gestes d’attention réciproque. Du 17 au 27 décembre.

Ferme les yeux et respire est présentée au marché de Noël de Mulhouse du 25 novembre au 27 décembre 2022.

L’exposition annuelle de groupe s’inscrit dans le cadre de la Régionale, une coopération transfrontalière de 18 institutions en Allemagne, en France et en Suisse, avec un focus sur la production artistique contemporaine locale dans la région tri-rhénane.


[De]

Augen schließen und durchatmen.

Innerhalb eines Monats finden in einem temporär genutzten Chalet auf dem Weihnachtsmarkt – La Kunsthalle Mulhouse ephemere – drei aufeinanderfolgende Ausstellungen statt. Der kleine, nur wenige Werke umfassende Raum, soll das Publikum dazu Anregen innezuhalten und durchzuatmen, sich von der materiellen Welt und ihren Sorgen zu losen. Gezeigt werden drei verschiedene Ansätze, die eine Atmosphäre schaffen, die uns dabei hilft, loszulassen, und uns mitnimmt auf eine Reise, die sich vielleicht sogar positiv auf unser Wohlbefinden auswirkt.

Johanna Mangold konfrontiert uns mit der Traumwelt von Menschen, die ihr während einer Residenz im Winter 2021 im Schwarzwald begegnet sind. 25. November – 4. Dezember.

Das Kollektiv Somebody*ies (Anna Byskov, Stella Meris, Nika Timashkova und Apo Yaşa) entführt uns in ein Universum, in dem sich verschiedene Formen von Spiritualität begegnen und sich gegenseitig inspirieren. 6. Dezember – 15. Dezember.

Mathilde Rohr untersucht die Verbindungen zwischen der Erde und unseren Körpern und findet Gesten der Versöhnung erfullt von gegenseitiger Aufmerksamkeit. 17. Dezember – 27. Dezember.

Eine jährliche Gruppenausstellung, entwickelt im Kontext der Regionale, einer grenzüberschreitenden Kooperation von 18 Institutionen in Deutschland, Frankreich und der Schweiz mit dem Fokus auf lokale, zeitgenössische Kunstproduktion in der Drei-Länder-Region um Basel.

Somebody*ies, "The First Super", 2021 (capture d'écran)

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Pendant un mois, trois expositions se succèdent dans une Kunsthalle Mulhouse Ephémère installée au Marché de Noël de Mulhouse (rue des Cordiers).
Dans un petit espace construit pour quelques œuvres, le public est invité à prendre le temps d’une respiration, à se détacher du monde matériel, lourd d’inquiétudes. Trois propositions se succèderont et permettront d’investir des imaginaires qui ont l’immense qualité de nous emmener ailleurs et peut-être même de nous faire du bien.

L’exposition Ferme les yeux et respire – Regionale 23 présente la vidéo The First Super du collectif somebody*ies.
En 2021, initialement pensé comme une une performance live en galerie, le collectif somebody*ies a dû transformer son projet en raison de la crise sanitaire. Ainsi est née la vidéo The First Super qui regroupe les artistes et leurs invités issus du milieu de l’art, Anahita Sadighi, galeriste, Susana AbdulMajid, comédienne, Apo Yasa, musicien et Lau Feldstain, à la photographie. Le film est composé de scénettes proposées par chacun des intervenants et reflète ainsi des parcelles de leurs vies. D’une relation centrale où sont mêlés désir et passion alors qu’un poème est susurré, les artistes opèrent un glissement en apportant et en soulevant des questionnements par rapport au soi et aux autres. D’autres scènes symbolisant la naissance, la vieillesse, la guérison, la complicité et la complexité des relations professionnelles, amicales et personnelles se dévoilent avec une douceur entraînante. La sensualité de l’œuvre est liée à la spiritualité de somebody*ies, pensé dans le partage, la création collective, l’attention et le soutien mutuel. Ce travail est le fruit d’un accomplissement pour le collectif, où il rassemble et unit dans un même espace les différents univers de ses membres.
[Performance vidéo avec Anna Byskov, Apo Yaşa, Nika Timashkova et Stella Meris – 7’07, réalisée dans le cadre de l’exposition individuelle Fake It Till We Make It à la galerie Anahita Contemporary (Berlin) + avec la participation de Anahita Sadighi, galleriste, et Susana AbdulMajid, actrice et auteure.]

Vernissage le lundi 5 décembre à 18h.

somebody*ies est un collectif franco-allemand-suisse composé de plusieurs artistes de la région qui cherche à créer une plateforme artistique durable en organisant et en participant à des événements. Au moment de sa formation, le collectif s’est interrogé sur la manière de communiquer et de présenter un collectif qui s’est construit à partir de différentes langues, parcours, frontières, cultures et expressions artistiques. En dépassant la contrainte de la langue, ses membres ont pu activer et développer une stimulation, un réveil, dans une volonté d’échanges féconds, riches et constructifs. Le collectif est composé des artistes Anna Byskov, Christina Huber, Hannah Kindler, Stella Meris et Nika Timashkova. Il collabore régulièrement avec d’autres personnalités artistiques au sein de ses différents projets. Trandisciplinaire, somebody*ies travaille différents médiums et techniques comme la performance, l’installation, l’art textile, l’objet, la peinture, la sculpture, le son ou l’image via les médias numériques.


[De]

Im Jahre 2021 musste das Kollektiv somebody*ies sein ursprünglich als Live-Performance in einer Galerie geplantes Projekt umwandeln. So entstand das Video The First Super, das die KünstlerInnen und folgende Gäste aus der Kunstszene vereint: die Galeristin Anahita Sadighi, die Schauspielerin Susana AbdulMajid, den Musiker Apo Yasa und den Fotografen Lau Feldstain. Der Film besteht aus kleinen Szenen, die von jedem Beteiligten vorgeschlagen werden, und spiegelt so Fragmente ihres Lebens wider. Von einer zentralen Beziehung aus, in welcher sich bei Flüstern eines Gedichts Verlangen und Leidenschaft vermischen, gleiten die Künstler ab und werfen dabei Fragen über sich selbst und die anderen auf. Weitere Szenen, die Geburt, Alter, Heilung, Komplizenschaft und die Komplexität von beruflichen, freundschaftlichen und persönlichen Beziehungen symbolisieren, werden mit mitreißender Sanftmut enthüllt. Die Sinnlichkeit des Werks geht mit der Spiritualität von somebody*ies einher, denn es geht hier um Teilen, gemeinsames Schaffen, Aufmerksamkeit und gegenseitige Unterstützung. Diese Arbeit resultiert aus der Vervollkommnung des Kollektiven, das die verschiedenen Welten seiner MitgliederInnen zusammenbringt und in einem Raum vereint.

somebody*ies ist ein deutsch-französisch-schweizerisches Kollektiv, das aus mehreren KünstlerInnen der Region besteht und das durch Organisation von und Teilnahme an Veranstaltungen eine dauerhafte künstlerische Plattform schaffen möchte. Als dieses Kollektiv gegründet wurde, hinterfragte es die Art und Weise der Kommunikation und der Präsentation in Anbetracht der verschiedenen Sprachen, Hintergründen, Grenzen, Kulturen und künstlerischen Ausdrucksformen, aus welchen es sich zusammensetzt. Indem sie das Sprachproblem überwanden, konnten die MitgliederInnen aktiv etwas anregen und erwecken und dabei dem Wunsch nach einem fruchtbaren, reichen und konstruktiven Austausch nachgehen. Das Kollektiv besteht aus den Künstlerinnen Anna Byskov, Christina Huber, Hannah Kindler, Stella Meris und Nika Timashkova. Im Zuge seiner Projekte arbeitet es regelmäßig mit anderen Künstlerpersönlichkeiten zusammen. somebody*ies versteht sich als trandisziplinär und arbeitet mit verschiedenen Medien und Techniken wie Performance, Installation, Textilkunst, Objekt, Malerei, Skulptur, Ton oder Bild über digitale Medien.

"Soleil immobile" (capture d’écran), 2022 © Jessica Arseneau

A l’issue de sa résidence à Mulhouse, Jessica Arseneau présente, sous forme d’exposition/ restitution, « Soleil immobile », un film tourné en Alsace, au mois de novembre 2022.
Accueillie par La Kunsthalle Mulhouse et Motoco, l’artiste a eu l’opportunité pendant cette période de quatre mois de développer des projets et des collaborations.

L’exposition de Jessica Arseneau présente une installation vidéo en deux canaux. Soleil immobile s’inspire du roman de science-fiction de J.G. Ballard « The Day of Forever » (Le Jour de toujours, 1966), dans lequel l’astre radiant serait resté stationnaire dans le ciel au moment du crépuscule pour une durée indéterminée. Cet ensoleillement devenu permanent transforme, entre autres, le sommeil des individus. Élargissant la réflexion, questionnant ce que serait un futur, la vidéo nous transporte dans un espace construit, voué à la simulation de rêves, dans un chaos rocheux et dans la contemplation d’une pierre endormie. Le film se présente comme un rêve éveillé, dépourvu de véritables actions et c’est cet interlude prolongé qui intéresse l’artiste. Les images défilent lentement sur l’écran, activant les éléments naturels et architecturaux de chaque lieu comme s’ils étaient les protagonistes dans un monde où le temps est inévitablement présent.

Le projet Soleil immobile bénéficie du soutien du Conseil des arts du Nouveau-Brunswick et a été réalisé dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK, porté par l’Institut Goethe Grand Est, le Bureau des Arts Plastique à Berlin.

Performeur.es : Kiki DeGonzag, Aurélien Finance
Assistante de projet : Laura Haby
Sculpteur : Philippe Léonard
Remerciements : Marie Paule Bilger, Jean-Jacques Delattre, Jeremy Ledda, Florent Rusch, KM0, La Ferme Aventure, Motoco, Kunsthalle Mulhouse, Goethe-Institut Strasbourg

Informations pratiques
Du vendredi 16 au dimanche 18 décembre à Motoco – 11 rue des Brodeuses à Mulhouse.
Entrée libre et gratuite.

Heures d’ouverture :
> vendredi 16 décembre : de 18h à 22h
> samedi 17 décembre : de 14h à 20h
> dimanche 18 décembre : de 11h à 18h
Vernissage, samedi 17 décembre à 13h00

Jessica Arseneau est accueillie de septembre à décembre 2022 à Mulhouse par La Kunsthalle et Motoco, dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK.
En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ – ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

Mathilde Rohr, "eMERGEncy mOTHER", 2022 (capture d'écran)

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Pendant un mois, trois expositions se succèdent dans une Kunsthalle Mulhouse Ephémère installée au Marché de Noël de Mulhouse (rue des Cordiers).
Dans un petit espace construit pour quelques œuvres, le public est invité à prendre le temps d’une respiration, à se détacher du monde matériel, lourd d’inquiétudes. Trois propositions se succèderont et permettront d’investir des imaginaires qui ont l’immense qualité de nous emmener ailleurs et peut-être même de nous faire du bien.

L’exposition Ferme les yeux et respire – Regionale 23 présente la vidéo eMERGEncy mOTHER de Mathilde Rohr.
eMERGEncy mOTHER est une vidéo-performance dans laquelle la notion de care, à entendre comme « prendre soin », est étendue à des entités végétales, minérales et, plus globalement, à la Terre. Dans un contexte de crise climatique, Mathilde Rohr nous invite à nous interroger sur la manière de comprendre, protéger et prendre soin de l’Autre, comme cet Autre prend soin de nous, humains. À travers un dorlotement mutuel, des interactions poétiques et ludiques, nous nous exposons notre vulnérabilité et notre intimité l’un à l’autre, jusqu’à fusionner ensemble dans la survie.
Cette vidéo-performance est également une investigation ensauvagée de notre Maison intérieure et extérieure, utilisant les connaissances souterraines du corps pour construire des histoires et des réflexions. Enveloppés dans une couche illusoire d’or brillant, trois corps — la femme, la terre et la plante — explorent des dialogues sensoriels et somatiques tandis que les corbeaux sonnent l’alarme, alertant sur la situation critique du Grand Corps — la planète — auquel ils appartiennent tous.
[Vidéo, 8’42. Couverture de survie, terre forestière, bidents]

Vernissage vendredi 16 décembre à 18h.

Mathilde Rohr, née à Strasbourg en 1991, est une artiste nomade. Elle vit et travaille entre la France et le Canada. Depuis 2013, Mathilde Rohr se forme à différentes approches de mouvements corporels tels que l’art-action, le théâtre physique, la danse et le yoga. Sa pratique est interdisciplinaire, sillonnant entre la performance, le dessin, la vidéo, l’installation, l’art relationnel, le collage et l’écriture. Mathilde Rohr s’interroge sur nos rapports à l’Autre — humain comme non-humain — et sur notre rapport à nous-même. À travers sa création artistique, elle donne de l’importance à l’imperceptible. Dans une démarche d’exploration curative, écologique et écosophique, elle ausculte le paysage, le végétal, la matière, le comestible et le corps en proposant des moments de pauses éphémères de rencontre avec l’Autre.


[De]

eMERGEncy mOTHER ist eine Videoperformance, in welcher der Begriff care im Sinne von „sich kümmern“ auf pflanzliche und mineralische Wesen und auf die Erde insgesamt ausgedehnt wird. Vor dem Hintergrund der Klimakrise möchte Mathilde Rohr uns zu der Frage anregen, wie wir den Anderen verstehen, schützen und pflegen, und auch wie dieser Andere sich um uns Menschen kümmert. Durch gegenseitige Zuwendung und poetische und spielerische Interaktionen setzen wir unsere Verletzlichkeit und Intimität einander aus, bis wir im Überleben miteinander verschmelzen.
Diese Videoperformance ist auch eine verwilderte Untersuchung unseres inneren und äußeren Hauses, die das unterschwellige Wissen des Körpers nutzt, um Geschichten und Reflexionen aufzubauen. Drei in eine Scheinschicht aus glänzendem Gold eingehüllte Körper – Frau, Erde und Pflanze – erforschen sensorische und somatische Dialoge, während die Raben Alarm schlagen und auf die kritische Situation des Großen Körpers – des Planeten –, dem sie alle angehören, aufmerksam machen.

Mathilde Rohr, 1991 in Straßburg geboren, ist eine nomadische Künstlerin, die zwischen Frankreich und Kanada lebt und arbeitet. Seit 2013 lernt Mathilde Rohr verschiedene Ansätze von Körperbewegungen wie Aktionskunst, Physical Theatre, Tanz und Yoga. Ihre Praxis ist interdisziplinär und bewegt sich zwischen Performance, Zeichnung, Video, Installation, Beziehungskunst, Collage und Schreiben. Mathilde Rohr hinterfragt unsere Beziehung zum Anderen – sowohl Mensch als Nicht-Mensch – sowie unsere Beziehung zu uns selbst. Ihr künstlerisches Schaffen verleiht dem Unwahrnehmbaren Bedeutung. In einem heilenden, ökologischen und ökosophischen Forschungsansatz untersucht sie die Landschaft, die Pflanzenwelt, die Materie, das Essbare und den Körper und schlägt dabei flüchtige Momente der Begegnung mit dem Anderen vor.

© Jessica Arseneau

Atelier de création vidéo réservé aux 12-16 ans.

Mené par l’artiste Jessica Arseneau, le workshop de 3 jours sera un espace d’expérimentation et de création vidéo pour des adolescent·es. Les jeunes seront amenés à créer des accessoires de tournage et à détourner des objets pour la création de scènes, de masques, ainsi que de nouvelles formes vouées à l’expression artistique. Tout objet et tout matériel peut devenir un accessoire qui servira à la conception de l’image, à la narration et à la mise en scène avec le corps. Le décor et l’ambiance des lieux sont des éléments qui feront partie de la composition.
En équipe, les jeunes apprendront à utiliser la caméra et exploreront la mise en scène de soi en se filmant et en filmant l’autre (sans obligation d’apparaître à l’image). Des matériaux seront mis à disposition, mais les participant·es sont invité·es à apporter tout objet ou matériel pouvant servir d’accessoire de tournage.

Informations pratiques
Du mardi 25 au jeudi 27 octobre (3 jours consécutifs) de 14h à 17h
Réservé aux 12-16 ans
Gratuit, sur inscription (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr
Motoco -11  rue des Brodeuses à Mulhouse
Accueil à l’entrée du bâtiment 75, site DMC

Jessica Arseneau travaille principalement la vidéo, la photographie, le texte et le son pour créer des installations dont l’atmosphère fait allusion à un espace poétique entre la conscience et l’inconscient. Ses œuvres entrelacent les imaginaires du futur, les mythologies et la façon dont la subjectivité humaine est transformée par le progrès technique.

Jessica Arseneau est accueillie à Mulhouse par La Kunsthalle et Motoco, dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK.
En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ – ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

Verres conçus pour Millésimes contrôlés, 2021 © photo : David Betzinger

Activation du protocole de dégustation de vins imaginé par Elise Alloin, chercheure par l’art associée à La Kunsthalle et au CRESAT, autour de la nucléarité du monde.

Les verres et socles Millésimes contrôlés ont été originellement conçus pour le Banquet Sus Scrofa fessenhensis. L’œuvre s’est dissociée de la performance pour devenir un protocole autonome de dégustation de vins issus de vignobles voisins de centrales nucléaires.
Composé d’un ensemble de verres incrustés d’ouraline* reposant chacun sur un socle de béton, Millésimes contrôlés s’active à l’occasion d’une dégustation de vins produits à proximité d’une centrale nucléaire : les vignes et les centrales sont souvent installées près de l’eau, elles cohabitent alors dans des zones proches.

Événement réalisé en partenariat avec Nicolas Jeangeorge de la Fédération Culturelle des Vins de France.
La réalisation de cette œuvre a été possible grâce à la participation du Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, de Woodifull et du FabLab Lab’hidouille.

ÉVÉNEMENT COMPLET

* ouraline : verre enrichi à l’uranium, longtemps utilisé pour la fabrication de services de vaisselle. Cette matière a la caractéristique de devenir fluorescente lorsqu’elle est exposée à la lumière ultraviolette

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.

Atelier "Vestiges plastiques" © La Kunsthalle, 2022

Ateliers à la semaine, pour les 7 – 12 ans
Tout au long d’une semaine, le parcours Kunstkids propose de découvrir, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire.

Sous la houlette du designer Simon Burkhalter, les jeunes se mettront dans la peau d’archéologues du futur. Après avoir découvert les différents types de plastiques, les enfants imagineront une histoire à partir de déchets de ce matériau et réaliseront des empreintes de ces fossiles du futur et créer des moulages.
Leur création individuelle fera écho à ce qu’ils auront découvert dans l’exposition Exhumer le futur.
Une belle occasion d’imaginer et de s’exprimer à travers des approches et des techniques variées.

Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de Simon Burkhalter, designer, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Exhumer le futur.

Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de Dominique Stutz, céramiste, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Exhumer le futur.

Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Dans le cadre de sa résidence, Elise Alloin, chercheure par l’art associée à La Kunsthalle et au CRESAT mène des projets avec les publics.

Durant l’année scolaire 2021-2022,  elle a invité les élèves de 4ème membres du Ciné-Club du Collège Wolf de Mulhouse à imaginer et réaliser un court métrage mettant en scène leur regard sur la radioactivité, sous la direction de l’enseignant et réalisateur Olivier Arnold.
Se déroulant en 2032, le film invoque l’engagement citoyen avec un scénario dystopique qui présente un monde dans lequel le danger radioactif est omniprésent, contraignant les humains à vivre au rythme des alertes. Pour ces enfants « d’aujourd’hui » pour qui la situation n’est qu’un état de fait, l’histoire va évoluer suite au témoignage intrigant du grand-père (joué par Patrick Préjean) de l’une d’entre eux…

La projection était suivie d’un temps d’échange avec les élèves, Elise Alloin et les chercheurs-géographes Brice Martin et Teva Meyer du Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques de l’Université de Haute-Alsace.

Entrée libre et gratuite, dans l’amphithéâtre 1 du campus Fonderie de l’UHA.


© Elise Alloin

Réalisé avec le soutien de la Collectivité Européenne d’Alsace.

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.

© Clara Valdes et Jane Bidet

Giga Dinette – nom féminin –

Moment de rencontre entre art, artisanat, boisson, braderie, conversation, couleur éclatante, fleur, gastronomie, localité, musique, passer, repas, rêverie, repasser.

Ce projet de Banquet/Braderie est mené par Clara Valdes et Jane Bidet, deux étudiantes en master en Art/design à la Haute École des Arts du Rhin.

La Giga Dinette invite le public à participer à un moment entre enfance et âge adulte, à faire semblant, à jouer et surtout à partager un repas servi dans une vaisselle qui sera acquise par chaque convive à l’issue des dégustations.
Chaque participant chine son mets et sa vaisselle.
Chaque objet présenté est bradé.
Autour de la table, il y aura des céramiques, des fleurs, du vin, de la musique.

Le repas est imaginé sur le thème des fleurs par Candice Chemel, designer gastronome.

La performance, en entrée libre, se déroulera de 11:00 à 15:00.

L’événement est organisé dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine.
Le projet est soutenu par la Haute école des arts du Rhin.

Tashi Dorji © photo : Mike Belleme

La Kunsthalle accueille un concert solo du guitariste Tashi Dorji dans le hall de la Fonderie, suivi d’une visite commentée de l’exposition Exhumer le futur avec une médiatrice du centre d’art.

Le guitariste Tashi Dorji a grandi au Bhoutan, en Asie du Sud et s’installe en 2000 en Caroline du Nord. Peu de temps après, il tombe dans une communauté de punks anarchistes, et si la musique qu’il joue a changé depuis, l’utilisation qu’il en fait pour exprimer un sentiment anti-hiérarchique et anticapitaliste, elle, n’a pas changé. On l’a récemment entendu aux côtés des saxophonistes Dave Rempis ou Mette Rasmussen. Et s’il sait aussi jouer une musique électrique flamboyante, c’est en acoustique qu’il s’exprime le plus actuellement, dans une veine qui fait parfois songer à Derek Bailey ou John Fahey, mais qui dans l’esprit ressemble toujours plus à du punk rock qu’à une étude de technique étendue !

Entrée libre et gratuite.

Organisé dans le cadre du Festival MÉTÉO, à Mulhouse du 23 au 27 août 2022.

Ateliers estivaux "Vestiges plastiques" avec Simon Burkhalter, août 2022 © La Kunsthalle Mulhouse

Cet été, autour de l’exposition Exhumer le futur, La Kunsthalle propose les ateliers Reconstitutions et récits imaginaires menés par des artistes.

Les ateliers interrogent les participants sur la place laissée à l’imaginaire dans l’interprétation d’un vestige.
Reconstituer une œuvre ou un objet c’est d’abord s’appuyer sur des connaissances du sujet, de son contexte, de son usage, mais c’est aussi laisser libre court à beaucoup d’imagination.
Dès lors que la reconstitution ne s’inscrit pas dans un contexte scientifique cette imagination peut être débordante et donner naissance à des objets fous et débridés.
C’est ce plaisir de la reconstruction et de la réinterprétation que les participants aux ateliers seront invités à découvrir en partant de vestiges contemporains. Ils prendront ainsi la place des archéologues du futur et inventeront une histoire des objets et de leurs usages au 21ème siècle.
Du lundi 22 au vendredi 26 août, l’atelier « Vestiges plastiques » est mené par l’artiste Simon Burkhalter et accueille les jeunes de 7 à 12 ans.

Gratuit. Inscription obligatoire pour la semaine (tous les matins de 9h à 12h) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Jessica Arseneau, "Deflection", 2020 | Vidéo, 11'50 - série "The Screen Under My Eyelids". Image fixe tirée de la vidéo

Dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Jessica Arseneau à Mulhouse pour une période de quatre mois.

Jessica Arseneau travaille principalement la vidéo, la photographie, le texte et le son pour créer des installations dont l’atmosphère fait allusion à un espace poétique entre la conscience et l’inconscient. Ses œuvres entrelacent les imaginaires du futur, les mythologies et la façon dont la subjectivité humaine est transformée par le progrès technique.
D’origine acadienne, Jessica Arseneau est basée à Berlin et a Tilley Road (Canada). Elle a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’Université de Moncton en 2011 et un diplôme en arts médiatiques à l’Académie des beaux-arts de Leipzig en 2020, tous deux avec distinction.
Son travail a été présenté aux Rencontres internationales Paris/Berlin, à Bandung Photography Triennale, Bandung, au Festival international du cinéma francophone en Acadie, Moncton, à la Friche la Belle de Mai, Marseille, à Traverse Vidéo, Toulouse, à D21 Kunstraum, Leipzig et à la Fonderie Darling, Montréal.

À Mulhouse, Jessica Arseneau se penche sur la notion de « always-on » en tant que temporalité pour développer une installation où les divers éléments forment un espace fictif. En plus de la vidéo, elle travaille avec la programmation de lumières automatisées comme une simulation d’éclairages naturels. Les thèmes tels que l’illusion de la permanence et l’épuisement seront explorés.

En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ –  ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

Cet été, autour de l’exposition Exhumer le futur, La Kunsthalle propose les ateliers Reconstitutions et récits imaginaires menés par des artistes.

Les ateliers interrogent les participants sur la place laissée à l’imaginaire dans l’interprétation d’un vestige.
Reconstituer une œuvre ou un objet c’est d’abord s’appuyer sur des connaissances du sujet, de son contexte, de son usage, mais c’est aussi laisser libre court à beaucoup d’imagination.
Dès lors que la reconstitution ne s’inscrit pas dans un contexte scientifique cette imagination peut être débordante et donner naissance à des objets fous et débridés.
C’est ce plaisir de la reconstruction et de la réinterprétation que les participants aux ateliers seront invités à découvrir en partant de vestiges contemporains. Ils prendront ainsi la place des archéologues du futur et inventeront une histoire des objets et de leurs usages au 21ème siècle.
Du mardi 16 au vendredi 19 août, l’atelier « Vestiges textiles » est mené par l’artiste Aurélien Finance et accueille les jeunes de 7 à 12 ans.

Gratuit. Inscription obligatoire pour les quatre jours (tous les matins de 9h à 12h) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Cet été, autour de l’exposition Exhumer le futur, La Kunsthalle propose les ateliers Reconstitutions et récits imaginaires menés par des artistes.

Les ateliers interrogent les participants sur la place laissée à l’imaginaire dans l’interprétation d’un vestige.
Reconstituer une œuvre ou un objet c’est d’abord s’appuyer sur des connaissances du sujet, de son contexte, de son usage, mais c’est aussi laisser libre court à beaucoup d’imagination.
Dès lors que la reconstitution ne s’inscrit pas dans un contexte scientifique cette imagination peut être débordante et donner naissance à des objets fous et débridés.
C’est ce plaisir de la reconstruction et de la réinterprétation que les participants aux ateliers seront invités à découvrir en partant de vestiges contemporains. Ils prendront ainsi la place des archéologues du futur et inventeront une histoire des objets et de leurs usages au 21ème siècle.
L’atelier « Vestiges textiles » est mené par les artistes Aurélien Finance et Ivette Olmedo et accueille les publics de tout âge à partir de 7 ans.

Gratuit. Inscription obligatoire pour la journée (de 10h à 12h et de 14h à 17h), possibilité de pique-niquer sur place) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Cet été, autour de l’exposition Exhumer le futur, La Kunsthalle propose les ateliers Reconstitutions et récits imaginaires menés par des artistes.

Les ateliers interrogent les participants sur la place laissée à l’imaginaire dans l’interprétation d’un vestige.
Reconstituer une œuvre ou un objet c’est d’abord s’appuyer sur des connaissances du sujet, de son contexte, de son usage, mais c’est aussi laisser libre court à beaucoup d’imagination.
Dès lors que la reconstitution ne s’inscrit pas dans un contexte scientifique cette imagination peut être débordante et donner naissance à des objets fous et débridés.
C’est ce plaisir de la reconstruction et de la réinterprétation que les participants aux ateliers seront invités à découvrir en partant de vestiges contemporains. Ils prendront ainsi la place des archéologues du futur et inventeront une histoire des objets et de leurs usages au 21ème siècle.
L’atelier « Vestiges céramiques » est mené par l’artiste Dominique Stutz et accueille les jeunes de 7 à 12 ans.

Gratuit. Inscription obligatoire pour la semaine (tous les matins de 9h à 12h) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

[English and German below]

L’œuvre de Maarten Vanden Eynde interroge les liens étroits qui existent entre le modèle de croissance économique et le déclin de la Terre.

Après l’exposition au Mu.ZEE d’Ostende en 2021, Exhumer le futur à La Kunsthalle Mulhouse est la deuxième rétrospective de Maarten Vanden Eynde tirée d’un livre éponyme* qui contextualise son travail et retrace 20 années d’une recherche persévérante, toujours active.
Par une fine observation de l’essor industriel et de la mondialisation croissante, Maarten Vanden Eynde confronte l’idée de progrès à l’épuisement des ressources terrestres. Que léguons-nous au futur ?
À Mulhouse, une sélection de ses œuvres répertoriées s’organise autour de la question industrielle, celle des processus de production, de la transformation des matières premières et des produits.

Commissariat d’exposition : Katerina Gregos et Sandrine Wymann.

* A Mulhouse, pendant la durée de l’exposition, le catalogue sera disponible à La Kunsthalle ainsi qu’aux librairies indépendantes 47°Nord et Bisey .

Maarten Vanden Eynde est un artiste visuel basé à Bruxelles, en Belgique, et à Saint-Mihiel, en France. Il est diplômé en 2000 de la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam aux Pays-Bas, et il a également étudié aux États-Unis en 2006, à l’école expérimentale MSA^ Mountain School of Arts à Los Angeles. En 2009, il achève des études de cycle supérieur auprès du Hoger Instituut voor Schone Kunsten (Institut supérieur des beaux-arts) à Gand en Belgique, où il est actuellement un tuteur invité régulier. Depuis 2020, il est doctorant à l’Université de Bergen en Norvège, se concentrant sur l’histoire et l’évolution des dispositifs de mémoire externe. En 2017, il est nominé pour le premier Belgian Art Prize et remporte le prix du public.
En 2005, avec Marjolijn Dijkman, il a fondé Enough Room for Space, une initiative artistique interdépendante qui initie et coordonne des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Parmi ses expositions récentes, citons : Mu. ZEE, Ostende, BE (2021) ; Beaufort 21 Triennial, BE (2021) ; Z33 House for Contemporary Art, Design & Architecture, Hasselt, BE (2020) ; Museum Morsbroich, Leverkusen, DE (2020) ; Tallinn Photomonth – Contemporary Art Biennial, EE (2019) ; 6ème Biennale de Lubumbashi, RDC (2019) ; RIBOCA/Riga International Biennial of Contemporary Art, Riga, LV (2018) ; Belgian Art Prize 2017, Bozar, Bruxelles, BE (2017) ; 2050. A Brief History of the Future au National Museum of Fine Arts, Taichung, TW (2018), Palazzo Reale, Milan, IT (2016) et The Royal Museums of Fine Art, Bruxelles, BE (2015) ; Realitiés Filantes, 4ème Biennale de Lubumbashi, CD (2015) ; Beyond Earth Art au Johnson Museum of Art, Ithaca, US (2014) ; Ja Natuurlijk, Gemeentemuseum Den Haag, NL (2013) ; The Deep of the Modern, Manifesta9, Genk, BE (2012) ; The Museum of Forgotten History, M HKA, Antwerp, BE (2012) et Dublin Contemporary à Dublin, IR (2011). Maarten Vanden Eynde est représenté par la galerie Meessen De Clercq à Bruxelles, Belgique, et la galerie NOME à Berlin, Allemagne.

Mu.ZEE, Ostende (Belgique/Belgium) est partenaire de l’exposition et a présenté le premier volet de / is a partner of the exhibition and presented the first part of  « Exhumer le futur » du 04 septembre 2021 au 16 janvier 2022.
L’exposition bénéficie du généreux soutien de / the exhibition is produced with the support of  Flanders State of the Art, DMC et Prevel Signalisation.

          


[Eng]
After the exhibition at the Mu.ZEE in Ostend in 2021, Exhumer le futur (Digging up the Future) at La Kunsthalle Mulhouse is the second exhibition of Maarten Vanden Eynde‘s work, based on the book of the same name that contextualizes his work and retraces 20 years of persevering research, still active.
Through a close observation of the industrial boom and increasing globalization, Maarten Vanden Eynde confronts the idea of progress with the depletion of the earth’s resources. What are we leaving to the future?
In Mulhouse, a selection of his listed works is organized around the industrial question, that of production processes, the transformation of raw materials and products.

Curators: Katerina Gregos et Sandrine Wymann

Maarten Vanden Eynde is a visual artist based in Brussels, Belgium and Saint-Mihiel, France. He graduated in 2000 from the Gerrit Rietveld Academy in Amsterdam, The Netherlands, attended the experimental MSA^ Mountain School of Arts in Los Angeles, USA in 2006 and finished a postgraduate course in 2009 at the Higher Institute for Fine Arts in Ghent, Belgium where he is currently a regular guest tutor. Since 2020 he has been a PhD candidate at the University of Bergen in Norway, focusing on the history and evolution of external memory devices. In 2017 he was nominated for the first Belgian Art Prize and won the Public Prize. In 2005, together with Marjolijn Dijkman, he founded Enough Room for Space, an interdependent art initiative that develops and coordinates events, residencies, research projects and exhibitions worldwide. Recent exhibitions include: Mu.ZEE, Ostend, BE (2021); Beaufort 21 Triennial, BE (2021); Z33 House for Contemporary Art, Design & Architecture, Hasselt, BE (2020); Museum Morsbroich, Leverkusen, DE (2020); Tallinn Photomonth – Contemporary Art Biennial, EE (2019); 6th Lubumbashi Biennale, DRC (2019); RIBOCA/Riga International Biennial of Contemporary Art, Riga, LV (2018); Belgian Art Prize 2017, Bozar, Brussels, BE (2017); 2050. A Brief History of the Future at National Museum of Fine Arts, Taichung, TW (2018), Palazzo Reale, Milan, IT (2016) and The Royal Museums of Fine Art, Brussels, BE (2015); Realitiés Filantes, 4th Biennale de Lubumbashi, CD (2015); Beyond Earth Art at Johnson Museum of Art, Ithaca, US (2014); Ja Natuurlijk, Gemeentemuseum Den Haag, NL (2013); The Deep of the Modern, Manifesta9, Genk, BE (2012); The Museum of Forgotten History, M HKA, Antwerp, BE (2012) and Dublin Contemporary in Dublin, IR (2011). Vanden Eynde is represented by Meessen De Clercq gallery in Brussels, Belgium, and NOME gallery in Berlin, Germany.


[De]
Nach der Ausstellung im Mu.ZEE in Ostende im Jahr 2021 ist Exhumer le futur („Die Zukunft ausgraben“) in La Kunsthalle Mulhouse die zweite Retrospektive von Maarten Vanden Eynde. Die Ausstellung geht aus dem gleichnamigen Buch hervor, das seine Arbeit kontextualisiert und 20 Jahre einer beharrlichen, immer noch aktiven Suche nachzeichnet.
Durch eine genaue Beobachtung des industriellen Aufschwungs und der zunehmenden Globalisierung konfrontiert Maarten Vanden Eynde die Idee des Fortschritts mit dem Ressourcenschwund der Erde. Was hinterlassen wir der Zukunft?
In Mühlhausen dreht sich die Auswahl seiner aufgelisteten Werke um das Thema Industrie, um Produktionsprozesse, die Umwandlung von Rohstoffen und Produkten.

Kuratorinnen: Katerina Gregos und Sandrine Wymann

Maarten Vanden Eynde ist ein bildender Künstler mit Wohnsitz in Brüssel/ Belgien und Saint-Mihiel/ Frankreich. Er machte 2000 seinen Abschluss an der Gerrit Rietveld Academie in Amsterdam/Niederlande, und studierte 2006 in den USA an der experimentellen MSA^ Mountain School of Arts in Los Angeles. 2009 schloss er ein Graduiertenstudium am Hoger Instituut voor Schone Kunsten (Hochschule für Schöne Künste) in Gent/ Belgien, ab, wo er derzeit regelmäßig als Gasttutor tätig ist. Seit 2020 ist er Doktorand an der Universität Bergen/ Norwegen und konzentriert sich auf die Geschichte und Entwicklung der externer Erinnerungsprozesse. Im Jahr 2017 wurde er für den ersten Belgian Art Prize nominiert und gewann den Publikumspreis.
Im Jahr 2005 gründete er zusammen mit Marjolijn Dijkman Enough Room for Space, eine unabhängige Kunstinitiative, die weltweit Veranstaltungen, Künstlerresidenzen, Forschungsprojekte und Ausstellungen initiiert und koordiniert. Zu seinen jüngsten Ausstellungen gehören: Mu. ZEE, Ostende, BE (2021); Beaufort 21 Triennale, BE (2021); Z33 House for Contemporary Art, Design & Architecture, Hasselt, BE (2020); Museum Morsbroich, Leverkusen, DE (2020); Tallinn Photomonth – Contemporary Art Biennale, EE (2019); 6. Biennale von Lubumbashi, DRK (2019); RIBOCA/Riga International Biennale of Contemporary Art, Riga, LV (2018); Belgian Art Prize 2017, Bozar, Brüssel, BE (2017); 2050. A Brief History of the Future im National Museum of Fine Arts, Taichung, TW (2018), im Palazzo Reale, Mailand, IT (2016) und im Royal Museums of Fine Art, Brüssel, BE (2015); Realitiés Filantes, 4. Biennale von Lubumbashi, DRK (2015) ; Beyond Earth Art im JohnsonMuseum of Art, Ithaca, USA (2014); Ja Natuurlijk, Gemeentemuseum Den Haag, NL (2013); The Deep of the Modern, Manifesta9, Genk, BE (2012); The Museum of Forgotten History, M HKA, Antwerpen, BE (2012) und Dublin Contemporary in Dublin, IR (2011). Maarten Vanden Eynde wird von der Galerie Meessen De Clercq in Brüssel/ Belgien, und der Galerie NOME in Berlin/ Deutschland, vertreten.

Nicolas Tardy par Meriol Lehmann

Auteur associé en 2022, Nicolas Tardy est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Écrivain né en 1970, vit à Marseille.
Après des études en art et multimédia, Nicolas Tardy se consacre uniquement à l’écriture poétique. Celle-ci trouve sa source dans une pratique du montage qui constitue l’écriture et lui permet d’intégrer des sources diverses, écrites directement ou prélevées, considérées sans hiérarchie.
La question de la représentation — notamment via l’ekphrasis, la poésie documentaire et la novélisation — est au cœur de son travail. Il se prête régulièrement à des lectures publiques et collabore volontiers avec des artistes et des musiciens.
Par ailleurs, il partage son temps entre l’animation d’ateliers d’écriture, des workshops en écoles d’art, de l’enseignement en écriture numérique.
Il codirige, avec Caroline Scherb les éditions Contre-mur qui publient de la poésie sous forme de livres numériques. Il est également co-fondateur de Calopsitte, association d’actions culturelles basée à Marseille, ayant pour objet de travailler la langue par le biais de l’oral et/ou de l’écrit grâce aux apports du numérique et d’explorer les possibilités du numérique en lien avec la littérature.

Sélection de publications :

  • Localisation Londres, livre, éditions Lanskine, 2022
  • Dans l’architecture, livre écrit à quatre mains avec Chantal Neveu (Qc), éditions Rhizome, Québec, 2022 (à paraître)
  • Vampirisation, livre numérique en collaboration avec Arnaud Mirland (composition, musique, chant), La Marelle, Marseille, 2021.
  • L’image contient peut-être, participation au projet Acoustic Cameras (www.acousticcameras.org), 2021.
  • Monde de seconde main, livre, Éditions de l’Attente, Bordeaux, 2019.
  • Centons dans le n°175 de la revue Estuaire « Internet », Québec, 2018.
  • Gravitations autour d’un double soleil, livre, éditions série discrete, Bordeaux, 2018.
  • Les à-côtés, dans le n°16 « Anecdotes et faits divers » de la revue Espace(s), éditée par l’Observatoire de l’Espace du Centre National d’Etudes Spatiales, Paris, 2018.
  • Esprits de l’eau, d’apres Kachina 1, Kachina 11, Kachina 12 de Ettore Sottsass dans le catalogue Une maison de verre – le Cirva, Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques, Éditions Parentheses, Marseille 2017
© Maryna Levchenko

De mai à septembre 2022, La Kunsthalle accueille Maryna Levchenko en résidence.

Maryna Levchenko, travaille principalement dans le domaine des arts visuels-graphisme, peinture, installation en combinant des techniques classiques et modernes.

Née à Chernihiv en 1998, Maryna Levchenko a étudié l’architecture (École d’art Shevchenko, Kiev) et le design graphique (NU LP, Lviv), disciplines qui l’ont amenée à envisager plus largement l’art dans le contexte de l’espace urbain et des composantes visuelles de la vie quotidienne.
En Ukraine, elle a participé activement à des projets qui réorganisent l’espace urbain avec l’art, notamment au laboratoire expérimental d’éco-art Plastik Fantastic (Chernihiv). Maryna Levchenko y a également créé une série d’œuvres et une installation à partir de plastique recyclé.
Après l’invasion massive de la Russie en Ukraine, elle s’est d’abord rendue en Pologne, où elle a participé à l’exposition d’artistes ukrainiens « Borderlands » dans la ville de Seyny.
Maryna Levchenko travaille avec les thèmes de la vulnérabilité et l’unité. Depuis quelques temps, ses œuvres abordent les thématiques de la guerre, la vie, la mort, la réflexion de l’expérience humaine ; et se développe avec la recherche de nouvelles approches artistiques..

La résidence est réalisée en partenariat avec motoco.

Maryna Levchenko est lauréate du Fonds spécial culture PAUSE – Solidarité Ukraine du Programme PAUSE du Collège de France.

Adrian Pepe, "Woolen Landscapes" (détail) - 260 x 160 x 4cm - Felted Woven Tapestry

[English below]

Dans le cadre du programme de résidences NAFAS, La Kunsthalle et motoco accueillent Adrian Pepe, artiste résidant au Liban, au mois de mai 2022.

Adrian Pepe vit et travaille à Beyrouth, au Liban. Son travail autour de la fibre textile observe l’artisanat par le prisme socioculturel, esthétique, écologique et méthodologique. Il étudie les liens que nous tissons avec les objets au fil du temps. Son approche associe la culture, l’histoire et la performance avec l’art, la mode et le design intérieur.
Ses études l’ont conduit aux Etats-Unis, où il a successivement obtenu une licence en Beaux-Arts, un master en Design pour le développement durable (Savannah College of Art and Design), puis il a les ateliers de design de renommée internationale BDDW pour parfaire sa formation et produire des pièces de collection. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur de la création pour Bokja Design, studio de design et d’artisanat textile à Beyrouth.
Dans sa pratique, en filigrane, il créé des objets et des expériences pour engager une réflexion sur la matérialité, sur nos paysages culturels en mutation et notre condition présente.

Projet lors de la résidence
The First Red | Une exploration de l’utilisation du pigment ocre sur des fibres brutes
L’ocre est un pigment naturel dérivé de la terre, qui produit une large palette de jaunes, de rouges et de bruns. Sa première utilisation remonte au paléolithique, il y a plus de 200 000 ans. Considéré comme le plus ancien pigment naturel connu, sa couleur a été observée dans l’art rupestre à travers le monde. L’ocre aurait également été utilisée dans la pratique de l’ornementation corporelle, dans la teinture des vêtements, on lui confère aussi des vertus en médecine et un pouvoir collant dans la fabrication d’outils. Son utilisation dans l’Antiquité est, pour l’artiste, l’expression en couleur de la nature évolutive de l’ingéniosité humaine.
L’ocre est le point de départ du projet The First Red : l’application de la couleur sur des fibres animales et végétales d’origine locale servira à la création de tapisseries à grande échelle. Les fibres brutes peuvent inclure la laine du mouton Awassi, la fibre de chanvre, entre autres. À travers le processus de teinture, de filage, de broderie manuelle et de feutrage, les fibres brutes sont transformées en artefacts matériels chargés de sueur, d’émotions, de mythologies et de symbolisme.

Co-financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, ce programme est mis en œuvre par un consortium de partenaires composé de l’Institut français de Paris (chef de file), de l’Association des Centres culturels de rencontre et de l’Institut français du Liban.
Il est réalisé avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), des collectivités territoriales (Régions Sud, Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, ainsi que la Ville et la Métropole de Lyon), le comité français des Villes créatives de l’UNESCO (Villes d’Angoulême, Enghien-les-Bains, Limoges, Lyon, Metz), et en partenariat avec plus de cinquante structures hôtes.
Le programme NAFAS bénéficie du mécénat de GALOP (concessionnaire exclusif d’Hermès au Liban).


[Eng]
As part of the NAFAS residency program, La Kunsthalle and motoco welcome Adrian Pepe, artist in May 2022.

Adrian Pepe is a fiber artist residing in Beirut, Lebanon. His work focuses on craftsmanship from sociocultural, aesthetic, ecological and methodological perspectives. He studies the relational ties we form with objects over time. His integrated approach interweaves culture, history, and performance with art, fashion, and interiors. He graduated with a Bachelor of Fine Arts and a MA in Design for Sustainability from the Savannah College of Art and Design (SCAD) in the United States. He went on to join the internationally renown American craft studio BDDW where he trained and produced heirloom pieces. More recently, he acted as Creative Director for Bokja Design, a textile craft studio in Beirut. Simultaneously, he shared his trade in material textile practices as a professor for first year students at The Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA). Throughout his work, he performs a sort of creative shadowgraphy, crafting objects and experiences as tools to enable an open discourse on materiality, our morphing cultural landscape, and present condition.

Project
The First Red | An exploration of the use of the pigment ‘ochre’ on raw fibers
Ochre is a naturally occurring pigment derived from the earth, giving tones of yellow, red and brown. The earliest use of ochre by ancient humans dates to Paleolithic times, over 200,000 years ago. It is considered the oldest known natural pigment used by humankind. The color has been seen in rock and cave art in various sites around the world. It is believed that ochre was also used in the practice of body adornment in the form of body paint and tattoos, clothes dye, and medicine – within the context of wound healing and as adhesive in tool making. The use of ochre in antiquity is a colorful expression of the evolving nature of human ingenuity.
Ochre will be the starting point for this project: applying the color to locally sourced animal and plant fibers for the creation of large scale tapestries. Raw fibers may include wool from the Awassi Sheep, hemp fiber, among others. Through the process of dyeing, spinning, hand-guided embroidery, and felting, the raw fibers are transformed into material artifacts laden with perspiration, emotions, mythologies, and symbolism.

 

Atelier à la semaine, pour les 8 – 15 ans

Le parcours Kunstkids propose de découvrir l’exposition Boaz, par le biais de la rencontre avec son auteur et différentes expérimentations plastiques.
Au cours de l’atelier, l’artiste Romain Kronenberg transmettra les gestes menant aux œuvres des personnages de Boaz, notamment aux poupées et dessins de Malachie, au film Boaz est mon frère et aux affiches-cyanotypes.
Ainsi, chaque participant découvrira des techniques variées pour produire un ou plusieurs objets inspirés des œuvres de l’exposition.

Gratuit, sur inscription pour les 4 jours au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Atelier Art-Philosophie pour les enfants dès 6 ans et leurs parents.

Histoire des objets du réel au fictionnel.
En compagnie d’Emilie Lebel médiatrice culturelle (des Regards en Miroir), et Magalie Dubois, artiste, les petits et les grands sont invités à effectuer un parcours philosophique et artistique entre le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse et La Kunsthalle.
Les familles apporteront un objet qui évoque un souvenir qui compte pour eux.

Informations pratiques:
Gratuit, sur inscription : Réservez ici
Rendez-vous à 14h au Musée des Beaux-Arts – 4 place Guillaume Tell à Mulhouse

L’atelier réalisé par l’association Philosoph’Art, en partenariat avec les Musées Mulhouse Sud Alsace, est soutenu par la DRAC Grand Est – Ministère de la Culture.

Ivette Olmedo, Folding no.1, 2020
Laine feutrée teintée au bois du Brésil - Dimensions variables (15,24 x 22,86 x 20,32 cm approx.)

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille d’avril à juillet 2022 Ivette Olmedo, artiste plasticienne, pour une résidence de recherche textile.

Ivette Olmedo est née à Mexico en 1978. Elle vit et travaille entre Oaxaca et Xalapa. Diplômée en arts, sa pratique sculpturale s’est développée dans le cadre du programme d’études supérieures en arts et design. Elle s’est intéressée à la sculpture sur papier en se concentrant sur les qualités des matériaux. Elle a ensuite développé un travail de papier-textile, terme qu’elle utilise pour étudier les multiples relations possibles entre le papier et le textile, entre la couleur, les fibres et le pli.
Ses origines Zapotèques (peuple indigène de Oaxaca) l’ont naturellement poussée à collaborer avec de grands ateliers textiles à Oaxaca et des tisserands du Chiapas. Elle s’est formée également à la céramique.
Dans ses derniers travaux, elle simplifie les formes esthétiquement et concentre sa recherche sur les matériaux naturels, recyclés, sur les techniques de tissages ancestrales, faisant des médiums textiles la base de son travail.
Elle  expose régulièrement de manière collective et individuelle au Mexique.

"Boaz" de Romain Kronenberg, 2021 – roman (128 p, éd. Sator)

Boaz est un récit. L’histoire d’un jeune garçon légendaire qui vit au sein de sa famille adoptive et de sa communauté.
Première œuvre d’un projet que Romain Kronenberg décline en films, photographies, sculptures, sons, le livre est l’histoire dans laquelle il installe ses personnages et leur trace une vie.
En février 2022, une exposition éponyme prend place à La Kunsthalle. Elle prolonge ou compléte les pans du récit que l’écrit n’a pas approfondi.

Court, rythmé et précis, le texte de Romain Kronenberg se lit en préambule de l’exposition mais aussi comme une histoire en soi. Il traite de la question de la légende, explore à travers un quatuor de personnages les thèmes de l’amitié, de l’amour, du rituel, du culte.

Dès janvier et jusqu’à la fin de l’exposition, vous êtes invité·es à lire Boaz, en l’empruntant au centre d’art, à la Bibliothèque Municipale Grand’rue de Mulhouse, à la Haute école des arts du Rhin (Mulhouse et Strasbourg), au Learning Center de l’Université de Haute-Alsace, à La Passerelle de Rixheim

L’histoire
Au sein de la communauté où il a grandi, un jeune homme est désigné légende. C’est Boaz. Maintenant, il a dix huit ans. La journée, il travaille à l’épicerie, avec Amos, son presque père, et le reste du temps, il le passe avec Malachie, son presque frère qui étudie désormais à l’université́. Avec Amos et Malachie, Boaz nourrit un lien unique ; Deborah en est témoin. Entre Paris où ils vivent tous les quatre et l’île italienne où ils passent tous leurs étés, le temps passe. Maintenant, le temps a passé. Boaz, Malachie et Deborah ont vingt ans et chacun peu à peu est devenu ce qu’il est, absolument, et quel qu’en soit le prix.

[English and German below]

La Kunsthalle Mulhouse accueille Boaz, une exposition de l’artiste Romain Kronenberg et de ses personnages.

Boaz est avant tout l’histoire d’une histoire. Une histoire trouvée au hasard des boutiques de souvenirs de la petite île de Procida, au large de Naples, d’une parole oubliée sur un vieux magnétophone et opportunément trouvée. Sur une cassette abandonnée, la voix calme mais importante d’un enfant qui retrace la vie d’un jeune orphelin, aimé de tous, et dont la simple présence suscite l’apparition de signes ou de scènes de dévotion. Cette histoire est celle de Boaz et de sa famille d’adoption, son frère Malachie, leur sœur Déborah et Amos, le père des trois enfants.
Ce projet complexe que développe Romain Kronenberg est centré sur la question du sacré que l’histoire de Boaz lui permet d’explorer, notamment à travers un quatuor de personnages. Ces personnages incarnent des figures – la légende, le mystique, les sacrifiés – dont le dévoilement débute dans le roman et se poursuit dans l’exposition à travers un ensemble d’œuvres plastiques et sonores, de documents.
L’exposition amplifie le livre ; les formes côtoient et développent le récit pour mieux explorer la construction d’un mythe au dénouement inéluctable.
La fiction permet à Romain Kronenberg d’observer la force d’un mythe et son retentissement sur une communauté en quête de repères et de transcendance.
soma-anders.com

Avec la participation de Meris Angioletti et Emi Yatsuzaki.
Commissariat : Coline Davenne et Sandrine Wymann.


[Engl]

Boaz, an exhibition of the artist Romain Kronenberg and his characters.
Boaz is above all the story of a story. It is a story he stumbled upon in the souvenir shops of Procida, a small island off the coast of Naples ; the story of a voice forgotten on an old tape recorder and rediscovered by chance. On an abandoned cassette, a child’s voice, quiet yet impossible to ignore, recounts the life of a young orphan, loved by all, and whose mere presence leads to signs or scenes of devotion. This is the story of Boaz and his adopted family, his brother Malachie, their sister Deborah, and Amos, the father of the three children.
This complex project developed by Romain Kronenberg is centred on the question of the sacred, which he explores through the story of Boaz, with a quartet of characters. These characters represent figures – the legend, the mystic and the sacrificed – whose unveiling begins in the novel and continues in the exhibition through a set of sound pieces, visual artworks and documents.
The exhibition amplifies the book; the interplay of visual and narrative forms deepens the exploration of the origins of a myth with an unavoidable ending.
Fiction allows Romain Kronenberg to observe the strength of a myth and its repercussions for a community seeking direction and transcendence.
soma-anders.com

With the participation of Meris Angioletti et Emi Yatsuzaki.
Curators: Coline Davenne et Sandrine Wymann.


[De]

Boaz, eine Ausstellung des Künstlers Romain Kronenberg und seiner Figuren.
Boaz ist vor allem die Geschichte einer Geschichte. Eine zufällig in den Souvenirläden der kleinen Insel Procida vor der Küste von Neapel gefundene Geschichte, Worte, die auf einem ausgedienten Tonbandgerät vergessen und im richtigen Augenblick wiedergefunden wurden. Auf einer alten Kassette erzählt die ruhige, aber gewichtige Stimme eines Kindes das Leben eines Waisenjungen, der von allen geliebt wird und in dessen bloßer Präsenz die Anwesenden in Andacht versinken. Diese Geschichte ist jene von Boaz und seiner Adoptivfamilie, seinem Bruder Malachie, ihrer Schwester Deborah und Amos, dem Vater von drei Kindern.
Das komplexe Projekt, das von Romain Kronenberg entwickelt wurde, dreht sich um die Frage des Sakralen, die er im Rahmen von Boaz’ Geschichte vor allem durch vier Figuren näher erkundet. Diese Figuren verkörpern die Legende, den Mystiker, die Geopferten. Sie geben sich im Roman preis und entfalten sich in den Plastiken, Klangwerken und Dokumenten der Ausstellung.
Die Ausstellung baut das Buch aus; die Formen gesellen sich zur Geschichte und entwickeln sie weiter, um die Konstruktion eines Mythos mit einem unvermeidlichen Ende besser zu erforschen.
Die Fiktion ermöglicht es Romain Kronenberg, die Macht des Mythos und dessen Wirkung auf eine Gemeinschaft, die nach Orientierung und Transzendenz sucht, zu beobachten.
soma-anders.com

Unter Mitwirkung von Meris Angioletti und Emi Yatsuzaki.
Kuratorinen: Coline Davenne und Sandrine Wymann.


Le projet Boaz a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des artistes, avec le soutien de la DRAC Ile-de-France – Ministère de la culture.

     

Laurence Mellinger, 2022

Visuel réalisé par Laurence Mellinger pour l’édition 2022 des badges de vœux de La Kunsthalle.

Vue de l'exposition 'Se suspendre aux lendemains' - Régionale 20 , 2019
Elise Alloin, 'Prendre position' (détail de l'installation, 2019
© La Kunsthalle - photo : Sébastien Bozon

Le projet de recherche artistique d’Elise Alloin prend appui sur une situation territoriale inédite en France : l’arrêt des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim en février et juin 2020 jusqu’à son démantèlement dans les années à venir.
Alliant temps de recherche et de créations, le projet déployé sur 3 ans se situe sur le terrain de l’observation et du sensible, en double regard d’artiste et de chercheure. Il tisse des liens entre l’art et les différentes questions soulevées par la transition d’un territoire (incluant l’approche artistique dans un débat sociétal contemporain).
Document de présentation

Quatre axes de recherche, associés à des projets artistiques et à destination des publics, composent la démarche de l’artiste :

I. FONCTIONNEMENT D’UN ORGANISME

Appréhendée à la manière d’un organisme vivant, la centrale nucléaire est perçue comme l’articulation de mécanismes humains et matériels, voués à assurer le bon fonctionnement du site, et la sécurité de tous.
Chaque machine, chaque procédure, chaque agent, chaque geste codifié constitue un dispositif que l’artiste vient interroger.

 

II. PROCESSUS D’INTERACTION

Elise Alloin, "Prendre Position", détail, Cattenom, 2016

Une centrale est un lieu quasi inaccessible mais dont le dialogue avec le territoire est constant : l’eau du Rhin refroidit le réacteur, l’électricité produite part sur le réseau de distribution européen, le combustible y est livré et évacué par le train lorsqu’il est usagé, des centaines de personnes travaillent quotidiennement dans l’enceinte, d’autres mettent en place des protocoles de sécurité civile sur le territoire…
L’artiste, par son approche, met en lumière les modifications de ces flux, engendré par l’arrêt des réacteurs.

 

III. PERCEPTIONS INDIVIDUELLES
Elise Alloin, Carte postale, 2020 – invitation aux témoignages

Dans le bassin rhénan nombreux sont ceux qui ont une histoire singulière avec la centrale de Fessenheim. Sa fermeture marque un tournant majeur et génère un glissement de nos perceptions de ce lieu. L’enjeu n’est désormais plus fonctionnel mais patrimonial.
Par une approche empirique des paysages physiques et psychiques du territoire, l’artiste dresse peu à peu une cartographie émotionnelle du site.

 

IV. ENVIRONNEMENT NATUREL
Elise Alloin, Herbier entre Fessenheim - "Rêverie du promeneur solitaire, 7ème promenade", 2012-13

Une centrale s’inscrit dans un environnement naturel fait d’eau, de végétation, de géologie et de faune.
Elise Alloin analyse cet écosystème, qu’il soit compris dans l’enceinte de la centrale ou au dehors, dans la zone de servitude publique, dans laquelle l’intervention humaine est légiférée et où la faune et la flore se développent indépendamment.

 


En 2019, Elise Alloin a été accueillie au Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace en qualité de chercheure associée. Elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition post-nucléaire du territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Parallèlement, elle devient artiste associée à La Kunsthalle qui l’accompagne sur le volet artistique de sa recherche. L’exposition Se suspendre aux lendemains, s’est présentée comme la première étape d’un projet au long cours.
Pendant plus d’un mois, l’artiste a été présente dans l’exposition et disposée à rencontrer les publics avec lesquels elle souhaitait partager durablement ses interrogations et ses pistes de réflexion au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, pour mieux cerner les enjeux de l’événement, ses conséquences à court, moyen et long terme.

Pour le Petit Programme, en 2020, Elise Alloin invitait le public à entrer en correspondance avec elle en exprimant un souvenir, une émotion, une anecdote, une question, un vœu qui décrive votre lien personnel l’histoire de la centrale via une carte postale à télécharger.


Diplômée de la Haute école des arts du Rhin en 2013, Elise Alloin développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art.
Elise s’intéresse aux liens que nous entretenons avec la radioactivité : l’usage que nos sociétés en font construit nos paysages géographiques et mentaux, nos relations spatiales et nos circulations. Comment ce phénomène physique « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire et à la transformation matérielle du vivant ?
Son travail s’exprime par la mise en place, dans l’espace proposé, d’éléments matériels et formels qui dessinent sa réflexion. Bien au-delà d’une démonstration, l’artiste agence les formes issues de ses recherches comme un dispositif d’expérience : une équation spatiale, posée physiquement comme une question, dont le corps du visiteur devient l’inconnue. C’est à lui de faire l’expérience du déplacement physique et mental. Sa pratique, transdisciplinaire, se construit sur le long terme, en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (anthropologie contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Elle se nourrit également d’une riche expérience antérieure de terrain en archéologie et en conservation du patrimoine artistique.

 

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.