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Bert Scholten © photo : Amie Galdbreith

En partenariat avec l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Bert Scholten à Mulhouse pour une période de trois mois.

Bert Scholten est souvent qualifié de troubadour contemporain. Dans son travail, il s’inspire d’une tradition dans laquelle les chansons servaient à transmettre des histoires. Les chansons de l’artiste trouvent leur origine dans d’anciennes légendes populaires ou des faits divers locaux. Bert Scholten étudie ces histoires et leurs différentes versions. Lors de ses performances, il interprète les paroles avec un accompagnement instrumental. Tout comme les contes populaires changent au fil du temps et prennent de nouvelles formes et significations, il adapte ses chansons au nouveau contexte dans lequel se déroule la performance.
Bert Scholten (1988, NL) vit et travaille à Amsterdam. Il a été résident à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten, Amsterdam (2018-2019). En 2018, son podcast VPRO « Niks was minder waar » a été diffusé. En 2015, l’artiste a sorti son premier album « Figuratieve popmuziek », suivi en 2020 de « Fysieke biografieën », en 2023 de « Dat Speelt Hier Niet » et en 2025 de « Hond Geworden » sur son propre label Het Generiek. Scholten a présenté des performances et des expositions à la Haus der Kunst de Munich, au Fries Museum de Leeuwarden, au Centre d’art Le Lait d’Albi, au CODA Museum d’Apeldoorn, à l’Ujeongguk de Séoul, au Museum de Lakenhal de Leyde et au Framer Framed d’Amsterdam.
Pendant son séjour à Mulhouse, il souhaite développer ses « autels itinérants » (des boîtes en bois portables, consacrées à des récits plutôt qu’à des divinités) en explorant les techniques artisanales régionales et les histoires locales. À travers ces rencontres, il cherche de nouvelles façons pour ses autels de véhiculer les récits cachés du territoire.


In partnership with the Embassy of the Kingdom of the Netherlands, La Kunsthalle and Motoco are welcoming artist Bert Scholten to Mulhouse for a three-month residency.

Bert Scholten is often called a contemporary troubadour. In his work he resorts to a tradition in which songs were a means of spreading stories. Scholtens songs find their origin in old folk stories or local news items. Scholten investigates these stories and traces the different versions that often exist. In his performances he carries out the lyrics with instrumental accompaniment. Just as folk tales change over time and take on new forms and meanings, Scholten often adjusts his songs to the new context in which the performance takes place.
Bert Scholten (1988, NL) lives and works in Amsterdam. He was a resident at the Rijksakademie van Beeldende Kunsten, Amsterdam (2018-2019). In 2018 his VPRO podcast ‘Niks was minder waar’ was broadcasted. In 2015 he released his debut ‘Figuratieve popmuziek’, followed by the 2020 ‘Fysieke biografieën’, 2023 ‘Dat Speelt Hier Niet’ and 2025 ‘Hond Geworden’ LPs on his own Het Generiek label. He presented performances and exhibitions at Haus der Kunst Munich, Fries Museum Leeuwarden, Centre d’art Le Lait Albi, CODA Museum Apeldoorn, Ujeongguk Seoul, Museum de Lakenhal Leiden and Framer Framed Amsterdam.
DUring his stay in Mulhouse, he will expand his “traveling altars”—portable wooden boxes devoted to stories rather than deities—by exploring regional craft techniques and local histories. Through these encounters, he seeks new ways for altars to carry hidden narratives of place and belonging.

Mónica Iturribarría, "Poner la mesa", 2021. Toile de lin teinte à l'indigo, motifs brodés avec du fil de coton - 200 x 150 cm

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille Mónica Iturribarría, artiste plasticienne, pour une résidence de recherche textile d’une période de quatre mois.

Née en 1981, Mónica Iturribarría vit et travaille à Oaxaca, Mexique.
Son travail interdisciplinaire (dessin, sculpture et installation) s’articule autour de la broderie comme opération critique : son langage passe du personnel au politique, redonnant un sens aux techniques domestiques en tant qu’actes de résistance et cartographies affectives. La perte de son frère a été un catalyseur pour son travail, lui permettant de développer une poétique de l’absence où convergent le deuil personnel et la violence systémique au Mexique.

Mónica Iturribarría a exposé au MACCO, au Mupo (Oaxaca, Mexique), à la Maison Folie Moulins, au Festival de Lille, en France, et à la Titanik Gallery en Finlande, entre autres. Son travail s’inscrit dans le cadre de recherches sur l’art et le deuil social, telles que « L’image brodée et la pratique politico-esthétique des artistes mexicains contemporains » (2021), « Tissu textile et culture : la broderie comme traduction militante en Amérique latine » (2021), « Broder l’absence d’un deuil brodé » (2019) et « Broderie de paix, de mémoire et de justice : un processus de visibilité ».
Elle a récemment obtenu la bourse du Système national des créateurs FONCA 2023-2025 pour son projet « Dechado de Virtudes », dans lequel elle réinterprète des échantillons de broderie du XIXe siècle afin d’analyser la violence domestique normalisée. À travers des sculptures textiles (des maisons transformées en objets souples), des dessins réalisés avec des cheveux humains et des ateliers de guérison collective, elle s’interroge sur la manière dont les espaces intimes deviennent des territoires de contrôle. Le projet démantèle trois mythes : 1) Le foyer comme refuge sûr, 2) L’amour romantique comme idéal, 3) La broderie comme simple corvée domestique. Utilisant des techniques traditionnelles avec une approche contemporaine, il transforme les aiguilles en outils de dénonciation et les points de couture en archives de la résistance.


ENG

Mónica Iturribarría (*1981) lives and works in Oaxaca, Mexico.
Her interdisciplinary work – drawing, sculpture, and installation – is articulated through embroidery as a critical operation: her language is moving from the personal to the political, resignifying domestic techniques as acts of resistance and affective cartographies. The loss of her brother was a catalyst for her work, letting her to develop a poetic of absence where personal grief and systemic violence in Mexico converge.

She has exhibited at MACCO, Mupo (Oaxaca,Mex.), Maison Folie Moulins, Festival Lille, France, and Titanik Gallery in Finland, among others. Her work is part of research on art and social mourning such as “The Embroidered Image and Political-Aesthetic Practice of Contemporary Mexican Artists” (2021), “Textile Cloth and Culture: Embroidery as Activist Translation in Latin America” (2021), “Embroidering the Absence of an Embroidered Mourning” (2019), and “Embroidery of Peace, Memory, and Justice: A Process of Visibility.”
She recently completed the FONCA 2023-2025 National System of Creators grant with her project “Dechado de Virtudes” where she is reinterpreting 19th-century embroidery samplers to analyze normalized domestic violence. Through textile sculptures (houses transformed into soft objects), drawings with human hair, and collective healing workshops, it is questioning how intimate spaces become territories of control. The project dismantles three myths: 1) The home as a safe haven, 2) Romantic love as an ideal, 3) Embroidery as mere domestic chore. Using traditional techniques with a contemporary approach, it transforms needles into tools of
denunciation and stitches into archives of resistance.


Le projet Atelier Mondial est porté par la Fondation Christoph Merian (direction de projet), les cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure, la Ville de Freiburg en Br. et la Région Grand Est.

Dans le cadre des différents programmes de résidences auxquels participe La Kunsthalle, les artistes du territoire alsacien / région Grand Est ont l’occasion de bénéficier de bourses de recherche, de voyage, ou de séjourner ailleurs en France ou à l’étranger…

Atelier Mondial
Yvan Yaher, Cambodge, 2022 – www
Sofia Durrieu, Japon, 2021 – www
Souad El Maysour, Sénégal, 2020 – www
Brice Ammar-Khodja, Arménie, 2019 – www
Mathieu Boisadan, Russie, 2018 – www
Capucine Matti, Paris, 2017 – www
Clémence Choquet & Mickaël Gamio, Japon, 2017 – www
Fantine Andrès, Argentine 2017 – www
Marianne Mispelaëre, Allemagne, 2016 – www
Marianne Maric, Allemagne, 2015 – www
Jacques Lopez, Canada, 2015 – www
Josephine Kaepplin, USA, 2015 – www
Livia Johann, Canada, 2015 – www
Gwen Van Den Eijnde, Japon, 2014 – www
Capucine Vanderbrouck, Canada, 2014 – www
Mathilde Sauzet, 2014 – www
Claire Hannicq, Canada, 2014 – www

A/Z Aller & Zurück (Berlin)
Emilie Picard, 2023 – www
Thomas Schmahl, 2022 – www
Ouassila Arras, 2021 – www
Axel Gouala, 2019-2020
Camille Fischer, 2019
Estelle Chrétien, 2018
Julie Luzoir, 2018
Capucine Vandebrouck, 2017
Aurélie de Heinzelin, 2017 – www

Résidence AIR Nord Est
The Fine Art Collection, 2016 – www
Claire Andrzejczak, 2015 – www
Josephine Kaeppelin, 2014 – www
Judith Dobler, 2013
Marta Caradec, 2012 – www
Mathieu Husson, 2011 – www
Loïc Beck, 2010

Autres résidences
Marie-Paule Bilger, Roumanie, 2019 – www
Jacques Lopez, Maroc, 2019 – www