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© Photo : Lydia Belostyk

Auteur associé en 2024, Jérôme Game est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Jérôme Game est un poète et écrivain français auteur d’une vingtaine d’ouvrages (recueils, livres-CD de poésie sonore, roman, essais, DVD de vidéopoèmes, traductions, pièces de théâtre). Aussi présenté sous forme de performances, conférences ou installations sonores et visuelles (créations radiophoniques, spatialisations, expositions de vidéo- ou photopoèmes), son travail explore les formes de l’expérience contemporaine à l’intersection des mots, des sons, et des images. Correspondances entre pratiques, questionnements transfrontaliers, dispositifs partagés : c’est dans ces écarts que son écriture agit et s’ajuste, explorant la consistance du réel des corps, des événements et des récits, collectifs ou individuels, via celle des signes et leurs grammaires. Il collabore avec des artistes de la scène (Cyril Teste, David Wampach, Hubert Colas, Antoine Oppenheim et Sophie Cattani), de l’image (Valérie Kempeeners), et du son (DJ Chloé, Olivier Lamarche, Lutèce Lockness), et donne régulièrement des lectures publiques en France et à l’étranger. Parus dans de nombreuses revues, ses textes ont été traduits en anglais, chinois, italien, japonais, espagnol, néerlandais, et fait l’objet d’adaptations plastiques et scéniques.

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

© photo : B.C.

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Luc Bénazet s’immerge dans l’univers de l’exposition Mon Nord est Ton Sud et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Luc Bénazet publie des livres de poésie depuis 2009. Avec Sébastien Laudenbach, il réalise une série de courts films en 2014 ; en 2015, paraît un deuxième livre écrit avec Benoît Casas ; avec Victoria Xardel, il édite en 2016 la revue Les divisions de la joie. Un premier album avec les musiciens Deborah Lennie et Patrice Grente est produit en 2017 : GRAMMATA. Son dernier ouvrage, Incidents, paru en 2018, explore les voies de la parole à l’état du balbutiement.

Entrée libre.

Deborah Heissler – Photo : © Alexandre Gefen

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Déborah Heissler s’immerge dans l’univers de l’exposition Nœuds Négatifs et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Déborah Heissler est née en 1976 à Mulhouse. Pianiste, docteure en littérature Française, elle obtient pour son premier recueil de poèmes Près d’eux, la nuit sous la neige (Cheyne, 2005), le Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet. Elle a séjourné maintes fois en Asie entre 2007 et 2010, où elle a enseigné la langue française dans différentes universités et départements de langue française. De son séjour à l’Université de Xiangtan en Chine, elle rapportera de nombreuses photographies ainsi qu’une partie de son recueil Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe (Cheyne, 2010) récompensé par le prix international de poésie francophone Yvan Goll en 2011 et le prix du poème en prose Louis Guillaume en 2012.
Après l’obtention de différentes bourses et résidences d’auteur à Baume-les Dames et à Rennes, et à des amitiés nouées avec des plasticiens elle privilégie à partir de ce moment un travail sur l’image donnant par la suite lieu à plusieurs livres d’artistes. Elle est aujourd’hui membre du jury du Prix du poème en prose Louis Guillaume et, sur une invitation de Jennifer K Dick, elle a rejoint, en 2016, l’équipe franco-américaine des lectures Ivy Writers.
deborahheissler.blogspot.fr

Entrée libre. La lecture sera suivie d’une conversation en public entre Alma Hernandèz, artiste en résidence, et Rocío Peláez, géographe.

Sandra Moussempès © Andres Donadio

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Sandra Moussempès s’immerge dans l’univers de l’exposition The Live Creature et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Poète née à Paris en 1965, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, Sandra Moussempès a collaboré ces 25 dernières années à diverses revues et anthologies en France comme à l’étranger. Un chapbook bilingue est récemment paru au Canada. Elle a publié dix livres parmi lesquels : Colloque des télépathes & CD Post-Gradiva (L’Attente, 2017) Sunny girls, (Poésie/Flammarion, 2015), Acrobaties dessinées & CD Beauty Sitcom (L’Attente, 2012), Photogénie des ombres peintes (Poésie/Flammarion, 2009). Son travail interroge les codes mentaux qui nous entourent en détournant les imageries conventionnelles notamment les stéréotypes autour du féminin, par le biais d’un environnement inquiétant souvent cinématographique ou émanant de sensations de déjà-vu.

Parallèlement à l’écriture, elle ajoute une dimension performative à ses lectures en utilisant les différentes textures de sa voix chantée, intégrée à l’énonciation du poème, créant ainsi un univers d’images mentales qui convoquent les notions de temporalité et d’état modifié de conscience. Ce travail sonore a donné lieu à deux CD inclus dans ses livres aux éditions de l’Attente : « Beauty sitcom » et « Post-Gradiva ». Elle présente ses lectures performées dans divers lieux dédiés à la poésie ou l’art contemporain (ENSBA de Lyon, Carré d’Art, Fondation Louis Vuitton, MAMCO de Genève, festival Actoral, Centre Pompidou etc.) et a été nominée récemment pour le prix Bernard Heidsieck-Centre Pompidou.

En partenariat avec le festival POEMA, écritures poétiques d’aujourd’hui.
Cet événement est organisé dans le cadre du Week-end de l’art contemporain.

Christophe Manon © Rayo Reyes Osorio

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Christophe Manon s’immerge dans l’univers de l’exposition Quand tout s’éparpille, il faut rassembler les pièces… différemment et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Christophe Manon vit à Paris. Il a publié une vingtaine de livres parmi lesquels : Univerciel (NOUS, 2009), Qui vive (Dernier télégramme, 2010), Testament, d’après François Villon (éditions Léo Scheer, 2011), Extrêmes et lumineux (Verdier, 2015), le flot imperceptible du temps qui ne cesse de s’écouler (littérature mineure, 2016), Au nord du futur (NOUS, 2016), Jours redoutables, avec des photographies de Frédéric D. Oberland (Les Inaperçus, 2017).
Il se produit régulièrement dans de nombreux pays dans le cadre de lectures publiques.

La lecture de Christophe Manon sera présentée dans le cadre d’une soirée de performances et lectures

© Phil Journé

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Dominique Quélen s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Dominique Quélen est né à Paris en 1962. Agrégé de lettres et auteur d’une thèse sur l’œuvre romanesque d’Italo Svevo, il a publié une douzaine de livres de poésie, dont Loque et Câble à âmes multiples chez Fissile, et plus récemment, au Théâtre Typographique, Enoncés-types et Basses contraintes (qui se poursuivra par deux volumes à paraître chez Flammarion et Louise Bottu). Passionné par les interactions entre musique et mots, il collabore régulièrement avec des compositeurs, dont Aurélien Dumont (entre autres pour plusieurs pièces reprises sur le CD While chez NoMadMusic).

Entrée libre et gratuite

Hors les murs, samedi 18 mars
→ Rencontre avec Dominique Quélen à la librairie 47° Nord à 16:00

DR

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Christophe Fiat s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Christophe Fiat est écrivain, performer et metteur en scène.
Il enseigne la littérature à l’école d’art de Clermont-Ferrand (ESACM). Depuis 2000, il a publié une quinzaine de livres dont Stephen King Forever (Le Seuil 2008), Retour d’Iwaki (Gallimard, 2001) et dernièrement L’épopée virile de Marcel Pagnol (Naïve Éditions, 2016).
Il a aussi écrit de nombreuses fictions radiophoniques pour France Culture et le livret de la comédie musicale, Sound of Music. Son travail est aussi très présent dans l’art contemporain. Depuis 2000, il a régulièrement collaboré avec l’artiste Thomas Hirschhorn et en 2015, il a été en résidence au MACVAL. Cet été, il a été invité au Festival de Photographie d’Arles pour une performance.

Entrée libre et gratuite

DR

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Andrea Inglese s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Entrée libre.

Andrea Inglese (né en Italie, vit et travaille en France) est poète, romancier, traducteur et essayiste. Il a publié en Italie plusieurs livres de poésie et de prose dont Colonne d’aveugles, Le Clou Dans Le Fer, 2007 ; Lettres à la Réinsertion Culturelle du Chômeur, Nous, 2013. Il a traduit en Italien de nombreux auteurs tels que Jean-Jacques Viton, Jérôme Mauche, Stéphane Bouquet, Virginie Poitrasson. Il a signé son premier roman en 2016, Parigi è un desiderio. Il est, par ailleurs, rédacteur de la revue d’intervention culturelle Alfabeta2, du blog littéraire Nazione Indiana et collabore aux pages culturelles du quotidien  il Manifesto.

La lecture sera suivie pour celles et ceux qui le souhaitent d’un Kunstapéro (payant – 5€ -, sur réservation: kunsthalle@mulhouse.fr ou 03 69 77 66 47), une dégustation de vins, en partenariat avec la Fédération Culturelle des Vins de France et Mulhouse Art Contemporain.

Jérémie Gindre, "Nuisibles, utiles & indifférents", 2015
Encre de Chine sur papier
Courtesy: Chert, Berlin

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Anne Portugal, auteure, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Anne Portugal s’intéresse à la syntaxe – ou plus précisément à la « fantaxe » – en cherchant à produire des effets de déliaison, de sauts, d’accélération et de ralentissement. Dans la formule flirt, elle associe la poésie au flirt et la définit comme « un art de ne pas y toucher », et elle s’amuse, comme dans définitif bob, à déconstruire les lieux communs de la poésie et du discours poétique.

Anne Portugal est poète et traductrice. Elle a publié une douzaine de livres, parmi lesquels aux éditions P.O.L. Les commodités d’une banquette (1985), De quoi faire un mur (1987), Le plus simple appareil (1992), définitif bob (2001), la formule flirt (2010) et Voyez en l’air, aux éditions de l’Attente. Elle a traduit , en collaboration avec Caroline Dubois, Paramour de Stacy Doris, paru en 2010, aux éditions P.O.L. et Meddle english de Caroline Bergvall, en collaboration avec Abigail Lang and Vincent Broqua, à paraître aux « presses du réel » en 2016. Elle a également collaboré avec Suzanne Doppelt pour Dans la reproduction en 2 parties égales des plantes et des animaux, P.O.L. (1999) et avec Sophie Calle pour son projet Prenez soin de vous.

Entrée libre

Une rencontre avec l’auteure aura lieu le samedi 19 mars à 15h00 à la librairie 47° Nord  (Maison Engelmann à Mulhouse)

Rabih Mroué, "The Fall of a Hair", 2012 - Part 3 - Blow up, 2012
Photo: Olaf Pascheit - Courtesy Gallery Sfeir-Semler, Hamburg & Beirut

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Hyam Yared, poète, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres travers le langage spécifique de l’écrivain.

Née en 1975, Hyam Yared est une auteure libanaise de langue française. Dans ses œuvres, elle aborde la vie au Liban, la guerre, le poids des traditions, mais également les relations hommes femmes et la sexualité. Après trois recueils de poésies, dont Esthétique de la Prédation (Mémoire d’encrier, 2013), Hyam Yared publie trois romans : L’Armoire des ombres (Prix France-Liban 2007), Sous la tonnelle (Prix Phénix 2009 et Prix Richelieu de la Francophonie 2011), chez Sabine Wespieser puis La Malédiction aux éditions Équateurs en 2012. Elle fonde, en 2012, l’association culturelle « Centre PEN Liban » qui défend la liberté d’expression et promeut la littérature libanaise.

Entrée libre

© Florence Chevallier

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Éric Suchère, poète, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres travers le langage spécifique de l’écrivain.

Éric Suchère est né en 1967. Critique d’art, poète et traducteur de poésie, il enseigne à l’Ecole supérieure d’art et design de Saint-Étienne et co-dirige la collection « Beautés » éditée par la galerie Jean Fournier. En tant que poète, il a publié plusieurs livres de poésie dont : L’Image différentielle (Voixéditions, 2001), Le Motif albertine (MeMo, 2002), Lent (Le Bleu du ciel, 2003), Le Souvenir de Ponge (CIPm, 2004), Fixe, désole en hiver (Les Petits Matins, 2005), Résume antérieur (Le Mot et le reste, 2008), Nulle part quelque (Argol, 2009), Brusque (Argol, 2011) et Variable (Argol, 2014). Depuis 1997, il travaille sur un projet intitulé Un autre mois, projet qui devrait s’achever en 2028. Ce projet est accessible à : poesie.suchere.pagesperso-orange.fr

Entrée libre.

Martin Richet au cœur de l'exposition "Presque la même chose", 2015
© La Kunsthalle

Pour ce 9ème écrire l’art, Martin Richet se prête au jeu de la mini-résidence de quatre jours. Il s’immerge dans l’univers de Presque la même chose pour écrire un texte inspiré par l’environnement de l’exposition. La commande n’est ni une critique, ni un texte sur les œuvres, l’auteur est en situation de création. S’en suit un écrit inédit qui porte entre les lignes l’influence des œuvres et qui s’impose comme une trace lointaine de ce qu’est l’exposition.

Martin Richet est écrivain et traducteur de métier.

Entrée libre.

Cécile Mainardi

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Cécile Mainardi, poète, s’immerge dans l’univers de Il s’en est fallu de peu et compose autour des œuvres exposées. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Entrée libre.

Cécile Mainardi, poète française vit entre Nice et Paris. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 1998 et en résidence à la Villa d’Arson en 2005. Son travail a fait l’objet de performances, interventions, lectures publiques et de créations radiophoniques, dont un Atelier de Création Radiophonique de France Culture : L’Eau super-liquide.

Parmi ses dernières œuvres : La Blondeur (Les Petits Matins, 2006), Je suis une grande Actriste (L’Attente, 2007), L’Immaculé Conceptuel (Les Petits Matins, 2010), Rose Activité Mortelle (Flammarion, 2012).

Stéphane Bouquet a publié six livres de poésie chez Champ Vallon (Dans l’année de cet âge, 2001 ; Un monde existe, 2002 ; Le Mot frère, 2005 ; Un peuple, 2007 ; Nos Amériques, 2010 ; Les Amours suivants, 2013). Il a proposé une traduction des poètes américains Robert Creeley (Le Sortilège, éd. Nous) ; Paul Blackburn (Villes, éd. Jose Corti) et Peter Gizzi (L’Externationale, éd. Jose Corti). Il est par ailleurs co-scénariste après avoir été longtemps critique aux Cahiers du cinéma. Il a participe – en tant que danseur et dramaturge – aux créations chorégraphiques de Mathilde Monnier, Déroutes (2002) et frère & sœur (2005).

Michaël Batalla est né en 1971. Poète, il a publié Autour/Around, avec le photographe Benoît Fougeirol (coll. d’ici-là, éd. VMCF, 2010) ; Poèmes paysages maintenant (éd. Jean-Michel Place, 2006) et vient (éd. le Clou dans le fer, 2002). Une part importante de sa poésie a été publiée en revues spécialisées, Po&sie, MIR, L’étrangère, Boudoir & autres. Il a réalisé quelques oeuvres poétiques in situ, notamment pour la Cité des Sciences et de l’Industrie ou le Musée de Sérignan. Co-fondateur des éditions le clou dans le fer, il y dirige la collection expériences poétiques. Parallèlement à son activité de création poétique et d’édition il est enseignant à l’École Spéciale d’Architecture à Paris.

© La Kunsthalle

Poète inclassable, Jean-Michel Espitallier (né en 1957) joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, proses désaxées, propositions logicoabsurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour faire voler en éclat et problématiser encore davantage, la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…).

Cofondateur de la revue Java (1989-2006, il est l’auteur d’une quinzaine de livres parmi lesquels, pour les plus récents: Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009. Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort et autres petits traités, Al Dante, 2011 (Prix des lycéens d’Ile-de-France, Seine-Saint-Denis, 2012). De la célébrité : théorie & pratique, Editions 10/18, 2012. L’invention de la course à pied, Al Dante, 2013.Il travaille actuellement sur plusieurs projets multimédias et mène parallèlement.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Véronique Pittolo est née en 1960 à Douai, et vit aujourd’hui à Paris. Elle a publié dans de nombreuses revues : Action Poétique, If, Nioques, Horlieu, Digraphe, Beaux Arts Magazine, ArtPress, Cahiers de Critique de Poésie. Lauréate du prix de poésie de la SGDL (Société des Gens de Lettres) en 2004, du Prix Yvan Gol en 2009, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture, notamment en milieu hospitalier. Elle réalise aussi des oeuvres multimédias et des fictions pour la radio. Paru en novembre 2012, un livre sur les ateliers d’écriture à l’hôpital : « On sait pourquoi les renards sont roux », édition Le Temps des cerises.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Photo: Véronique P.. © La Kunsthalle

Frédéric Forte © La Kunsthalle

Frédéric Forte est né à Toulouse en 1973 et vit aujourd’hui à Paris. Il est poète et membre de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle). Marqué très tôt par l’œuvre de Raymond Queneau, il s’est tourné en 1999 vers la poésie, qui est à ses yeux le moyen privilégié pour interroger – repousser ? – les limites du langage. Son travail est principalement tourné vers l’expérimentation formelle mais il ne s’interdit aucune voie, pas même la prose ou le vers libre !
Publications principales : Discographie (l’Attente, 2002), Banzuke (l’Attente, 2002), N/S, avec Ian Monk (l’Attente, 2004), Opéras-minute (Théâtre Typographique, 2005), Comment(s) (l’Attente, 2006), Une Collecte (Théâtre Typographique), Re- (Nous, à paraître en juin 2012).

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Née en 1975, elle vit à Paris. Écrivain, traductrice, plasticienne et performeuse, elle explore les frontières entre les genres et les modes d’expression langagiers et plastiques (sons, vidéos, sérigraphie).

Né en 1965, Jérôme Mauche vit à Paris et enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon. Il est l’auteur d’une douzaine de livres. Il dirige la collection Les grands soirs aux éditions Les petits matins et organise un cycle de rencontres Poésie Plate-forme à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Photo: Mini Résidence – Ecrire l’art – Jerome.. © La Kunsthalle