Vue de l'exposition 'Se suspendre aux lendemains' - Régionale 20 , 2019
Elise Alloin, 'Prendre position' (détail de l'installation, 2019
© La Kunsthalle - photo : Sébastien Bozon

En 2019, Elise Alloin a été accueillie au Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace en qualité de chercheure associée. Elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition post-nucléaire du territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Parallèlement, elle devient artiste associée à La Kunsthalle qui l’accompagne sur le volet artistique de sa recherche. L’exposition Se suspendre aux lendemains, s’est présentée comme la première étape d’un projet au long cours.
Pendant plus d’un mois, l’artiste a été présente dans l’exposition et disposée à rencontrer les publics avec lesquels elle souhaitait partager durablement ses interrogations et ses pistes de réflexion au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, pour mieux cerner les enjeux de l’événement, ses conséquences à court, moyen et long terme.

Pour le Petit Programme, en 2020, Elise Alloin vous invite à entrer en correspondance avec elle en exprimant un souvenir, une émotion, une anecdote, une question, un vœu qui décrive votre lien personnel l’histoire de la centrale via une carte postale à télécharger.

 

Diplômée de la Haute école des arts du Rhin en 2013, Elise Alloin développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art.
Elise s’intéresse aux liens que nous entretenons avec la radioactivité : l’usage que nos sociétés en font construit nos paysages géographiques et mentaux, nos relations spatiales et nos circulations. Comment ce phénomène physique « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire et à la transformation matérielle du vivant ?
Son travail s’exprime par la mise en place, dans l’espace proposé, d’éléments matériels et formels qui dessinent sa réflexion. Bien au-delà d’une démonstration, l’artiste agence les formes issues de ses recherches comme un dispositif d’expérience : une équation spatiale, posée physiquement comme une question, dont le corps du visiteur devient l’inconnue. C’est à lui de faire l’expérience du déplacement physique et mental. Sa pratique, transdisciplinaire, se construit sur le long terme, en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (anthropologie contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Elle se nourrit également d’une riche expérience antérieure de terrain en archéologie et en conservation du patrimoine artistique.

 

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est.