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Angéline Dubois devant son œuvre "Cartographie des alentours de l'Ill" - exposition "Déborder la rivière" à La Kunsthalle, 2025

Dans le cadre de ses missions de soutien à la recherche et à la production artistique ainsi que dans une volonté d’accompagnement à la professionnalisation d’artistes récemment diplômés, La Kunsthalle s’associe à Angéline Dubois en 2026.

Jeune artiste diplômée de la HEAR en 2024, Angéline Dubois développera tout au long de l’année un programme en lien avec ses recherches autour de la céramique.
Artiste, céramiste, Angeline Dubois explore la terre comme écosystème, ressource et matière. Elle observe comment un sol, chargé d’histoire, de micro-organismes et de pratiques agricoles, influence la matière vivante et peut être le point de départ d’expérimentations et de recherches plastiques et sensorielles.

TERROLOGIES est un projet de recherche par l’art. Il a pour point de départ le travail d’Angéline Dubois qui étudie les propriétés objectives et subjectives de la terre. Au travers d’une pratique qui se déploie de la récolte de matériaux à la réalisation de formes, souvent modelées, en passant par de nombreuses études et expérimentations, elle cherche à déceler les caractéristiques d’une terre qui se révèle dans la pluralité de ses usages.
Pour ce projet, Angéline Dubois ausculte les fragrances de la terre et pour cela, elle opère un détour par l’art de la vigne et du vin. Les liens entre la terre, le vin et les goûts qu’ils composent font l’objet d’une attention permanente de la part des vignerons. Comment cet art de la vigne pourrait-il éclairer l’artiste dans sa tentative de restituer – préserver ? – l’odeur de la terre dans les pièces qu’elle créée. C’est le terrain sur lequel elle engage sa recherche.
Pour l’accompagner, La Kunsthalle lui propose de s’emparer de son intérêt pour les dispositifs de recherche immersifs et participatifs. L’équipe du centre d’art conçoit avec elle des étapes d’atelier, de rencontre et de discussion qui ont pour visée de cerner le sujet et de le soumettre aux connaissances et regards d’experts ou de publics choisis. Le principe de ces temps de travail n’est pas de superposer les savoirs pour compiler une réponse mais bien de croiser les connaissances, de libérer les interprétations et de produire ainsi un ensemble de matériaux qui constitueront les éléments de la recherche de l’artiste.

Amélie Lucas-Gary est l’autrice associée à la résidence d’Angéline Dubois.

Le projet est réalisé en partenariat avec la Haute École de Lucerne (Suisse), l’Université de Haute-Alsace, le Lycée agricole de Rouffach et le Domaine Valentin Zusslin, Orschwihr.

Encastrable © photo : Camille Théreau

Pour la saison 2024-25, La Kunsthalle accueille le collectif Encastrable en résidence de territoire qui s’oriente vers la thématique de l’eau et plus particulièrement de l’Ill, la rivière qui traverse la région mulhousienne.

Par des gestes éphémères, à travers la rencontre et en privilégiant les matériaux de récupération et recyclés, Antoine Lejolivet et Paul Souviron, les esprits créatifs derrière Encastrable, attirent notre regard sur les espaces en créant des moments de convivialité et de partage.
Leur approche de la sculpture, audacieuse et spontanée, leur permet d’établir des dialogues inédits avec les espaces fragiles qui les accueillent. Qu’il s’agisse d’une rivière, des ruines d’un château ou des plages de la mer Morte, Encastrable s’adapte avec agilité aux environnements qu’ils investissent.

Une résidence au fil de l’eau

Cette résidence sur le territoire mulhousien est l’occasion d’explorer l’Ill. La rivière deviendra le fil conducteur d’ateliers, de performances et de rencontres.
La volonté est de faire de ce cours d’eau non seulement un lieu de passage, mais aussi un vecteur de partage et pourquoi pas, d’y réactiver la baignade l’été prochain.

A propos
Le collectif Encastrable pratique la sculpture « par intrusion » : Antoine Lejolivet et Paul Souviron inventent des systèmes d’accès ponctuels et instantanés à des réservoirs de matériaux inépuisables.
C’est dans les DIY shop qu’ils établissent leur premier atelier de sculptures spontanées. A chacune de ses « résidences », Encastrable construit et expose simultanément : sous les yeux des clients, les artistes composent avec le répertoire de formes et d’usages que leur offrent les supermarchés. Ces performances font d’Antoine et Paul les garants d’un réseau de solutions aux manques potentiels des artistes en matériaux, lieux d’exposition et spectateurs. Encastrable suggère une mise à disposition astucieuse et infinie des ressources de la société pour la création artistique.
Tous deux diplômés de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg entre 2001 et 2008, les deux protagonistes enchaînent désormais les projets d’expositions, les résidences et invitations à intervenir selon les protocoles qu’ils s’imposent, en France et à l’étranger.

La résidence, menée en partenariat avec Motoco, bénéficie du soutien de la Région Grand Est et du fonds [N.A!] Project.