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Le CEAAC de Strasbourg, La Kunsthalle Mulhouse et le CRAC Alsace d’Altkirch proposent une journée de visite des expositions que présentent les trois centres d’art.

Navette et visites : 10€ / personne. Réservation obligatoire : public@ceaac.org
Possibilité de départ depuis Strasbourg ou Mulhouse. Au programme :

  • 10h30 : visite au CEAAC / 7 rue de l’Abreuvoir à Strasbourg
  • 11h30 – 12h30 : Pause déjeuner (repas tiré du sac)
  • 12h30 : départ en bus vers Mulhouse
  • 15h : visite à La Kunsthalle Mulhouse / 16 rue de la Fonderie à Mulhouse
  • 16h15 : départ en bus vers Altkirch
  • 17h : visite au CRAC Alsace / 18 Rue du Château à Altkirch
  • 18h15 : Retour en bus à Strasbourg avec une halte à Mulhouse

Au CEAAC, Strasbourg
Hope for change. Hackney Flashers, de Londres à Strasbourg
avec Claude Dugit-Gros, Julie Luzoir et Pascaline Morincôme. Curatrice : Camille Richert
Une exposition articulant, à 50 ans d’intervalle, la pratique de trois artistes-chercheuses contemporaines à celle d’un collectif féministe de militantes visuelles anglaises des années 1970 autour de sujets qui demeurent d’actualité : inégalités de genre et de classe face à l’emploi, parentalité et travail domestique.
Jusqu’au 8 mars 2026.

A La Kunsthalle Mulhouse
Prendre le temps

Au CRAC Alsace, Altkirch
Inspiraling
avec Katja Mater, Clare Noonan, Jessica Gysel, Marnie Slater, Robin Brettar et Matilda Çobanli, avec MYCKET, Ot Lemmens, Sophy Naess, Judith Geerts, Nienke Fransen, Christine de Pizan, Rosalind Nashashibi et Anne Reijniers & Eline De Clercq.
Artistes, éditeur·ices et enseignant·es à l’origine de plusieurs projets collectifs, Robin Brettar, Matilda Çobanli, Jessica Gysel, Katja Mater, Clare Noonan et Marnie Slater célèbrent les amours et les amitiés queer qu’iels envisagent comme une constellation de possibles. Animé par le désir de vivre en communauté, le groupe a acquis un immeuble à Molenbeek (Bruxelles) pour en faire un lieu de vie et de travail partagé. Au CRAC Alsace, iels prolongent cette énergie collective avec Inspiraling, une exposition où les réseaux affectifs se déploient et s’entrelacent.
Jusqu’au 1er mars 2026.

Angéline Dubois devant son œuvre "Cartographie des alentours de l'Ill" - exposition "Déborder la rivière" à La Kunsthalle, 2025

Dans le cadre de ses missions de soutien à la recherche et à la production artistique ainsi que dans une volonté d’accompagnement à la professionnalisation d’artistes récemment diplômés, La Kunsthalle s’associe à Angéline Dubois en 2026.

Jeune artiste diplômée de la HEAR en 2024, Angéline Dubois développera tout au long de l’année un programme en lien avec ses recherches autour de la céramique.
Artiste, céramiste, Angeline Dubois explore la terre comme écosystème, ressource et matière. Elle observe comment un sol, chargé d’histoire, de micro-organismes et de pratiques agricoles, influence la matière vivante et peut être le point de départ d’expérimentations et de recherches plastiques et sensorielles.

TERROLOGIES est un projet de recherche par l’art. Il a pour point de départ le travail d’Angéline Dubois qui étudie les propriétés objectives et subjectives de la terre. Au travers d’une pratique qui se déploie de la récolte de matériaux à la réalisation de formes, souvent modelées, en passant par de nombreuses études et expérimentations, elle cherche à déceler les caractéristiques d’une terre qui se révèle dans la pluralité de ses usages.
Pour ce projet, Angéline Dubois ausculte les fragrances de la terre et pour cela, elle opère un détour par l’art de la vigne et du vin. Les liens entre la terre, le vin et les goûts qu’ils composent font l’objet d’une attention permanente de la part des vignerons. Comment cet art de la vigne pourrait-il éclairer l’artiste dans sa tentative de restituer – préserver ? – l’odeur de la terre dans les pièces qu’elle créée. C’est le terrain sur lequel elle engage sa recherche.
Pour l’accompagner, La Kunsthalle lui propose de s’emparer de son intérêt pour les dispositifs de recherche immersifs et participatifs. L’équipe du centre d’art conçoit avec elle des étapes d’atelier, de rencontre et de discussion qui ont pour visée de cerner le sujet et de le soumettre aux connaissances et regards d’experts ou de publics choisis. Le principe de ces temps de travail n’est pas de superposer les savoirs pour compiler une réponse mais bien de croiser les connaissances, de libérer les interprétations et de produire ainsi un ensemble de matériaux qui constitueront les éléments de la recherche de l’artiste.

Amélie Lucas-Gary est l’autrice associée à la résidence d’Angéline Dubois.

Le projet est réalisé en partenariat avec la Haute École de Lucerne (Suisse), l’Université de Haute-Alsace, le Lycée agricole de Rouffach et le Domaine Valentin Zusslin, Orschwihr.

Flaminia Cicerchia, “Opzione n.1 di Spazi barcollanti”, 2025

Dans le cadre du programme Le Nouveau Grand Tour, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Flaminia Cicerchia à Mulhouse pour une période de deux mois.

Née à Rome en 1995, Flaminia Cicerchia vit et travaille en Italie, entre Turin et Rome.
Après une licence en peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Rome, elle a obtenu un master en sculpture à l’Accademia Albertina di Belle Arti de Turin.

À travers ses recherches, l’artiste explore des pratiques alternatives et multiformes de collectivité et expérimente des modèles d’habitat qui intègrent les principes de dévouement et de soin pour toutes les subjectivités humaines et non humaines. Elle utilise différents médias et matériaux, allant des techniques plus traditionnelles, telles que la sculpture et la peinture, à des pratiques plus performatives et participatives, avec une préférence particulière pour les pratiques participatives autogérées.

Le Nouveau Grand Tour est organisé par l’Institut Culturel italien de Paris, avec le soutien financier du Ministère de la Cuture italien.

Les résidences de recherche sont réalisées avec la collaboration des Archives de la Ville de Mulhouse.


ENG

As part of the Le Nouveau Grand Tour program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Flaminia Cicerchia to Mulhouse for a two-month period.

Flaminia Cicerchia, Rome 1995, lives and works in Italy, between Turin and Rome.
After a bachelor’s degree in painting at the Academy of Fine Arts in Rome, she obtained her master’s degree in sculpture at the Accademia Albertina di Belle Arti in Turin.

Through her research she explores alternative and multiform practices of collectivities and experiments with housing models that include principles of dedication and care for all human and non-human subjectivities. She uses different media and materials, ranging from more traditional techniques, such as sculpture and painting, to more performative and participatory practices, with particular preference for self-managed participatory practices.

Bert Scholten © photo : Amie Galdbreith

En partenariat avec l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Bert Scholten à Mulhouse pour une période de trois mois.

Bert Scholten est souvent qualifié de troubadour contemporain. Dans son travail, il s’inspire d’une tradition dans laquelle les chansons servaient à transmettre des histoires. Les chansons de l’artiste trouvent leur origine dans d’anciennes légendes populaires ou des faits divers locaux. Bert Scholten étudie ces histoires et leurs différentes versions. Lors de ses performances, il interprète les paroles avec un accompagnement instrumental. Tout comme les contes populaires changent au fil du temps et prennent de nouvelles formes et significations, il adapte ses chansons au nouveau contexte dans lequel se déroule la performance.
Bert Scholten (1988, NL) vit et travaille à Amsterdam. Il a été résident à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten, Amsterdam (2018-2019). En 2018, son podcast VPRO « Niks was minder waar » a été diffusé. En 2015, l’artiste a sorti son premier album « Figuratieve popmuziek », suivi en 2020 de « Fysieke biografieën », en 2023 de « Dat Speelt Hier Niet » et en 2025 de « Hond Geworden » sur son propre label Het Generiek. Scholten a présenté des performances et des expositions à la Haus der Kunst de Munich, au Fries Museum de Leeuwarden, au Centre d’art Le Lait d’Albi, au CODA Museum d’Apeldoorn, à l’Ujeongguk de Séoul, au Museum de Lakenhal de Leyde et au Framer Framed d’Amsterdam.
Pendant son séjour à Mulhouse, il souhaite développer ses « autels itinérants » (des boîtes en bois portables, consacrées à des récits plutôt qu’à des divinités) en explorant les techniques artisanales régionales et les histoires locales. À travers ces rencontres, il cherche de nouvelles façons pour ses autels de véhiculer les récits cachés du territoire.


In partnership with the Embassy of the Kingdom of the Netherlands, La Kunsthalle and Motoco are welcoming artist Bert Scholten to Mulhouse for a three-month residency.

Bert Scholten is often called a contemporary troubadour. In his work he resorts to a tradition in which songs were a means of spreading stories. Scholtens songs find their origin in old folk stories or local news items. Scholten investigates these stories and traces the different versions that often exist. In his performances he carries out the lyrics with instrumental accompaniment. Just as folk tales change over time and take on new forms and meanings, Scholten often adjusts his songs to the new context in which the performance takes place.
Bert Scholten (1988, NL) lives and works in Amsterdam. He was a resident at the Rijksakademie van Beeldende Kunsten, Amsterdam (2018-2019). In 2018 his VPRO podcast ‘Niks was minder waar’ was broadcasted. In 2015 he released his debut ‘Figuratieve popmuziek’, followed by the 2020 ‘Fysieke biografieën’, 2023 ‘Dat Speelt Hier Niet’ and 2025 ‘Hond Geworden’ LPs on his own Het Generiek label. He presented performances and exhibitions at Haus der Kunst Munich, Fries Museum Leeuwarden, Centre d’art Le Lait Albi, CODA Museum Apeldoorn, Ujeongguk Seoul, Museum de Lakenhal Leiden and Framer Framed Amsterdam.
DUring his stay in Mulhouse, he will expand his “traveling altars”—portable wooden boxes devoted to stories rather than deities—by exploring regional craft techniques and local histories. Through these encounters, he seeks new ways for altars to carry hidden narratives of place and belonging.

Mónica Iturribarría, "Poner la mesa", 2021. Toile de lin teinte à l'indigo, motifs brodés avec du fil de coton - 200 x 150 cm

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille Mónica Iturribarría, artiste plasticienne, pour une résidence de recherche textile d’une période de quatre mois.

Née en 1981, Mónica Iturribarría vit et travaille à Oaxaca, Mexique.
Son travail interdisciplinaire (dessin, sculpture et installation) s’articule autour de la broderie comme opération critique : son langage passe du personnel au politique, redonnant un sens aux techniques domestiques en tant qu’actes de résistance et cartographies affectives. La perte de son frère a été un catalyseur pour son travail, lui permettant de développer une poétique de l’absence où convergent le deuil personnel et la violence systémique au Mexique.

Mónica Iturribarría a exposé au MACCO, au Mupo (Oaxaca, Mexique), à la Maison Folie Moulins, au Festival de Lille, en France, et à la Titanik Gallery en Finlande, entre autres. Son travail s’inscrit dans le cadre de recherches sur l’art et le deuil social, telles que « L’image brodée et la pratique politico-esthétique des artistes mexicains contemporains » (2021), « Tissu textile et culture : la broderie comme traduction militante en Amérique latine » (2021), « Broder l’absence d’un deuil brodé » (2019) et « Broderie de paix, de mémoire et de justice : un processus de visibilité ».
Elle a récemment obtenu la bourse du Système national des créateurs FONCA 2023-2025 pour son projet « Dechado de Virtudes », dans lequel elle réinterprète des échantillons de broderie du XIXe siècle afin d’analyser la violence domestique normalisée. À travers des sculptures textiles (des maisons transformées en objets souples), des dessins réalisés avec des cheveux humains et des ateliers de guérison collective, elle s’interroge sur la manière dont les espaces intimes deviennent des territoires de contrôle. Le projet démantèle trois mythes : 1) Le foyer comme refuge sûr, 2) L’amour romantique comme idéal, 3) La broderie comme simple corvée domestique. Utilisant des techniques traditionnelles avec une approche contemporaine, il transforme les aiguilles en outils de dénonciation et les points de couture en archives de la résistance.


ENG

Mónica Iturribarría (*1981) lives and works in Oaxaca, Mexico.
Her interdisciplinary work – drawing, sculpture, and installation – is articulated through embroidery as a critical operation: her language is moving from the personal to the political, resignifying domestic techniques as acts of resistance and affective cartographies. The loss of her brother was a catalyst for her work, letting her to develop a poetic of absence where personal grief and systemic violence in Mexico converge.

She has exhibited at MACCO, Mupo (Oaxaca,Mex.), Maison Folie Moulins, Festival Lille, France, and Titanik Gallery in Finland, among others. Her work is part of research on art and social mourning such as “The Embroidered Image and Political-Aesthetic Practice of Contemporary Mexican Artists” (2021), “Textile Cloth and Culture: Embroidery as Activist Translation in Latin America” (2021), “Embroidering the Absence of an Embroidered Mourning” (2019), and “Embroidery of Peace, Memory, and Justice: A Process of Visibility.”
She recently completed the FONCA 2023-2025 National System of Creators grant with her project “Dechado de Virtudes” where she is reinterpreting 19th-century embroidery samplers to analyze normalized domestic violence. Through textile sculptures (houses transformed into soft objects), drawings with human hair, and collective healing workshops, it is questioning how intimate spaces become territories of control. The project dismantles three myths: 1) The home as a safe haven, 2) Romantic love as an ideal, 3) Embroidery as mere domestic chore. Using traditional techniques with a contemporary approach, it transforms needles into tools of
denunciation and stitches into archives of resistance.


Le projet Atelier Mondial est porté par la Fondation Christoph Merian (direction de projet), les cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure, la Ville de Freiburg en Br. et la Région Grand Est.

Auteur associé en 2026, Éric Houser est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Né à Lyon en 1956, Éric Houser, après un peu moins de trente ans à Paris, vit actuellement à Marseille.

L’auteur publie depuis le début des années 2000, des textes en revue (poésie, notes de lecture, chronique : Action poétique, Cahier critique de poésie (CCP), Sitaudis, Brille Babil) et des livres de poésie. Éric Houser a animé des ateliers de lecture et d’écriture, et un cycle de lectures publiques à La Box (galerie de l’école d’art de Bourges). Depuis 2025, il anime la revue à parution aléatoire « A6 ».

Publications :

  • Madrid Marseille, un échange de poésie contemporaine (avec Angela Segovia, Olvido Garcia Valdès, Rafael Garido, Hugo Pernet, Antonio Méndez Rubio, Marina Skalova), Zoème éditions et cipM, 2025
  • Déplacer un peu le temps, Nous, 2024
  • un début, un milieu, une fin, Éric Pesty, 2018
  • Mouvement perpétuel, Nous, 2014
  • Hello Ernest, Les petits matins, 2013
  • flashover, contrat maint,  2012
  • Poèmes en langue vulgaire, Action poétique,  2009
  • Mon journal pour Nina, L’Attente, 2007
  • Encore vous précédé d’Auto-di-Dax, Les petits matins 2006
  • (le couteau), contrat maint, 2005
  • je ne suis pas je t’, rup & rud, Sébastien Smirou 2004 (repris par l’Attente en 2009 : rup & rud l’intégrale, avec Pierre Alferi, Caroline Dubois, Peter Gizzi, Anne Parian, Anne Portugal et Sébastien Smirou)
  • somatic limit, Little Single Éric Suchère, 2003
  • performatif bob, L’Attente, 2003
  • Impressions de Mormoiron (avec Claudine Capdeville, Jacques Jouet & Pierre Laurent), Plurielle, 2003
  • Un composte, L’Attente 2002
  • Chapelle & Discrétion (sonate de chambre), Patin & Couffin, 2002
  • Sortes scories, L’Attente collection week-end, 2000

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

Christiane Fath est peintre, elle vit et travaille à La Réunion. Elle laisse les couleurs exploser sur ses toiles qui sont des tissus patinés d’histoire(s) puisque généralement dérobés à son trousseau familial. Sur du linge de maison, elle trace, imprime, organise des compositions comme bon lui semble, en empruntant des techniques diverses ou inventant ses propres protocoles de peinture. Respectant les dimensions originales de chacun de ses supports-linge, elle s’empare généralement d’imposantes surfaces qu’elle investit ardemment d’éléments autobiographiques. On y retrouve pêle-mêle des paysages d’Afrique, le pourtour de la méditerranée, le motif des moucharabiehs ou le périmètre des 11e et 12e arrondissements de Paris.

François Bauer est céramiste, il vit à Strasbourg. Il se dit potier parce qu’il modèle de nombreux objets utilitaires mais il est aussi peintre et même architecte quand il s’amuse à construire et déconstruire des formes, à organiser des plans et juxtaposer des couleurs. Dans un jeu de va et vient entre la surface et le volume mais aussi en osant des combinaisons surprenantes, il joue avec la matière terre et la pousse jusqu’à des équilibres improbables ou des agencements audacieux. Ses objets sont tout à la fois praticables et détournés, ils sont les supports de sa peinture inspirée de souvenirs d’enfance, de son histoire familiale dont il a hérité un goût inconditionnel pour la peinture fauve, les couleurs vives et les fleurs.

Christiane Fath et François Bauer forment à Mulhouse un duo inédit. Réunis le temps d’une exposition, ils s’emparent de toute La Kunsthalle, ses espaces mais aussi ses curiosités architecturales et proposent une installation immersive où les visiteurs peuvent « Prendre le temps ». Partant de leurs pratiques de peintre et céramiste, d’un goût partagé pour les couleurs flamboyantes, ils présentent un ensemble de pièces, pour beaucoup réalisées spécialement pour l’exposition, qui forment dans leur mise en scène un environnement propice à la rêverie. Les peintures, les objets, les décors, les mobiliers font tous œuvre, toutes les parties dialoguent et s’entendent autour d’un projet commun : composer un espace de plaisir et de bien-être où l’art est à la fois couleurs, formes, supports, jeux… On se prélasse, on s’attarde, on ralentit et s’amuse… L’exposition se présente comme une invitation au voyage ou la promesse d’une parenthèse, elle retient le temps et offre généreusement ce que l’art a de plus heureux.

Commissariat : Sandrine Wymann.


ENG
Painter Christiane Fath is based in La Réunion. Her colors burst out over canvases steeped in history, which are often fabrics from her own family linen chest. She draws, prints, and lays out designs as she sees fit, using a wide range of techniques as well as inventing her own painting processes. Respecting the original dimensions of each piece, she reclaims these imposing surfaces by saturating them with autobiographical motifs. African landscapes, the Mediterranean coastline, mashrabiya latticework, and the outlines of Paris’ 11th and 12th arrondissements can all be found scattered throughout her work.

François Bauer is a ceramicist based in Strasbourg. He describes himself as a potter because of the many utilitarian objects he creates, but he is also a painter and even an architect when he sets about constructing and deconstructing forms, organizing planes, and juxtaposing colors. In a back-and-forth game between surface and volume, and by daring to use unexpected combinations, he pushes the clay towards unlikely balances and bold configurations. His objects both maintain and deviate from function, serving as supports for paintings inspired by his childhood memories and family history, from which he inherited his unconditional love of Fauvist painting, vivid colors, and flowers.

Christiane Fath and François Bauer come together as a unique artistic duo for this exhibition. Their collaboration will spread throughout the Kunsthalle, engaging with its different spaces as well as its architectural quirks to offer visitors an immersive installation where they can prendre le temps – take their time. Drawing on their respective practices in painting and ceramics and a shared love of flamboyant color, they present a group of works, many created specifically for this exhibition, whose staging provides the perfect backdrop for reverie. Paintings, objects, sets, and furnishings all work together, each piece conversing and harmonizing with the others in the shared goal of creating a space for enjoyment and well-being, where art manifests simultaneously in color, shape, media, and play, and in which visitors can lounge, loiter, and enjoy themselves. The exhibition is an invitation to travel and the promise of a break; it holds back the tide of time and generously shares all the joy that art can offer.

Curator : Sandrine Wymann.


Pour cette exposition, François Bauer a bénéficié du soutien de l’Institut Européen des Arts Céramiques de Guebwiller.
La Kunsthalle remercie Documents d’Artistes La Réunion et DCA (Association française de développement des centres d’art contemporain) qui ont permis de découvrir le travail de Christiane Fath.

For this exhibition, François Bauer is supported by the Institut Européen des Arts Céramiques in Guebwiller. La Kunsthalle would also like to thank Documents d’Artistes La Réunion and the DCA (the French Association for the Development of Contemporary Art Centers) for introducing us to Christiane Fath’s work.

Pendant la pause méridienne, La Kunsthalle propose une visite commentée de l’exposition Prendre le temps, suivie d’un déjeuner concocté par Épices pour poursuivre les échanges en toute convivialité.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation au repas 10€, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

En partenariat avec l’association Épices.

L’exposition Prendre le temps est une invitation à la contemplation, à la rencontre des œuvres depuis des points de vue différents, au rythme de son choix. Les visites ralenties accompagnent les visiteurs dans ce lâcher prise en les invitant à laisser tout objet de rapport au temps de côté et à s’installer dans l’exposition. Tout au long de l’après-midi, différentes propositions permettent de vivre l’exposition autrement : massage de la tête face aux œuvres de son choix, dégustations d’infusions, écoute musicale, poème lu à l’oreille, et médiation en tête à tête. Durant ces après-midi, l’exposition se fait lieu de vie, invitation au temps suspendu.

En continu tout l’après-midi. Entrée libre et gratuite

Au programme :


Autour de chaque exposition, une programmation culturelle variée invite les publics à aller plus loin dans la découverte.
Ces temps forts prennent des formes différentes pour chaque exposition et offrent de nouvelles façons d’aborder les œuvres (et les thématiques).
Ces rendez-vous sont pensés comme des moments d’échange et de curiosité, ouverts à tous, pour vivre l’exposition autrement.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de l’artiste Laurence Mellinger, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Prendre le temps.
En suivant la même onde de bien être propagée par l’exposition et les 4 pièces aménagées par les artistes Christiane Fath et François Bauer, les participant·es vont créer leur 5ème espace. En utilisant la peinture, la couleur, le son et avec l’aide de la plasticienne Laurence Mellinger, ils revisiteront les murs, le sol, les objets autour d’une idée : créer une pièce à vivre avec joie.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Au croisement de l’écologie et du social, Laurence Mellinger a développé depuis 30 ans une pratique multiforme et malléable, variant les formes et les techniques en fonction des contextes. Dans l’ensemble de ses réalisations, elle prête attention aux détails, à la persistance fragile, à la douce résistance des choses. Elle appelle à l’action aussi fugace soit-elle, à travers une pratique poétique et de nombreuses collaborations. Elle propose des ateliers de pratiques artistiques pour transmettre son goût pour la couleur, le dessin et où l’expression de chacun a une place dans le collectif.


A La Kunsthalle, le samedi est une journée consacrée aux familles.
Ateliers, visites, jeux, chaque rendez-vous proposé est pensé et conçu pour que les enfants de tous âges puissent découvrir l’art contemporain.
En libre accès tous les samedis après-midi : des jeux, des livres, des ateliers pour découvrir l’art contemporain.

« Re-découvrir l’otium », une conférence avec Jean-Miguel Pire historien et sociologue au sein de l’exposition Prendre le temps.

Lorsque nous visitons une exposition, quel qu’en soit le propos, nous nourrissons notre esprit de formes, couleurs ou connaissances nouvelles. Bien que nous soyons encouragé·es par des motivations très personnelles, voire intimes, ce type d’occupation relève d’une pratique très ancienne, l’otium.
Afin de découvrir, ou redécouvrir cette activité née en Grèce antique, le sociologue et historien Jean-Miguel Pire nous parlera de l’otium, de son ancrage dans les lieux d’art et de son importance dans le développement personnel et collectif. La conférence se déroulera dans l’espace d’exposition et sera suivie d’un temps convivial.

Jean-Miguel Pire est sociologue et historien. Chercheur à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), ses travaux portent sur le rôle des « politiques de l’esprit » – artistiques, scientifiques, culturelles, éducatives – dans l’accès à la liberté individuelle et le développement de la démocratie. En particulier, il étudie, d’une part, la place de l’art dans la scolarité et, d’autre part, les enjeux démocratiques de l’otium, le « loisir intelligent », activité essentielle dans l’Antiquité et dont il faudrait revaloriser l’universalité. Dernières publications : L’otium du peuple. A la reconquête du temps libre (Sciences humaines/2024), Otium. Art, éducation, démocratie (Actes Sud/2020), Musée indiscipliné. Enjeux républicains de la transmission artistique (Mare & Martin/2018).


Autour de chaque exposition, une programmation culturelle variée invite les publics à aller plus loin dans la découverte.
Ces temps forts prennent des formes différentes pour chaque exposition et offrent de nouvelles façons d’aborder les œuvres (et les thématiques).
Ces rendez-vous sont pensés comme des moments d’échange et de curiosité, ouverts à tous, pour vivre l’exposition autrement.

Découvrez l’exposition Prendre le temps  à l’occasion d’un échange avec un·e médiateur·rice du centre d’art.

Entrée libre et gratuite.

Découvrez l’exposition Prendre le temps  à l’occasion d’un échange avec un·e médiateur·rice du centre d’art.

Entrée libre et gratuite.

Visite-atelier à la semaine pour les 6 à 12 ans.

Tout au long de la semaine, le parcours Kunskids amène les jeunes visiteurs à découvrir l’exposition Prendre le temps de manière ludique.
Mené par l’artiste Laurence Mellinger, l’atelier invite les enfants à suivre la même onde de bien être bien être propagée par l’exposition « Prendre le temps » et les 4 pièces aménagées par les artistes Christiane Fath et François Bauer, les enfants vont créer leur 5ème espace. En utilisant la peinture, la couleur, le son et avec l’aide de la plasticienne Laurence Mellinger, ils revisiteront les murs, le sol, les objets autour d’une idée : créer une pièce à vivre avec joie.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.


Au croisement de l’écologie et du social, Laurence Mellinger a développé depuis 30 ans une pratique multiforme et malléable, variant les formes et les techniques en fonction des contextes. Dans l’ensemble de ses réalisations, elle prête attention aux détails, à la persistance fragile, à la douce résistance des choses. Elle appelle à l’action aussi fugace soit-elle, à travers une pratique poétique et de nombreuses collaborations. Elle propose des ateliers de pratiques artistiques pour transmettre son goût pour la couleur, le dessin et où l’expression de chacun a une place dans le collectif.

Visite commentée de l’exposition Prendre le temps, suivie d’une dégustation thématique « Vin et fromage ».

En partenariat avec l’association Mulhouse Art Contemporain.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation : 5 € / personne, inscription obligatoire (places limitées) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de l’artiste Laurence Mellinger, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Prendre le temps.
En suivant la même onde de bien être propagée par l’exposition et les 4 pièces aménagées par les artistes Christiane Fath et François Bauer, les participant·es vont créer leur 5ème espace. En utilisant la peinture, la couleur, le son et avec l’aide de la plasticienne Laurence Mellinger, ils revisiteront les murs, le sol, les objets autour d’une idée : créer une pièce à vivre avec joie.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Au croisement de l’écologie et du social, Laurence Mellinger a développé depuis 30 ans une pratique multiforme et malléable, variant les formes et les techniques en fonction des contextes. Dans l’ensemble de ses réalisations, elle prête attention aux détails, à la persistance fragile, à la douce résistance des choses. Elle appelle à l’action aussi fugace soit-elle, à travers une pratique poétique et de nombreuses collaborations. Elle propose des ateliers de pratiques artistiques pour transmettre son goût pour la couleur, le dessin et où l’expression de chacun a une place dans le collectif.


A La Kunsthalle, le samedi est une journée consacrée aux familles.
Ateliers, visites, jeux, chaque rendez-vous proposé est pensé et conçu pour que les enfants de tous âges puissent découvrir l’art contemporain.
En libre accès tous les samedis après-midi : des jeux, des livres, des ateliers pour découvrir l’art contemporain.

© La Kunsthalle Mulhouse

Pendant la pause méridienne, La Kunsthalle propose une visite commentée de l’exposition Prendre le temps, suivie d’un déjeuner concocté par Épices pour poursuivre les échanges en toute convivialité.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation au repas 10€, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

En partenariat avec l’association Épices.

L’exposition Prendre le temps est une invitation à la contemplation, à la rencontre des œuvres depuis des points de vue différents, au rythme de son choix. Les visites ralenties accompagnent les visiteurs dans ce lâcher prise en les invitant à laisser tout objet de rapport au temps de côté et à s’installer dans l’exposition. Tout au long de l’après-midi, différentes propositions permettent de vivre l’exposition autrement : massage de la tête face aux œuvres de son choix, dégustations d’infusions, écoute musicale, poème lu à l’oreille, et médiation en tête à tête. Durant ces après-midi, l’exposition se fait lieu de vie, invitation au temps suspendu.

En continu tout l’après-midi. Entrée libre et gratuite

Au programme :


Autour de chaque exposition, une programmation culturelle variée invite les publics à aller plus loin dans la découverte.
Ces temps forts prennent des formes différentes pour chaque exposition et offrent de nouvelles façons d’aborder les œuvres (et les thématiques).
Ces rendez-vous sont pensés comme des moments d’échange et de curiosité, ouverts à tous, pour vivre l’exposition autrement.