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Sergio Chávez, "Zopilotes y Palomas" (détail), patchwork, 2024

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle Mulhouse accueille d’avril à août 2024 Sergio Chávez, artiste plasticien, pour une résidence de recherche textile.

Installé dans un atelier mulhousien, l’artiste accueille le public à l’occasion des « Ateliers ouverts » organisés à Motoco les samedi 18 et dimanche 19 mai prochains. Il y présentera de nouvelles œuvres réalisées à Mulhouse.

Les samedi 18 et dimanche 19 mai 2024 de 14h à 19h
à Motoco – 11 rue des Brodeuses à Mulhouse (deuxième étage)
Entrée libre et gratuite

A propos des Ateliers Ouverts
L’association Accélérateur de particules organise les Ateliers Ouverts chaque printemps depuis 1999. À l’occasion de 2 week-ends de portes ouvertes d’ateliers d’artistes, c’est tout un territoire et sa richesse créative qui s’illuminent et deviennent visibles pour le grand public.

© Clara Valdes et Jane Bidet

Inspiré par l’univers des Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur, le duo d’artistes formé par Clara Valdes et Jane Bidet convie les publics à déjeuner sur l’herbe le 25 mai dans le jardin de la Chapelle Saint-Jean à Mulhouse.

« Célébrons le muguet, le beau temps, les Sophie. Deux-mètre carrés de tissus, la vaisselle du pique-nique, de l’eau avec des trèfles, une petite craie pour le sucre, et le thé est servi. » Giga Dinette

En faisant du pique-nique un espace d’expérimentation artistique, le concept porté par Giga Dinette amorce ses déclinaisons de formes et d’évènements déployés en 2024, avec La Kunsthalle Mulhouse.

Au menu le 25 mai :
Pains spéciaux et produits de la cueillette travaillés par Zoé Vincent et Danae Viney,
Jus d’herbes façon cocktail préparés par Charles Heisser.
Sur nappes de fragments de tissus assemblés par Chiara Schwartz,
Les mets seront servis dans une vaisselle en céramique conçue pour l’évènement par Giga Dinette.
Récipients et repas seront proposés en échange de la narration d’une histoire d’amour, bourgeonnante ou déjà fleurie. Nourrie de ces récits, Giga Dinette proposera un temps de dégustation et de partage.

« L’heureuse Sophie prit le plateau avec les six tasses, la théière, le sucrier et le pot à crème en argent. Elle demanda la permission de faire un vrai thé pour ses amies.
– Non, lui dit Mme de Réan, vous répandriez la crème partout, vous vous brûleriez avec le thé. Faites semblant d’en prendre, ce sera tout aussi amusant.
Sophie ne dit rien, mais elle n’était pas contente. »

Les Malheurs de Sophie, Comtesse de Ségur, 1858

Samedi 25 mai de 12h à 15h dans le jardin de la Chapelle Saint Jean à Mulhouse
Evènement sur inscription uniquement – places limitées : 03 69 77 66 47 – kunsthalle@mulhouse.fr


Giga Dinette réunit Jane Bidet (plasticienne glaneuse) et Clara Valdes (plasticienne designer). Depuis 2021, leur démarche artistique interroge des objets du quotidien par la création d’un répertoire de formes et d’actions. Prenant source dans des références au monde de l’enfance et ses jeux de rôle, leurs créations s’activent lors de performances participatives. En s’entourant de collaborateurs privilégiés – artistes, artisans, designers culinaires, etc. –, Giga Dinette invite les publics à découvrir leur univers lors de moments de dégustations et d’échanges.

Cet évènement s’inscrit dans le cadre de l’association de Giga Dinette à La Kunsthalle Mulhouse en 2024. Une seconde performance aura lieu à l’automne. Le projet se poursuivra dans l’espace d’exposition lors de la Regionale à partir du 28 novembre 2024. Cette programmation bénéficie du dispositif « Soutien aux émergences arts visuels » de la Région Grand Est .

Création graphique d’après l’œuvre de Younes Rahmoun par le studio Constance+Ismaël

Entrer dans l’œuvre de Younes Rahmoun c’est accepter de regarder en soi et de penser ce que nous sommes. Son engagement se situe dans la pensée, son travail s’inscrit dans une quête de formes humbles et transcendantes.
Ses concepts viennent habiter l’espace d’exposition du centre d’art contemporain pour nous questionner sur la notion de déplacement et interpeller nos facultés d’adaptation. Par le langage métaphorique de l’artiste, l’exposition nous interroge : comment une graine peut prendre racine dans un sol qui n’est pas sa terre d’origine ?
Ses œuvres sont faites de figures, de métaphores, de signes. Il créé à partir de gestes, d’objets de préférences modestes, ceux qu’il trouve à portée de main, dans ses espaces de vie et de culture, les gestes qu’il observe ou pratique depuis toujours, les objets qu’il trouve près de chez lui, dans la médina de Tétouan ou dans les montagnes du Riff. Prélevés et extraits du quotidien, ils deviennent son alphabet à partir du moment où il les isole, les transcende et les investit de sa conception du monde.

Le vernissage aura lieu de 18h à 20h, en présence de Younes Rahmoun.

Création graphique d’après l’œuvre de Younes Rahmoun par le studio Constance+Ismaël

[English bellow]

Figure majeure de l’art contemporain au Maroc, Younes Rahmoun présente à La Kunsthalle Mulhouse un ensemble d’œuvres qu’il articule autour de l’idée de migration.

Entrer dans l’œuvre de Younes Rahmoun c’est accepter de regarder en soi et de penser ce que nous sommes. Son engagement se situe dans la pensée, son travail s’inscrit dans une quête de formes humbles et transcendantes. Ses concepts viennent habiter l’espace d’exposition du centre d’art contemporain pour nous questionner sur la notion de déplacement et interpeller nos facultés d’adaptation. Par le langage métaphorique de l’artiste, l’exposition nous interroge : comment une graine peut prendre racine dans un sol qui n’est pas sa terre d’origine ?
Ses œuvres sont faites de figures, de métaphores, de signes. Il créé à partir de gestes, d’objets de préférences modestes, ceux qu’il trouve à portée de main, dans ses espaces de vie et de culture, les gestes qu’il observe ou pratique depuis toujours, les objets qu’il trouve près de chez lui, dans la médina de Tétouan ou dans les montagnes du Riff. Prélevés et extraits du quotidien, ils deviennent son alphabet à partir du moment où il les isole, les transcende et les investit de sa conception du monde.

Darra – L’atome
L’atome est la plus petite partie d’un corps qui ne se décèle pas à l’œil nu mais que l’on considère dans l’organisation de la matière. Représenté par un cercle, il incarne une forme de perfection et d’absolu. Il s’installe à l’extrémité inférieure des valeurs et représente une limite en-deçà de laquelle on pressent une infinité insaisissable.

Zahra – La fleur
Au stade de la fleur, la graine a quitté l’obscurité et l’isolement, en sortant de terre, elle a franchi la ligne de visibilité. Confrontée au monde, elle cherche sa place parmi les autres et apprend à composer dans un jeu aux règles plurielles. Elle reçoit, donne, partage, compose avec la diversité et la multiplicité. La fleur est séduisante, unique mais elle est aussi fragile parce qu’elle ne vit qu’un temps avant de céder sa place au fruit qu’elle devance.

Jabal – La montagne
La montagne représente la force et l’immuable. Elle est à la fois le terreau et l’épicentre d’une vie. Repère visuel et symbolique, elle apporte de la stabilité et renvoie aux origines d’un peuple ou d’un individu. Elle accueille aussi bien les hommes que la végétation, elle les abrite et les fertilise.


Zahra (fleur), film d’animation, 2008

Younes Rahmoun est un artiste marocain, né en 1975 à Tétouan où il vit et travaille toujours actuellement. Il est l’un des artistes nord-africains de sa génération les plus exposés. Formé à l’école d’art de Tétouan par Faouzi Laatiris, Younes Rahmoun fait partie des premiers artistes à recevoir un enseignement formel en art contemporain au Maroc.
Younes Rahmoun s’exprime à travers de multiples supports : installation, sculpture, dessin, vidéo, photographie… Son travail épuré est empreint de spiritualité et invite à la contemplation. Il fait dialoguer des formes symboliques universelles agencées en série, que l’on retrouve, entre autres, dans l’art islamique, avec des technologies contemporaines. Partir de soi, de sa culture, d’un quotidien pour interroger l’universel et créer ainsi un dialogue en constante évolution
semble être la racine de cette œuvre florissante. Parmi ses expositions récentes, on peut citer Little Worlds, Complex Structures, VCUarts – Virginia Commonwealth University School of the Arts in Qatar (2018), De la mer à l’océan, L’appartement 22, Rabat (2016).
Son travail a été montré récemment au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid), au Palais de Tokyo (Paris), au Tripostal (Lille), au Victoria & Albert Museum (Londres), à L’heure rouge, Biennale de Dakar (2018) et à Viva Arte Viva, la 57e Biennale de Venise (2017). Il est représenté par la Galerie Imane Farès à Paris.

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Deux expositions partenaires seront consacrées au travail de Younes Rahmoun en parallèle de celle de La Kunsthalle Mulhouse : au Smith College Museum of Art, Northampton, US, Younes Rahmoun : Here, Now et à Kulte, Center for Contemporary Art & Editions, à Rabat, Maroc


[Eng]
Younes Rahmoun, a major figure in the Moroccan contemporary art scene, will be presenting a selection of works centering around the concept of migration at La Kunsthalle Mulhouse.

Experiencing Younes Rahmoun’s work means accepting to look within ourselves and think about what we are. His commitment lies in thought, his work is part of a quest for humble and transcendent forms. His concepts will inhabit the contemporary art center’s exhibition space to question us about the idea of migration and challenge our capacity for adaptation. Throughout the exhibition, the artist’s metaphorical language asks us how a seed can take root in soil far from its native land.
Rahmoun’s pieces are built out of figures, metaphors, and signs. He creates from gestures, with a preference for modest objects that he finds close by in his living space and within his culture, gestures that he has always observed or employed, objects found near his home in the Medina of Tetouan or the Rif Mountains. Sampled and collected from daily life, they become his alphabet from the moment he isolates them, transcends them, and invests them with his conception of the world.

Darra – The Atom
Invisible to the naked eye, the atom is the smallest part of a body considered in the organization of matter. Represented by a circle, it embodies an absolute and perfect form. It exists on the lowest end of the spectrum of values and represents a limit beyond which we sense an unattainable infinity.

Zahra – The Flower
In the flowering stage, the seed breaks through the earth, leaving darkness and isolation behind to enter the realm of the visible. Faced with the world, it seeks out its place among the others and learns to compose in a game with many rules. It receives, gives, shares, and composes with diversity and multiplicity. The flower is seductive and unique but also fragile since it lives only a short while before giving way to the fruit it precedes.

Jabal – The Mountain
The mountain represents strength and immutability. It is both the breeding ground and the epicenter of life. As a visual and symbolic landmark, it provides stability and refers back to the origins of a people or an individual. It hosts both human and plant life, sheltering and nourishing them.

Younes Rahmoun is a Moroccan artist born in Tetouan in 1975, where he still lives today. He is one of the most prominent North African artists of his generation. Educated by Faouzi Laatiris at the Tetouan fine arts school, Rahmoun is among the first artists to receive education in contemporary art in Morocco.
Younes Rahmoun expresses himself through various media: installations, sculpture, drawing, video, and photography. His streamlined pieces are laden with spirituality and invite contemplation. He uses contemporary technology to create dialogues between universally symbolic serial shapes, which can also be found in Islamic artforms, among others.
The root of the artist’s blossoming production grows out of himself, his culture, and daily life to raise questions about what is universal in the creation of a constantly evolving dialogue.
His most recent exhibitions include Little Worlds, Complex Structures, VCUarts – Virginia Commonwealth University School of the Arts in Qatar (2018), and De la mer à l’océan (From Sea to Ocean), L’appartement 22, Rabat (2016). His work has also recently been shown at the Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid), the Palais de Tokyo (Paris), the Tripostal (Lille), the Victoria & Albert Museum (London), “L’heure Rouge”, Biennale de Dakar (2018), and Viva Arte Viva, the 57th Venice Biennale. He is represented by the Galerie Iman Farès in Paris.

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Alongside La Kunsthalle exhibition, an exhibition entitled “Younes Rahmoun: Here, Now” will take place at the Smith College Museum of Art in Northampton (USA), as well
as an exhibition at the Kulte, Center for Contemporary Art & Editions in Rabat, Morocco.

Détail carnet de croquis 2022-2023 ©Elsa Tomkowiak

Vernissage de l’installation Shed-Shade d’Elsa Tomkoviak en présence de l’artiste, sur le parvis de la Fonderie à Mulhouse.

Détail carnet de croquis 2022-2023 ©Elsa Tomkowiak

La peinture d’Elsa Tomkowiak est tout couleur. Audacieuse et éclatante, elle jaillit dans les paysages qu’elle occupe et relègue les environnements, naturels ou architecturaux, au rang de décor ou d’écrin.  A grand coup de couleurs pulvérisées ou brossées, l’artiste créé des œuvres monumentales et parvient à faire de la peinture l’élément majeur des espaces qu’elle investit. Dans certains cas, sa peinture peut devenir sculpture, elle se lie à l’existant et s’impose y compris quand l’artiste fait le choix de travailler sur des matériaux transparents qui laissent passer la lumière.

À Mulhouse, sur le parvis du bâtiment de la Fonderie qui abrite le centre d’art contemporain de la ville, dans un décor teinté d’un passé industriel, l’artiste Elsa Tomkowiak est invitée à investir une place publique occupée par les habitants qui selon leur âge jouent au foot ou cherchent un endroit paisible où se retrouver. Chaque jour, une communauté se réunit pour vivre ensemble un moment convivial, se détendre sur un site improvisé terrain de jeu ou salon d’extérieur.  Elsa Tomkowiak propose une œuvre monumentale qui apportera durant les mois d’été un peu d’ombre, là où le soleil tape sur la dalle sèche et minérale du parvis. En réponse à l’architecture qu’elle a observé dans la ville et dans le quartier en particulier, l’artiste déploie sa longue peinture comme un toit de shed qui fait écho aux bâtiments voisins. Alors que les sheds sont une réponse architecturale aux besoins de lumière homogène des ouvriers au travail, Shed-Shade est une proposition picturale pour protéger les habitants du quartier Fonderie du soleil d’été.

De juillet à août, l’œuvre fédérera les acteurs du quartier et c’est à l’ombre de la peinture d’Elsa Tomkowiak qu’il sera possible de se retrouver pour lire, jouer, discuter ou partager un temps entre amis ou voisins.

Le vernissage aura lieu vendredi 5 juillet de 17h à 20h sur le parvis de la Fonderie en présence de l’artiste.

1974-75 : occupation de chantier victorieuse à Marckolsheim (usine C.W.M. de production de stéarates de plomb) © photo : Meinrad Schworer

Les luttes et la place des femmes dans les mouvements de contestation.
Le dernier temps fort de l’exposition aura pour point de départ une projection commentée d’images d’archives des mouvements de lutte écologiques du bassin rhénan filmées par Solange Fernex. Au cours des années 1970, des formes de désobéissance civile se sont déployées en réaction à des projets industriels chimiques et nucléaires massifs sur les rives du Rhin. Dans ce contexte a eu lieu à Marckolsheim, la première occupation de site de l’histoire française. A travers ces images apparaît peu à peu le rôle important des femmes dans ces luttes, tantôt gardiennes des sites la journée, tantôt lanceuses d’alerte sur les dangers de la radioactivité.
Ces différents rôles seront l’objet de la table-ronde qui suivra la projection, réunissant des personnalités militantes de différents champs (politique, écologique, artistique, féministe).

  • Raymond Schirmer, Membre du MIR (Mouvement International de la Réconciliation), du CSFR, d’AN, du MAN (Mouvement pour une Alternative Non-Violente) et du parti politique Les Ecologistes
  • Hilary Galbreaith, artiste
  • Isabelle Cambourakis, enseignante, éditrice et chercheuse indépendante, travaille sur la sociohistoire des luttes et des mouvements sociaux
  • Modération : Géraldine Gourbe

En partenariat avec MIRA (Mémoire des Images Réanimées d’Alsace) et INA Grand Est.

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

 

© Clara Valdes et Jane Bidet

Atelier pour les 6-11 ans avec le duo Giga Dinette.
Gratuit, sur inscription sur les deux après-midi : kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

« Monnaie de mon affection »

Bonjour, combien ça coûte ? 

Lors d’un atelier mené par le duo d’artistes Giga Dinette, les enfants de 6 à 11 ans sont invités à explorer une nouvelle signification de la monnaie, où les trésors les plus précieux sont ceux qui résident dans le cœur. Durant deux après-midi, les participant·es exploreront l’univers curieux de l’échange et de la monnaie, tout en découvrant le pouvoir des émotions et de la créativité.

Adjugé, vendu !

La monnaie est au centre de l’atelier mais ici, elle ne sera pas seulement un instrument d’échange. Les enfants découvriront comment créer leur propre monnaie à partir d’objets qui leur sont chers, leur conférant ainsi une valeur bien plus profonde que celle des simples pièces et billets. À travers cette expérience, il s’agira de mettre en lumière l’importance de la valeur émotionnelle des objets.

Merci, et n’oubliez pas votre monnaie !


Créé en décembre 2021, le duo d’artistes Giga Dinette réunit les pratiques artistiques de Clara Valdes et Jane Bidet, toutes deux diplômées d’un DNSEP à la Haute Ecole des Arts du Rhin et installées sur le territoire mulhousien.
Clara Valdes travaille autour du design d’objet, dans lequel elle relie le travail de la terre par le biais de la nourriture et de la matière. Elle élargit sa production en travaillant avec des restaurateurs. Jane Bidet développe une pratique traversant des sujets comme le glanage, la collection ou la contemplation. Elle s’inspire de ses trouvailles pour en faire des récits qu’elle illustre en céramique, vidéo, scan, ou autres médiums.
Giga Dinette est une exploration entre art et design, qui puise ses ressources et collaborations par la rencontre de vigneron.e.s, chef.fe.s, d’artisans et d’institutions culturelles en Alsace. Une recherche se construit autour du contenant, ses formes d’utilisations, sa matérialité. Giga Dinette fait performance lors de banquets braderies, et invite le public à participer à un moment entre enfance et âge adulte, à faire semblant, à jouer et à partager un repas servi dans une vaisselle qui est acquise par chaque convive à l’issue des dégustations.

Le projet Giga Dinette bénéficie du soutien de la Région Grand Est au travers du dispositif de soutien aux émergences arts visuels.

Atelier "Vestiges plastiques" © La Kunsthalle, 2022

Ateliers à la semaine, pour les 6 – 12 ans
Tout au long d’une semaine, le parcours Kunstkids propose de découvrir, par le jeu et l’expérimentation, les œuvres et de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales en compagnie du designer Simon Burkhalter.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Simon Burkhalter est artiste pluridisciplinaire. Il travaille la sculpture ainsi que le son et les nouveaux médias, comme la vidéo et la 3D virtuelle. Son travail est inspiré par la nature, le mouvement et l’interaction du corps avec son environnement. La matière utilisée dans ses œuvres est souvent brute, visible et apporte son propre caractère à l’ensemble de l’histoire de l’œuvre.

© Clara Valdes et Jane Bidet

Dans le cadre de ses missions de soutien à la recherche et à production artistique ainsi que dans une volonté d’accompagnement à la professionnalisation d’artistes récemment diplômés, La Kunsthalle s’associe au duo Giga Dinette.
L’année de collaboration (2024) sera ponctuée de temps performatifs.

Créé en décembre 2021, le duo d’artistes Giga Dinette réunit les pratiques artistiques de Clara Valdes et Jane Bidet, toutes deux diplômées d’un DNSEP à la Haute Ecole des Arts du Rhin et installées sur le territoire mulhousien.
Clara Valdes travaille autour du design d’objet, dans lequel elle relie le travail de la terre par le biais de la nourriture et de la matière. Elle élargit sa production en travaillant avec des restaurateurs. Jane Bidet développe une pratique traversant des sujets comme le glanage, la collection ou la contemplation. Elle s’inspire de ses trouvailles pour en faire des récits qu’elle illustre en céramique, vidéo, scan, ou autres médiums.
Giga Dinette est une exploration entre art et design, qui puise ses ressources et collaborations par la rencontre de vigneron.e.s, chef.fe.s, d’artisans et d’institutions culturelles en Alsace. Une recherche se construit autour du contenant, ses formes d’utilisations, sa matérialité. Giga Dinette fait performance lors de banquets braderies, et invite le public à participer à un moment entre enfance et âge adulte, à faire semblant, à jouer et à partager un repas servi dans une vaisselle qui est acquise par chaque convive à l’issue des dégustations.


Le projet Giga Dinette bénéficie du soutien de la Région Grand Est au travers du dispositif de soutien aux émergences arts visuels.

Maya Mihindou, "Fondation d'un système énergétique féministe d'après Cara New Daggett, réhaussé des propositions de Solange Fernex, Fatima Ouassak et Vandana Shiva" 2024 - Production La Kunsthalle Mulhouse

18h – Pourquoi installer des femmes et des panneaux solaires ne suffit pas

Conférence de Cara New Daggett en langue anglaise (traduite en direct)
Politologue et maîtresse de conférence à l’université Virginia Tech Cara New Daggett travaille sur l’écologie politique féministe.
Cara New Daggett est l’autrice de l’ouvrage « Pétromasculinité » dans lequel elle s’intéresse à la manière dont les identités de genre structurent les enjeux énergétiques. Par une approche interdisciplinaire, elle étudie les rouages du système énergétique mondial, et plus spécifiquement, de ce qu’elle qualifie de « culture du pétrole ». Au travers d’une observation minutieuse des mécanismes qui interviennent depuis son extraction jusqu’à ses nombreux usages, Cara New Daggett révèle peu à peu les relations entre combustible fossile et ordre patriarcal.
Modération par Géraldine Gourbe

20h30 – Electrify Everything de Marjolijn Dijkman et Pom Bouvier-b

Electrify Everything est une exploration critique des origines des unités et du langage utilisés pour mesurer l’électricité. La performance s’appuie sur la magie des premières démonstrations des phénomènes électriques du XVIIIème siècle.
Dans cette nouvelle adaptation d’Electrify Everything, les artistes manipuleront en direct des outils musicaux expérimentaux pour jouer avec des courants électriques et créer une composition sonore.
Performance : Pom Bouvier b. & Marjolijn Dijkman / Texte : Jean Katambayi Mukendi

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de l’artiste Anna Byskov, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

A travers une multitude de pratiques (peinture, sculpture, dessin et vidéo), Anna Byskov agence ses créations artistiques dans l’espace pour élaborer par la suite une performance où elle utilise son corps et sa voix pour raconter des histoires qui mêlent réalité et fiction.

Marjolijn Dijkman, , Edith Russ Haus, Oldenburg, "LUNÄ" installée avec "Earthing Discharge" © photo Edith Russ Haus, 2021

C’est autour de la Lunä Table que se tiennent les Lunä Talk (discussions Lunä), en souvenir des rencontres organisées, de préférence un soir de pleine lune, par les membres de la Société Lunä de Birmingham. Ensemble, ils se livraient à des discussions critiques mettant à jour des sujets de société comme les nouveaux développements scientifiques et industriels, mais aussi l’art, l’éducation, l’histoire coloniale, et les droits sociaux.
Ce 25 mars, soir de pleine lune, la Lunä Talk prendra comme sujet la question de la transition, du passage d’une énergie à une autre, d’une infrastructure à une autre. Comment peut-on envisager des transitions sans considérer la nécessité de clore une histoire avant de se lancer dans de nouveaux projets ? L’histoire de l’énergie s’écrit comme une course vers le nouveau, le renouveau sans jamais s’interroger sur la possibilité d’aller vers des solutions de réparation ou de transformation. Il n’est question que de tourner des pages, en arguant de futurs plus performants, plus adaptés ou même plus propres.
Ces choix politiques seront partagés pendant quelques heures afin de créer une discussion qui impliquera les personnalités invitées ainsi que toutes les personnes présentes intéressées.
Suivi d’un moment convivial.

  • Marjolijn Dijkman, artiste et modératrice de la Lunä Talk
  • Fanny Lopez, historienne de l’architecture et des techniques, commissaire de l’exposition Power Up
  • Cara New Daggett, politologue
  • Clémence André, ingénieure chargée de mission urbanisme et raccordement chez Territoire d’énergie Hautes-Alpes
  • Marie Lechner, enseignante-chercheuse à L’École supérieure d’art et de design d’Orléans, autrice et commissaire d’exposition
  • Stéphanie Schmitt, responsable de relations partenariales, UEM

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de Simon Burkhalter, designer, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Simon Burkhalter est artiste pluridisciplinaire. Il travaille la sculpture ainsi que le son et les nouveaux médias, comme la vidéo et la 3D virtuelle. Son travail est inspiré par la nature, le mouvement et l’interaction du corps avec son environnement. La matière utilisée dans ses œuvres est souvent brute, visible et apporte son propre caractère à l’ensemble de l’histoire de l’œuvre.

Ateliers à la semaine, pour les 6 – 12 ans
Tout au long d’une semaine, le parcours Kunstkids propose de découvrir, par le jeu et l’expérimentation, les œuvres et l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales en compagnie de l’artiste Anna Byskov.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

A travers une multitude de pratiques (peinture, sculpture, dessin et vidéo), Anna Byskov agence ses créations artistiques dans l’espace pour élaborer par la suite une performance où elle utilise son corps et sa voix pour raconter des histoires qui mêlent réalité et fiction.

Solange Fernex (de Turckheim), photo par Claude Truong-Ngoc, 1979

Solange Fernex, de la mémoire à l’Histoire.

Projection du film « La petite étincelle »* de Simone Fluhr et Daniel Coche, suivie d’une table-ronde.
« En Alsace, Solange Fernex est une pionnière de l’écologie au moment où on ne parlait pas encore d’écologie […]. Ce film retrace nos rencontres où s’expriment ses souvenirs des actions les plus marquantes menées pour préserver la vie menacée par une idéologie de profit et de compétitivité, de « bulldozer » disait-elle. Ce film est également pétri par ses convictions de lutte non-violente et positive, convictions jamais lâchées, avec à l’appui, des images d’archives tournées par elle sur différents lieux d’occupations de terrain et de manifestations de protestation. […]. En quelque sorte, un testament qu’elle adresse au monde qui nous entoure et à son devenir. » Daniel Coche
La projection du film « La petite étincelle » sera suivie d’une table-ronde réunissant plusieurs intervenants, ayant pour projet de composer, par la multiplicité des paroles, un portrait de Solange Fernex. Personnalité engagée dans de nombreux combats (écologique, féministe, anti-nucléaire, etc.), elle demeure aujourd’hui relativement peu connue. En résonnance avec ces échanges, l’artiste Maya Mihindou posera son regard d’artiste sur une cette Histoire encore à écrire.

  • Elisabeth Schulthess, ancienne journaliste à l’Alsace, auteur de Solange FERNEX, l’insoumise
  • Marie Jager-Fernex, fille de Solange et Michel Fernex
  • Maya Mihindou, artiste
  • Géraldine Gourbe, commissaire d’exposition
  • Modération : Sophie Desgeorge, réalisatrice et responsable montage et numérisation chez Mira

* Écrit et réalisé par Daniel Coche, Simone Fluhr, 2014. 57’ – production Dora Films

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Étiquette - Eau WATTWILLER / LITHIA - Alsace Grandes sources minérales de Wattwiller

COMPLET, retrouvez les échanges sur radio ∏Node en DAB+ à Mulhouse et à Paris et sur p-node.org

La Kunsthalle accueille LITHIA, une proposition de Marie Lechner dans le cadre d’une résidence portée par Πnode.

II est l’or blanc censé remplacer l’or noir, la promesse d’un avenir électrique et décarboné. Métal alcalin indispensable à la fabrication des batteries, le lithium apparaît comme un élément clé de la « transition » énergétique et de l’électrification du parc automobile. En 2020, il rejoint la liste des 30 matières premières critiques cruciales pour l’économie européenne qui cherche à assurer sa souveraineté dans ce domaine. Aujourd’hui, le lithium vient principalement de mines australiennes et chinoises, ou des lacs salés des hauts plateaux d’Amérique du Sud, mais les projets se multiplient partout en Europe pour répondre à la croissance de la demande qui pourrait être multipliée par 25 d’ici à 2050, d’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).
Dans le cadre de sa résidence de recherche création Lithia, portée par l’association Circulaire à Mulhouse, Marie Lechner convie des artistes, anthropologues, designers qui mènent l’enquête en France (dans l’Allier et en Alsace), au Portugal, en Espagne ou en République tchèque sur les traces de ce mystérieux métal au centre de toutes les convoitises.
Avant de devenir l’élément essentiel au développement d’une économie décarbonée, le lithium, formé lors des premières minutes du Big Bang est d’abord célébré pour ses vertus thérapeutiques, connues dès l’Antiquité, et réactivées lors du développement du thermalisme à la fin du XIXe siècle. Il est aussi le premier médicament administré pour soigner des maladies mentales. Il s’agira lors de cette journée d’explorer les multiples récits du lithium et d’interroger le rôle fondamental qu’il joue dans le maintien de notre économie capitaliste productiviste.

En direct de La Kunsthalle Mulhouse, sur ∏Node en DAB+ à Mulhouse et à Paris et sur p-node.org. Places limitées pour assister à la journée d’études, sur inscription lithia@p-node.org

Journée d’études avec :

Louis Bidou est réalisateur et doctorant en anthropologie (LESC-CNRS), son projet de recherche « L’odyssée lithium » explore, à travers la trajectoire du lithium en France, les reconfigurations en cours entre les corps terrestre, technologique et psychique.
Sa présentation traitera des enjeux entourant la perspective d’ouverture d’une mine de lithium dans l’Allier.

Nicolas Couturier est graphiste, artiste et enseignant, basé à Strasbourg. Son travail se concentre sur les pratiques collectives de composition des savoirs. Il développe des outils d’observation et de description, liés aux relations aux lieux, à des formes de soin et de jeux.
« Outre-Sols, enseignements souterrains en Outre-Forêt », est un projet d’œuvre et d’enquête dans la région naturelle de l’Outre-Forêt au nord de l’Alsace, sur et avec les résurgences de pétrole, la présence de lithium, les terres argileuses et les eaux chaudes.

Marie Lechner est enseignante à L’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans et à l’ENSAD à Paris, autrice et commissaire d’exposition. Elle a été programmatrice à la Gaîté Lyrique et journaliste à Libération. Elle a été récemment co-commissaire de l’exposition House of Mirrors : AI as Phantasm (HMKV, Dortmund, 2022). Avec Yves Citton et Anthony Masure, elle a co-dirigé l’ouvrage collectif Angles morts du numérique ubiquitaire – Un glossaire critique et amoureux (Les presses du réel, 2023)
Dans les années 1980, l’exploration du sous-sol du Nord de l’Alsace par la géothermie profonde a révélé la présence de lithium en forte concentration dans les saumures circulant à quelques milliers de mètres sous terre. Co-produit de la géothermie, par les industriels comme vertueuse, à faible empreinte carbone, mais son l’exploitation n’est pas sans risque, comme l’ont montré les séismes provoqués par le projet de Fonroche à Vendenheim.

Anastasia Kubrak est doctorante au Critical Media Lab à l’Académie des arts et du design à Bâle. Entre 2018 et 2021, elle a travaillé au département de recherche du Nieuwe Instituut à Rotterdam, où elle était co-commissaire de l’exposition Lithium (2020) et a coédité la publication Lithium : States of Exhaustion (2021).
« On bathing and Mining Grounds » : Partant de l’hypothèse que l’épuisement corporel et l’épuisement planétaire convergent à travers le lithium, sa présentation parcourra les sites où se baigner, inhaler, boire et extraire des minéraux ont été historiquement entrelacés. Depuis les stations thermales du XIXe siècle en Bohême jusqu’aux projets d’exploration actuels en République tchèque, le lithium a promis la guérison et le rétablissement des corps, des régions et des économies nationales. Mais qu’est-ce qui est en jeu dans la ruée de l’UE vers la réhabilitation de la planète ?

Camille Zéhenne est diplômée des Beaux-Arts de Paris- Cergy et chercheure associée au GRIPIC, Sorbonne- Université. En plus d’être programmatrice au sein des Froufrous de Lilith, son travail de réalisatrice questionne le langage et le statut des images. Son dernier film L’Eden, court-métrage documentaire a été lauréat de la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM. Elle a co-écrit Le livre dont Jean Baudrillard est le héros avec Emmanuelle Fantin. Elle est artiste en résidence à la Casa De Velazquez pour 2023-24
Sa présentation met en lien le retour des mines de lithium en Estrémadure, région la plus pauvre d’Espagne et terre de naissance des conquistadors avec la colonisation de l’Amérique au XVe siècle. Il s’agira donc, en partant du projet de mine, de dresser le portrait d’un territoire en mutation, de ses gens, et de la façon dont son histoire entre en écho avec la marche sans fin et très ancienne du capitalisme et soulève nos paradoxes contemporains.

Une excursion dans le bassin potassique et à Wattwiller ainsi qu’une visite de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales est organisée le dimanche 25 février 2024. Informations.

Production : association Circulaire, dans le cadre du nouveau programme de résidences Radio-Art de Πnode à Mulhouse.
Avec le soutien de la Région Grand Est (Résidences Mission de Territoire)
En partenariat avec La Kunsthalle Mulhouse

Partout les dysfonctionnements frappent les grandes infrastructures de services collectifs : il y a les dégradations matérielles telles que l’usure et le vieillissement des structures, la baisse d’investissements de l’Etat, mais aussi la crise énergétique et climatique. En dépit de ces altérations, persiste l’idéal social d’un édifice de service public alliant économie d’échelle, performance technique et service de qualité pour le plus grand nombre.
A l’heure des effondrements environnementaux, comment penser notre rapport à la technique et aux infrastructures de production et de diffusion des biens communs : eau et assainissement, électricité, gaz ? Comment sortir la technique de sa seule relation à une histoire de la modernité et du progrès ? Comment déconstruire – et agir collectivement – pour une organisation des services essentiels qui impactent nos environnements et notre rapport au monde ?
Dans la première partie, l’exposition questionne les formes et les enjeux des infrastructures et leur potentiel d’inspiration. A la manière des pensées, une sélection d’images d’archives nous précipite dans un moment de l’épopée technique où tout type d’infrastructure est potentiellement envisageable. Depuis la fin du XIXe siècle, dans une configuration technique, économique et symbolique complexe, des projets valorisant les énergies renouvelables et des perspectives décentralisatrices et écologiques viennent défier le modèle industriel des grands réseaux qui a constitué le mode de production dominant de nombreux services.
L’exposition se poursuit dans une seconde partie présentant les mouvements de résistance qui se développent dès les années 1970. Face aux impositions de l’ordre électrique, une autre histoire s’écrit. L’opposition s’organise, des collectifs se fédèrent. Des luttes d’occupation plus spontanées et radicales voient le jour. La mobilisation de Marckolsheim en 1974 afin d’empêcher l’implantation d’une usine chimique ou les prises de position de figures comme Françoise d’Eaubonne ou Solange Fernex témoignent de la richesse des mobilisations du bassin rhénan.
Dans une dernière partie, l’exposition aborde le sujet des transitions qui semble essentiellement reposer sur des choix de type d’énergie tandis que le réseau et ses infrastructures de transport et de distribution n’est presque jamais questionné. Des alternatives existent et ont toujours existé. Il y a une histoire de la pensée décentralisatrice et l’Est de la France en est singulièrement représentatif. Face au centralisme, les tentatives municipales de distribution communale entreprises à Schnönau, Ungersheim, Guebwiller, Ehnwihr, Muttersholtz ou Metz offrent des pistes pour les transitions énergétiques à venir. Redonner une place à ces récits dans l’histoire des techniques participe à les rendre plus légitimes et désirables, mais aussi à ouvrir des imaginaires pour de nouveaux lendemains.

Avec la participation de Carla Adra, Jessica Arseneau, Marjolijn Dijkman, Hilary Galbreaith, Maya Mihindou, Jürgen Nefzger, Claude Parent, Liv Schulman, Suzanne Treister, Tomi Ungerer.
Commissariat : Géraldine Gourbe, Fanny Lopez et Sandrine Wymann

Vernissage le jeudi 15 février de 18h à 20h.

Le projet de recherche Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales de Géraldine Gourbe et Fanny Lopez se développe également au Grand Café à Saint-Nazaire du 9 février au 12 mai 2024.

L’exposition à Mulhouse bénéficie du soutien de la Région Grand Est (Soutien aux résidences mission de territoire Arts visuels), de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et de Mondriaan Fonds.


The exhibition Power up, technical imaginaries and social utopias refers to energy infrastructures through a feminist perspective. This collaborative project explores links between technical worlds, common goods and connected representations.
Highlighting how the electricity modulate our environment and social utopias about it, the exhibition presents resistance movements in the local territory to raise the social utopias history in Europe. Opening a field of possibilities concerning the energy transition, Power up, technical imaginaries and social utopias concentrates on a feminist future perspective and a reflexion at a local level.

Opening on Thursday, February 15th from 6 to 8pm

With: Carla Adra, Jeanne-Marie et Georges Alexandroff, Jessica Arseneau, Marjolijn Dijkman, Hilary Galbreaith, Maya Mihindou, Jürgen Nefzger, Claude Parent, Christian de Portzamparc, Liv Schulman, Suzanne Treister, Tomi Ungerer.
Curators: Géraldine Gourbe, Fanny Lopez and Sandrine Wymann

Géraldine Gourbe and Fanny Lopez’s research project Power Up, technical imaginaries and social utopias is also on at Le Grand Café in Saint-Nazaire from February 9 to May 12, 2024.

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Présentation de l’exposition par les commissaires et rencontre avec les artistes

L’exposition Power Up est née d’une recherche de Fanny Lopez, consacrée aux histoires alternatives de l’autonomie énergétique, de la conception des réseaux aux politiques de mise en circulation des biens communs. Elle déplace un travail universitaire sur le terrain des formes et de la création. En tentant de déjouer le risque d’une exposition documentaire, les commissaires de l’exposition se sont entourées d’artistes qui pour certains travaillaient sur le sujet, pour d’autres ont été invité à produire de nouvelles œuvres.
A la table, par le biais d’une conversation, les commissaires présenteront l’exposition et les sujets qu’elle soulève, les artistes raconteront de quelle manière ils ont rejoint le projet.

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Sara Grandi, "Coltura", 2018 | Vue d'installation à l'Academia di Belle Arti di Carrara

Dans le cadre du programme Le Nouveau Grand Tour, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Sara Grandi à Mulhouse pour une période de deux mois.

Sara Grandi (Varese, 1995) vit et travaille à Carrare, Italie. Elle est diplômée d’une licence et d’une maîtrise d’Art option sculpture à l’École des beaux-arts de Carrare. Dans son travail, elle étudie l’aspect transversal de la dichotomie entre le naturel et l’artificiel : des branches qui ressemblent à des os humains, des tentatives de maintenir en vie des substances organiques destinées à la dissolution, la coexistence de langages naturels et artificiels. En 2023, elle a participé́ à la 12e édition du prix Fabbri (TV) et à la résidence artistique Falìa (BS). En 2022, elle a exposé à Forme nel Verde (SI).
Les recherches de Sara Grandi s’axent principalement autour du thème de la métamorphose. Elle crée des formes hybrides avec des éléments provenant de contextes différents. Elle met en regard le mode précis et systématique de production en série des machines et celui plus instinctif et manuel de l’homme incapable de perfection, qui produit souvent de l’erreur, du défaut, du gaspillage et donc de l’imperfection. Ce phénomène présent dans tous les aspects de la vie est à l’origine de l’adaptation, de la mutation et de la survie de tout organisme et être vivant.

Le Nouveau Grand Tour est organisé par l’Institut Culturel italien de de Paris, avec le soutien financier du Ministère de la Cuture italien.


ENG

As part of the Le Nouveau Grand Tour program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Sara Grandi to Mulhouse for a two-month period.

Sara Grandi (Varese,1995) lives and works in Carrara. She graduates both Bachelor and
Master degree in sculpture at the Academy of Fine Arts of Carrara, Italy. Her work
focuses to crosswise aspect of dichotomy between natural and artificial: branches that
seem human bones; trying to keep alive an organic substance; natural and artificial as
coexisting languages. In 2023 Sara participates at the 12th Edition of Fondazione Fabbri
Prize (TV) and Falìa Residency (BS). In 2022 she exposes at Forme Nel Verde (SI) and she
works as assistant of Giulia Cenci.
Sara Grandi’s research revolves around the theme of metamorphosis. She creates hybrid forms using elements from different contexts. She contrasts the precise, systematic mode of serial production of machines with the more instinctive, manual mode of man, unable to perfection, which often produces error, defect, waste and therefore imperfection. This phenomenon, settled in every aspects of life, is the origin of the adaptation, mutation and survival of any organism and living being.

© Photo : Lydia Belostyk

Auteur associé en 2024, Jérôme Game est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Jérôme Game est un poète et écrivain français auteur d’une vingtaine d’ouvrages (recueils, livres-CD de poésie sonore, roman, essais, DVD de vidéopoèmes, traductions, pièces de théâtre). Aussi présenté sous forme de performances, conférences ou installations sonores et visuelles (créations radiophoniques, spatialisations, expositions de vidéo- ou photopoèmes), son travail explore les formes de l’expérience contemporaine à l’intersection des mots, des sons, et des images. Correspondances entre pratiques, questionnements transfrontaliers, dispositifs partagés : c’est dans ces écarts que son écriture agit et s’ajuste, explorant la consistance du réel des corps, des événements et des récits, collectifs ou individuels, via celle des signes et leurs grammaires. Il collabore avec des artistes de la scène (Cyril Teste, David Wampach, Hubert Colas, Antoine Oppenheim et Sophie Cattani), de l’image (Valérie Kempeeners), et du son (DJ Chloé, Olivier Lamarche, Lutèce Lockness), et donne régulièrement des lectures publiques en France et à l’étranger. Parus dans de nombreuses revues, ses textes ont été traduits en anglais, chinois, italien, japonais, espagnol, néerlandais, et fait l’objet d’adaptations plastiques et scéniques.

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

Aurora Király, "History, Pain, Dust", 2022 | photographie numérique © Aurora Király

Dans le cadre du programme Artists for Artists Residency (AFAR), La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Aurora Király à Mulhouse pour une période de trois mois.

Aurora Király est née en 1970 en Roumanie. Elle aborde le domaine de l’art contemporain sous différents angles : en tant qu’artiste, initiatrice de projets culturels et enseignante.
L’artiste travaille à l’intersection de la photographie et de l’art textile, du dessin ou des installations, en explorant la manière dont l’esprit enregistre, revit, se souvient. Elle s’intéresse particulièrement à l’exploration des théories féministes en relation avec la construction de l’identité et le statut des femmes dans la société. Son travail porte sur les liens complexes entre les événements, la sphère publique et la sphère privée de l’expérience.
Au cours des années 1990 et 2000, ses projets ont exploré la capacité de la photographie à enregistrer le quotidien, en combinant des fragments autoréférentiels avec des aspects documentaires de la vie de tous les jours. Les images autoréflexives ont fourni un point de départ intéressant pour d’autres installations incluant l’assemblage, le texte, les textiles et même la peinture. Ses travaux les plus récents interrogent les sources d’inspiration artistique en fonction du contexte, de l’histoire récente ainsi que des références dans l’histoire de l’art sur le statut des femmes artistes.
Entre 2001 et 2009, Aurora Király a dirigé la Galeria Nouă, l’un des espaces d’art les plus importants pour la photographie en Roumanie. Depuis 2007, elle enseigne au département de photographie et d’image dynamique de l’université nationale des arts de Bucarest. Ces deux rôles ont nourri son processus artistique axé sur la mémoire et le processus de photographie, soutenant activement ses pairs et les travailleurs culturels de la scène artistique émergente de la photographie en Roumanie par le biais d’expositions, de publications et d’interventions artistiques.

Artists for Artists Residencies (AFAR), est un programme de résidences axé sur l’art textile et le travail avec des matériaux naturels et durables, en utilisant des techniques traditionnelles et des matériaux recyclés. Il vise à améliorer la mobilité des artistes visuels contemporains et des conservateurs dans quatre régions européennes partenaires – Roumanie, Allemagne, Croatie et Autriche.
Financé par l’Union Européenne*, le projet est dirigé par l’Association roumaine pour l’art contemporain (ARAC), en partenariat avec le réseau du Goethe Institut, l’Association croate des Beaux-Arts et le Kunstlerhaüs de Vienne.

* Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne et ne sauraient engager la responsabilité de l’Union européenne ou de l’autorité qui l’a octroyé.


ENG

As part of the Artists for Artists Residency (AFAR) program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Aurora Király to Mulhouse for a three-month period.

Aurora Király (b. 1970, Romania) approaches the contemporary art field from different perspectives: as an artist, initiator of cultural projects, educator.
She is working at the intersection of photography with textile art, drawing or installations, exploring how the mind records, relives, remembers. She is particularly interested in exploring feminist theories in relation with identity-making and the status of women in society. Her works relates to complex connections between events, public and private sphere of experience.
During the 1990s and the 2000s, her projects explored the capacity of photography to record the quotidian, by combining auto-referential fragments with documentary aspects of day-to-day life. The self-reflecting images have provided an interesting point of departure for further installations that included assemblage, text, textiles, and even painting. Her most recent works question the sources or artistic inspiration depending on the context, the recent history as well as the references in art history of the status of women artists.
Between 2001-2009 Aurora Király ran one of the most significant art-spaces for photography in Romania, Galeria Nouă and since 2007 she has been teaching at the department of Photography and Dynamic Image, at the Bucharest National University of Arts. Both roles have informed her artistic process focused on memory and the process of photography, actively supporting her peers and cultural workers in the emergent photography art scene in Romania through exhibitions, publications and artistic interventions.

Sergio Chávez, "Zopilotes y Palomas", patchwork, 2024

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille Sergio Chávez, artiste plasticien, pour une résidence de recherche textile d’une période de quatre mois.

Sergio Chávez, né en 1987, vit et travaille à Oaxaca, au Mexique. Il est titulaire d’une Licence en communication graphique (Université de Guadalajara).

Son approche du design textile s’est faite de manière empirique. Sergio Chavez observe/étudie les textiles traditionnels comme des livres dans lesquels il cherche à identifier et relever des motifs agissants comme un langage symbolique. Le répertoire qu’il se constitue ainsi forme une matière pour la création de ses propres motifs.
Il utilise la méthode « Ser La Greca », inspirée par le symbolisme cosmogonique du Xicalcoliuhqui (ou clé grecque de Mitla). Cette méthode s’inspire de l’iconographie et/ou du symbolisme extraits de différents contextes culturels. A partir d’une observation de l’environnement, de collecte d’informations, principalement par le dessin, il définit, interprète et organise des « imaginaires ». Les motifs, après avoir été « décodés » sont réinterprétés et triés à l’aide d’un classement par modèles. L’artiste les présente ensuite en utilisant des techniques d’impression artisanales : les techniques d’embossage, de pochoir ou de feutre à l’aiguille, en laissant la porte ouverte à l’expérimentation.

Son travail a été présenté dans diverses institutions au Mexique et ailleurs.


Le projet Atelier Mondial est porté par la Fondation Christoph Merian (direction de projet), les cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure, la Ville de Freiburg en Br. et la Région Grand Est.

Visuel : Eloïse Vargoz / Graphisme : Jeanne Tasté

La Kunsthalle accueille Un essaim dans l’orage, un projet expérimental des étudiant·es de l’option Art Le Plateau de la HEAR Art et Design Mulhouse.
Autour des formes de réseaux territoriaux et de proximité, trois générations d’étudiant·es et de jeunes diplômé·es* croisent leurs recherches, singulières et collectives, pour inventer l’exposition.
Œuvres participatives sous forme d’ateliers ouverts aux publics, créations artistiques hors-les-murs, Un essaim dans l’orage favorise les liens, les connexions et les rencontres au-delà de l’école et du centre d’art.
Ce projet réunit des étudiant·es de la 3ème à la 5ème année. Il est porté par Edouard Boyer et Anne Immelé, enseignant·es en Art.

Avec la participation de : David Batigne, Nathan Boubet, Florian Dautcourt, Aki Dautheville, Antonia Galleguillos Martel, Mélodie Gogué-Meunier, Izabela Ivanishevikj, Lucile Kiefer, Canouska Kleiber, Uriel Ladino Rojas*, Seza Le Bars, Aimée Le Briéro, Myla Lelion Savre, Lou–Anne Pomme, Justine Siret*, Jeanne Tasté, Angèle Tuizat, Eloïse Vargoz.

Vernissage le mercredi 17 à 18h / finissage samedi 20 à 16h