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Étiquette - Eau WATTWILLER / LITHIA - Alsace Grandes sources minérales de Wattwiller

COMPLET, retrouvez les échanges sur radio ∏Node en DAB+ à Mulhouse et à Paris et sur p-node.org

La Kunsthalle accueille LITHIA, une proposition de Marie Lechner dans le cadre d’une résidence portée par Πnode.

II est l’or blanc censé remplacer l’or noir, la promesse d’un avenir électrique et décarboné. Métal alcalin indispensable à la fabrication des batteries, le lithium apparaît comme un élément clé de la « transition » énergétique et de l’électrification du parc automobile. En 2020, il rejoint la liste des 30 matières premières critiques cruciales pour l’économie européenne qui cherche à assurer sa souveraineté dans ce domaine. Aujourd’hui, le lithium vient principalement de mines australiennes et chinoises, ou des lacs salés des hauts plateaux d’Amérique du Sud, mais les projets se multiplient partout en Europe pour répondre à la croissance de la demande qui pourrait être multipliée par 25 d’ici à 2050, d’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).
Dans le cadre de sa résidence de recherche création Lithia, portée par l’association Circulaire à Mulhouse, Marie Lechner convie des artistes, anthropologues, designers qui mènent l’enquête en France (dans l’Allier et en Alsace), au Portugal, en Espagne ou en République tchèque sur les traces de ce mystérieux métal au centre de toutes les convoitises.
Avant de devenir l’élément essentiel au développement d’une économie décarbonée, le lithium, formé lors des premières minutes du Big Bang est d’abord célébré pour ses vertus thérapeutiques, connues dès l’Antiquité, et réactivées lors du développement du thermalisme à la fin du XIXe siècle. Il est aussi le premier médicament administré pour soigner des maladies mentales. Il s’agira lors de cette journée d’explorer les multiples récits du lithium et d’interroger le rôle fondamental qu’il joue dans le maintien de notre économie capitaliste productiviste.

En direct de La Kunsthalle Mulhouse, sur ∏Node en DAB+ à Mulhouse et à Paris et sur p-node.org. Places limitées pour assister à la journée d’études, sur inscription lithia@p-node.org

Journée d’études avec :

Louis Bidou est réalisateur et doctorant en anthropologie (LESC-CNRS), son projet de recherche « L’odyssée lithium » explore, à travers la trajectoire du lithium en France, les reconfigurations en cours entre les corps terrestre, technologique et psychique.
Sa présentation traitera des enjeux entourant la perspective d’ouverture d’une mine de lithium dans l’Allier.

Nicolas Couturier est graphiste, artiste et enseignant, basé à Strasbourg. Son travail se concentre sur les pratiques collectives de composition des savoirs. Il développe des outils d’observation et de description, liés aux relations aux lieux, à des formes de soin et de jeux.
« Outre-Sols, enseignements souterrains en Outre-Forêt », est un projet d’œuvre et d’enquête dans la région naturelle de l’Outre-Forêt au nord de l’Alsace, sur et avec les résurgences de pétrole, la présence de lithium, les terres argileuses et les eaux chaudes.

Marie Lechner est enseignante à L’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans et à l’ENSAD à Paris, autrice et commissaire d’exposition. Elle a été programmatrice à la Gaîté Lyrique et journaliste à Libération. Elle a été récemment co-commissaire de l’exposition House of Mirrors : AI as Phantasm (HMKV, Dortmund, 2022). Avec Yves Citton et Anthony Masure, elle a co-dirigé l’ouvrage collectif Angles morts du numérique ubiquitaire – Un glossaire critique et amoureux (Les presses du réel, 2023)
Dans les années 1980, l’exploration du sous-sol du Nord de l’Alsace par la géothermie profonde a révélé la présence de lithium en forte concentration dans les saumures circulant à quelques milliers de mètres sous terre. Co-produit de la géothermie, par les industriels comme vertueuse, à faible empreinte carbone, mais son l’exploitation n’est pas sans risque, comme l’ont montré les séismes provoqués par le projet de Fonroche à Vendenheim.

Anastasia Kubrak est doctorante au Critical Media Lab à l’Académie des arts et du design à Bâle. Entre 2018 et 2021, elle a travaillé au département de recherche du Nieuwe Instituut à Rotterdam, où elle était co-commissaire de l’exposition Lithium (2020) et a coédité la publication Lithium : States of Exhaustion (2021).
« On bathing and Mining Grounds » : Partant de l’hypothèse que l’épuisement corporel et l’épuisement planétaire convergent à travers le lithium, sa présentation parcourra les sites où se baigner, inhaler, boire et extraire des minéraux ont été historiquement entrelacés. Depuis les stations thermales du XIXe siècle en Bohême jusqu’aux projets d’exploration actuels en République tchèque, le lithium a promis la guérison et le rétablissement des corps, des régions et des économies nationales. Mais qu’est-ce qui est en jeu dans la ruée de l’UE vers la réhabilitation de la planète ?

Camille Zéhenne est diplômée des Beaux-Arts de Paris- Cergy et chercheure associée au GRIPIC, Sorbonne- Université. En plus d’être programmatrice au sein des Froufrous de Lilith, son travail de réalisatrice questionne le langage et le statut des images. Son dernier film L’Eden, court-métrage documentaire a été lauréat de la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM. Elle a co-écrit Le livre dont Jean Baudrillard est le héros avec Emmanuelle Fantin. Elle est artiste en résidence à la Casa De Velazquez pour 2023-24
Sa présentation met en lien le retour des mines de lithium en Estrémadure, région la plus pauvre d’Espagne et terre de naissance des conquistadors avec la colonisation de l’Amérique au XVe siècle. Il s’agira donc, en partant du projet de mine, de dresser le portrait d’un territoire en mutation, de ses gens, et de la façon dont son histoire entre en écho avec la marche sans fin et très ancienne du capitalisme et soulève nos paradoxes contemporains.

Une excursion dans le bassin potassique et à Wattwiller ainsi qu’une visite de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales est organisée le dimanche 25 février 2024. Informations.

Production : association Circulaire, dans le cadre du nouveau programme de résidences Radio-Art de Πnode à Mulhouse.
Avec le soutien de la Région Grand Est (Résidences Mission de Territoire)
En partenariat avec La Kunsthalle Mulhouse

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Présentation de l’exposition par les commissaires et rencontre avec les artistes

L’exposition Power Up est née d’une recherche de Fanny Lopez, consacrée aux histoires alternatives de l’autonomie énergétique, de la conception des réseaux aux politiques de mise en circulation des biens communs. Elle déplace un travail universitaire sur le terrain des formes et de la création. En tentant de déjouer le risque d’une exposition documentaire, les commissaires de l’exposition se sont entourées d’artistes qui pour certains travaillaient sur le sujet, pour d’autres ont été invité à produire de nouvelles œuvres.
A la table, par le biais d’une conversation, les commissaires présenteront l’exposition et les sujets qu’elle soulève, les artistes raconteront de quelle manière ils ont rejoint le projet.

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

© Photo : Lydia Belostyk

Auteur associé en 2024, Jérôme Game est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Jérôme Game est un poète et écrivain français auteur d’une vingtaine d’ouvrages (recueils, livres-CD de poésie sonore, roman, essais, DVD de vidéopoèmes, traductions, pièces de théâtre). Aussi présenté sous forme de performances, conférences ou installations sonores et visuelles (créations radiophoniques, spatialisations, expositions de vidéo- ou photopoèmes), son travail explore les formes de l’expérience contemporaine à l’intersection des mots, des sons, et des images. Correspondances entre pratiques, questionnements transfrontaliers, dispositifs partagés : c’est dans ces écarts que son écriture agit et s’ajuste, explorant la consistance du réel des corps, des événements et des récits, collectifs ou individuels, via celle des signes et leurs grammaires. Il collabore avec des artistes de la scène (Cyril Teste, David Wampach, Hubert Colas, Antoine Oppenheim et Sophie Cattani), de l’image (Valérie Kempeeners), et du son (DJ Chloé, Olivier Lamarche, Lutèce Lockness), et donne régulièrement des lectures publiques en France et à l’étranger. Parus dans de nombreuses revues, ses textes ont été traduits en anglais, chinois, italien, japonais, espagnol, néerlandais, et fait l’objet d’adaptations plastiques et scéniques.

Les résidences d’écriture sont organisées en partenariat avec l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace.

Aurora Király, "History, Pain, Dust", 2022 | photographie numérique © Aurora Király

Dans le cadre du programme Artists for Artists Residency (AFAR), La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Aurora Király à Mulhouse pour une période de trois mois.

Aurora Király est née en 1970 en Roumanie. Elle aborde le domaine de l’art contemporain sous différents angles : en tant qu’artiste, initiatrice de projets culturels et enseignante.
L’artiste travaille à l’intersection de la photographie et de l’art textile, du dessin ou des installations, en explorant la manière dont l’esprit enregistre, revit, se souvient. Elle s’intéresse particulièrement à l’exploration des théories féministes en relation avec la construction de l’identité et le statut des femmes dans la société. Son travail porte sur les liens complexes entre les événements, la sphère publique et la sphère privée de l’expérience.
Au cours des années 1990 et 2000, ses projets ont exploré la capacité de la photographie à enregistrer le quotidien, en combinant des fragments autoréférentiels avec des aspects documentaires de la vie de tous les jours. Les images autoréflexives ont fourni un point de départ intéressant pour d’autres installations incluant l’assemblage, le texte, les textiles et même la peinture. Ses travaux les plus récents interrogent les sources d’inspiration artistique en fonction du contexte, de l’histoire récente ainsi que des références dans l’histoire de l’art sur le statut des femmes artistes.
Entre 2001 et 2009, Aurora Király a dirigé la Galeria Nouă, l’un des espaces d’art les plus importants pour la photographie en Roumanie. Depuis 2007, elle enseigne au département de photographie et d’image dynamique de l’université nationale des arts de Bucarest. Ces deux rôles ont nourri son processus artistique axé sur la mémoire et le processus de photographie, soutenant activement ses pairs et les travailleurs culturels de la scène artistique émergente de la photographie en Roumanie par le biais d’expositions, de publications et d’interventions artistiques.

Artists for Artists Residencies (AFAR), est un programme de résidences axé sur l’art textile et le travail avec des matériaux naturels et durables, en utilisant des techniques traditionnelles et des matériaux recyclés. Il vise à améliorer la mobilité des artistes visuels contemporains et des conservateurs dans quatre régions européennes partenaires – Roumanie, Allemagne, Croatie et Autriche.
Financé par l’Union Européenne*, le projet est dirigé par l’Association roumaine pour l’art contemporain (ARAC), en partenariat avec le réseau du Goethe Institut, l’Association croate des Beaux-Arts et le Kunstlerhaüs de Vienne.

* Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne et ne sauraient engager la responsabilité de l’Union européenne ou de l’autorité qui l’a octroyé.


ENG

As part of the Artists for Artists Residency (AFAR) program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Aurora Király to Mulhouse for a three-month period.

Aurora Király (b. 1970, Romania) approaches the contemporary art field from different perspectives: as an artist, initiator of cultural projects, educator.
She is working at the intersection of photography with textile art, drawing or installations, exploring how the mind records, relives, remembers. She is particularly interested in exploring feminist theories in relation with identity-making and the status of women in society. Her works relates to complex connections between events, public and private sphere of experience.
During the 1990s and the 2000s, her projects explored the capacity of photography to record the quotidian, by combining auto-referential fragments with documentary aspects of day-to-day life. The self-reflecting images have provided an interesting point of departure for further installations that included assemblage, text, textiles, and even painting. Her most recent works question the sources or artistic inspiration depending on the context, the recent history as well as the references in art history of the status of women artists.
Between 2001-2009 Aurora Király ran one of the most significant art-spaces for photography in Romania, Galeria Nouă and since 2007 she has been teaching at the department of Photography and Dynamic Image, at the Bucharest National University of Arts. Both roles have informed her artistic process focused on memory and the process of photography, actively supporting her peers and cultural workers in the emergent photography art scene in Romania through exhibitions, publications and artistic interventions.

Sara Grandi, "Coltura", 2018 | Vue d'installation à l'Academia di Belle Arti di Carrara

Dans le cadre du programme Le Nouveau Grand Tour, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Sara Grandi à Mulhouse pour une période de deux mois.

Sara Grandi (Varese, 1995) vit et travaille à Carrare, Italie. Elle est diplômée d’une licence et d’une maîtrise d’Art option sculpture à l’École des beaux-arts de Carrare. Dans son travail, elle étudie l’aspect transversal de la dichotomie entre le naturel et l’artificiel : des branches qui ressemblent à des os humains, des tentatives de maintenir en vie des substances organiques destinées à la dissolution, la coexistence de langages naturels et artificiels. En 2023, elle a participé́ à la 12e édition du prix Fabbri (TV) et à la résidence artistique Falìa (BS). En 2022, elle a exposé à Forme nel Verde (SI).
Les recherches de Sara Grandi s’axent principalement autour du thème de la métamorphose. Elle crée des formes hybrides avec des éléments provenant de contextes différents. Elle met en regard le mode précis et systématique de production en série des machines et celui plus instinctif et manuel de l’homme incapable de perfection, qui produit souvent de l’erreur, du défaut, du gaspillage et donc de l’imperfection. Ce phénomène présent dans tous les aspects de la vie est à l’origine de l’adaptation, de la mutation et de la survie de tout organisme et être vivant.

Le Nouveau Grand Tour est organisé par l’Institut Culturel italien de de Paris, avec le soutien financier du Ministère de la Cuture italien.


ENG

As part of the Le Nouveau Grand Tour program, La Kunsthalle and Motoco welcome artist Sara Grandi to Mulhouse for a two-month period.

Sara Grandi (Varese,1995) lives and works in Carrara. She graduates both Bachelor and
Master degree in sculpture at the Academy of Fine Arts of Carrara, Italy. Her work
focuses to crosswise aspect of dichotomy between natural and artificial: branches that
seem human bones; trying to keep alive an organic substance; natural and artificial as
coexisting languages. In 2023 Sara participates at the 12th Edition of Fondazione Fabbri
Prize (TV) and Falìa Residency (BS). In 2022 she exposes at Forme Nel Verde (SI) and she
works as assistant of Giulia Cenci.
Sara Grandi’s research revolves around the theme of metamorphosis. She creates hybrid forms using elements from different contexts. She contrasts the precise, systematic mode of serial production of machines with the more instinctive, manual mode of man, unable to perfection, which often produces error, defect, waste and therefore imperfection. This phenomenon, settled in every aspects of life, is the origin of the adaptation, mutation and survival of any organism and living being.

Visuel : Eloïse Vargoz / Graphisme : Jeanne Tasté

La Kunsthalle accueille Un essaim dans l’orage, un projet expérimental des étudiant·es de l’option Art Le Plateau de la HEAR Art et Design Mulhouse.
Autour des formes de réseaux territoriaux et de proximité, trois générations d’étudiant·es et de jeunes diplômé·es* croisent leurs recherches, singulières et collectives, pour inventer l’exposition.
Œuvres participatives sous forme d’ateliers ouverts aux publics, créations artistiques hors-les-murs, Un essaim dans l’orage favorise les liens, les connexions et les rencontres au-delà de l’école et du centre d’art.
Ce projet réunit des étudiant·es de la 3ème à la 5ème année. Il est porté par Edouard Boyer et Anne Immelé, enseignant·es en Art.

Avec la participation de : David Batigne, Nathan Boubet, Florian Dautcourt, Aki Dautheville, Antonia Galleguillos Martel, Mélodie Gogué-Meunier, Izabela Ivanishevikj, Lucile Kiefer, Canouska Kleiber, Uriel Ladino Rojas*, Seza Le Bars, Aimée Le Briéro, Myla Lelion Savre, Lou–Anne Pomme, Justine Siret*, Jeanne Tasté, Angèle Tuizat, Eloïse Vargoz.

Vernissage le mercredi 17 à 18h / finissage samedi 20 à 16h

Partout les dysfonctionnements frappent les grandes infrastructures de services collectifs : il y a les dégradations matérielles telles que l’usure et le vieillissement des structures, la baisse d’investissements de l’Etat, mais aussi la crise énergétique et climatique. En dépit de ces altérations, persiste l’idéal social d’un édifice de service public alliant économie d’échelle, performance technique et service de qualité pour le plus grand nombre.
A l’heure des effondrements environnementaux, comment penser notre rapport à la technique et aux infrastructures de production et de diffusion des biens communs : eau et assainissement, électricité, gaz ? Comment sortir la technique de sa seule relation à une histoire de la modernité et du progrès ? Comment déconstruire – et agir collectivement – pour une organisation des services essentiels qui impactent nos environnements et notre rapport au monde ?
Dans la première partie, l’exposition questionne les formes et les enjeux des infrastructures et leur potentiel d’inspiration. A la manière des pensées, une sélection d’images d’archives nous précipite dans un moment de l’épopée technique où tout type d’infrastructure est potentiellement envisageable. Depuis la fin du XIXe siècle, dans une configuration technique, économique et symbolique complexe, des projets valorisant les énergies renouvelables et des perspectives décentralisatrices et écologiques viennent défier le modèle industriel des grands réseaux qui a constitué le mode de production dominant de nombreux services.
L’exposition se poursuit dans une seconde partie présentant les mouvements de résistance qui se développent dès les années 1970. Face aux impositions de l’ordre électrique, une autre histoire s’écrit. L’opposition s’organise, des collectifs se fédèrent. Des luttes d’occupation plus spontanées et radicales voient le jour. La mobilisation de Marckolsheim en 1974 afin d’empêcher l’implantation d’une usine chimique ou les prises de position de figures comme Françoise d’Eaubonne ou Solange Fernex témoignent de la richesse des mobilisations du bassin rhénan.
Dans une dernière partie, l’exposition aborde le sujet des transitions qui semble essentiellement reposer sur des choix de type d’énergie tandis que le réseau et ses infrastructures de transport et de distribution n’est presque jamais questionné. Des alternatives existent et ont toujours existé. Il y a une histoire de la pensée décentralisatrice et l’Est de la France en est singulièrement représentatif. Face au centralisme, les tentatives municipales de distribution communale entreprises à Schnönau, Ungersheim, Guebwiller, Ehnwihr, Muttersholtz ou Metz offrent des pistes pour les transitions énergétiques à venir. Redonner une place à ces récits dans l’histoire des techniques participe à les rendre plus légitimes et désirables, mais aussi à ouvrir des imaginaires pour de nouveaux lendemains.

Avec la participation de Carla Adra, Jessica Arseneau, Marjolijn Dijkman, Hilary Galbreaith, Maya Mihindou, Jürgen Nefzger, Claude Parent, Liv Schulman, Suzanne Treister, Tomi Ungerer.
Commissariat : Géraldine Gourbe, Fanny Lopez et Sandrine Wymann

Vernissage le jeudi 15 février de 18h à 20h.

Le projet de recherche Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales de Géraldine Gourbe et Fanny Lopez se développe également au Grand Café à Saint-Nazaire du 9 février au 12 mai 2024.

L’exposition à Mulhouse bénéficie du soutien de la Région Grand Est (Soutien aux résidences mission de territoire Arts visuels), de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et de Mondriaan Fonds.


The exhibition Power up, technical imaginaries and social utopias refers to energy infrastructures through a feminist perspective. This collaborative project explores links between technical worlds, common goods and connected representations.
Highlighting how the electricity modulate our environment and social utopias about it, the exhibition presents resistance movements in the local territory to raise the social utopias history in Europe. Opening a field of possibilities concerning the energy transition, Power up, technical imaginaries and social utopias concentrates on a feminist future perspective and a reflexion at a local level.

Opening on Thursday, February 15th from 6 to 8pm

With: Carla Adra, Jeanne-Marie et Georges Alexandroff, Jessica Arseneau, Marjolijn Dijkman, Hilary Galbreaith, Maya Mihindou, Jürgen Nefzger, Claude Parent, Christian de Portzamparc, Liv Schulman, Suzanne Treister, Tomi Ungerer.
Curators: Géraldine Gourbe, Fanny Lopez and Sandrine Wymann

Géraldine Gourbe and Fanny Lopez’s research project Power Up, technical imaginaries and social utopias is also on at Le Grand Café in Saint-Nazaire from February 9 to May 12, 2024.

Solange Fernex (de Turckheim), photo par Claude Truong-Ngoc, 1979

Solange Fernex, de la mémoire à l’Histoire.

Projection du film « La petite étincelle »* de Simone Fluhr et Daniel Coche, suivie d’une table-ronde.
« En Alsace, Solange Fernex est une pionnière de l’écologie au moment où on ne parlait pas encore d’écologie […]. Ce film retrace nos rencontres où s’expriment ses souvenirs des actions les plus marquantes menées pour préserver la vie menacée par une idéologie de profit et de compétitivité, de « bulldozer » disait-elle. Ce film est également pétri par ses convictions de lutte non-violente et positive, convictions jamais lâchées, avec à l’appui, des images d’archives tournées par elle sur différents lieux d’occupations de terrain et de manifestations de protestation. […]. En quelque sorte, un testament qu’elle adresse au monde qui nous entoure et à son devenir. » Daniel Coche
La projection du film « La petite étincelle » sera suivie d’une table-ronde réunissant plusieurs intervenants, ayant pour projet de composer, par la multiplicité des paroles, un portrait de Solange Fernex. Personnalité engagée dans de nombreux combats (écologique, féministe, anti-nucléaire, etc.), elle demeure aujourd’hui relativement peu connue. En résonnance avec ces échanges, l’artiste Maya Mihindou posera son regard d’artiste sur une cette Histoire encore à écrire.

  • Elisabeth Schulthess, ancienne journaliste à l’Alsace, auteur de Solange FERNEX, l’insoumise
  • Marie Jager-Fernex, fille de Solange et Michel Fernex
  • Maya Mihindou, artiste
  • Géraldine Gourbe, commissaire d’exposition
  • Modération : Sophie Desgeorge, réalisatrice et responsable montage et numérisation chez Mira

* Écrit et réalisé par Daniel Coche, Simone Fluhr, 2014. 57’ – production Dora Films

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Ateliers à la semaine, pour les 6 – 12 ans
Tout au long d’une semaine, le parcours Kunstkids propose de découvrir, par le jeu et l’expérimentation, les œuvres et l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales en compagnie de l’artiste Anna Byskov.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

A travers une multitude de pratiques (peinture, sculpture, dessin et vidéo), Anna Byskov agence ses créations artistiques dans l’espace pour élaborer par la suite une performance où elle utilise son corps et sa voix pour raconter des histoires qui mêlent réalité et fiction.

© La Kunsthalle Mulhouse

Des œuvres et des vins à découvrir : visite commentée de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales, suivie d’une dégustation de vins.

En partenariat avec l’association Mulhouse Art Contemporain et la Fédération Culturelle des Vins de France.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation : 5 € / personne, inscription obligatoire (places limitées à 20 personnes) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.

 

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Pendant la pause méridienne, La Kunsthalle propose une visite commentée de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales, suivie d’un déjeuner concocté par Épices pour poursuivre les échanges en toute convivialité.

Participation au repas 10€, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

En partenariat avec l’association Épices.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de Simon Burkhalter, designer, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Simon Burkhalter est artiste pluridisciplinaire. Il travaille la sculpture ainsi que le son et les nouveaux médias, comme la vidéo et la 3D virtuelle. Son travail est inspiré par la nature, le mouvement et l’interaction du corps avec son environnement. La matière utilisée dans ses œuvres est souvent brute, visible et apporte son propre caractère à l’ensemble de l’histoire de l’œuvre.

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Découvrez l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales à l’occasion d’un échange avec un·e médiateur·rice du centre d’art.

Entrée libre et gratuite.

© photo : Michèle Lision

Des œuvres et des vins à découvrir : visite commentée de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales, suivie d’une dégustation de vins.

En partenariat avec l’association Mulhouse Art Contemporain et la Fédération Culturelle des Vins de France.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation de 5 euros / personne, inscription obligatoire (places limitées à 20 personnes) au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Marjolijn Dijkman, , Edith Russ Haus, Oldenburg, "LUNÄ" installée avec "Earthing Discharge" © photo Edith Russ Haus, 2021

C’est autour de la Lunä Table que se tiennent les Lunä Talk (discussions Lunä), en souvenir des rencontres organisées, de préférence un soir de pleine lune, par les membres de la Société Lunä de Birmingham. Ensemble, ils se livraient à des discussions critiques mettant à jour des sujets de société comme les nouveaux développements scientifiques et industriels, mais aussi l’art, l’éducation, l’histoire coloniale, et les droits sociaux.
Ce 25 mars, soir de pleine lune, la Lunä Talk prendra comme sujet la question de la transition, du passage d’une énergie à une autre, d’une infrastructure à une autre. Comment peut-on envisager des transitions sans considérer la nécessité de clore une histoire avant de se lancer dans de nouveaux projets ? L’histoire de l’énergie s’écrit comme une course vers le nouveau, le renouveau sans jamais s’interroger sur la possibilité d’aller vers des solutions de réparation ou de transformation. Il n’est question que de tourner des pages, en arguant de futurs plus performants, plus adaptés ou même plus propres.
Ces choix politiques seront partagés pendant quelques heures afin de créer une discussion qui impliquera les personnalités invitées ainsi que toutes les personnes présentes intéressées.
Suivi d’un moment convivial.

  • Marjolijn Dijkman, artiste et modératrice de la Lunä Talk
  • Fanny Lopez, historienne de l’architecture et des techniques, commissaire de l’exposition Power Up
  • Cara New Daggett, politologue
  • Clémence André, ingénieure chargée de mission urbanisme et raccordement chez Territoire d’énergie Hautes-Alpes
  • Marie Lechner, enseignante-chercheuse à L’École supérieure d’art et de design d’Orléans, autrice et commissaire d’exposition
  • Stéphanie Schmitt, responsable de relations partenariales, UEM

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

Visite/atelier proposée aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de l’artiste Anna Byskov, les jeunes et leurs parents réalisent une création individuelle ou collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur réservation (places limitées) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

A travers une multitude de pratiques (peinture, sculpture, dessin et vidéo), Anna Byskov agence ses créations artistiques dans l’espace pour élaborer par la suite une performance où elle utilise son corps et sa voix pour raconter des histoires qui mêlent réalité et fiction.

Maya Mihindou, "Fondation d'un système énergétique féministe d'après Cara New Daggett, réhaussé des propositions de Solange Fernex, Fatima Ouassak et Vandana Shiva" 2024 - Production La Kunsthalle Mulhouse

18h – Pourquoi installer des femmes et des panneaux solaires ne suffit pas

Conférence de Cara New Daggett en langue anglaise (traduite en direct)
Politologue et maîtresse de conférence à l’université Virginia Tech Cara New Daggett travaille sur l’écologie politique féministe.
Cara New Daggett est l’autrice de l’ouvrage « Pétromasculinité » dans lequel elle s’intéresse à la manière dont les identités de genre structurent les enjeux énergétiques. Par une approche interdisciplinaire, elle étudie les rouages du système énergétique mondial, et plus spécifiquement, de ce qu’elle qualifie de « culture du pétrole ». Au travers d’une observation minutieuse des mécanismes qui interviennent depuis son extraction jusqu’à ses nombreux usages, Cara New Daggett révèle peu à peu les relations entre combustible fossile et ordre patriarcal.
Modération par Géraldine Gourbe

20h30 – Electrify Everything de Marjolijn Dijkman et Pom Bouvier-b

Electrify Everything est une exploration critique des origines des unités et du langage utilisés pour mesurer l’électricité. La performance s’appuie sur la magie des premières démonstrations des phénomènes électriques du XVIIIème siècle.
Dans cette nouvelle adaptation d’Electrify Everything, les artistes manipuleront en direct des outils musicaux expérimentaux pour jouer avec des courants électriques et créer une composition sonore.
Performance : Pom Bouvier b. & Marjolijn Dijkman / Texte : Jean Katambayi Mukendi

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Pendant la pause méridienne, La Kunsthalle propose une visite commentée de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales, suivie d’un déjeuner concocté par Épices pour poursuivre les échanges en toute convivialité.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Participation au repas 10€, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

En partenariat avec l’association Épices.

RDV pour les tout-petits, jusqu’à 6 ans, accompagnés d’au moins un parent.

A destination des jeunes enfants et de leurs parents, ce temps privilégié invite à une découverte sensible de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales à travers le jeu et l’éveil.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription obligatoire au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Atelier "Vestiges plastiques" © La Kunsthalle, 2022

Ateliers à la semaine, pour les 6 – 12 ans
Tout au long d’une semaine, le parcours Kunstkids propose de découvrir, par le jeu et l’expérimentation, les œuvres et de l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales en compagnie du designer Simon Burkhalter.

Ouverture des inscriptions un mois avant l’événement.
Gratuit, sur inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr

Simon Burkhalter est artiste pluridisciplinaire. Il travaille la sculpture ainsi que le son et les nouveaux médias, comme la vidéo et la 3D virtuelle. Son travail est inspiré par la nature, le mouvement et l’interaction du corps avec son environnement. La matière utilisée dans ses œuvres est souvent brute, visible et apporte son propre caractère à l’ensemble de l’histoire de l’œuvre.

1974-75 : occupation de chantier victorieuse à Marckolsheim (usine C.W.M. de production de stéarates de plomb) © photo : Meinrad Schworer

Les luttes et la place des femmes dans les mouvements de contestation.
Le dernier temps fort de l’exposition aura pour point de départ une projection commentée d’images d’archives des mouvements de lutte écologiques du bassin rhénan filmées par Solange Fernex. Au cours des années 1970, des formes de désobéissance civile se sont déployées en réaction à des projets industriels chimiques et nucléaires massifs sur les rives du Rhin. Dans ce contexte a eu lieu à Marckolsheim, la première occupation de site de l’histoire française. A travers ces images apparaît peu à peu le rôle important des femmes dans ces luttes, tantôt gardiennes des sites la journée, tantôt lanceuses d’alerte sur les dangers de la radioactivité.
Ces différents rôles seront l’objet de la table-ronde qui suivra la projection, réunissant des personnalités militantes de différents champs (politique, écologique, artistique, féministe).

  • Marie-Reine Haug, éducatrice spécialisée, présidente d’APPONA (Association pour la Promotion des Populations Nomades d’Alsace), membre du CSFR (Comité de Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin) et d’AN (Alsace-Nature)
  • Raymond Schirmer, Membre du MIR (Mouvement International de la Réconciliation), du CSFR, d’AN, du MAN (Mouvement pour une Alternative Non-Violente) et du parti politique Les Ecologistes
  • Hilary Galbreaith, artiste
  • Isabelle Cambourakis, enseignante, éditrice et chercheuse indépendante, travaille sur la sociohistoire des luttes et des mouvements sociaux
  • Modération : Géraldine Gourbe

En partenariat avec MIRA (Mémoire des Images Réanimées d’Alsace).

En dialogue avec l’exposition, une série de temps forts prolonge la recherche menée autour de Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales et fait le lien avec une sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.
Alliant temps de conférences, de projections et de performances, ces moments publics seront l’occasion d’aborder plus en détails certains regards posés sur le territoire, étudiés au prisme des questions énergétiques soulevées par les commissaires.

 

L’identité graphique a été confiée au studio de graphisme Aletheia.

Découvrez l’exposition Power Up, imaginaires techniques et utopies sociales à l’occasion d’un échange avec un·e médiateur·rice du centre d’art.

Entrée libre et gratuite.