Elise Alloin, 'Lagenwechsel / Prendre position', 2016 - détail de Cattenom, sucre et iode © Elise Alloin

Demain peut-être ne ressemblera pas à aujourd’hui, un événement extraordinaire aura transformé notre territoire de vie, de pensée et d’action. L’espace d’un moment, tout aura basculé pour autre chose. Quotidiennement, nous évoluons vers un inconnu qui contient à la fois la force de la surprise et la charge de l’anxiété. Parce que le risque d’un événement majeur guète chaque initiative, chaque progrès, chercher à le contrôler ou à l’éviter semble vain.

En s’associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d’autres savoirs, Aline Veillat et Elise Alloin apportent leurs regards et démarches d’artistes aux études des phénomènes d’inondation et de radioactivité. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières elles offrent  des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l’environnement créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.

La Kunsthalle devient un lieu où s’exposent des propositions sensibles et de la documentation, un espace dans lequel les savoirs prennent formes et se transmettent pour introduire d’autres points de vue possibles.

Elise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?
Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède). Son travail artistique trouve des formes conçues comme des équations dans l’espace, qui offrent au visiteur l’expérience du déplacement physique et mental.
Récemment accueillie en qualité de chercheure associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du territoire. Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit pour l’artiste d’appréhender une « situation » dans une multitude de points de vues, de croiser des méthodologies d’historien, d’anthropologue et de géographe avec ses propres outils conceptuels et de concevoir des dispositifs artistiques de rencontre expérimentaux ouvrant les horizons d’une réflexion décalée.
elisealloin.com

Aline Veillat vit et travaille comme artiste chercheure indépendante à Bâle en Suisse. Elle a étudié à l’École d’art de Lausanne et est titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétiques, Sciences et Technologies de l’Art. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le monde entier.
Dans sa pratique elle se concentre principalement sur les questions environnementales à l’époque de l’Anthropocène et plus particulièrement sur la façon dont l’être humain est lié au non-humain vivant ou non vivant. Son approche est tout d’abord conceptuelle puis se traduit par la suite sous une forme plastique.
Conjointement à sa participation au projet Transrisk sur la culture des risques inondation avec l’Université de Haute Alsace, elle collabore à différents projets de recherche : Ecodata-Ecomedia-Ecoaesthetics avec l’Institut d’Esthétiques Pratique et Théorique IAeP de Académie des Beaux-Arts et de Design FHNW Basel et le laboratoire WSL Eau-Neige-Paysage de l’Ecole Polytechniques Fédérale de Zürich sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine, ainsi que sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA l’Institut d’Etudes Avancées en collaboration avec l’IMBE l’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie de l’Université d’Aix-Marseille.
www.alineveillat.com

Vernissage le jeudi 21 novembre à 18h00

[DE]
Se suspendre aux lendemains (Sich am morgigen Tag festhalten)
Vom 22. November 2019 bis 5. Januar 2020

Morgen wird vielleicht nicht wie heute sein, ein Ereignis kann unsere Lebens-, Denk- und Handlungsweisen verändern. Von einem Moment auf den anderen wird alles anders. Jeden Tag entwickeln wir uns in eine unbekannte Richtung, die zugleich die Kraft der Überraschung und die Last der Sorge in sich tragt. Da das Risiko eines einschneidenden Ereignisses auf jedes Unterfangen, auf jeden Fortschritt lauert, scheint der Versuch vergeblich, es kontrollieren oder vermeiden zu wollen. Dank ihrer Zusammenarbeit mit Hochschulforschenden aus Geografie und Physik präsentieren Aline Veillat und Elise Alloin ihre Sichtweise und künstlerische Umsetzung zur Erforschung von Phänomenen wie Überschwemmungen und Radioaktivität. Mit ihren Skulpturen, ihren Bildern, sowie auch mit ihrer eigenartigen Arbeitsmethodik bahnen sie einen Weg und schaffen eine Perspektive für eine neue Beziehung zur Umwelt.

La Kunsthalle wird zu einem Ort feinfühliger Angebote und zu einer Dokumentation, zu einem Raum, in dem wissenschaftliche Erkenntnisse Form annehmen und weitergegeben werden.

Die Ausstellung wird im Rahmen des jährlich trinationalen Kunstprojektes Regionale stattfinden.
Mehr Informationen: www.regionale.org | #regionale20 in sozialen Netzwerken

Die Künstlerinnen

Élise Alloin lebt und arbeitet in Straßburg. Sie schloss ihr Diplomstudium an der Haute école des arts du Rhin ab.
Sie entwickelt ihr bildendes Werk in einer Dynamik aus Forschung und Kunst, wobei sie insbesondere das Verhältnis des Menschen zur Radioaktivität erforscht. Wie gestaltet dieses „Unsichtbare“ unser Ortsbewusstsein, unseren Bezug zur Zeit, zum sozialen Gedächtnis und zur Veränderung alles Lebendigen?
Ihre transdisziplinäre Praxis gestaltet sie in Zusammenarbeit mit verschiedenen Forschungsteams: in Kernphysik (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Straßburg), in Biowissenschaften (Ozeanographisches Institut von Sopot und Labor für Meeresbiotechnologie, Universität Danzig, Polen) und in Geisteswissenschaften (zeitgenössische Anthropologie, Universität Stockholm, Schweden).
Vor kurzem wurde sie wissenschaftliche Mitarbeiterin im CRESAT (Université de Haute Alsace) und nimmt am Forschungsprogramm Post-atomic Lab teil, das vom Centre sur la transition énergétique du territoire getragen wird. Im Zusammenhang mit der angekündigten Stilllegung des Kernkraftwerkes von Fessenheim erforscht sie die Fragen, die ihrer Arbeit innewohnen: Fragen zur Gestaltung unserer physischen und psychischen Umgebung, zum Verkehrswesen und zu unserer Wohnkultur.
Ab 2020 wird Élise Alloin assoziierte Künstlerin in La Kunsthalle sein.
www.elisealloin.com

Aline Veillat lebt und arbeitet als freischaffende Forscher-Künstlerin in Basel in der Schweiz. Sie studierte an der École d’art de Lausanne und erwarb ihren Doktortitel in Ästhetik, Wissenschaft und Kunsttechnologie an der Université Paris 8. Ihre Werke werden regelmäßig in der ganzen Welt gezeigt.
In ihrer künstlerischen Praxis konzentriert sie sich vor allem auf Umweltprobleme in der Zeit des Anthropozän und insbesondere auf die Weise, wie der Mensch mit dem nicht-menschlichen Leben oder mit dem Nicht-Lebenden verbunden ist. Ihre Herangehensweise ist zunächst konzeptuell, dann nimmt sie eine bildende Form an.
Parallel zu ihrer Teilnahme am Projekt Transrisk zur Kultur der Überschwemmungsrisiken mit dem CRESAT der Université de Haute Alsace arbeitet sie überdies bei unterschiedlichen Forschungsprojekten mit: Das Projekt Ökodaten-Ökomedien-Ökoästhetik mit dem Institut Ästhetische Praxis und Theorie IAeP der Hochschule für Gestaltung und Kunst der FHNW Basel und der Forschungsanstalt Wald, Schnee, Landschaft WSL der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich untersucht den Einfluss des Menschen und des Klimawandels auf einen Alpenwald; ein Projekt, das den Boden als lebendes Wesen zum Gegenstand hat, prägte Aline Veillat als wissenschaftliche Mitarbeiterin im IMéRA, Institut für weiterführende Studien, in Zusammenarbeit mit dem IMBE, Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie der Universität von Aix-Marseille.
2018-2019 hatte Aline Veillat einen Universitätsaufenthalt in La Kunsthalle und im Universitären Dienst für Kulturschaffen der UHA.
www.alineveillat.com

 

Exposition en partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design) / Ausstellung veranstaltet in Zusammenarbeit mit dem Forschungszentrum für Wirtschaft, Gesellschaft, Künste und Technik (CRESAT) der Université de Haute-Alsace.

     

Le travail d’Aline Veillat est issu d’une résidence universitaire de deux ans, en partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace. Il bénéficie du soutien de Nova Tris, le centre de compétences transfrontalières de l’Université de Haute Alsace (ANR-11-IDFI-0005) et de la Fondation Hans et Renée Müller-Meylan de Bâle  et s’inscrit dans les commémorations du centenaire des inondations de 1919 / Aline Veillats Arbeit ist das Ergebnis einer zweijährigen Universitätsresidenzzeit, in Zusammenarbeit mit dem Universitätsamt für Kultur der Université de Haute-Alsace. Sie wird unterstützt von NovaTris, dem grenzüberschreitenden Kompetenzzentrum der Université de Haute-Alsace (ANR-11-IDFI-0005) und der Müller-Meylan Stiftung in Basel.

     

Prevel Signalisation, Rixheim et Princubator.net sont  mécènes de l’exposition.

     

Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle.