La table ronde « Se suspendre aux lendemains… de Fessenheim » est organisée dans le cadre de l’exposition Se suspendre aux lendemains – Régionale 20.

En présence de
Florence Fröhlig, ethnologue à l’Université de Stockholm, Suède ;
Teva Meyer, géographe et géopolitologue au CRESAT, Université de Haute-Alsace ;
Elise Alloin, artiste et chercheure par l’art.

Florence Fröhlig, Teva Meyer et Elise Alloin partageront une discussion avec le public, à l’heure où la centrale nucléaire de Fessenheim va cesser son activité. Il y sera question de la perception du territoire, de voix diverses et de la multitude de récits, des expériences de réalité qui dessinent les représentations complexes d’un territoire en transition.
Intéressés, curieux, inquiets, sentimentaux, informés, enthousiastes, impliqués, cette table ronde sera l’occasion d’évoquer ces questions, en échangeant avec des spécialistes et les œuvres d’Elise Alloin comme support.

Entrée libre et gratuite.

En partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design) et l’Université de Stockholm.

     

Les intervenants

Florence Fröhlig est ethnologue et chercheuse dans le département de géographie à l’Université de Stockholm. Elle est spécialisée dans les questions ayant trait à la mémoire (Memories studies) et au patrimoine culturel et industriel (Critical Heritage studies). Dans le cadre du projet de recherche international et pluridisciplinaire « Nuclear legacies : Negotiating radioactivity in France, Russia and Sweden”, elle s’intéresse à la mémoire culturelle du nucléaire, et notamment à celle de la centrale nucléaire de Fessenheim. De même, elle participe activement au projet ”Atomic Heritage Goes Critical : Community, Waste and Nuclear Imaginaries”.
atomicheritage.wordpress.com

Teva Meyer est docteur en géographie et géopolitique, maître de conférences à l’Université de Haute-Alsace. Il scrute les espaces nucléaires, civils comme militaires, et leurs dynamiques depuis 10 ans, de Fessenheim à l’Ukraine, de l’océan Pacifique à la Scandinavie.

Elise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?
Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède). Son travail artistique trouve des formes conçues comme des équations dans l’espace, qui offrent au visiteur l’expérience du déplacement physique et mental.
Récemment accueillie en qualité de chercheur associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du territoire. Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit pour l’artiste d’appréhender une « situation » dans une multitude de points de vues, de croiser des méthodologies d’historien, d’anthropologue et de géographe avec ses propres outils conceptuels et de concevoir des dispositifs artistiques de rencontre expérimentaux ouvrant les horizons d’une réflexion décalée.
elisealloin.com