Flurina Sokoll, "Be with Me (I)", 2017 (détail) Kunstpreis Bündner Kunstverein Kunstmuseum Chur, Suisse, 2020. Photo : Géraldine Honauer

L’exposition La fête de l’insignifiance, construite à partir de l’œuvre de Milan Kundera, propose au visiteur de faire l’expérience d’une aventure romanesque parfaitement ordinaire et pourtant source des plus grandes questions existentielles : la vie humaine.

La fête de l’insignifiance réunit des artistes qui ouvrent différentes portes d’accès au monde et tentent de percer le mystère de l’existence humaine, alors même que « le sens de la vie, c’est justement de s’amuser avec la vie ! »1. On y découvre les thématiques du kitsch et de l’humour, de l’identité et de l’altérité, de la matérialité du monde et de l’ironie de l’Histoire. Les chapitres de l’exposition s’enrichissent de séries de réflexions qui se déploient dans l’espace, se répondent avec légèreté ou se contredisent avec aplomb. Composée comme une pièce musicale faite de variations, l’exposition interroge les règles qui s’y jouent avec malice : une grande fête de l’insignifiance où, comme les personnages des romans de Kundera, l’on refuse d’être sujet d’une épopée trop sérieuse.

Marion Aeschlimann & Arthur Debert, Pável Aguilar, Amélie Bargetzi, David Berweger, Eva Borner, Vincent Gallais, Jannik Giger, Danae Hoffmann, Kaltrinë Rrustemi, Flurina Sokoll

Curatrice / Kuratorin : Leïla Couradin


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Aufgebaut nach Milan Kunderas Werk bietet die Ausstellung Das Fest der Bedeutungslosigkeit dem Zuschauer an, eine ganz gewöhnliche, literarische Erkundungsreise anzutreten, die doch zu den größten existentiellen Fragen führt: dem menschlichen Leben. Das Fest der Bedeutungslosigkeit bringt Künstler*innen zusammen, die unterschiedliche Zugangstüren zur Welt öffnen und versuchen, das Mysterium des menschlichen Lebens zu lösen, und das obgleich „der Sinn des Lebens eben ist, sich mit dem Leben zu amüsieren!“1. Es sind darin viele Themen enthalten: Kitsch und Humor, Identität und Anderssein, die Materialität der Welt und die Ironie der Geschichte. Gedankenketten bereichern die Kapitel der Ausstellung, die sich im Raum entfalten, mit Leichtigkeit einander antworten oder einander energisch widersprechen. Aufgebaut wie ein musikalisches Stück mit Variationen hinterfragt die Ausstellung übermütig die Regeln, die ihrem Spiel zugrunde liegen: ein großes Fest der Bedeutungslosigkeit, bei dem man sich wie die Figuren aus Kunderas Romanen weigert, Teil eines zu ernsten Epos zu sein.

1 Milan Kundera, Risibles amours (1968)

Die Ausstellung wird im Rahmen des jährlich trinationalen Kunstprojektes Regionale stattfinden.
L’exposition est organisée dans le cadre de la Régionale, programme trinational annuel.

Leïla Couradin est née à Grenoble en 1991, elle vit et travaille à Reims.
Après une formation à l’École des Beaux-Arts d’Annecy puis à l’Université Lumière Lyon 2 en Histoire de l’Art où elle entreprend un travail de recherche sur les notions de satire, d’ironie, et d’humour citationnel dans les œuvres du collectif bordelais Présence Panchounette, Leïla Couradin a occupé différents postes dans des lieux d’exposition tels que l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, La BF15, La Fondation Bullukian, La Salle de bains, le FRAC Champagne-Ardenne. En 2019, elle fonde, dirige et assure le commissariat du local, un lieu d’exposition et de diffusion d’œuvres d’art et d’éditions d’artistes à Reims, résolument tourné vers la jeune création de la région Grand Est. Elle développe une activité d’écriture critique notamment pour les artistes ou pour les revues spécialisées Zérodeux, La belle revue, La critique, Artaïs et Point Contemporain. En 2020, Leïla Couradin lance, aux côtés de Chloé Godefroy (autrice) et d’Anaëlle Rambaud (artiste) la revue POST-it, une microédition indépendante mensuelle qui donne la parole aux artistes.

L’exposition bénéficie du soutien de Prevel Signalisation, Rixheim et des Artisans du Son, Mulhouse.