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Jessica Arseneau, "Deflection", 2020 | Vidéo, 11'50 - série "The Screen Under My Eyelids". Image fixe tirée de la vidéo

Dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste Jessica Arseneau à Mulhouse pour une période de quatre mois.

Jessica Arseneau travaille principalement la vidéo, la photographie, le texte et le son pour créer des installations dont l’atmosphère fait allusion à un espace poétique entre la conscience et l’inconscient. Ses œuvres entrelacent les imaginaires du futur, les mythologies et la façon dont la subjectivité humaine est transformée par le progrès technique.
D’origine acadienne, Jessica Arseneau est basée à Berlin et a Tilley Road (Canada). Elle a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’Université de Moncton en 2011 et un diplôme en arts médiatiques à l’Académie des beaux-arts de Leipzig en 2020, tous deux avec distinction.
Son travail a été présenté aux Rencontres internationales Paris/Berlin, à Bandung Photography Triennale, Bandung, au Festival international du cinéma francophone en Acadie, Moncton, à la Friche la Belle de Mai, Marseille, à Traverse Vidéo, Toulouse, à D21 Kunstraum, Leipzig et à la Fonderie Darling, Montréal.

À Mulhouse, Jessica Arseneau se penche sur la notion de « always-on » en tant que temporalité pour développer une installation où les divers éléments forment un espace fictif. En plus de la vidéo, elle travaille avec la programmation de lumières automatisées comme une simulation d’éclairages naturels. Les thèmes tels que l’illusion de la permanence et l’épuisement seront explorés.

En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ –  ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

Nicolas Tardy par Meriol Lehmann

Auteur associé en 2022, Nicolas Tardy est invité à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Écrivain né en 1970, vit à Marseille.
Après des études en art et multimédia, Nicolas Tardy se consacre uniquement à l’écriture poétique. Celle-ci trouve sa source dans une pratique du montage qui constitue l’écriture et lui permet d’intégrer des sources diverses, écrites directement ou prélevées, considérées sans hiérarchie.
La question de la représentation — notamment via l’ekphrasis, la poésie documentaire et la novélisation — est au cœur de son travail. Il se prête régulièrement à des lectures publiques et collabore volontiers avec des artistes et des musiciens.
Par ailleurs, il partage son temps entre l’animation d’ateliers d’écriture, des workshops en écoles d’art, de l’enseignement en écriture numérique.
Il codirige, avec Caroline Scherb les éditions Contre-mur qui publient de la poésie sous forme de livres numériques. Il est également co-fondateur de Calopsitte, association d’actions culturelles basée à Marseille, ayant pour objet de travailler la langue par le biais de l’oral et/ou de l’écrit grâce aux apports du numérique et d’explorer les possibilités du numérique en lien avec la littérature.

Sélection de publications :

  • Localisation Londres, livre, éditions Lanskine, 2022
  • Dans l’architecture, livre écrit à quatre mains avec Chantal Neveu (Qc), éditions Rhizome, Québec, 2022 (à paraître)
  • Vampirisation, livre numérique en collaboration avec Arnaud Mirland (composition, musique, chant), La Marelle, Marseille, 2021.
  • L’image contient peut-être, participation au projet Acoustic Cameras (www.acousticcameras.org), 2021.
  • Monde de seconde main, livre, Éditions de l’Attente, Bordeaux, 2019.
  • Centons dans le n°175 de la revue Estuaire « Internet », Québec, 2018.
  • Gravitations autour d’un double soleil, livre, éditions série discrete, Bordeaux, 2018.
  • Les à-côtés, dans le n°16 « Anecdotes et faits divers » de la revue Espace(s), éditée par l’Observatoire de l’Espace du Centre National d’Etudes Spatiales, Paris, 2018.
  • Esprits de l’eau, d’apres Kachina 1, Kachina 11, Kachina 12 de Ettore Sottsass dans le catalogue Une maison de verre – le Cirva, Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques, Éditions Parentheses, Marseille 2017
© Maryna Levchenko

[English below]

De mai à septembre 2022, La Kunsthalle accueille Maryna Levchenko en résidence.

Maryna Levchenko, travaille principalement dans le domaine des arts visuels-graphisme, peinture, installation en combinant des techniques classiques et modernes.

Née à Chernihiv en 1998, Maryna Levchenko a étudié l’architecture (École d’art Shevchenko, Kiev) et le design graphique (NU LP, Lviv), disciplines qui l’ont amenée à envisager plus largement l’art dans le contexte de l’espace urbain et des composantes visuelles de la vie quotidienne.
En Ukraine, elle a participé activement à des projets qui réorganisent l’espace urbain avec l’art, notamment au laboratoire expérimental d’éco-art Plastik Fantastic (Chernihiv). Maryna Levchenko y a également créé une série d’œuvres et une installation à partir de plastique recyclé.
Après l’invasion massive de la Russie en Ukraine, elle s’est d’abord rendue en Pologne, où elle a participé à l’exposition d’artistes ukrainiens « Borderlands » dans la ville de Seyny.
Maryna Levchenko travaille avec les thèmes de la vulnérabilité et l’unité. Depuis quelques temps, ses œuvres abordent les thématiques de la guerre, la vie, la mort, la réflexion de l’expérience humaine ; et se développe avec la recherche de nouvelles approches artistiques..

La résidence est réalisée en partenariat avec motoco.

Maryna Levchenko est lauréate du Fonds spécial culture PAUSE – Solidarité Ukraine du Programme PAUSE du Collège de France.

Adrian Pepe, "Woolen Landscapes" (détail) - 260 x 160 x 4cm - Felted Woven Tapestry

[English below]

Dans le cadre du programme de résidences NAFAS, La Kunsthalle et motoco accueillent Adrian Pepe, artiste résidant au Liban, au mois de mai 2022.

Adrian Pepe vit et travaille à Beyrouth, au Liban. Son travail autour de la fibre textile observe l’artisanat par le prisme socioculturel, esthétique, écologique et méthodologique. Il étudie les liens que nous tissons avec les objets au fil du temps. Son approche associe la culture, l’histoire et la performance avec l’art, la mode et le design intérieur.
Ses études l’ont conduit aux Etats-Unis, où il a successivement obtenu une licence en Beaux-Arts, un master en Design pour le développement durable (Savannah College of Art and Design), puis il a les ateliers de design de renommée internationale BDDW pour parfaire sa formation et produire des pièces de collection. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur de la création pour Bokja Design, studio de design et d’artisanat textile à Beyrouth.
Dans sa pratique, en filigrane, il créé des objets et des expériences pour engager une réflexion sur la matérialité, sur nos paysages culturels en mutation et notre condition présente.

Projet lors de la résidence
The First Red | Une exploration de l’utilisation du pigment ocre sur des fibres brutes
L’ocre est un pigment naturel dérivé de la terre, qui produit une large palette de jaunes, de rouges et de bruns. Sa première utilisation remonte au paléolithique, il y a plus de 200 000 ans. Considéré comme le plus ancien pigment naturel connu, sa couleur a été observée dans l’art rupestre à travers le monde. L’ocre aurait également été utilisée dans la pratique de l’ornementation corporelle, dans la teinture des vêtements, on lui confère aussi des vertus en médecine et un pouvoir collant dans la fabrication d’outils. Son utilisation dans l’Antiquité est, pour l’artiste, l’expression en couleur de la nature évolutive de l’ingéniosité humaine.
L’ocre est le point de départ du projet The First Red : l’application de la couleur sur des fibres animales et végétales d’origine locale servira à la création de tapisseries à grande échelle. Les fibres brutes peuvent inclure la laine du mouton Awassi, la fibre de chanvre, entre autres. À travers le processus de teinture, de filage, de broderie manuelle et de feutrage, les fibres brutes sont transformées en artefacts matériels chargés de sueur, d’émotions, de mythologies et de symbolisme.

Co-financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, ce programme est mis en œuvre par un consortium de partenaires composé de l’Institut français de Paris (chef de file), de l’Association des Centres culturels de rencontre et de l’Institut français du Liban.
Il est réalisé avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), des collectivités territoriales (Régions Sud, Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, ainsi que la Ville et la Métropole de Lyon), le comité français des Villes créatives de l’UNESCO (Villes d’Angoulême, Enghien-les-Bains, Limoges, Lyon, Metz), et en partenariat avec plus de cinquante structures hôtes.
Le programme NAFAS bénéficie du mécénat de GALOP (concessionnaire exclusif d’Hermès au Liban).


[Eng]
As part of the NAFAS residency program, La Kunsthalle and motoco welcome Adrian Pepe, artist in May 2022.

Adrian Pepe is a fiber artist residing in Beirut, Lebanon. His work focuses on craftsmanship from sociocultural, aesthetic, ecological and methodological perspectives. He studies the relational ties we form with objects over time. His integrated approach interweaves culture, history, and performance with art, fashion, and interiors. He graduated with a Bachelor of Fine Arts and a MA in Design for Sustainability from the Savannah College of Art and Design (SCAD) in the United States. He went on to join the internationally renown American craft studio BDDW where he trained and produced heirloom pieces. More recently, he acted as Creative Director for Bokja Design, a textile craft studio in Beirut. Simultaneously, he shared his trade in material textile practices as a professor for first year students at The Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA). Throughout his work, he performs a sort of creative shadowgraphy, crafting objects and experiences as tools to enable an open discourse on materiality, our morphing cultural landscape, and present condition.

Project
The First Red | An exploration of the use of the pigment ‘ochre’ on raw fibers
Ochre is a naturally occurring pigment derived from the earth, giving tones of yellow, red and brown. The earliest use of ochre by ancient humans dates to Paleolithic times, over 200,000 years ago. It is considered the oldest known natural pigment used by humankind. The color has been seen in rock and cave art in various sites around the world. It is believed that ochre was also used in the practice of body adornment in the form of body paint and tattoos, clothes dye, and medicine – within the context of wound healing and as adhesive in tool making. The use of ochre in antiquity is a colorful expression of the evolving nature of human ingenuity.
Ochre will be the starting point for this project: applying the color to locally sourced animal and plant fibers for the creation of large scale tapestries. Raw fibers may include wool from the Awassi Sheep, hemp fiber, among others. Through the process of dyeing, spinning, hand-guided embroidery, and felting, the raw fibers are transformed into material artifacts laden with perspiration, emotions, mythologies, and symbolism.

 

Ivette Olmedo, Folding no.1, 2020
Laine feutrée teintée au bois du Brésil - Dimensions variables (15,24 x 22,86 x 20,32 cm approx.)

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille d’avril à juillet 2022 Ivette Olmedo, artiste plasticienne, pour une résidence de recherche textile.

Ivette Olmedo est née à Mexico en 1978. Elle vit et travaille entre Oaxaca et Xalapa. Diplômée en arts, sa pratique sculpturale s’est développée dans le cadre du programme d’études supérieures en arts et design. Elle s’est intéressée à la sculpture sur papier en se concentrant sur les qualités des matériaux. Elle a ensuite développé un travail de papier-textile, terme qu’elle utilise pour étudier les multiples relations possibles entre le papier et le textile, entre la couleur, les fibres et le pli.
Ses origines Zapotèques (peuple indigène de Oaxaca) l’ont naturellement poussée à collaborer avec de grands ateliers textiles à Oaxaca et des tisserands du Chiapas. Elle s’est formée également à la céramique.
Dans ses derniers travaux, elle simplifie les formes esthétiquement et concentre sa recherche sur les matériaux naturels, recyclés, sur les techniques de tissages ancestrales, faisant des médiums textiles la base de son travail.
Elle  expose régulièrement de manière collective et individuelle au Mexique.

Alan Hernandez Cruz, projet "Sacro y profano" (en cours), 2021

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille d’octobre 2021 à janvier 2022 Alan Felipe Hernández Cruz, artiste plasticien, pour une résidence de recherche textile.

Lors de sa résidence à Mulhouse, l’artiste a entre autres développé le projet Sacro y profano.
Composé de 7 pièces sculpturales, l’œuvre se base sur le reflet de l’identité de l’artiste, en opposition aux traditions héritées de son contexte, en matière de sexualité et de genre.
Alan Hernández prend comme référence les costumes et les objets typiques de la « calenda » traditionnelle de l’état de Oaxaca, pour les réinterpréter et leur donner de nouvelles significations.
A terme, le projet est envisagé pour devenir un hybride entre l’acte de performance, la mode et l’artisanat.

Alan Hernández, est né en 1992 à Oaxaca (Mexique)
Artiste visuel, il est diplômé de la licence en arts de l’Université autonome Benito Juárez de Oaxaca.
Lauréat de la bourse Fonca 2020/2021 Jeunes Créateurs, ses œuvres ont été présentées dans une vingtaine d’expositions individuelles ou collective au Mexique (C.a.S.a., Yope project space, salón silicón, material art fair, entre autres.)
Dans sa production artistique, Alan Hernández Cruz utilise différents médiums tels que le dessin, la sculpture, le design textile, l’installation et la performance. Sa pratique explore les concepts de construction de l’identité en abordant des sujets tels que le genre, la sexualité et les origines. Son travail cherche à rendre visible des problématiques sociales tels que le machisme, l’homophobie et le racisme en vue de promouvoir l’inclusion et de générer de nouveaux modèles pour une société plus ouverte à l’altérité.

Dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste allemande Klara Meinhardt à Mulhouse pour une période de quatre mois.

Klara Meinhardt (née en 1987) vit et travaille à Leipzig. Elle a obtenu son diplôme de Meisterschüler en arts média à l’Académie des arts visuels de Leipzig.
Klara Meinhardt a participé à des expositions nationales et internationales, dont la plus récente au Musée des Beaux-Arts de Leipzig.
Utilisant le cyanotype comme médium, Klara Meinhardt explore le contact entre l’image, la sculpture et la performance. Avec ses vêtements-images, qu’elle coud à partir de toiles exposées, elle remet en question les modèles de perception en fusionnant différents thèmes, comme l’histoire de l’art et la culture pop.
www.klarameinhardt.com

En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ –  ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

© Aurélien Finance

Les Musées Mulhouse Sud Alsace accueillent Aurélien Finance en résidence-mission, dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace.

Aurélien Finance pendant 2 mois de résidence, interrogera le public sur certains clichés qui ont la vie dure comme l’idée que  les musées seraient « des lieux poussiéreux et trop élitistes ». Avec une pointe d’ironie, il décide de détourner et d’utiliser comme matière première la poussière collectée dans ces quatre  institutions afin de se jouer de ces a priori pour mieux les dépasser.

« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien. » Pablo Picasso
Au fil des ans, mon intérêt pour la culture a pris un vrai sens, en prenant conscience de l’importance de connaître. C’est la poussière, un ennemi commun qui fait peur tout comme la culture probablement trop « élitiste » que je veux mettre en scène. Les clichés m’ont toujours amusé et ont nourri mon imaginaire, il est temps de les détourner et de les utiliser comme matière première, afin de sensibiliser le public à la culture et à la connaissance. Les musées seraient trop poussiéreux et ringards. Le résultat sera tout de même l’invention de la fête à la poussière. Aurélien Finance

Théâtralisé, le travail d’Aurélien Finance se construit autour d’histoires absurdes inventées, inspirées du réel, des mythes ou des contes. Qu’il s’agisse de performances dans lesquelles il se met en scène, ou bien de créations aux formes colorées, ses œuvres détournent l’univers textile par la déconstruction des codes traditionnels. Il pratique des savoir-faire ancestraux pour en expérimenter les limites dans une approche ludique emprunte d’humour et de poésie. La broderie, le crochet, le tricot l’intéresse pour leur aspect performatif, répétitif et cathartique. Ces créations deviennent alors des objets transitionnels desquels naissent des personnages imaginaires, des êtres organiques, des excroissances rescapées d’une mémoire oubliée… Sa dyslexique (désorientation de l’écriture ordonnée) s’affiche dans son travail comme un atout. Elle ouvre une pensée par l’image qui trouve son sens dans sa globalité. (Galerie Robet Dantec)

Biographie
Né en 1994, originaire de Mulhouse, Aurélien Finance est diplômé d’un DNSEP en 2018 à la HEAR, avec les félicitations du jury.
Après un Bac pro Métiers de la mode et du vêtement, il a intégré l’école préparatoire aux Beaux arts /Gérard Jacot à Belfort, sans cesser de s’intéresser au textile.
Cette matière a également été une piste de recherche pour son mémoire, Les contes de F.A,  à travers l’objet transitionnel qui aujourd’hui continue de nourrir son travail plastique.
L’artiste s’intéresse aux savoirs faire liés au textile, aux techniques d’art populaire qu’il a expérimentés tout au long de ses études, en les appréhendant comme un langage, une métaphore de l’être humain. Il explore également le patrimoine des savoirs faire, en lien avec la mémoire, avec lesquels il soulève différents questionnements de notre société.
Aurélien Finance est représenté par la Galerie Robet Dantec (Belfort).

La résidence bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est.

Vannina Maestri © Biennale des poètes - 2017

Auteure associée en 2021, Vannina Maestri est invitée à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Vannina Maestri conçoit l’écriture comme un territoire passager en continuelle mutation où des propos s’entrecroisent sur une surface qui minerait un discours vrai ; ceci comme si le texte n’était pas vraiment dans un territoire exact ni utopique mais simplement variable.

Une architecture du monde tout en effondrement dans sa stabilité, en continu dans le discontinu. Constructions, montages d’énoncés qui sitôt tenus s’effondrent sur eux-mêmes. (Hortense Gauthier)

Vannina Maestri vit à Paris. Après avoir co-dirigé la revue JAVA, elle collabore à diverses revues françaises et étrangères (Revue de Littérature Générale, Yang, Quaderno, Prospectus, Nioques, Action poétique, Tija, Cambridge conference of contemporary poetry, The Germ, etc.).
L’auteure participe à des lectures publiques (Paris, Cambrigde, New York, Montpellier, Bordeaux, Marseille, Nantes, Stockholm, Rome, etc…) et à des émissions ou à des créations radiophoniques.

Résidence château de Lavigny (Suisse), septembre 2007.
Bourse de création, Centre National du Livre, 2003.

Bibliographie
OUVRIERS VIVANTS, éditions Al Dante, 1999 (ouvrage collectif)
DEBRIS D’ENDROITS éditions l’Atelier de l’Agneau, coll. Architextes, 1999
AVEZ-VOUS RENCONTRE QUELQU’UN EN DESCENDANT L’ESCALIER, éditions Derrière la Salle de Bains, 2001
VIE ET AVENTURES DE NORTON OU CE QUI EST VISIBLE A L’ŒIL NU, éditions Al Dante, collection Niok, 2002
JOURNAL – PETITES NOTES SUR LE LAND-TEXT in Poésie ? Détours (collectif) Ed. Textuel, 2004
MOBILES, éditions Al Dante, 2005.
FAMILLE D’ACCUEIL in Vox Hôtel (ouvrage collectif), éd. Néant, 2006
IL NE FAUT PAS S’ENERVER, éd. Dernier Télégramme, 2008.
ENVIE DE RIEN, éd. Publie.net, 2008.
Miss Marple has some ideas, éd. Derrière la Salle de Bains, 2008.
Black blocs, éd. Derrière la Salle de Bains, 2009.
MOBILES 2, éditions Al Dante, 2010.
A STAZZONA (avec Dominique Villa et Jean-Michel Battesti), éditions Al Dante, 2011.

Anthologies
Pièces détachées : une anthologie de la poésie française d’aujourd’hui, éditions Pocket, coll. Poésie, 2000.
Anthologie Seghers 2008.
Ecrivains en séries, Emmanuel Rabu éditions Léo Scheer, 2009.
Calligrammes & compagnie, et cetera… Des futuristes à nos jours, une exposition de papier, éd. Al Dante, 2010.
Poésure et sculptrie, dir. Laurent Prexl, éditions Al Dante, 2010.
Poezia totale 1960-2010, France, éd. Fondazione Sarenco, 2015
Poètes français du XXIème siècle : entretiens, Literary Criticism , Nathalie Wourm, 2017

Revues récentes
Montage et minage, Entretien avec Emmanuèle Jawad, Création et politique, Revue Diacritik, 2016
Nobody Van Gogh, texte inédit, Revue Sarrazine n° 16, 2016
La perception de l’espace, Revue PLI, n° 6, 2016-2017
Je travaille, Revue remue.net, 2017

Hui Zhang, "Micro paysage d'assiette", 2016 - sel, thym, galet gris

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Hui Zhang pour une résidence culinaire en 2021.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec des publics mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.

Hui Zang est diplômée en Design et Culinaire de l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims en 2016. Depuis, elle enchaine les projets au sein de Germ Studio, agence de création et de conseil au service de la gastronomie. Elle conjugue ses compétences acquises lors de ses années d’études en design d’objet en Chine et sa plus grande passion : la cuisine.
Pour Hui Zhang, le design culinaire est de créer des expériences gustatives, sensorielles à travers la nourriture.
On emploie le terme « Design culinaire », mais il peut exister sous plusieurs formes : qu’il soit un repas, un objet ou une illustration, c’est un moyen de provoquer une agitation au niveau du cerveau, dans des conditions quotidiennes ou extraordinaires.
Ces expériences constitueront une partie de nos souvenirs, de nous-mêmes.

En partenariat avec l’association Épices. la résidence culinaire bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est.

Vue de l'exposition 'Se suspendre aux lendemains' - Régionale 20 , 2019
Elise Alloin, 'Prendre position' (détail de l'installation, 2019
© La Kunsthalle - photo : Sébastien Bozon

Le projet de recherche artistique d’Elise Alloin prend appui sur une situation territoriale inédite en France : l’arrêt des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim en février et juin 2020 jusqu’à son démantèlement dans les années à venir.
Alliant temps de recherche et de créations, le projet déployé sur 3 ans se situe sur le terrain de l’observation et du sensible, en double regard d’artiste et de chercheure. Il tisse des liens entre l’art et les différentes questions soulevées par la transition d’un territoire (incluant l’approche artistique dans un débat sociétal contemporain).
Document de présentation

Quatre axes de recherche, associés à des projets artistiques et à destination des publics, composent la démarche de l’artiste :

I. FONCTIONNEMENT D’UN ORGANISME

Appréhendée à la manière d’un organisme vivant, la centrale nucléaire est perçue comme l’articulation de mécanismes humains et matériels, voués à assurer le bon fonctionnement du site, et la sécurité de tous.
Chaque machine, chaque procédure, chaque agent, chaque geste codifié constitue un dispositif que l’artiste vient interroger.

 

II. PROCESSUS D’INTERACTION

Elise Alloin, "Prendre Position", détail, Cattenom, 2016

Une centrale est un lieu quasi inaccessible mais dont le dialogue avec le territoire est constant : l’eau du Rhin refroidit le réacteur, l’électricité produite part sur le réseau de distribution européen, le combustible y est livré et évacué par le train lorsqu’il est usagé, des centaines de personnes travaillent quotidiennement dans l’enceinte, d’autres mettent en place des protocoles de sécurité civile sur le territoire…
L’artiste, par son approche, met en lumière les modifications de ces flux, engendré par l’arrêt des réacteurs.

 

III. PERCEPTIONS INDIVIDUELLES
Elise Alloin, Carte postale, 2020 – invitation aux témoignages

Dans le bassin rhénan nombreux sont ceux qui ont une histoire singulière avec la centrale de Fessenheim. Sa fermeture marque un tournant majeur et génère un glissement de nos perceptions de ce lieu. L’enjeu n’est désormais plus fonctionnel mais patrimonial.
Par une approche empirique des paysages physiques et psychiques du territoire, l’artiste dresse peu à peu une cartographie émotionnelle du site.

 

IV. ENVIRONNEMENT NATUREL
Elise Alloin, Herbier entre Fessenheim - "Rêverie du promeneur solitaire, 7ème promenade", 2012-13

Une centrale s’inscrit dans un environnement naturel fait d’eau, de végétation, de géologie et de faune.
Elise Alloin analyse cet écosystème, qu’il soit compris dans l’enceinte de la centrale ou au dehors, dans la zone de servitude publique, dans laquelle l’intervention humaine est légiférée et où la faune et la flore se développent indépendamment.

 


En 2019, Elise Alloin a été accueillie au Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace en qualité de chercheure associée. Elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition post-nucléaire du territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Parallèlement, elle devient artiste associée à La Kunsthalle qui l’accompagne sur le volet artistique de sa recherche. L’exposition Se suspendre aux lendemains, s’est présentée comme la première étape d’un projet au long cours.
Pendant plus d’un mois, l’artiste a été présente dans l’exposition et disposée à rencontrer les publics avec lesquels elle souhaitait partager durablement ses interrogations et ses pistes de réflexion au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, pour mieux cerner les enjeux de l’événement, ses conséquences à court, moyen et long terme.

Pour le Petit Programme, en 2020, Elise Alloin invitait le public à entrer en correspondance avec elle en exprimant un souvenir, une émotion, une anecdote, une question, un vœu qui décrive votre lien personnel l’histoire de la centrale via une carte postale à télécharger.


Diplômée de la Haute école des arts du Rhin en 2013, Elise Alloin développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art.
Elise s’intéresse aux liens que nous entretenons avec la radioactivité : l’usage que nos sociétés en font construit nos paysages géographiques et mentaux, nos relations spatiales et nos circulations. Comment ce phénomène physique « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire et à la transformation matérielle du vivant ?
Son travail s’exprime par la mise en place, dans l’espace proposé, d’éléments matériels et formels qui dessinent sa réflexion. Bien au-delà d’une démonstration, l’artiste agence les formes issues de ses recherches comme un dispositif d’expérience : une équation spatiale, posée physiquement comme une question, dont le corps du visiteur devient l’inconnue. C’est à lui de faire l’expérience du déplacement physique et mental. Sa pratique, transdisciplinaire, se construit sur le long terme, en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (anthropologie contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Elle se nourrit également d’une riche expérience antérieure de terrain en archéologie et en conservation du patrimoine artistique.

 

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.

       

            

                      

       

"Il était une faim", 2019 © Mélanie Boissié

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Mélanie Boissié pour une résidence culinaire de neuf mois.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec de jeunes mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.

Mélanie Boissié est une jeune designeure, diplômée du Master Design et Culinaire de l’ESAD de Reims.
Après une enfance entre la boulangerie-pâtisserie de ses parents et le jardin potager de ses grands-parents, c’est avec évidence  que, des années plus tard, l’artisanat et l’alimentation rejoignent sa pratique du design. Son attachement profond pour la matière l’amène à explorer et expérimenter de la terre à la nourriture, avec une sensibilité accrue pour leur matérialité et leurs caractéristiques techniques, culturelles et symboliques.
À travers sa pratique du design, elle développe des projets pluridisciplinaires avec un regard alerte face aux enjeux de se nourrir. Et c’est avec une sincère volonté de médiation qu’elle questionne aussi bien notre perception de la matière alimentaire que ses processus de transformation œuvrant pour une alimentation et un design aussi sensibles que sensés.

Performance culinaire le 12 février lors du vernissage d’Algotaylorism.
Performance culinaire le 19 juin lors du vernissage de Petit Programme.
Performance culinaire le 17 septembre lors de l’inauguration de Le monument, le labeur et l’hippocampe.

En partenariat avec l’association Épices. la résidence culinaire bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est.

Laura Vazquez © photo : Erlend Wichne

Auteure associée à la saison culturelle 2019/2020, Laura Vazquez est invitée à s’immerger dans l’univers des quatre expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Les expositions
Où sommes-nous
Se suspendre aux lendemains
Algotaylorism
Petit Programme

Laura Vazquez vit à Marseille où elle se consacre l’écriture poétique et narrative.
En 2014, elle reçoit le prix de la Vocation pour son livre La main de la main, elle est également lauréate 2016 des ateliers Médicis, et lauréate 2017 des résidences d’écriture de la Fondation
Michalski pour l’art et la littérature.
Ses livres sont publiés aux éditions Maison Dagoit, L’arbre à parole, Plaine Page, et Cheyne éditeur. On trouve ses textes au sommaire de nombreuses revues (If, Nioques, Espace(s), La mer gelée, Littérature…) et certains ont été traduits en chinois, anglais, espagnol, portugais, norvégien, néerlandais, allemand et italien.
Elle donne de nombreuses lectures de ses poèmes à travers le monde : Ming Contemporary Art Museum de Shanghai (Chine), Festival Actoral, Centre Pompidou, Fondation Louis Vuitton, Musée d’art contemporain de Genève (Suisse), Maison de la poésie de Paris, Norsk Litteraturfestival (Norvège),  Festival Voix Vives de Tolède (Espagne), Centre d’art d’Amsterdam Perdu (Hollande) …
Elle anime régulièrement des Masterclass et des ateliers d’écriture, notamment au Centre International de poésie de Marseille, à la médiathèque d’Argenteuil, à l’école nationale supérieure d’art de Paris-Cergy, à l’école supérieure d’art d’Aix, à l’université de Montpellier, à l’école supérieure d’Arts et Média de Caen, ou dans le cadre de festivals comme Oh les beaux jours ! à Marseille, auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes, de documentalistes, de prisonniers, de primo-arrivants, et de professeurs.
Enfin, elle fait partie du groupe Tsuku et, depuis 2014, elle édite la revue MUSCLE avec Roxana Hashemi.

Aurore Daunis - photo : Elfie Pahr

Les Musées Mulhouse Sud Alsace accueillent Aurore Daunis en résidence-mission, dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle, centre d’art contemporain de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace qui invitent l’artiste à s’interroger sur les idées reçues des publics à propos des institutions culturelles.

Engagée dans la résidence de recherche Cliché, je m’intéresse à la façon dont les publics perçoivent leurs musées. Je vais à leur rencontre pour leur demander ce qu’ils pensent du lieu, s’ils s’y sentent à l’aise, ce qu’ils pensent des expositions, de l’art en général. J’expérimente avec eux la carte mentale et nous avançons par association d’idées. Pour cela, je mets en place une maquette de « vestiaire », pour inciter à s’alléger des idées reçues. Le projet consiste à collecter cette matière faite de mots, d’idées et de témoignages pour en proposer un panorama appliqué sur des paravents qui seront à terme visible dans chacun des musées partenaires de la résidence. Et si on laissait les clichés au vestiaire ? Vous n’êtes pas obligé de les reprendre en partant.
Aurore Daunis

Biographie

Après une formation en design industriel à Marseille, Aurore Daunis a poursuivi des études universitaires à Strasbourg pour finalement s’y installer en tant que designer indépendante. En traversant quelques territoires, elle a pu se nourrir et s’inspirer de savoir-faire locaux (la coutellerie à Thiers, la verrerie et la cristallerie en Alsace, le football à Saint-Étienne, le recyclage en Autriche, le bassin minier dans les Hauts-de-France, etc.) Arrivée à Mulhouse en décembre 2017, son activité se concentre toujours sur les appels à projets, à résidences et commandes. Elle consacre par ailleurs une petite partie de son temps à la création d’accessoires à partir de plastiques récupérés.

Qu’il soit question de carton, de bois, de verre ou de terre, que l’on s’adresse à un public jeune ou initié, à une salle de classe ou à un séminaire d’entrepreneurs, le design est avant tout une question d’attitude. Je travaille ainsi sur des projets en solo ou avec des groupes, et ma démarche s’inscrit habituellement dans un schéma méthodique d’analyse / recherche / développement, avec une préférence pour les études sur le terrain : visites de chantiers, d’ateliers, d’établissements, etc. Ainsi chaque projet se présente comme un nouveau défi à la matière, au temps et à l’espace dans mon univers de designer. AD

© Phigmento

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille de mars à juin 2019 Daniel Villela pour une résidence de recherche textile.

J’aime raisonner mon travail comme un dialogue visuel entre la photographie et langage abstrait. Le réseau urbain en tant que créateur de systèmes modulaires. La poursuite du textile et l’expérimentation comme moyen d’expression.
Daniel Villela

Il aime décrire son travail comme un jeu visuel entre la photographie et le langage abstrait. L’environnement urbain est pour lui un générateur de systèmes modulaires et de motifs géométriques (metaschemas).
Villela réalise ses recherches par l’expérimentation de textiles, la teinture avec des colorants naturels et la sérigraphie comme ressource d’expression visuelle.

Il est fondateur et créatif de Phigmento, un projet de conception qui promeut la culture, le développement durable et la sauvegarde des traditions des villages d’artisans. Son travail l’a amené à exposer à la fois dans les galeries et dans les foires de design, comme la Galerie Quetzalli dans la ville d’Oaxaca, le Museo amparo de Puebla ou le Musée d’art contemporain de l’Université de Mexico.
En 2017, il fait une collaboration avec la New York Fashion Week. Il a été publié dans plusieurs magazines tels que: l’officiel, Vogue, Robb rapport entre autres.
Découvrez ses travaux : www.behance.net/DVillela

En partenariat avec la Fondation Christoph Merian.

Samuel Herzog, "Tischbild pour Deborah Keller et Yves Netzhammer", 2018 © photo : Samuel Herzog

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Samuel Herzog pour son projet Tischbilder sous la forme d’une résidence culinaire de neuf mois.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec de jeunes mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.

Les Tischbilder, projet entamé en 2016, se présentent comme d’immenses tableaux mangeables, constitués de légumes frais et de saison, arrangés de façon ornementale ou narrative sur de longues tables noires. À chaque vernissage, les jeunes, accompagnés de l’artiste, dresseront, dans un jeu de noria, les mets que le public sera invité à déguster !

Samuel Herzog a étudié l‘histoire de l‘art aux universités de Bâle et de Berne. Il travaille depuis 1995 comme journaliste pour divers médias et s‘engage de 2002 à 2017 comme éditeur pour les arts visuels auprès de la Neue Zürcher Zeitung. Depuis 2017, il écrit surtout des récits de voyage et de cuisine. En 2001, il invente l‘île de Lemusa qu‘il n‘a pas arrêté de développer depuis. Avec HOIO, une compagnie également créée en 2001, il importe des épices de toutes les régions de l‘île de Lemusa.

samuelherzog.net
www.hoio.org

Retrouvez les images des différentes performances :
13 février 2019
5 juin 2019
11 septembre 2019

L’édition

© photo : B.C.

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Luc Bénazet s’immerge dans l’univers de l’exposition Mon Nord est Ton Sud et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Luc Bénazet publie des livres de poésie depuis 2009. Avec Sébastien Laudenbach, il réalise une série de courts films en 2014 ; en 2015, paraît un deuxième livre écrit avec Benoît Casas ; avec Victoria Xardel, il édite en 2016 la revue Les divisions de la joie. Un premier album avec les musiciens Deborah Lennie et Patrice Grente est produit en 2017 : GRAMMATA. Son dernier ouvrage, Incidents, paru en 2018, explore les voies de la parole à l’état du balbutiement.

Entrée libre.

Deborah Heissler – Photo : © Alexandre Gefen

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Déborah Heissler s’immerge dans l’univers de l’exposition Nœuds Négatifs et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Déborah Heissler est née en 1976 à Mulhouse. Pianiste, docteure en littérature Française, elle obtient pour son premier recueil de poèmes Près d’eux, la nuit sous la neige (Cheyne, 2005), le Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet. Elle a séjourné maintes fois en Asie entre 2007 et 2010, où elle a enseigné la langue française dans différentes universités et départements de langue française. De son séjour à l’Université de Xiangtan en Chine, elle rapportera de nombreuses photographies ainsi qu’une partie de son recueil Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe (Cheyne, 2010) récompensé par le prix international de poésie francophone Yvan Goll en 2011 et le prix du poème en prose Louis Guillaume en 2012.
Après l’obtention de différentes bourses et résidences d’auteur à Baume-les Dames et à Rennes, et à des amitiés nouées avec des plasticiens elle privilégie à partir de ce moment un travail sur l’image donnant par la suite lieu à plusieurs livres d’artistes. Elle est aujourd’hui membre du jury du Prix du poème en prose Louis Guillaume et, sur une invitation de Jennifer K Dick, elle a rejoint, en 2016, l’équipe franco-américaine des lectures Ivy Writers.
deborahheissler.blogspot.fr

Entrée libre. La lecture sera suivie d’une conversation en public entre Alma Hernandèz, artiste en résidence, et Rocío Peláez, géographe.

Sandra Moussempès © Andres Donadio

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Sandra Moussempès s’immerge dans l’univers de l’exposition The Live Creature et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Poète née à Paris en 1965, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, Sandra Moussempès a collaboré ces 25 dernières années à diverses revues et anthologies en France comme à l’étranger. Un chapbook bilingue est récemment paru au Canada. Elle a publié dix livres parmi lesquels : Colloque des télépathes & CD Post-Gradiva (L’Attente, 2017) Sunny girls, (Poésie/Flammarion, 2015), Acrobaties dessinées & CD Beauty Sitcom (L’Attente, 2012), Photogénie des ombres peintes (Poésie/Flammarion, 2009). Son travail interroge les codes mentaux qui nous entourent en détournant les imageries conventionnelles notamment les stéréotypes autour du féminin, par le biais d’un environnement inquiétant souvent cinématographique ou émanant de sensations de déjà-vu.

Parallèlement à l’écriture, elle ajoute une dimension performative à ses lectures en utilisant les différentes textures de sa voix chantée, intégrée à l’énonciation du poème, créant ainsi un univers d’images mentales qui convoquent les notions de temporalité et d’état modifié de conscience. Ce travail sonore a donné lieu à deux CD inclus dans ses livres aux éditions de l’Attente : « Beauty sitcom » et « Post-Gradiva ». Elle présente ses lectures performées dans divers lieux dédiés à la poésie ou l’art contemporain (ENSBA de Lyon, Carré d’Art, Fondation Louis Vuitton, MAMCO de Genève, festival Actoral, Centre Pompidou etc.) et a été nominée récemment pour le prix Bernard Heidsieck-Centre Pompidou.

En partenariat avec le festival POEMA, écritures poétiques d’aujourd’hui.
Cet événement est organisé dans le cadre du Week-end de l’art contemporain.

© Alma Hernandèz

Dans le cadre du programme international de résidences et d’échanges d’artistes Atelier mondial, la Ville de Mulhouse, par l’intermédiaire de La Kunsthalle et grâce au soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Grand Est, accueille l’artiste mexicaine Alma Eugena Hernandèz Bennetts.

Le Musée du Textile d’Oaxaca au Mexique a sélectionné Alma Eugena Hernandèz Bennetts (née en 1988) pour passer 4 mois à Mulhouse. Entre mars et juin 2018, cette résidence sera dédiée à la recherche et la création, mais aussi à la découverte d’une région fondatrice de l’industrie textile, vivier de techniques de tissage et filage.

Alma Hernández Bennetts est sculptrice textile à Oaxaca, Mexique.
Elle développe actuellement Gárgola (gargouille en espagnol), un projet de sculptures de personnages en matières textiles, conçues à partir d’un processus de recherche inspiré de la méthode d’interprétation iconologique « mnémosyne » d’Aby Warburg (historien de l’art).
Alma s’intéresse au doudou et à son rôle en tant qu’« objet transitionnel » en utilisant des matériaux doux et des formes à la fois ludiques et organiques.
A l’occasion de cette résidence entre Mulhouse et Bâle, ses recherches plastiques s’articuleront autour de l’architecture médiévale de la cathédrale de Bâle.
Découvrez ses travaux : www.behance.net/hebestudio

En partenariat avec la Fondation Christoph Merian.

Tanja Boukal, 'Rewind:Industry', 2018

La Kunsthalle et les archives de Mulhouse accueillent Tanja Boukal, artiste autrichienne, pour trois mois non consécutifs en 2018, dédiés à une résidence de recherche et de production.

Le point de départ pour Tanja Boukal sont les archives de DMC et plus particulièrement le fonds documentaire de Thérèse Dillmont (1846-1890), brodeuse, écrivaine aristocrate autrichienne et designer pour le compte de l’entreprise.
A partir de l’Encyclopédie de l’aiguille (T. Dillmont, 1884), elle souhaite reproduire des échantillons, réaliser un travail photographique du site et collecter d’anciens clichés afin de mettre en scène les traditions, connaissances et compétences disparues des travailleurs. Cet oubli met en péril tout un savoir-faire.

La résidence se poursuit en 2019 et 2020 sous la forme de workshops publics  avec les projets Broder la Machine et Broder la Machine II

En 2020, à l’occasion de l’exposition Le monument, le labeur et l’hippocampe« , deux vidéos ont été réalisées autour des recherches de l’artiste à Mulhouse : Films avec Tanja Boukal.

Tanja Boukal s’intéresse aux gens et à la façon dont ils interagissent avec leur environnement et la société. À travers son travail, elle observe ce qu’ils sont capables de faire lorsqu’ils se trouvent dans des situations inhabituelles. Elle s’intéresse à leurs solutions, leurs stratégies, leur volonté d’atteindre leurs objectifs et leur joie de vivre. Par le biais de techniques artisanales – en partie traditionnelles – elle crée la rencontre avec les personnes et/ou les situations.
L’artisanat – connu depuis des milliers d’années comme l’art des hommes et des femmes ordinaires, représente pour elle la créativité humaine et la joie de vivre. Leur aspiration est de rester dans la mémoire, de créer quelque chose de significatif. Ces techniques l’aident à souligner l’importance des personnes représentées.
Pendant plusieurs mois de résidence à Mulhouse, Tanja Boukal s’est intéressée au fonds documentaire de DMC et au travail de Thérèse de Dillmont (1846-1890), brodeuse, aristocrate
autrichienne formée aux travaux d’aiguilles à l’Académie de broderie de Vienne, auteure de l’Encyclopédie des ouvrages de dames et designer pour DMC.

Projet à Mulhouse à découvrir ici : www.boukal.at

 

 

Hélène Bleys, Sans Titre, encre et acrylique sur papier, 2017

Dans le cadre du programme annuel de résidences interrégionales AIR destiné à la promotion et à l’accompagnement des artistes vivant ou travaillant sur le territoire du Nord Est, Hélène Bleys est en résidence à La Kunsthalle en 2018.

« Dans la continuité de mes recherches plastiques autour de la question du trait et de l’image, je souhaite réaliser une série de dessins inspirés par la collection du musée de l’impression sur étoffe de Mulhouse. D’un motif à un autre, j’aimerais faire dialoguer l’iconographie des verdures ornementales avec les récurrences naturalistes présentes dans l’imprimé militaire. Ce travail en immersion utilisera les fonds patrimoniaux et historiques de la ville comme point de départ pour élaborer une pensée graphique. C’est en conciliant les polarités trop étroites définies par le genre qu’opèrera un déplacement visuel entre les attributs virils (et martiaux) du camouflage et la décoration florale.  Contrairement à la simplification des formes opérée pour le traitement des camouflages, ma pratique se distingue par le travail du détail, des textures et la prolifération d’éléments. Ainsi il s’agira de se réapproprier l’objet militaire avec un traitement généreux et une profusion baroque afin de donner d’autres sens aux motifs : Une troisième voie située entre contemplation décorative et stratégie martiale. » Hélène Bleys

www.helenebleys.com

Christophe Manon © Rayo Reyes Osorio

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Christophe Manon s’immerge dans l’univers de l’exposition Quand tout s’éparpille, il faut rassembler les pièces… différemment et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Christophe Manon vit à Paris. Il a publié une vingtaine de livres parmi lesquels : Univerciel (NOUS, 2009), Qui vive (Dernier télégramme, 2010), Testament, d’après François Villon (éditions Léo Scheer, 2011), Extrêmes et lumineux (Verdier, 2015), le flot imperceptible du temps qui ne cesse de s’écouler (littérature mineure, 2016), Au nord du futur (NOUS, 2016), Jours redoutables, avec des photographies de Frédéric D. Oberland (Les Inaperçus, 2017).
Il se produit régulièrement dans de nombreux pays dans le cadre de lectures publiques.

La lecture de Christophe Manon sera présentée dans le cadre d’une soirée de performances et lectures

Aline Veillat, performance 'Teezeit im Schlaraffenland' (l’heure du thé au pays de cocagne), 2016
@ Aline Veillat

Résidence universitaire : 2017-2019  – La culture et  la mémoire du risque d’inondation en Alsace

La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace (SUAC) organisent chaque année une résidence d’artiste.
Cette résidence a pour objet de croiser les champs de l’art et de la recherche par le biais d’un projet artistique, associant des enseignants /chercheurs et des étudiants d’une unité de formation ainsi qu’un laboratoire de recherche.
L’un des objectifs est le partage de compétences et d’intérêts différents.
Depuis septembre 2017, le Centre de Recherche sur les Economies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (CRESAT) de l’UHA accueille Aline Veillat, artiste.
Aline Veillat a été sélectionnée par les trois partenaires pour participer aux travaux de recherche du CRESAT sur la culture et la mémoire du risque d’inondation en Alsace.

La résidence comprend 2 temps :
Septembre 2017 – août 2018 : recherche et documentation
Septembre 2018 – juin 2019 : création d’actions/ formes / supports pour relayer la culture du risque

Du 22 novembre 2019 au 05 janvier 2020, les travaux d’Aline Veillat sont présentés à La Kunsthalle dans l’exposition Se suspendre aux lendemains – Régionale 20

Aline Veillat, artiste chercheur indépendante

Titre de travail : Main dans la main, les pieds dans l’eau

« Pour ce projet, autour de la culture du risque inondation, j’aborde la question en considérant les cours d’eau du territoire et le massif des Vosges comme des non-humains, des agents « naturels » avec qui il faut composer et « entrer en relation ». Ces acteurs ont des capacités de transformation évolutives et régulatrices de l’écosystème, centrales pour la bio diversité. Ce sont des transformateurs de paysages, tout comme l’humain, mais aussi avec l’humain. Car le risque d’inondation est certes toujours lié à des facteurs « naturels », mais aussi à des facteurs venant de la forte anthropisation du territoire. C’est une conjonction de facteur où, comme le dirait Ludovic Coupaye (2013), « se combinent diverses actions, réalisées par une multiplicité d’agents – la participation des agents humains se coordonne avec celle des agents non-humains. »
Par cette approche, je propose de questionner nos capacités à aimer et à comprendre l’essence même d’un cours d’eau afin de cultiver notre capacité à « travailler » et à « vivre » main dans la main avec ce non-humain. »

Méthode:
« Ma démarche artistique s’amorce toujours par une recherche interdisciplinaire. Mon approche est holistique, avec une méthodologie que l’on pourrait qualifier de « bottom up », sans hiérarchie des savoirs. Par une lecture oblique et des rapprochements inattendus de savoirs, je modèle des « catalyseurs d’imaginaire » qui serviront à ma propre pratique, mais aussi à favoriser des échanges entre disciplines.
De manière générale dans mon travail, j’aime interroger le naturel versus l’artificiel, les relations contingentes humain/non-humain, et la place et les qualités de ce non-humain. De plus, les questions de paysage et de territoire (au sens de l’art) sous-tendent la plupart de mes projets. »

Aline Veillat est née à l’Ile de la Réunion et a grandi au Maroc. Depuis quelques années elle vit et travaille comme artiste chercheur indépendante à Bâle en Suisse. Elle participe actuellement à différents projets de recherche particuliers : Transrisk sur la culture des risques inondation avec l’Université de Haute Alsace et la Kunsthalle Mulhouse ; Eco-Data sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine avec l’institut des pratiques esthétiques de la FHNW et le laboratoire WSL de l’ETHZ ; et sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA en collaboration avec l’IMBE de l’Université d’Aix-Marseille. Elle est titulaire d’un Doctorat en Esthétique, sciences et technologies des arts de l’Université Paris 8 et d’un post diplôme en art et média numériques de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne. Son travail artistique a été exposé internationalement, notamment en de nombreux pays d’Europe, en Chine, aux USA et à Puerto-Rico.
www.alineveillat.com

© Phil Journé

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Dominique Quélen s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Dominique Quélen est né à Paris en 1962. Agrégé de lettres et auteur d’une thèse sur l’œuvre romanesque d’Italo Svevo, il a publié une douzaine de livres de poésie, dont Loque et Câble à âmes multiples chez Fissile, et plus récemment, au Théâtre Typographique, Enoncés-types et Basses contraintes (qui se poursuivra par deux volumes à paraître chez Flammarion et Louise Bottu). Passionné par les interactions entre musique et mots, il collabore régulièrement avec des compositeurs, dont Aurélien Dumont (entre autres pour plusieurs pièces reprises sur le CD While chez NoMadMusic).

Entrée libre et gratuite

Hors les murs, samedi 18 mars
→ Rencontre avec Dominique Quélen à la librairie 47° Nord à 16:00

La Kunsthalle, La malterie (Lille),  Artistes en résidence (Clermont Ferrand), et voyons voir | art contemporain et territoire (Aix-en-Provence) développent en 2017 une résidence nomade de commissaire d’exposition.
Suite à un appel à candidature, Nicolas de Ribou a été choisi pour réaliser plusieurs séjours dans chacun des lieux pendant l’année, pour rencontrer de nombreux artistes et acteurs des différents territoires dans la variété des contextes offerts par chacune des structures.

Le programme se développe autour de 2 périodes étalées de mai à octobre 2017, composées à chaque fois d’un séjour d’une semaine dans chacun des 4 lieux de résidence.

1er séjour :
> du 29 mai au 7 juin : La Malterie
> du 8 au 17 juin : La Kunsthalle
> du 18 au 27 juin : Artistes en résidence
> du 28 juin au 7 juillet : Voyons Voir

2nd séjour :
> du 11 au 20 septembre : Voyons Voir
> du 31 au 30 septembre : Artistes en résidence
> du 1er au 10 octobre : La Kunsthalle
> du 11 au 20 octobre : La Malterie

Nicolas de Ribou (1983) vit et travaille entre la France, la Belgique et l’Espagne. Il développe depuis 2009 des projets d’expositions indépendants, a été Chargé de production au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains (2009-2011), curateur d’une collection d’art contemporain privée (2011-2016) et directeur de Poppositions, rencontre internationale d’espaces d’art indépendants (2016). www.abelnicosdriou-project.com

De janvier à avril 2017, il est en résidence curatoriale à La Box – Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges où il met en place la programmation “Souvenir de Mwene Mutapa – Cartographie exotique d’une collection”, composée de trois volets d’expositions et de rencontres. Ses recherches s’orientent vers des problématiques territoriales au sein du monde de l’art et des pratiques artistiques, et surtout à l’émergence de ces pratiques sur des territoires donnés. Que nous donnent-elles à voir, à comprendre de nos sociétés? Comment nous construisent-elles dans notre rapport à l’autre? Comment influencent-elles notre compréhension de l’Histoire, nous permettent-elles de remettre en question nos propres constructions et celles que l’on voudrait nous imposer?

De Mai à Octobre 2017, il poursuivra cette recherche dans le cadre de la résidence curatoriale nomade.

Pour suivre le projet de Nicolas de Ribou, visitez le blog

Projet réalisé en partenariat avec Arts en résidence – Réseau national

Alberto Sanchez Martinez, Connections (détail), 2015
Tissage en laine fabriqué sur un métier à pédales, colorants naturels et artificiels sur laine vierge
170 x 120 cm
© Alberto Sanchez Martinez

Dans le cadre du programme international de résidences et d’échanges d’artistes Atelier mondial, la Ville de Mulhouse, par l’intermédiaire de La Kunsthalle et grâce au soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Grand Est, accueille pour sa première résidence, l’artiste mexicain Alberto Sanchez Martinez.

Le Musée du Textile d’Oaxaca au Mexique a sélectionné Alberto Sanchez Martinez (né en 1988) pour passer 6 mois à Mulhouse. Entre février et juillet 2017, cette résidence sera dédiée à la recherche et la création, mais aussi à la découverte d’une région fondatrice de l’industrie textile, vivier de techniques de tissage et filage.

Initié par son père, dès son plus jeune âge, aux techniques ancestrales de filage, il puise son inspiration dans les motifs traditionnels de la communauté Zapotèque dont il est originaire pour les revisiter et inscrire son travail dans une réelle contemporanéité.

L’artiste participe à Konnexiones, une exposition collective présentée à Atelier mondial (Basel) du 14 juillet au 20 août 2017.

Céline Fumaroli, "Cap vers", dessin au feutre fin, détail, 2015.
Photographie réalisée par Emmanuel Claude. © Modulab

Dans le cadre du programme annuel de résidences interrégionales AIR destiné à la promotion et à l’accompagnement des artistes vivant ou travaillant sur le territoire du Nord Est, Céline Fumaroli est en résidence à La Kunsthalle en 2016-2017.

Ces trois mois à Mulhouse seront consacrés à ses travaux de recherche sur les phénomènes qui façonnent les paysages et forment des reliefs. La lenteur des processus naturels qu’elle aborde nous conduit à nous interroger sur notre temporalité. Dans son travail, le minuscule s’ouvre au lointain donnant lieu à des explorations mentales qui traversent les échelles du temps. Au cours de ses réalisations, elle se laisse, pas à pas, glisser vers un temps géologique lui permettant de mener une réflexion sur les espaces à venir et ceux qui ne sont plus visibles. Cette résidence sera l’occasion pour elle de se questionner plus particulièrement sur le passé géologique de la plaine du Rhin supérieur et ainsi de s’inscrire plus profondément au cœur du paysage alsacien.

Face à l’apparente immobilité des paysages, il y a ce sentiment d’un renouvellement constant où chaque lieu se re-dessine, se forme et se déforme. D’autres, rongés par l’érosion, s’usent jusqu’à leur dernier souffle. 
Ce travail est celui d’un regard qui s’infiltre dans la roche, dans la matière minérale. C’est le désir de s’imprégner de son histoire. Chaque pli et replis, chaque faille, dévoile la géomorphologie de ces paysages brisés par de sourdes puissances. Soudain, tout s’éveille. De particule en sédiment, de sédiment en strate, un invisible courant m’emporte. Celui d’un temps géologique au sein duquel je cherche à m’inscrire. 
La feuille de papier devient une plaque tectonique. Chaque trait, chaque fragment de dessin, décrit un parcours, une exploration mentale. Je me laisse porter par le paysage qui est en train de se créer, cherchant à accompagner son mouvement, à entrer au cœur de ces mi-lieux. Ceux qui sont de l’ordre de la fissure, de la fracture, de la brèche. Ils sont à mi-chemin entre le minuscule et le lointain, ils émergent et s’immergent, se créent par effacement. C’est un aller-retour permanent entre des espaces tombés dans l’oubli et ceux à venir.   Céline Fumaroli

DR

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Christophe Fiat s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Christophe Fiat est écrivain, performer et metteur en scène.
Il enseigne la littérature à l’école d’art de Clermont-Ferrand (ESACM). Depuis 2000, il a publié une quinzaine de livres dont Stephen King Forever (Le Seuil 2008), Retour d’Iwaki (Gallimard, 2001) et dernièrement L’épopée virile de Marcel Pagnol (Naïve Éditions, 2016).
Il a aussi écrit de nombreuses fictions radiophoniques pour France Culture et le livret de la comédie musicale, Sound of Music. Son travail est aussi très présent dans l’art contemporain. Depuis 2000, il a régulièrement collaboré avec l’artiste Thomas Hirschhorn et en 2015, il a été en résidence au MACVAL. Cet été, il a été invité au Festival de Photographie d’Arles pour une performance.

Entrée libre et gratuite

Dans le cadre des différents programmes de résidences auxquels participe La Kunsthalle, les artistes du territoire alsacien ont l’occasion de bénéficier de bourses de recherche, de voyage, ou de séjourner ailleurs en France ou à l’étranger…

Résidence AIR Nord Est
The Fine Art Collection, 2016 – www
Claire Andrzejczak, 2015 – www
Josephine Kaeppelin, 2014 – www
Judith Dobler, 2013
Marta Caradec, 2012 – www
Mathieu Husson, 2011 – www
Loïc Beck, 2010

Atelier Mondial
Marianne Mispelaëre, Allemagne, 2016 – www
Marianne Maric, Allemagne, 2015 – www
Jacques Lopez, Canada, 2015 – www
Josephine Kaepplin, USA, 2015 – www
Livia Johann, Canada, 2015 – www
Gwen Van Den Eijnde, Japon, 2014 – www
Capucine Vanderbrouck, Canada, 2014 – www
Mathilde Sauzet, 2014 – www
Claire Hannicq, Canada, 2014 – www

Autres résidences
Marie-Paule Bilger, Roumanie, 2019 – www
Jacques Lopez, Maroc, 2019 – www

Martin Chramosta, "Stumma Seppi", 2016

La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace organisent chaque année une résidence d’artiste en lien avec un département de l’Université de Haute-Alsace. A l’automne 2016, Martin Chramosta, artiste suisse, est invité à développer un projet de recherche en lien avec la Faculté de Marketing et d’Agrosciences de Colmar.

Dans le cadre de cette résidence, Martin Chramosta s’intéresse aux patrimoines sculpturaux et culinaires de la région et souhaite les mettre en regard des réalités agronomiques et alimentaires de l’Alsace d’aujourd’hui.
Intrigué par l’omniprésence des sculptures (têtes, masques, blasons…) à l’effigie des personnages emblématiques régionaux, Martin collaborera avec les enseignants-chercheurs à la création d’un matériau de moulage en vue de revisiter ce patrimoine.

Martin Chramosta a étudié l’art à Berne et Bâle. Lauréat de la bourse du Kunstverein et du Kunstkredit de Bâle, il a été nominé pour le Swiss Art Award et le Prix Suisse de la Performance. En 2016, suite à l’obtention d’une bourse de l’Atelier Mondial, il s’est installé pour 6 mois, à la Cité des Arts de Paris. Ses œuvres se trouvent dans des collections publiques et privées et ont été présentées en France, Allemagne, Autriche, Italie, République Tchèque, Hongrie, Canada et en Suisse.

DR

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Andrea Inglese s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Entrée libre.

Andrea Inglese (né en Italie, vit et travaille en France) est poète, romancier, traducteur et essayiste. Il a publié en Italie plusieurs livres de poésie et de prose dont Colonne d’aveugles, Le Clou Dans Le Fer, 2007 ; Lettres à la Réinsertion Culturelle du Chômeur, Nous, 2013. Il a traduit en Italien de nombreux auteurs tels que Jean-Jacques Viton, Jérôme Mauche, Stéphane Bouquet, Virginie Poitrasson. Il a signé son premier roman en 2016, Parigi è un desiderio. Il est, par ailleurs, rédacteur de la revue d’intervention culturelle Alfabeta2, du blog littéraire Nazione Indiana et collabore aux pages culturelles du quotidien  il Manifesto.

La lecture sera suivie pour celles et ceux qui le souhaitent d’un Kunstapéro (payant – 5€ -, sur réservation: kunsthalle@mulhouse.fr ou 03 69 77 66 47), une dégustation de vins, en partenariat avec la Fédération Culturelle des Vins de France et Mulhouse Art Contemporain.

Jérémie Gindre, "Nuisibles, utiles & indifférents", 2015
Encre de Chine sur papier
Courtesy: Chert, Berlin

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Anne Portugal, auteure, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Anne Portugal s’intéresse à la syntaxe – ou plus précisément à la « fantaxe » – en cherchant à produire des effets de déliaison, de sauts, d’accélération et de ralentissement. Dans la formule flirt, elle associe la poésie au flirt et la définit comme « un art de ne pas y toucher », et elle s’amuse, comme dans définitif bob, à déconstruire les lieux communs de la poésie et du discours poétique.

Anne Portugal est poète et traductrice. Elle a publié une douzaine de livres, parmi lesquels aux éditions P.O.L. Les commodités d’une banquette (1985), De quoi faire un mur (1987), Le plus simple appareil (1992), définitif bob (2001), la formule flirt (2010) et Voyez en l’air, aux éditions de l’Attente. Elle a traduit , en collaboration avec Caroline Dubois, Paramour de Stacy Doris, paru en 2010, aux éditions P.O.L. et Meddle english de Caroline Bergvall, en collaboration avec Abigail Lang and Vincent Broqua, à paraître aux « presses du réel » en 2016. Elle a également collaboré avec Suzanne Doppelt pour Dans la reproduction en 2 parties égales des plantes et des animaux, P.O.L. (1999) et avec Sophie Calle pour son projet Prenez soin de vous.

Entrée libre

Une rencontre avec l’auteure aura lieu le samedi 19 mars à 15h00 à la librairie 47° Nord  (Maison Engelmann à Mulhouse)

La Kunsthalle, La malterie (Lille),  Artistes en résidence (Clermont Ferrand), et Le BBB Centre d’art (Toulouse) développent en 2016 une résidence nomade de commissaire d’exposition.

Suite à un appel à candidature, Isabelle Henrion a été choisie pour réaliser plusieurs séjours dans chacun des lieux pendant l’année, pour rencontrer de nombreux artistes et acteurs des différents territoires dans la variété des contextes offerts par chacune des structures.
L’avancée de ses recherches est consultable en ligne via un carnet de bord qu’elle alimente régulièrement, au fil de ses rencontres.

Le programme se développe autour de 3 périodes d’un mois étalées de juin à décembre 2016, composées à chaque fois d’un séjour d’une semaine dans chacun des 4 lieux de résidence.
1er séjour :
> du 7 au 13 juin : La Malterie
> du 13 au 20 juin : La Kunsthalle
> du 20 au 27 juin : Artistes en résidence
> du 27 juin au 3 juillet : le BBB Centre d’art

Isabelle Henrion travaille depuis 2012 comme commissaire d’exposition indépendante, s’inscrivant dans des dynamiques collectives associatives essentiellement en Bretagne ( L’OEil d’Oodaaq, La Collective, Vivarium…).
En tant que commissaire associée à L’Œil d’Oodaaq, elle poursuit une recherche autour de l’image et de ses différentes formes d’apparition dans l’art contemporain. Avec La Collective, elle mène une réflexion au croisement du commissariat, de la sociologie et de la médiation. Elle tente d’éclairer les conditions d’existence des artistes contemporains et la manière dont ils les reflètent dans leur pratique. Les notions de travail, de geste et de valeur y rencontrent sans cesse celles d’improductivité et d’idiotie, mais aussi celles de résistance et d’engagement politique. Cette résidence s’inscrit dans la continuité logique de son parcours et de sa sensibilité aux notions de réseau, d’identité individuelle et collective, de mobilité et de fluidité.

Projet réalisé en partenariat avec Arts en résidence – Réseau national

Isabelle Cridlig, "2016 points", 2015

Dans le cadre du programme annuel de résidences interrégionales AIR destiné à la promotion et à l’accompagnement des artistes vivant ou travaillant sur le territoire du Nord Est, Isabelle Cridlig est en résidence à La Kunsthalle en 2015-2016.

Isabelle Cridlig souhaite découvrir le passé et le présent d’une ville et d’une région liées à l’activité textile, et élargir son projet consistant à explorer, par le détail comme dans son ensemble, les liens entre l’être humain et le fil. La notion de labeur et les questions du travail, de l’action et de sa répétition sur la durée, croisées avec l’idée de « vivant » au participe présent (« en train de vivre ») sont au cœur de sa démarche ; la dimension humaine et ouvrière des activités textiles de cette région nourrira ses questionnements. Dans la continuité de son travail sur la ligne dessinée/dessinant, sur le temps et la durée, ses recherches autour du fil répondent à l’idée de matérialiser cette ligne, de l’affranchir de la surface pour l’appréhender par son volume dans ses projets futurs.

Isabelle cridlig, 2016 points (vidéo), 2015

Rabih Mroué, "The Fall of a Hair", 2012 - Part 3 - Blow up, 2012
Photo: Olaf Pascheit - Courtesy Gallery Sfeir-Semler, Hamburg & Beirut

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Hyam Yared, poète, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres travers le langage spécifique de l’écrivain.

Née en 1975, Hyam Yared est une auteure libanaise de langue française. Dans ses œuvres, elle aborde la vie au Liban, la guerre, le poids des traditions, mais également les relations hommes femmes et la sexualité. Après trois recueils de poésies, dont Esthétique de la Prédation (Mémoire d’encrier, 2013), Hyam Yared publie trois romans : L’Armoire des ombres (Prix France-Liban 2007), Sous la tonnelle (Prix Phénix 2009 et Prix Richelieu de la Francophonie 2011), chez Sabine Wespieser puis La Malédiction aux éditions Équateurs en 2012. Elle fonde, en 2012, l’association culturelle « Centre PEN Liban » qui défend la liberté d’expression et promeut la littérature libanaise.

Entrée libre

Jan Kopp, "Le Tourniquet", 2008
Collection FRAC Alsace

La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace organisent chaque année une résidence d’artiste en lien avec un département de l’Université de Haute-Alsace.
En 2015, la résidence s’est construite avec le Département d’économie et société et plus particulièrement le Master Ingénierie de projets en Économie Sociale et Solidaire (MIESS) de l’UHA et dans le cadre du 50ème anniversaire du jumelage Mulhouse-Kassel, avec l’Université et la Ville de Kassel en Allemagne.
Jan Kopp, a été sélectionné pour développer une recherche artistique sur le thème de l’immigration, la mémoire sociale et les expressions d’un vivre ensemble dans la ville. Il a travaillé en étroite collaboration avec les acteurs associatifs, universitaires et culturels de Mulhouse.

Pour clore cette résidence, Jan Kopp propose deux rendez-vous publics :
→ Samedi 12 décembre 2015 à 11 h, départ de la gare centrale
« Résonances mulhousiennes : une partition urbaine pour (voir si on peut y) entendre le monde (entier) », promenade dans la ville en compagnie de l’artiste
→ Mardi 15 décembre 2015 à 18h – UHA Campus Fonderie
« Où est la sculpture? », présentation de la recherche artistique de Jan Kopp suivie d’un temps d’échange.
Plus d’informations dans la rubrique agenda du site.

Jan Kopp est né en 1970 à Francfort (DE) et vit à Lyon. Son travail recourt à différents médias : dessin, son, vidéo, sculpture, performance, sans en privilégier aucun, et résiste à toute tentation de spécialisation comme toute tentative de classification. Il se déploie aussi bien à travers de vastes installations conçues au regard des espaces qu’elles occupent, que sous des formes plus discrètes telle que du crayon sur papier. La ville est un thème récurrent, autant comme lieu possible d’intervention que d’observation pour en déceler et figurer les plus infimes signes poétiques.

© Florence Chevallier

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Éric Suchère, poète, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres travers le langage spécifique de l’écrivain.

Éric Suchère est né en 1967. Critique d’art, poète et traducteur de poésie, il enseigne à l’Ecole supérieure d’art et design de Saint-Étienne et co-dirige la collection « Beautés » éditée par la galerie Jean Fournier. En tant que poète, il a publié plusieurs livres de poésie dont : L’Image différentielle (Voixéditions, 2001), Le Motif albertine (MeMo, 2002), Lent (Le Bleu du ciel, 2003), Le Souvenir de Ponge (CIPm, 2004), Fixe, désole en hiver (Les Petits Matins, 2005), Résume antérieur (Le Mot et le reste, 2008), Nulle part quelque (Argol, 2009), Brusque (Argol, 2011) et Variable (Argol, 2014). Depuis 1997, il travaille sur un projet intitulé Un autre mois, projet qui devrait s’achever en 2028. Ce projet est accessible à : poesie.suchere.pagesperso-orange.fr

Entrée libre.

Martin Richet au cœur de l'exposition "Presque la même chose", 2015
© La Kunsthalle

Pour ce 9ème écrire l’art, Martin Richet se prête au jeu de la mini-résidence de quatre jours. Il s’immerge dans l’univers de Presque la même chose pour écrire un texte inspiré par l’environnement de l’exposition. La commande n’est ni une critique, ni un texte sur les œuvres, l’auteur est en situation de création. S’en suit un écrit inédit qui porte entre les lignes l’influence des œuvres et qui s’impose comme une trace lointaine de ce qu’est l’exposition.

Martin Richet est écrivain et traducteur de métier.

Entrée libre.

Lingjie Wang et Jingfang Hao, vue de l'exposition "7 days", Galerie M50 - Shanghai, 2014

 » Les recherches de Lingjie Wang et Jingfang Hao sont le fruit d’une « exaltante alliance des contraires »1.
Leurs œuvres puisent aux racines de la culture chinoise et sont nourries de références à l’histoire de l’art occidentale ; elles sont conceptuelles et sensuelles, objet et processus ; elles ont la beauté énigmatique de la nature et la complexité scientifique de la culture… Cette bipolarité, que l’on retrouve dans le taoïsme mystique originel sous la forme du Yin et du Yang, est davantage une façon d’être au monde qu’un système. Chacune de leurs œuvres repose sur un principe dialogique entre une conception cartésienne et mathématique – héritée de leur formation d’ingénieurs et d’un intérêt pour l’art conceptuel occidental – et une vision sensuelle et poétique du monde – liée à leur culture chinoise et à leur connaissance de la matière qui compose les objets qui nous entourent.
L’un et l’autre ressentent une forte attirance pour la démarche à la fois intuitive et logique de l’art conceptuel. La sérialité et l’apparente objectivité scientifique des Sun drawings, dessins réalisés à partir de la concentration des rayons du soleil sur une feuille de papier thermique, n’est pas sans convoquer les Wall drawings de Sol LeWitt. Comme ces derniers, les Sun drawings mettent en tension une idée simple (réaliser des dessins avec l’énergie solaire), un contexte (géographique, atmosphérique) et un agent de réalisation extérieur (la chaleur). Le projet leur échappe, d’une certaine manière, il prend l’apparence d’une expérience dont l’objectif n’est pas d’augmenter la connaissance scientifique que l’homme a du monde, mais plutôt de stimuler sa connaissance intuitive et poétique. Comme pour les Wall drawings de Sol LeWitt, c’est finalement la tension créatrice entre le concept et les aléas du médium dans lequel il s’incarne qui donne naissance à l’œuvre.
De ce fait, le travail de Wang et Hao modifie ce que l’on pourrait appeler le lieu de l’art. Car l’œuvre d’art est moins dans le résultat final de l’expérience, qui donne naissance à une série d’objets réels, que dans le processus qui a conduit à leur apparition. Dans Falling (Leaves), le titre de l’œuvre nous invite déjà à cette réflexion. L’expression « falling leaves » (chute des feuilles) désigne une action qui s’installe dans la durée. Le participe présent « Falling » nous indique une progression, un changement d’état et connote l’instabilité. L’œuvre elle-même (un convoyeur qui transporte des feuilles d’érables du sol au plafond pour les faire tournoyer) est en mouvement, son aspect dépend des hasard des courants d’airs, de la poussière, de la lumière… Si œuvre il y a, c’est dans l’impermanence des choses qu’elle se situe. Falling (leaves) ne prend son sens qu’à travers non pas trois, mais quatre dimensions dont la plus importante est le temps. « Absente de tout bouquet », elle réalise la transposition mallarméenne « d’un fait de nature en sa presque disparition vibratoire »2.
C’est bien là un troisième trait essentiel du travail de Wang et Hao. Dans le taoïsme mystique et dans la peinture chinoise, l’alternance entre le plein et le vide est porteuse de sens et de beauté. Sans ce néant plein de potentialités, ce qui existe n’a ni saveur, ni couleur, ni forme. Dans Rainbow, c’est une fois de plus la lumière du soleil qui active un support enduit d’une matière qui fascine les deux artistes : la poudre de verre. Touchée par les rayons solaires, la surface irisée produit un arc-en-ciel et ravive nos étonnements enfantins. Cette apparition énigmatique est laissée à l’appréciation du spectateur, libre de porter un discours scientifique explicatif sur l’œuvre ou d’en conserver le mystère et la beauté. La préférence des deux artistes ira certainement au spectateur qui, comme les sages taoïstes, préférera la force d’une métaphore à deux-cents lignes argumentées.  » Hélène DOUB

1  René CHAR, « Partage formel » in Seuls demeurent, 1938-1944.
2  Stéphane MALLARMÉ, Crise de Vers, 1886-1895.

Cécile Mainardi

Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, Cécile Mainardi, poète, s’immerge dans l’univers de Il s’en est fallu de peu et compose autour des œuvres exposées. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres au travers du langage spécifique de l’écrivain.

Entrée libre.

Cécile Mainardi, poète française vit entre Nice et Paris. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 1998 et en résidence à la Villa d’Arson en 2005. Son travail a fait l’objet de performances, interventions, lectures publiques et de créations radiophoniques, dont un Atelier de Création Radiophonique de France Culture : L’Eau super-liquide.

Parmi ses dernières œuvres : La Blondeur (Les Petits Matins, 2006), Je suis une grande Actriste (L’Attente, 2007), L’Immaculé Conceptuel (Les Petits Matins, 2010), Rose Activité Mortelle (Flammarion, 2012).

Stéphane Bouquet a publié six livres de poésie chez Champ Vallon (Dans l’année de cet âge, 2001 ; Un monde existe, 2002 ; Le Mot frère, 2005 ; Un peuple, 2007 ; Nos Amériques, 2010 ; Les Amours suivants, 2013). Il a proposé une traduction des poètes américains Robert Creeley (Le Sortilège, éd. Nous) ; Paul Blackburn (Villes, éd. Jose Corti) et Peter Gizzi (L’Externationale, éd. Jose Corti). Il est par ailleurs co-scénariste après avoir été longtemps critique aux Cahiers du cinéma. Il a participe – en tant que danseur et dramaturge – aux créations chorégraphiques de Mathilde Monnier, Déroutes (2002) et frère & sœur (2005).

Martha Kirszenbaum (née en 1983) est commissaire d’exposition indépendante basée à Los Angeles et à Paris. Elle a travaillé au Département Media and Performance Art du Museum of Modern Art a New York (2006-2007), au Cabinet de la Photographie du Centre Pompidou (2007) et comme assistante de recherche au New Museum a New York (2008-2010). En tant que commissaire indépendante, elle a organisé des expositions, projets et projections aux Etats-Unis, en Europe et à la Biennale de Marrakech 2012. Elle a été commissaire en résidence au Centre d’Art Contemporain de Varsovie en 2010 et au Belvedere Museum / 21er Haus de Vienne en 2012. Elle a récemment développé un double projet d’exposition entre le Palais de Tokyo et Los Angeles Contemporary Exhibitions. Elle est depuis janvier 2014, directrice et curatrice de Fahrenheit, un nouveau centre d’art et programme de résidences à Los Angeles. Elle contribue régulièrement à Kaleidoscope et a d’autres publications, et a animé un séminaire sur les pratiques curatoriales à l’Université Paris VII et Parsons Paris.

Photo : Martha Kirszenbaum, commissaire associée en 2014, interviewée par Radio-Campus Mulhouse.

Bio
Née en 1986 à Niort.
Études artistiques à l’Ecole Supérieure d’Arts et Cé- ramique de Tarbes, à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers (DNAP) puis, à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (Master 2).

Note d’intention
Je développe une pratique artistique photographique orientée vers le portrait avec une attention particulière sur le visage et ses sensualités.
Mon approche du portrait et ce qui se joue sur le visage se développe avec comme ligne directrice l’ouverture sur un invisible.

Ce qui m’intéresse avec la photographie, c’est ce sentiment de la perception du toucher tout en sachant qu’on ne peut pénétrer l’image. C’est la notion du plan haptique dont parle Riegl, Deleuze dans Francis Bacon : Logique de la sensation et qu’a repris Didi-Huberman dans La peinture incarnée.

Avec le projet de résidence en lien avec l’université de Mulhouse et la Kunsthalle, je souhaite continuer cette introspection de la sensation d’oscillation, d’échange, d’aller-retour entre le spectateur et la photographie. Pour cela, je vais travailler avec l’introduction du pli dans mes portraits.

Le pli est une forme fluide. Ce n’est plus la répétition à l’identique, mais une répétition de toutes les différences. Le pli par son mouvement répétitif et continu est la transformation d’un plan en volume. Il créer la vie à partir de l’amorphe, il insert le mouvement dans le statique.

Ce pli ou drapé se croise avec ma pratique du portrait dans mon intérêt pour le vêtement ainsi que pour ce qui est essentiel pour moi dans ma photographie, c’est à dire la notion d’haptique.

Je souhaite continuer mes recherches avec comme enjeux le questionnement du trouble, de l’invisible qui se joue sur les visages et qui est mué par un jeu d’aller et retour dans et hors de la photographie.

Photo : Laure Ledoux, Mickaël, 2012 (série Dans la nuit de l’invisible)

« Je suis arrivée à Mulhouse avec un projet d’édition, un travail d’écriture bilan de mes 10 ans de perf.  Je ne voulais pas repartir sur une nouvelle expérience. Je suis vraiment partie en me répétant :  Ma petite marge je te connais. Non, Non, Non, tu ne feras pas un travail contextuel, tu ne me nourriras pas de la richesse d’un lieu, tu ne me plongeras pas dans une réalité afin de découvrir son équilibre complexe. Non, non, non, tu ne m’éparpilleras pas une nouvelle fois dans l’étendue des connexions possibles pour peu qu’on sache être disponible au présent qui passe.
Et puis, je suis arrivée à l’atelier DMC. J’ai commencé à chanter et danser dans cette cathédrale industrielle. Un film sur Mulhouse comme archétype de la ville industrielle est né.
Dans cette résidence finalisée par une semaine de tournage intense, c’est à l’image que j’ai rassemblé mon vocabulaire et ma grammaire de performeuse.
L’historienne Marie-Claire Vitoux a été mon conseil scientifique, la Mulhousienne de cœur, Emilie George un guide, le réalisateur Christophe Monterlos un complice. Il me faut vraiment remercier l’équipe de la Kunsthalle qui m’a soutenue dans les démarches de ce projet. Une aide individuelle à la création de la DRAC Franche-Comté a fait le reste. »
Marguerie Bobey

residence-air-Nord-Est

Michaël Batalla est né en 1971. Poète, il a publié Autour/Around, avec le photographe Benoît Fougeirol (coll. d’ici-là, éd. VMCF, 2010) ; Poèmes paysages maintenant (éd. Jean-Michel Place, 2006) et vient (éd. le Clou dans le fer, 2002). Une part importante de sa poésie a été publiée en revues spécialisées, Po&sie, MIR, L’étrangère, Boudoir & autres. Il a réalisé quelques oeuvres poétiques in situ, notamment pour la Cité des Sciences et de l’Industrie ou le Musée de Sérignan. Co-fondateur des éditions le clou dans le fer, il y dirige la collection expériences poétiques. Parallèlement à son activité de création poétique et d’édition il est enseignant à l’École Spéciale d’Architecture à Paris.

© La Kunsthalle

Poète inclassable, Jean-Michel Espitallier (né en 1957) joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, proses désaxées, propositions logicoabsurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour faire voler en éclat et problématiser encore davantage, la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…).

Cofondateur de la revue Java (1989-2006, il est l’auteur d’une quinzaine de livres parmi lesquels, pour les plus récents: Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009. Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort et autres petits traités, Al Dante, 2011 (Prix des lycéens d’Ile-de-France, Seine-Saint-Denis, 2012). De la célébrité : théorie & pratique, Editions 10/18, 2012. L’invention de la course à pied, Al Dante, 2013.Il travaille actuellement sur plusieurs projets multimédias et mène parallèlement.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

En 2013, la RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE accueille Georgia Kotretsos, chercheuse, critique et artiste. Elle travaillera en partenariat avec Radio Campus et développera pour la R22 radio, un espace de dialogue radiophonique en prolongement de l’exposition et avec la complicité des équipes universitaires mulhousiennes.

La RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE est une résidence réservée à des artistes dont la démarche passe par un temps de recherche et de collaboration. Chaque année La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace invitent un artiste qui, pendant deux mois, peut s’appuyer sur les moyens et les savoirs des deux institutions.

R22 radio : www.radioapartment22.com / Radio Campus Mulhouse : www.radiocampusmulhouse.fr

Georgia Kotretsos est née à Thessalonique en 1978. Cette artiste visuelle vit aujourd’hui à Athènes. Son travail se concentre particulièrement sur la réception de l’art et vient remettre en cause le conformisme des visions et points de vue. Parallèlement à son activité en studio, elle a cofondé le Boots Contemporary Art Space aux États-Unis et écrit régulièrement pour le blog « The Art in the Twenty-First Century », dans sa rubrique mensuelle « Inside the Artist’s Studio ».

Photo: Résidences d’artistes Georgia.. © La Kunsthalle

Abdellah Karroum est chercheur et directeur artistique basé entre Paris, Rabat et Doha. Son travail concerne les questions de création d’espaces et le vocabulaire de l’art. En 2002, il fonde L’appartement 22, lieu de rencontre et d’exposition dont les premières expositions JF_JH interrogent la société. Ce lieu devient progressivement coopératif dès 2004, associant des commissaires internationaux en « Délégation Artistique » (Curatorial Delegation). En 2007, L’appartement 22 étend ses activités vers la R22-radio. Abdellah Karroum a été commissaire associé aux biennales de Dakar en 2006, Gwangju en 2008. En 2009, il a organisé une proposition pour l’articulation d’œuvres et de lieux pour la 3e Biennale de Marrakech. Il est Directeur artistique du Prix International d’Art Contemporain de la Fondation Prince Pierre de Monaco depuis 2012, et commissaire associé pour La Triennale au Palais de Tokyo de Paris et directeur artistique du projet « Inventer le monde-l’artiste citoyen », de la Biennale du Bénin 2012. Il est, depuis juin 2013, Directeur du Mathaf : Arab Museum of Modern Art, Doha (Qatar).

La feuille de papier enregistre l’atmosphère dégagée par le lieu dans lequel elle est installée – à la manière d’un attrape-rêves absorbant les mauvais rêves. Agissant comme un filtre, le support se charge d’empreintes de ce qui se passe autour de lui, et se laisse abîmer.

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Photo : Newspaper, photographie, 2013

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Véronique Pittolo est née en 1960 à Douai, et vit aujourd’hui à Paris. Elle a publié dans de nombreuses revues : Action Poétique, If, Nioques, Horlieu, Digraphe, Beaux Arts Magazine, ArtPress, Cahiers de Critique de Poésie. Lauréate du prix de poésie de la SGDL (Société des Gens de Lettres) en 2004, du Prix Yvan Gol en 2009, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture, notamment en milieu hospitalier. Elle réalise aussi des oeuvres multimédias et des fictions pour la radio. Paru en novembre 2012, un livre sur les ateliers d’écriture à l’hôpital : « On sait pourquoi les renards sont roux », édition Le Temps des cerises.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Photo: Véronique P.. © La Kunsthalle

La Kunsthalle donne carte blanche à Julien Amillard pour imaginer une nouvelle forme de
médiation autour de l’exposition Trois cent cinquante kilogrammes par mètre carré de Simon
Starling.
L’artiste est en résidence à la Kunsthalle de juin à août 2012.
En disséminant des objets simples et des informations historiques, Julien Amillard rassemble les  mulhousiens autour d’un fragment de leur histoire : le rattachement de Mulhouse à la France, le  15 mars 1789.
Julien Amillard propose en guise de conclusion de son projet, une fête de la réunion, le 25 août  2012, « Souviens-toi, souviens-toi de ce quinze de mars », et se fixe un entrainement drastique  pour affronter une épreuve de force sous le nom de « Challenge accepted ! »  (Le programme détaillé de la fête de la Réunion du 25 août, place de la Réunion à Mulhouse, vous sera communiqué  ultérieurement, il comprendra concerts, épreuves de force…)

Photo : Julien Amillard, « Fête de la réunion », 25 août 2012. © Joël Grandperrin

Frédéric Forte © La Kunsthalle

Frédéric Forte est né à Toulouse en 1973 et vit aujourd’hui à Paris. Il est poète et membre de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle). Marqué très tôt par l’œuvre de Raymond Queneau, il s’est tourné en 1999 vers la poésie, qui est à ses yeux le moyen privilégié pour interroger – repousser ? – les limites du langage. Son travail est principalement tourné vers l’expérimentation formelle mais il ne s’interdit aucune voie, pas même la prose ou le vers libre !
Publications principales : Discographie (l’Attente, 2002), Banzuke (l’Attente, 2002), N/S, avec Ian Monk (l’Attente, 2004), Opéras-minute (Théâtre Typographique, 2005), Comment(s) (l’Attente, 2006), Une Collecte (Théâtre Typographique), Re- (Nous, à paraître en juin 2012).

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les œuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Pour la 3ème résidence universitaire, la Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université  de Haute-Alsace accueillent Alessandro De Francesco. Pendant deux mois, l’artiste dont la recherche allie texte,  image et forme travaillera en lien avec les étudiants et les enseignants-chercheurs de la Faculté de Lettres et  Sciences Humaines du campus de l’UHA.  Alessandro De Francesco sera à Mulhouse en mars puis mai 2012.

Alessandro De Francesco est né en à Pise, Italie, et vit à Strasbourg.  Ecrivain, artiste et théoricien, il a été visiting poet à l’European Graduate School de Saas Fee et collaborateur au  Centre d’études poétiques de l’ENS de Lyon. Il a enseigné la création littéraire à l’École normale supérieure de la rue  d’Ulm. Il bénéficie actuellement de la « bourse de création » du Centre National du Livre et enseigne à l’Université  de Bâle.
Ces principales parutions sont : Lo spostamento degli oggetti (Cierre Grafica, 2008), dès1000m (e-book, gammm.org,  2009), Ridefinizione (La Camera Verde, 2011, version française parue chez Mix. : Redéfinition, 2010).
Alessandro De Francesco a réalisé en Europe et Amérique du Nord, de nombreuses lectures, installations et  performances qu’il nomme volontiers environnements de lecture.

Née en 1975, elle vit à Paris. Écrivain, traductrice, plasticienne et performeuse, elle explore les frontières entre les genres et les modes d’expression langagiers et plastiques (sons, vidéos, sérigraphie).

Né en 1965, Jérôme Mauche vit à Paris et enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon. Il est l’auteur d’une douzaine de livres. Il dirige la collection Les grands soirs aux éditions Les petits matins et organise un cycle de rencontres Poésie Plate-forme à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris.

Mini-résidence « Ecrire l’art »:
Sous la forme d’une mini-résidence de quatre jours, un auteur contemporain, s’immerge dans l’univers de l’exposition et compose autour des œuvres. Dialogues, créations, collaborations, poésies visuelles et sonores, textes et expressions permettent de visiter, voir, concevoir et revoir les oeuvres à travers le langage spécifique de l’écrivain.

Photo: Mini Résidence – Ecrire l’art – Jerome.. © La Kunsthalle

Vincent Honoré est un commissaire indépendant qui travaille entre Paris et Londres. Après avoir rejoint les équipes curatoriales du Palais de Tokyo à Paris puis de la Tate Modern à Londres, et y avoir travaillé sur des projets avec, entre autres, Carol Bove, Jeff Wall, Pierre Huyghe, Carsten Höller, John Baldessari ou Louise Bourgeois, il est depuis 2008 le directeur artistique et le commissaire de la David Roberts Art Foundation à Londres. Il a dès l’origine défini la fondation comme un espace international d’échanges et de productions, dédié aux expérimentations critiques, en invitant artistes (Oscar Tuazon, Jason Dodge, Keren Cytter, etc) et commissaires (Cylena Simonds, Mihnea Mircan, Raimundas Malasauskas, Mathieu Copeland, etc), en créant un programme de performances et d’événements publics, en ouvrant 7 ateliers d’artistes et en développant une collection de plus de 1600 œuvres. En 2011, il a créé Drawing Room Confessions, un journal dédié aux artistes contemporains (un artiste par numéro), basé uniquement sur des conversations. Charles Avery, Jason Dodge, Miriam Cahn, David Lamelas, Benoit Maire et Rosalind Nashashibi sont les premiers artistes invités. En Mai 2011, il a été le commissaire invité au Magasin, CNAC de Grenoble pour organiser l’exposition Tableaux, réunissant 21 artistes autour des notions de tableaux et de peintures.

Clemens Helmke né en 1976 à Neubrandenburg (Allemagne), vit et travaille à Berlin.
En mars 2011, Clemens Helmke a étudié les lieux de la Faculté des Sciences et Techniques, leurs particularités, leurs  usages. De là sont nées des directions de recherche et de projet qu’il est amené à développer lors d’un second  séjour en mai 2011.

« Il y a, au centre de la Faculté des Sciences et Techniques de Mulhouse, un espace intérieur qui a vocation à être un  lieu public. Il pourrait offrir un séjour mais n’est au mieux qu’un passage pour les étudiants et les professeurs qui  chaque jour le côtoient. Un patio cylindrique, des terrasses adjacentes, trois arbres irréductibles – voilà pour la  configuration initiale.»
Clemens Helmke

Résidence universitaire : La Kunsthalle Mulhouse, le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’université de Haute-Alsace et le CLOUS Mulhouse organisent une résidence d’artiste en milieu universitaire. Forts de leurs engagements respectifs pour la recherche associée à l’art contemporain, ils invitent un artiste à développer un projet qui s’inscrit sur le site mulhousien et qui s’appuie sur les  caractéristiques du partenariat.

Dans le cadre du programme annuel de résidences interrégionales destiné à la promotion et  l’accompagnement des artistes vivant ou travaillant sur le territoire Nord Est de la France. (FRAC Nord,  Champagne-Ardenne, Lorraine, Franche-Comté et La Kunsthalle)

Maxime Vernier construit des installations, des sculptures-objets, des volumes acousphaniques (grec. akouein :  entendre, pharein : apparaître). Il expérimente le son là ou celui-ci est un détail lié à la matérialité, une  indication temporelle ou rythmique qui, inclusivement est tournée vers l’idée d’un chaos vivant tentant de fuir  tout déterminisme.

Dans le cadre de la Tranche de Quai, Maxime Vernier présente une pièce de recherche pour l’installation  « Sourdine » réalisée avec une caisse-claire équipée de trois triggers et de deux éléments de diffusion connectés  à un logiciel informatique de traitement sonore.

La résidence est co-produite par la Kunsthalle et l’Association Mulhouse Art Contemporain.

residence-air-Nord-Est

residence-air-Nord-Est

Photo : Vincent Odon, Zut, 2010.

Bettina Steinbrügge vit et travaille à Vienne.

Après avoir étudié l’histoire de l’art, la philologie anglaise et la littérature comparée, elle opère sur de nombreux champs artistiques : curatrice indépendante, conférencière, critique d’art et journaliste de presse spécialisée.

De 2001 à 2008, elle a dirigé conjointement la Halle für Kunst à Lüneburg (DE) et les résidences d’artistes au château Bleckede tout en enseignant l’art théorique et la pratique curatoriale à l’université de Lüneburg.

Depuis 2009, elle est co-commissaire de Forum Expanded, une division du Festival du Film International de Berlin.

Ses dernières publications sont une monographie consacrée à Jeanne Faust Cooling Out – On the Paradox of Feminism, Outlandos publiée chez JPR / Ringier et avec la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, Edu Tool Box, un livre sur l’éducation artistique.

Par ailleurs, Bettina Steinbrügge écrit pour de nombreux catalogues et diverses publications telles que les magazines Art South Africa, IDEA…

Depuis début 2011, Bettina Steinbrügge est commissaire d’art contemporain au Belvédère de Vienne.

Pour La Kunsthalle Mulhouse, elle a imaginé La fin du monde tel que nous le connaissons, L’idée de nature et 400 Sonnets in Reverse, Together.

Dans l’Âme du Film
proposition pour la résidence d’artiste “Le Territoire de l’Autre”

“Dans l’Âme du Film” est un projet de recherche qui se concentre sur l’observation, la
compréhension, l’interprétation et l’usage esthétique de pellicules ou de fines couches. Si la volonté  est de “pénétrer” à l’intérieur même de la pellicule de film (photographique et cinématographique)  et d’y observer ses structures internes, l’objectif réel est surtout d’étendre l’observation à d’autre  “pellicules” ou “films” extrêmement fins tels que des bulles de savon ou des mousses.

Résidence universitaire : La Kunsthalle Mulhouse, le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’université de Haute-Alsace et le CLOUS Mulhouse organisent une résidence d’artiste en milieu universitaire. Forts de leurs engagements respectifs pour la recherche associée à l’art contemporain, ils invitent un artiste à développer un projet qui s’inscrit sur le site mulhousien et qui s’appuie sur les  caractéristiques du partenariat.

Photo : Juliana Borinski, In the Soul of Film, 2010
(SEM) photographie
Série de 12 images, impression jet d’encre noir et blanc, mat sur pvc
23 x 84 cm (chacune)
Courtesy Galerie Jérôme Poggi, Paris

Benjamin Dufour fait partie des 4 artistes sélectionnés sur le principe de « résidences croisées » par le réseau  Frac Nord Est, regroupant le Nord, la Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine et la Kunsthalle  Mulhouse.
Les artistes, Harold Guérin, Elsa Maillot, Claire Morel seront accueillis respectivement par les Frac, Franche – Comté, Champagne-Ardenne et Lorraine.
Depuis 2004, ces résidences sont réservées à des artistes originaires ou vivants dans cette grande région. Elles  offrent une multitude de possibilités de rencontres de professionnels et s’avèrent de véritables accélérateurs  de reconnaissance sur un plan local, national, voire international.

En deux mois, l’artiste a rencontré la ville, ses habitants et développé quelques projets.  Benjamin Dufour conduit des expériences. Il est comme un chercheur, pas fou du tout, plutôt très organisé  mais qui aime laisser une part à l’inattendu au fil de ses recherches.  Il écrit ses projets, les accumule et les développe, les expérimente au fil des occasions et des circonstances.

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Photo: Benjamin Dufour, « Des serpents dans l’avion », 2010. Performance. © Sébastien Bozon

Lorenzo Benedetti né en 1972 à Rome a été directeur du centre d’art Volume ! à Rome (2002-2006), fondateur du Sound Art Museum à Rome (2004) et conservateur pour l’art contemporain du Museum Marta Herford à Herford en Allemagne (2006-2008). Depuis, il dirige le centre d’art De Vleeshal de Middelburg au Pays-Bas.

Il a étudié l’histoire de l’art à l’université La Sapienza de Rome et suivi le Curatorial Training Programme à la Fondation De Appel à Amsterdam. Depuis la fin des années 1990, il organise des expositions d’art contemporain, notamment dans ses relations avec le champ de l’urbanisme et de l’architecture (Sonicity Corviale à Rome et Urban Interferences à Bruxelles). Il cherche à révéler les fonctions sociales et esthétiques de certains espaces urbains en convoquant art, musique, architecture et théorie.

En 2008, il a réalisé plusieurs expositions prenant l’espace géographique pour point de départ : Eurasia, Geographic Cross-over in Art (Mart, Rovereto, Italie) ; Cabinet of Imagination (Netwerk, Aalst, Belgique) ; Der eigene Weg, Perspektiven Belgischen Kunst (MMK Kuppersmuhle, Duisburg, Allemagne).

Pour La Kunsthalle Mulhouse, Lorenzo Benedetti à imaginé La Notte, Les sculptures meurent aussi et Le jardin aux sentiers qui bifurquent.