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[English and German below]

Pour la Regionale de cette année, nous proposons une expérience cinématographique à mi-chemin entre salle de visionnage et espace d’exposition.
Chaque jour, nous sommes témoins de la nature de l’impermanence. Pourtant, beaucoup d’entre nous résistent au lâcher prise en s’accrochant à l’illusion que les choses resteront permanentes. Développer la résilience à travers l’adversité nous aide à persévérer dans les voyages périlleux de la vie.
RESISTING PERMANENCE présente six films et vidéos de Ruth BaettigGuillaume Barth, Thomas Georg BlankIşik Kaya, Anuk Jovović, Marian Mayland et Mariana Murcia. Les œuvres de cette exposition abordent les sujets essentiels de notre époque : la surveillance, la liberté, la résistance, les parcours individuels et la responsabilité. Les artistes rêvent d’un avenir plus juste et s’interrogent sur les propriétés belles et douloureuses de l’impermanence. Ils tentent de donner un sens à nos interconnexions, en cherchant le réel sous la surface, en essayant de trouver la justice et la paix et le désir de transcendance.

Commissariat : Chantal Molleur

Exposition annuelle de groupe développée dans le cadre de la Régionale, une coopération transfrontalière de 19 institutions en Allemagne, en France et en Suisse, avec un focus sur la production artistique contemporaine locale dans la région tri-rhénane autour de Bâle.


[Eng]

Every day, we are witnessing the nature of impermanence. Nevertheless, many of us have resistance of letting go holding on to false impressions that things will remain permanent. Growing resilience through adversity helps us to persevere through the perilous journeys of life. For this year’s Regionale, we are proposing a cinematographic experience between the viewing room and the exhibition space at La Kunsthalle Mulhouse.
RESISTING PERMANENCE permanence has six films and videos works from Ruth Baettig, Guillaume Barth,   Thomas Georg Blank & Işik Kaya, Anuk Jovović, Marian Mayland and Mariana Murcia. The works of this exhibition draw on fundamental issues of our time; surveillance, liberty, resistance, personal journeys and accountability. The artists dream of a fairer future and question the beautiful and painful properties of impermanence. They try to make sense of our interconnectedness, looking for the real beneath the surface, trying to find justice and peace and ascertain the desire for transcendence.

Curator: Chantal Molleur

The exhibition is organised on the occasion of Regionale, an annual trinational programme.


[De]

Jeden Tag erleben wir die Natur der Unbeständigkeit.

Doch sträuben sich viele von uns loszulassen, indem sie sich an die Illusion klammern, dass die Dinge dauerhaft sind. Doch nur, wenn wir eine Resilienz gegen die Widrigkeiten des Lebens entwickeln, können wir die herausfordernde Reise durch das Leben bestehen.
Die diesjährige Regionale bietet den Besucher:innen eine filmische Erfahrung zwischen Projektions- und Ausstellungsraum.
Die sechs Filme von RESISTING PERMANENCE greifen grundlegende Themen unserer Epoche auf: Überwachung, Freiheit, Widerstand, individuelle Lebenswege und Verantwortung. Die Künstler:innen träumen von einer gerechteren Zukunft und hinterfragen sowohl die schönen als auch die schmerzhaften Eigenschaften von Unbeständigkeit. Sie versuchen, den Verflechtungen in unseren Leben einen Sinn zu geben, suchen das Reale unter der Oberfläche, versuchen Gerechtigkeit und Frieden und den Wunsch nach Transzendenz zu finden.

Kunstler:innen: Ruth Baettig, Guillaume Barth,  Thomas Georg Blank & Işik Kaya, Anuk Jovović, Marian Mayland, Mariana Murcia
Kuratorin: Chantal Molleur

Eine jährliche Gruppenausstellung, entwickelt im Kontext der Regionale, einer grenzüberschreitenden Kooperation von 19 Institutionen in Deutschland, Frankreich und der Schweiz mit dem Fokus auf lokale, zeitgenössische Kunstproduktion in der Drei-Länder-Region um Basel.

 

Chantal Molleur, suisso-canadienne est co-fondatrice et commissaire de White Frame. Elle a produit et organisé plus de 40 projets avec White Frame depuis sa création en 2011. Avant de s’installer en Suisse en 2005, elle  a travaillé dans le milieu des arts médiatiques canadiens pendant plus de vingt ans. Elle est également promotrice culturelle. Elle soutient les institutions, les réalisateurs et les artistes des prémices d’un projet artistique au lancement et la promotion de ce dernier. Elle encadre également des étudiants en cinéma (baccalauréat et maîtrise), offrant aux diplômés de la Lucerne School of Art and Design un plan promotionnel d’un an et un soutien à la distribution de leurs films. Elle collabore étroitement avec Freihändler Film Production pour l’évaluation et la promotion des films.
witheframe.ch

 

"Marche performative" d’Elise Alloin, 10 octobre 2021 – La Kunsthalle Mulhouse © David Betzinger

Marche collective en compagnie d’Elise Alloin, artiste et Emma Werler, guide conférencière.

Elise Alloin est artiste associée à La Kunsthalle et accueillie au CRESAT de l’Université de Haute-Alsace. Elle participe à un programme de recherche du laboratoire sur la transition post-nucléaire du territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.  Demain Fessenheim, est le projet global des recherches de l’artiste dans le cadre de sa résidence.

L’artiste propose par le biais de cette marche performative de 10 km, de partager la recherche qu’elle mène depuis 2010 sur notre relation à la radioactivité, tout en l’incluant dans le paysage de Fessenheim. Au fil des pas, au fil des lectures, la distance avec la centrale s’amenuise, la radioactivité s’inscrit dans l’imaginaire.
Ce parcours guidé itinérant a été rythmé de lectures issues des archives et recherches de l’artiste autour du nucléaire.

Gratuit, sur inscription obligatoire au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr
Trajet en bus au départ de La Kunsthalle à 9:00, retour en fin d’après-midi
Repas et boissons tirés du sac. Masque obligatoire.
La marche est soumise aux conditions météorologiques ainsi qu’à la situation Covid

La Marche performative a été proposée dans le cadre de la Fête de la Science 2021, coordonnée à Mulhouse par la Nef des sciences.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science. Cette manifestation nationale est initiée et soutenue par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et en Alsace par le Conseil Régional Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, le Rectorat de l’Académie de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la M2A, la Ville de Strasbourg et les universités et organismes de recherche alsaciens.

En partenariat avec le Club Vosgien Mulhouse & crêtes et le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, le projet est réalisé avec le soutien financier de la Région Grand Est.

                   

Clarissa Tossin, "#AmazonisPlanitia3", 2018 (Détail)

Au cœur de l’exposition Circumnavigation jusqu’à épuisement, Frédéric Ruch, spécialiste des matières recyclées en plastique, Simon Burkhalter, artiste plasticien et l’équipe de médiation de La Kunsthalle proposent un dialogue autour de la problématique partagée du recyclage, du cycle de vie et de survie des matériaux. La discussion sera suivie d’un atelier d’expérimentations plastiques à partir de matériaux de récupération.

Gratuit, sur inscription à kunsthalle@mulhouse.fr ou 03 69 77 66 47

Evénement réalisé dans le cadre de La Fête de la science, coordonné à Mulhouse par La Nef des sciences, en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace et la Ville de Mulhouse.

Heures d’ouvertures exceptionnelles du centre d’art durant le week-end :
Vendredi 8 : 9h-18h
Samedi 9 : 9h-12h et 14h-18h
Dimanche 10 : 10h-18h

Le projet s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science. Cette manifestation nationale est initiée et soutenue par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et en Alsace par le Conseil Régional Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, le Rectorat de l’Académie de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la M2A, la Ville de Strasbourg et les universités et organismes de recherche alsaciens.

La diffusion du documentaire Fessenheim, fermeture d’une centrale nucléaire, sera suivie d’un temps d’échange entre Elise Alloin (artiste et chercheure par l’art) et Teva Meyer (géographe et politologue), modéré par Anne-Gaëlle Le Perchec de la Nef de Sciences.

Dans le cadre du Projet de Territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, La Nef des sciences propose le documentaire Fessenheim, fermeture d’une centrale nucléaire.
Au carrefour de la Physique (radioactivité), de l’Histoire-Géographie (lecture et analyse d’un territoire), et des Sciences Humaines (accompagner la transition d’un département), cette rencontre permet à la fois de découvrir le monde de la recherche et d’explorer un sujet scientifique à enjeux citoyens au cœur de l’actualité du territoire.

Entrée libre
Amphi 2 de l’UHA Fonderie

Evénement réalisé dans le cadre de La Fête de la science, coordonné à Mulhouse par La Nef des sciences, en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace et la Ville de Mulhouse.

Heures d’ouvertures exceptionnelles du centre d’art durant le week-end :
Vendredi 8 : 9h-18h
Samedi 9 : 9h-12h et 14h-18h
Dimanche 10 : 10h-18h

Le projet s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science. Cette manifestation nationale est initiée et soutenue par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et en Alsace par le Conseil Régional Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, le Rectorat de l’Académie de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la M2A, la Ville de Strasbourg et les universités et organismes de recherche alsaciens.

Vue de l'exposition "Se suspendre aux lendemains" - Régionale 20 , 2019 - Elise Alloin, Table de travail, 2019 © La Kunsthalle - photo : Sébastien Bozon

La table ronde matérialise l’espace de travail de l’artiste Elise Alloin qui invite les publics à la rejoindre pour des temps d’échange autour de sa recherche sur la radioactivité.

Cet espace de travail, précédemment présenté à l’occasion de l’exposition Se suspendre aux lendemains, est une table circulaire, radiante, composée d’un bureau et d’un outil de consultation et de manipulation des archives que l’artiste collecte depuis des années et agence sous forme de fiches témoignant de l’ampleur du thème et de la multitude des questions qui lui sont associées. C’est une invitation au dialogue.
Déployé au cœur du « Village des sciences », le travail en cours permet au public de suivre les cheminements de pensée de l’artiste, de se pencher sur l’ensemble des composantes de sa recherche et de comprendre le processus créatif qui résulte du croisement des notions, des informations, des idées et des émotions.
Pendant ces deux jours, l’artiste sera présente pour échanger avec le public.

Entrée libre, rez-de-chaussée – bâtiment de la Fonderie

Evénement réalisé dans le cadre de La Fête de la science, coordonné à Mulhouse par La Nef des sciences, en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace et la Ville de Mulhouse.

Heures d’ouvertures exceptionnelles du centre d’art durant le week-end :
Vendredi 8 : 9h-18h
Samedi 9 : 9h-12h et 14h-18h
Dimanche 10 : 10h-18h

Le projet s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science. Cette manifestation nationale est initiée et soutenue par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et en Alsace par le Conseil Régional Grand Est, la Collectivité européenne d’Alsace, le Rectorat de l’Académie de Strasbourg, la Ville de Mulhouse, la M2A, la Ville de Strasbourg et les universités et organismes de recherche alsaciens.

Alan Hernandez Cruz, projet "Sacro y profano" (en cours), 2021

Dans le cadre de son partenariat avec Atelier Mondial, programme de résidences international, et le musée du textile d’Oaxaca, La Kunsthalle accueille d’octobre 2021 à janvier 2022 Alan Felipe Hernández Cruz, artiste plasticien, pour une résidence de recherche textile.

Lors de sa résidence à Mulhouse, l’artiste a entre autres développé le projet Sacro y profano.
Composé de 7 pièces sculpturales, l’œuvre se base sur le reflet de l’identité de l’artiste, en opposition aux traditions héritées de son contexte, en matière de sexualité et de genre.
Alan Hernández prend comme référence les costumes et les objets typiques de la « calenda » traditionnelle de l’état de Oaxaca, pour les réinterpréter et leur donner de nouvelles significations.
A terme, le projet est envisagé pour devenir un hybride entre l’acte de performance, la mode et l’artisanat.

Alan Hernández, est né en 1992 à Oaxaca (Mexique)
Artiste visuel, il est diplômé de la licence en arts de l’Université autonome Benito Juárez de Oaxaca.
Lauréat de la bourse Fonca 2020/2021 Jeunes Créateurs, ses œuvres ont été présentées dans une vingtaine d’expositions individuelles ou collective au Mexique (C.a.S.a., Yope project space, salón silicón, material art fair, entre autres.)
Dans sa production artistique, Alan Hernández Cruz utilise différents médiums tels que le dessin, la sculpture, le design textile, l’installation et la performance. Sa pratique explore les concepts de construction de l’identité en abordant des sujets tels que le genre, la sexualité et les origines. Son travail cherche à rendre visible des problématiques sociales tels que le machisme, l’homophobie et le racisme en vue de promouvoir l’inclusion et de générer de nouveaux modèles pour une société plus ouverte à l’altérité.

Dans le cadre du programme de résidences croisées ALLER & ZURÜCK, La Kunsthalle et Motoco accueillent l’artiste allemande Klara Meinhardt à Mulhouse pour une période de quatre mois.

Klara Meinhardt (née en 1987) vit et travaille à Leipzig. Elle a obtenu son diplôme de Meisterschüler en arts média à l’Académie des arts visuels de Leipzig.
Klara Meinhardt a participé à des expositions nationales et internationales, dont la plus récente au Musée des Beaux-Arts de Leipzig.
Utilisant le cyanotype comme médium, Klara Meinhardt explore le contact entre l’image, la sculpture et la performance. Avec ses vêtements-images, qu’elle coud à partir de toiles exposées, elle remet en question les modèles de perception en fusionnant différents thèmes, comme l’histoire de l’art et la culture pop.
www.klarameinhardt.com

En partenariat avec les Instituts Goethe de Nancy et de Strasbourg et le Bureau des arts plastiques de l’Institut français d’Allemagne (Berlin), le programme de résidences AZ –  ALLER & ZURÜCK est soutenu par l’OFAJ – Office franco-allemand pour la Jeunesse, la DRAC Grand Est et le Centre français de Berlin.

Performance "Sus scrofa ante-fessenhensis – le banquet" d’Elise Alloin, 18 septembre 2021 – La Kunsthalle Mulhouse © David Betzinger

Sus scrofa ante-fessenhensis est une œuvre qui explore le territoire de la centrale nucléaire de Fessenheim en convoquant, telle une figure tutélaire, le sanglier de Fessenheim.
Le banquet, premier volet de l’œuvre triptyque, rassemblera des convives autour d’une dégustation de la chair de l’animal.

Elise Alloin explore depuis une dizaine d’années notre relation à la radioactivité par une approche artistique ; cet élément invisible modèle aujourd’hui nos paysages et nos territoires, nos relations politiques et sociales, nos circulations et nos gestes, notre rapport au temps et à l’espace… Demain Fessenheim, est le projet global des recherches de l’artiste dans le cadre de sa résidence de recherche au centre d’art contemporain de Mulhouse et au CRESAT de l’Université de Haute-Alsace.

Dans l’enceinte de protection de la centrale nucléaire des sangliers vivent en autarcie depuis plus de 40 ans; ils représentent aujourd’hui selon Elise Alloin les spécimens d’une sous-espèce, le Sus scrofa fessenhensis. Envisageant les sangliers extérieurs comme leurs « ancêtres », elle interroge le statut et le devenir de ces animaux face à la fermeture de la centrale et du futur de ce territoire.

Le banquet, repas partagé, est conçu comme une performance participative rassemblant 80 convives.

 

Le projet est réalisé en partenariat avec le chef Marc Haeberlin de l’Auberge de l’Ill, l’association Epices, le céramiste Giom von Birgitta, le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, l’artisan boucher Michel Herrscher, le vigneron Franz Keller, le louvetier Arnaud Vlym et  Printcubator.net .

La résidence d’Elise Alloin bénéficie du soutien financier de la Région Grand Est.

 

En regard de l’exposition Circumnavigation jusqu’à épuisement de Clarissa Tossin, La Kunsthalle propose la projection d’un film en plein air, sur le parvis de la Fonderie.

En 1984, l’activiste écologiste suisse Bruno Manser explore la jungle de Bornéo à la rencontre des Penan, et choisit de vivre au sein d’une tribu de ce peuple nomade. Celui qu’on surnomme rapidement « Penan blanc » apprend à vivre dans la jungle, se familiarise et fait siennes leur culture et leur langue, explorant ce qui, pour lui, est l’essence profonde de l’humanité. Mais dans une Malaisie corrompue par l’argent sale de la déforestation, le bonheur ne dure pas. Commence alors un sinueux combat pour la défense de la jungle malaisienne aux côtés des autochtones, qui le forcera à quitter son paradis pour militer avec ardeur auprès des plus grandes institutions internationales.
En 2019, le film ouvre le Festival du film de Zürich et y obtient le Science Film Award.

Film de Niklaus Hilber, Bruno Manser – Die Stimme des Regenwaldes (titre original), Suisse, 2019
142 ‘
Avec Sven Schelker, Charlotte Heinimann, Daniel Ludwig

Gratuit, sur réservation et sur présentation d’un pass sanitaire valide. Inscription au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr.
Le public sera installé sur le mobilier réalisé par les participants aux ateliers participatifs estivaux proposés par le Collectif Tête de bois.

La projection est organisée dans le cadre des Journées Amusée des Musées Mulhouse Sud Alsace.

Louis Laurain aux Concerts dispersés, 2020 © Félix Blume

La Kunsthalle accueille un concert solo du trompettiste Louis Laurain dans le hall de la Fonderie, suivi d’une visite commentée de l’exposition Circumnavigation jusqu’à épuisement avec une médiatrice du centre d’art.

Le trompettiste Louis Laurain présente un tout nouveau solo 100% nature, sans électronique. Avec l’envie de jouer en dehors des lieux habituels de concerts, dans des acoustiques remarquables. Une approche travaillée durant l’été dans les montagnes de Haute-Savoie, qu’on découvrira pour l’une des toutes premières fois au Festival Météo.

Événement gratuit, soumis au pass sanitaire.

Organisé dans le cadre du Festival MÉTÉO, à Mulhouse du 24 au 28 août 2021.

Cet été, le Collectif Tête de bois s’installe sur le parvis de la Fonderie et vous invite à participer à des ateliers de fabrication de mobilier.

S’inspirant des thématiques de l’exposition de Clarissa Tossin, le choix du collectif s’est basé sur le principe du DIY, de l’Open source et de l’économie circulaire.
Les participants apprennent à construire des meubles en matériaux recyclés, à reproduire en autonomie chez eux.
Ce travail collectif produit des assises qui seront par la suite utilisées à l’occasion d’événements organisés par le centre d’art.

Le mobilier que le collectif propose de fabriquer s’inspire du projet Autoprogettazione (proposta per autoprogettazione) – 1974 – du designer italien Enzo Mari. La démarche de l’artiste prenait à contre-pied le marché et le système de distribution de meubles en mettant à disposition des plans libres de droits que chacun pouvait s’approprier, en les modifiant, les adaptant, les détournant en fonction de leurs usages et des matériaux à disposition.

Trois ateliers intergénérationnels pour tous les publics à partir de 12 ans :
A la semaine : 3 heures tous les matins de 9h à 12h
Gratuit, sur inscription obligatoire pour la semaine (limité à 12 participants) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Les matériaux utilisés sont fournis avec l’aide de la ressourcerie L’Art et la matière, Mulhouse, Decathlon Mulhouse Wittenheim Kingersheim et la corderie Meyer-Sansboeuf, Guebwiller.
Les ateliers participatifs sont organisés dans le cadre des Journées Amusées des Musées Mulhouse Sud Alsace.

Suite aux quatre jours d’ateliers éponymes, les participants volontaires et l’artiste Aurélien Finance présentent, sous forme de performance, la restitution des expérimentations.

Entrée libre et gratuite.

Du 1er juin au 31 juillet 2021, les Musées Mulhouse Sud Alsace invitent Aurélien Finance à s’interroger sur les idées reçues des publics à propos des institutions culturelles. La résidence-mission est réalisée dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace.
La résidence bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est.

De la création de costumes, à l’expérimentation de la poussière comme matériau, les participants sont invités à se familiariser à un des motifs artistiques les plus populaires depuis le moyen-âge : la danse macabre.
Avec beaucoup de légèreté et une certaine dose de lâcher prise, l’atelier ne manque pas de se jouer des convenances pour finir en sarabande joyeuse, libératoire du fatras du monde et hymne à la vie.
L’atelier s’achève avec une performance réalisée avec les participants volontaires.

Pour tous les publics à partir de 10 ans.
Du 12 au 16 juillet 2021 (excepté le 14 juillet).
Deux ateliers sont proposés : 9h – 12h (création de costumes) ou 13h30 – 16h30 (performance, dessin au sol).
Gratuit, sur inscription sur les quatre jours (matinées ou après-midi, jauge limitée) à kunsthalle@mulhouse.fr / 03 69 77 66 47

Les Musées Mulhouse Sud Alsace invitent Aurélien Finance à s’interroger sur les idées reçues des publics à propos des institutions culturelles. La résidence-mission est réalisée dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace.
La résidence bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est.

© Hui Zhang, 2021

A l’occasion du vernissage de Circumnavigation jusqu’à épuisement de Clarissa Tossin, Hui Zhang, designer culinaire invitée par La Kunsthalle et l’association ÉPICES en 2021, propose une performance.

Hui Zhang observe par le prisme de nos différentes cultures notre rapport au monde, à l’alimentation et plus précisément pour ce projet, à la viande.
Elle interroge les symboles véhiculés, les fausses et vraies croyances, la chaîne alimentaire, la responsabilité du consommateur à la faveur d’une prise de conscience environnementale.  À l’aune d’un monde qui prend  de plus en plus conscience de l’interdépendance des humains, des animaux, de la nature et des écosystèmes, il en va de la responsabilité de chacun.

La performance Comment manger la viande ? se déroule en trois temps.

1ère station : l’héritage culturel
D’après la définition du Larousse, « la viande est un aliment tiré des muscles des animaux ». Elle n’a aucune autre acceptation que celle qui la lie à la chair animale, et pourtant nous consommons de plus en plus ce que nous appelons de la « fausse viande », dénomination réservée à un substitut cuisiné à base de céréales. De ces mêmes céréales qui sont utilisées dans l’alimentation animale… Elles ont en commun avec la viande leurs valeurs nutritives riches en protéines. Mais si ce n’est pour cette même propriété, pourquoi continuons-nous à désigner ces mets végétariens comme de la viande, vraie ou fausse ? Par habitude culturelle ? Par tradition culinaire ?  Est-ce que la viande ainsi dissociée de la chair ne s’apparente qu’à un plaisir gustatif ?

2ème station : la responsabilité du consommateur
Face à nos assiettes, nous sommes des consommateurs plus ou moins avertis ou responsables mais assurément soumis à un jeu qui dépasse les limites de notre table.
Nous ne mesurons sans doute pas l’ampleur de l’organisation dans laquelle nous jouons notre rôle de consommateur. A bien y réfléchir, peut-être sommes-nous autant « consommé », par un système que nous croyons maitriser, que consommateur de ce même système ?

3ème station : le consommateur respectueux
Comment l’homme se positionne-t-il face à l’animal qu’il tue pour manger sa chair ? Si dans certaines traditions et cultures le respect de l’animal sacrifié passe par le drainage et la suppression du sang (sève de la vie), d’autres font un choix radical, culturel ou individuel, de ne pas consommer de viande du tout. Le respect de l’animal peut aussi passer par la qualité du soin apporté à la bête et à la cuisine de sa viande. Une autre solution serait de ne rien gaspiller de ce qu’offre l’animal, ni sa chair, ni ses abats, ni sa peau, d’appliquer à la bête le principe du zéro-déchet que nous adoptons déjà pour d’autres aliments.

 

Hui Zhang est diplômée en Design et Culinaire de l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims en 2016. Depuis, elle enchaîne les projets au sein de Germ Studio, agence de création et de conseil au service de la gastronomie. Elle conjugue ses compétences acquises lors de ses années d’études en design d’objet en Chine et sa plus grande passion : la cuisine.
Pour Hui Zhang, le design culinaire est la création d’expériences gustatives et sensorielles à travers la nourriture.
On emploie le terme « Design culinaire », mais il peut exister sous plusieurs formes : qu’il soit un repas, un objet ou une illustration, cet art est un moyen de provoquer une agitation au niveau du cerveau, dans des conditions quotidiennes ou extraordinaires.

En partenariat avec l’association Épices. la résidence culinaire bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est.

Exposition solo de Clarissa Tossin (BR)

[English and German below]

De l’individu à l’industrie, il y a un monde que Clarissa Tossin observe. Comment exploitons-nous nos ressources naturelles ? Quels événements subissent-elles ? Qu’inventons-nous pour transformer notre environnement en un monde moderne, connecté et respectueux de la planète ?
Il est ici question de cycle de vie, de survie et de recyclage des matériaux.

Vernissage le jeudi 1er juillet de 17:00 à 21:00. Accompagné d’une performance de Hui Zhang, designer culinaire associée au centre d’art.


[Eng]

Circumnavigation jusqu’à épuisement (Circumnavigation Towards Exhaustion)
Solo exhibition by Clarissa Tossin (BR)

From individual experiences of displacement to the global fallout of industrial capitalism, Clarissa Tossin tracks the full scope of the world we inhabit. How do extractive industries underlie even the most everyday aspects of our lives? What transformations are at hand for the natural resources we depend on, and what are the implications for the future? Can we transition away from exploiting our surroundings, towards an understanding that our fate as a species is truly bound up with the broader ecology? Material cycles of an almost unthinkable magnitude circumscribe the Anthropocene and the accelerating economic activity that has characterized « our » world. It too will come back to earth, and be recycled into geology.

Opening on Thursday July 1st from 5:00 to 9:00 pm. Accompanied by a performance by Hui Zhang, culinary designer.


[De]

Circumnavigation jusqu’à épuisement (Weltumrundung bis zur Erschöpfung)
Einzelausstellung Clarissa Tossin (BR)

Vom Individuum zur Industrie gibt es eine Welt, die Clarissa Tossin unter die Lupe nimmt. Wie nutzen wir unsere Bodenschätze? Welcher Behandlung werden sie unterzogen? Was erfinden wir, um unsere Umwelt in eine moderne, vernetzte und nachhaltige Welt umzuwandeln?
Es geht hier um Lebenszyklus, Fortbestehen und Wiederverwertung von Materialien.

Eröffnung Donnerstag den 1.Juli 2021, 17 -21 Uhr. Mit einer Vorstellung von Hui Zhang, kulinarischer Designer.

 

La Kunsthalle remercie les galeries Luisa Strina de Sao Polo et Commonwealth and Council de Los Angeles pour leur aide précieuse, ainsi que l’Office National des Forêts et la Ville de Brunstatt-Didenheim pour leur collaboration.

L’exposition fait partie de l’opération Plein Soleil, l’été des centres d’art contemporain, un projet de d.c.a / Association française de développement des centres d’art contemporain.

Visite de l'exposition de Tanja Boukal au LAC du Lycée Ch. Stoessel avec le protocole de visite "colin-Maillard" de LATOUREX © La Kunsthalle, 2021

La Kunsthalle et le Lycée Charles Stoessel de Mulhouse ont invité l’artiste Tanja Boukal à travailler sur une année scolaire avec les 3ème prépa Métiers autour de la réalisation d’une exposition et la médiation des œuvres qui la composent.
Un travail pédagogique avec les élèves, les enseignants et l’équipe de médiation du centre d’art a été réalisé tout au long du projet.

De fil en aiguille, les jeunes se sont imprégnés des traces de cette histoire lors de visites guidées des archives municipales, de la friche industrielle DMC et de l’exposition Le monument, le labeur et l’hippocampe. Initiation aux points de broderie, lectures collectives, projections de films, inventaires des signatures contemporaines, correspondance avec l’artiste ont été autant de sources d’enrichissement pour eux. Ils se sont appropriés un vocabulaire commun et ont développé un regard critique.

Une exposition de l’artiste a été présentée au Lieu d’Art et de Culture (LAC) du Lycée. Les élèves ont travaillé sur la médiation des œuvres et ont créé des capsules vidéos.

Le projet a bénéficié du soutien du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est et a été réalisé dans le cadre du dispositif Lire la Ville.

© Aurélien Finance

Les Musées Mulhouse Sud Alsace accueillent Aurélien Finance en résidence-mission, dans le cadre d’une collaboration entre le Musée des Beaux-arts et La Kunsthalle de Mulhouse, le Musée du Papier Peint et l’Écomusée d’Alsace.

Aurélien Finance pendant 2 mois de résidence, interrogera le public sur certains clichés qui ont la vie dure comme l’idée que  les musées seraient « des lieux poussiéreux et trop élitistes ». Avec une pointe d’ironie, il décide de détourner et d’utiliser comme matière première la poussière collectée dans ces quatre  institutions afin de se jouer de ces a priori pour mieux les dépasser.

« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien. » Pablo Picasso
Au fil des ans, mon intérêt pour la culture a pris un vrai sens, en prenant conscience de l’importance de connaître. C’est la poussière, un ennemi commun qui fait peur tout comme la culture probablement trop « élitiste » que je veux mettre en scène. Les clichés m’ont toujours amusé et ont nourri mon imaginaire, il est temps de les détourner et de les utiliser comme matière première, afin de sensibiliser le public à la culture et à la connaissance. Les musées seraient trop poussiéreux et ringards. Le résultat sera tout de même l’invention de la fête à la poussière. Aurélien Finance

Théâtralisé, le travail d’Aurélien Finance se construit autour d’histoires absurdes inventées, inspirées du réel, des mythes ou des contes. Qu’il s’agisse de performances dans lesquelles il se met en scène, ou bien de créations aux formes colorées, ses œuvres détournent l’univers textile par la déconstruction des codes traditionnels. Il pratique des savoir-faire ancestraux pour en expérimenter les limites dans une approche ludique emprunte d’humour et de poésie. La broderie, le crochet, le tricot l’intéresse pour leur aspect performatif, répétitif et cathartique. Ces créations deviennent alors des objets transitionnels desquels naissent des personnages imaginaires, des êtres organiques, des excroissances rescapées d’une mémoire oubliée… Sa dyslexique (désorientation de l’écriture ordonnée) s’affiche dans son travail comme un atout. Elle ouvre une pensée par l’image qui trouve son sens dans sa globalité. (Galerie Robet Dantec)

Biographie
Né en 1994, originaire de Mulhouse, Aurélien Finance est diplômé d’un DNSEP en 2018 à la HEAR, avec les félicitations du jury.
Après un Bac pro Métiers de la mode et du vêtement, il a intégré l’école préparatoire aux Beaux arts /Gérard Jacot à Belfort, sans cesser de s’intéresser au textile.
Cette matière a également été une piste de recherche pour son mémoire, Les contes de F.A,  à travers l’objet transitionnel qui aujourd’hui continue de nourrir son travail plastique.
L’artiste s’intéresse aux savoirs faire liés au textile, aux techniques d’art populaire qu’il a expérimentés tout au long de ses études, en les appréhendant comme un langage, une métaphore de l’être humain. Il explore également le patrimoine des savoirs faire, en lien avec la mémoire, avec lesquels il soulève différents questionnements de notre société.
Aurélien Finance est représenté par la Galerie Robet Dantec (Belfort).

La résidence bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est.

Laissez-vous conter l’exposition !
La Kunsthalle vous propose une discussion téléphonique autour de l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue avec une médiatrice du centre d’art, du lundi au vendredi de 13h à 15h (30 mn environ).
L’équipe de médiation se fera un plaisir de vous appeler au numéro transmis lors de votre inscription.

Gratuit, sur réservation

Pour compléter la découverte de Qalqalah قلقلة : plus d’une langue, visionnez la en images, présentée par les deux commissaires de l’exposition !

© ∏Node

Aussi longtemps que l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue a été fermée au public, que son accès était restreint, La Kunsthalle a cherché d’autres yeux pour révéler les œuvres.
En s’associant à ∏node, le centre d’art contemporain de Mulhouse poursuit ses expérimentations de visites sans visiteurs. L’exposition s’intéresse au langage, à ses déplacements, et la radio, espace de l’oralité, est un support parfait pour faire voyager les idées et les présentations des œuvres qui n’ont pu être vues.
Tout au long de l’exposition des rendez-vous en lien avec elle ont été donnés à écouter : visites personnalisées, lectures, expériences sonores, ateliers d’écriture, présentations, performances…

EN (RÉ)ÉCOUTE

Ouverture de l’exposition en ligne.

Hui Zhang, designer culinaire associée en 2021 évoque la performance au long cours « Voyage d’une recette » et Victorine Grataloup et Virginie Bobin, les commissaires, présentent l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue, ainsi qu’une sélection d’œuvres.


Lecture de la nouvelle Qalqalah : le sujet du langage de la curatrice et chercheuse égyptienne Sarah Rifky / Reading in French and English. Qalqalah: The Subject of Language, a short story of speculative fiction imagined by researcher and curator Sarah Rifky

Qalqalah, en est l’héroïne qui, par ses méditations poétiques autour de la langue et de la traduction, a inspiré le nom de l’exposition.
Mise en voix en français par Emmanuelle Filippi-Hahn et en anglais par Marie Lalevée.


Les raconteur·euse·s : Muna Mubarak et Olivier Arnold

Les raconteur·euse·s vous présentent par les mots leur perception de Qalqalah قلقلة: plus d’une langue, au sein de l’espace d’exposition.


Lecture de la nouvelle Qalqalah : penser l’histoire de la curatrice et chercheuse égyptienne Sarah Rifky / Reading in French and English – Qalqalah: Thinking About History, a short story of speculative fiction imagined by researcher and curator Sarah Rifky

Mise en voix en français par Eric Kheliff et en anglais par Marie Lalevée.


Les raconteur·euse·s : Eureka Fukuoka.

Les raconteur·euse·s vous présentent par les mots leur perception de Qalqalah قلقلة: plus d’une langue, au sein de l’espace d’exposition.


Lecture en français d’extraits du livre Man schenkt keinen Hund . L’ouvrage est présenté dans l’installation Scriptings #47: Man schenkt keinen Hund, projet initié par Christine Lemke en collaboration avec Achim Lengerer/Scriptings.

Mise en voix par par Emmanuelle Filippi-Hahn et Eric Kheliff.


Générateur de textes : carte blanche à Jennifer K. Dick. L’auteure-poète américaine est invitée à proposer des capsules sonores en s’inspirant de l’exposition. Mêlant conversations autour des œuvres, lectures et exercices d’écriture, ces quatre temps en langue française seront dédiés à la poésie.

Autour de l’œuvre « Works on Paper » (2016) de Temporary Art Platform.

Autour de  l’œuvre « seeing studies » (2011) de l’Institute for incongruous translation (Natascha Sadr Haghighian et Ashkan Sepahvand, avec Can Altay).

Autour de l’œuvre « Atlas (2) – Brun » (2018-2019) de Sara Ouhaddou.

Autour de l’œuvre « Conflicted phonemes » (2012) de Lawrence Abu Hamdan.


Les raconteur·euse·s : Emma Werler et ses invité·e·s

Avec la participation d’Ileana Faure, Noureddine Tahri et Benjamin Mayer (à la clarinette turque).


Les raconteur·euse·s – jeune public : Karam Al Zouhir, musicien et enseignant

Atelier « Jeux d’anagrammes musicaux » à l’attention des enfants de 6 à 12 ans

Histoire « Quand j’avais 15 ans… » pour les 13 à 16 ans


Entretien avec Vannina Maestri, auteure associée au centre d’art en 2021, autour de sa démarche poétique au cœur de l’exposition.


Finissage sonore de l’exposition.

Conçu comme un objet, ce moment rassemble un montage de lectures, de créations et de diffusion de certaines œuvres…


∏Node est une plateforme expérimentale qui a pour but le développement d’un format radio hybride web/FM. Grâce à l’interconnexion de différentes approches, outils, technologies et réseaux, une structure de diffusion décentralisée sera établie où chacun des nœuds du réseau servira à la fois à recevoir et à transmettre des informations. Une telle structure cherche à rompre avec le schéma classique de communication à sens unique, en le remplaçant par un modèle horizontal de pair à pair. ∏Node veut explorer les nombreuses dimensions de la radio – sa physicalité (éther, ondes radio et spectre électromagnétique), sa spatialité (largeur de bande, fréquences), son infrastructure (réseau de récepteurs/émetteurs radio), ses méthodes de production et de gestion du contenu éditorial (comités/équipes de programmation, studios d’enregistrement), ses méthodes de réception des métadonnées (RDS/SDR), son histoire (mouvements de radio libre et de radio pirate), et sa législation. Plus important encore, ∏Node veut également examiner le rôle et le potentiel futurs de la radio à une époque où tout devient numérique.
p-node.org

Avec la participation de/with Lawrence Abu Hamdan, Sophia Al Maria, Mounira Al Solh, Noureddine Ezarraf, Fehras Publishing Practices, Benoît Grimalt, Wiame Haddad, Vir Andres Hera, institute for incongruous translation (Natascha Sadr Haghighian et Ashkan Sepahvand) avec Can Altay, Serena Lee, Scriptings #47 : Man schenkt keinen Hund, Ceel Mogami de Haas, Sara Ouhaddou, Temporary Art Platform (Works on Paper).
Intervention graphique/graphic intervention : Montasser Drissi
Commissariat/curators : Virginie Bobin et Victorine Grataloup

[English and German below]

La Kunsthalle Mulhouse accueille l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue, conçue par Virginie Bobin et Victorine Grataloup.
Des œuvres qui se font l’écho de langues multiples, hybrides, acquises au hasard de migrations familiales, d’exils personnels ou de rencontres déracinées. Langues maternelles, secondaires, adoptives, migrantes, perdues, imposées, vulgaires, mineures, inventées, piratées, contaminées… Comment (se) parle-t-on en plus d’une langue, en plus d’un alphabet ? Comment écoute-t-on, depuis l’endroit et la langue dans lesquels on se trouve ? L’exposition propose ainsi, en filigrane, d’interroger le regard que nous posons sur les œuvres en fonction des imaginaires politiques et sociaux qui nous façonnent.
Qalqalah قلقلة est une plateforme éditoriale et curatoriale dédiée à la production, la traduction et la circulation de recherches artistiques, théoriques et littéraires en trois langues : français, arabe et anglais.

Une nouvelle collaboration avec la plateforme ∏Node fait l’objet d’un programme radiophonique (en construction).
Le voyage d’une recette, projet de Hui Zhang, designer culinaire associée, accompagne Qalqalah قلقلة : plus d’une langue toute la durée de l’exposition.


[Eng]
La Kunsthalle Mulhouse welcomes “Qalqalah قلقلة : plus d’une langue” an exhibition curated by Virginie Bobin and Victorine Grataloup.
The works echo multiple, hybrid languages, acquired in the course of family migrations, personal exile or uprooted encounters. Native, secondary, adoptive, migrant, lost, imposed, common, minor, invented, pirated, contaminated languages… How do we speak (to each other) in more than one language, using more than one alphabet? How we listen from within the place and language in which we find ourselves? Between the lines, the exhibition examines the perspective from which we view works, according to the political and social imaginations that shape us.
Qalqalah قلقلة  is an editorial and curatorial platform dedicated to the production, translation and circulation of artistic, theoretical and literary research in three languages: French, Arabic and English. It was founded in 2018 in France by Virginie Bobin (curator, researcher and translator) and Victorine Grataloup (curator, researcher and teacher). Today, the editorial collective of Qalqalah قلقلة consists of Line Ajan, Virginie Bobin, Montasser Drissi, Victorine Grataloup,
Vir Andres Hera and Salma Mochtari.


[De]
La Kunsthalle Mulhouse beherbergt die von Virginie Bobin und Victorine Grataloup entworfene Ausstellung „Qalqalah قلقلة : plus d’une langue“ (mehr als eine Sprache).
Die Werke werden zum Echo vielfältiger, hybrider Sprachen, die sich deren Sprecher durch Zufälle der Familienmigration, des persönlichen Exils oder der entwurzelten Begegnungen aneigneten. Muttersprachen, Zweitsprachen, Adoptivsprachen, Migrationssprachen, Volkssprachen, verlorene, aufgezwungene, zweitrangige, erfundene, gehackte, verunreinigte Sprachen… Wie spricht man (miteinander) in mehr als einer Sprache, in mehr als einem Alphabet? Wie hört man zu an dem Ort, wo man lebt, und in der Sprache, die dort gesprochen wird? Die Ausstellung bietet sich als Leitfaden an, um unsere von unseren politischen und sozialen Vorstellungen geprägte Sichtweise auf die Werke zu hinterfragen.
Qalqalah قلقلة ist eine Redaktions- und Kuratorplattform, die der Erstellung, der Übersetzung und der Verbreitung von Forschungsarbeiten in Kunst, Theorie und Literatur in drei Sprachen gewidmet ist: französisch, arabisch und englisch. Sie wurde 2018 von Virginie Bobin (Kuratorin, Forscherin und Übersetzerin) und Victorine Grataloup (Kuratorin, Forscherin und Lehrerin) gegründet. Das Redaktionskollektiv von Qalqalah
قلقلة besteht heute aus Line Ajan, Virginie Bobin, Montasser Drissi, Victorine Grataloup, Vir Andres Hera und Salma Mochtari.

 

« Le nom de Qalqalah قلقلة nous vient de deux nouvelles de la commissaire d’exposition et chercheuse égyptienne Sarah Rifky [1]. L’héroïne éponyme de ces fictions, Qalqalah, est artiste et linguiste et habite un futur proche recomposé par la crise financière et les révoltes populaires des années 2010. Ses méditations poétiques autour des langues, de la traduction et de leur pouvoir critique et imaginant ont accompagné nos réflexions, et ne nous ont plus quittées depuis. Qalqalah قلقلة est ainsi devenue une plateforme de recherche artistique en ligne, entre trois langues et deux alphabets – arabe, français et anglais. Voici qu’elle prend la forme d’une exposition.
Le titre « Qalqalah قلقلة : plus d’une langue » orchestre la rencontre entre notre héroïne et une citation de Jacques Derrida. Dans Le monolinguisme de l’autre [2], le philosophe, né en 1930 en Algérie, raconte sa relation ambigüe à la langue française, prise dans les rêts de l’histoire militaire et coloniale. Le livre s’ouvre sur une affirmation paradoxale : « Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne », contredisant toute définition propriétaire, figée ou univoque de la langue – qu’il s’agisse de français (comme l’exprime joliment la chercheuse Myriam Suchet, lorsqu’on met un « s » à français, il faut l’entendre comme un pluriel), d’arabe (enseigné comme « langue étrangère » dans l’Algérie coloniale et aujourd’hui deuxième langue parlée sur le territoire français dans ses déclinaisons dialectales) ou d’anglais (langue globalisée et dominante dans l’art contemporain).
Ces trois langues (mais pas seulement) se retrouvent dans l’exposition, chacune porteuse d’enjeux politiques, historiques et poétiques qui s’entrecroisent et se répondent. L’exposition est ainsi traversée de signes et de voix, rappelant que les langues sont inséparables des corps qui parlent et écoutent – tout·e locuteur·trice « s’exprimant également par le regard et les traits du visage (oui, la langue a un visage) » [3], pour reprendre les mots de l’écrivain et chercheur marocain Abdelfattah Kilito. Les œuvres se font l’écho de langues multiples, hybrides, acquises au hasard de migrations familiales, d’exils personnels ou de rencontres déracinées. Langues maternelles, secondaires, adoptives, migrantes, perdues, imposées, vulgaires, mineures, inventées, piratées, contaminées… Comment (se) parle-t-on en plus d’une langue, en plus d’un alphabet ? Comment écoute-t-on, depuis l’endroit et la langue dans lesquels on se trouve ? L’exposition propose ainsi, en filigrane, d’interroger le regard que nous posons sur les œuvres en fonction des imaginaires politiques et sociaux qui nous façonnent.
La plupart des artistes invité·e·s placent d’ailleurs les modalités de publication, de circulation et de réception des œuvres au cœur de leur travail. Opérations de traduction, de translittération, de réécriture, d’archivage, de réédition, de publication, de montage, voire de moulage ou de karaoké, apparaissent comme autant de tentatives pour donner à voir et à entendre des histoires qui, parfois, se dérobent. Au-delà d’une approche linguistique, il s’agit bien d’ouvrir un espace où déployer des récits pluriels et des témoignages hétérogènes, en s’appuyant, en plus d’une langue, sur l’un des sens possibles du mot arabe قلقلة – « un mouvement du langage, une vibration phonétique, un rebond ou un écho ». [4] »          Virginie Bobin et Victorine Grataloup

En 2020, l’exposition « Qalqalah قلقلة : plus d’une langue » a été présentée au Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie à Sète.

[1] Sarah Rifky, “Qalqalah : le sujet du langage”, traduit de l'anglais (Etats-Unis) in Qalqalah n°1, ed. KADIST et Bétonsalon - Villa Vassilieff, 2015 ; puis “Qalqalah : penser l’histoire”, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Yoann Gourmel in Qalqalah n°2, ed. KADIST et Bétonsalon - Villa Vassilieff, 2016
[2] Jacques Derrida, Le monolinguisme de l’autre, ed. Galillé, 1996
[3] Abdelfattah Kilito, Tu ne parleras pas ma langue, traduit de l'arabe (Maroc), ed. Actes Sud, 2008
[4] In Qalqalah, le sujet du langage, ibid

Hui Zhang, designer culinaire présente « Voyage d’une recette »,
une performance qui se déroule tout au long de l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue.

Pour cette première étape, une recette révélée par Hui Zhang a été transmise oralement à un premier cercle d’une dizaine de cuisiniers mulhousiens. Chacun s’est approprié les ingrédients et les consignes, rien de strict, rien d’obligatoire toute transformation, amélioration ou extrapolation était autorisée. La seule exigence étant de laisser un témoignage oral, visuel ou écrit qui à son tour a été interprété.
C’est ainsi une véritable chaîne qui a commencé à se former et se répandra aussi longtemps que la recette sera reprise. Chaque témoignage qui parviendra à l’artiste ou au centre d’art sera consigné sur une carte du monde qui petit à petit dessinera le voyage de la recette.

À votre tour de vous en saisir, de la prolonger et d’envoyer votre témoignage !
Pour ce faire, envoyez un message à voyagedunerecette@gmail.com en indiquant :
Votre prénom/pseudo au choix, la date de réalisation, votre localisation approximative (pays, ville, quartier/rue), la recette dont vous vous êtes inspiré, la documentation de votre interprétation (photo, vidéo, texte, dessin/note à la main, son etc.) et, si vous le souhaitez, un message à partager avec nous.

À Mulhouse, les dix premiers cuisiniers ont, tour après tour, interprété la recette transmise par le précédent..

Hui Zhang, designer culinaire présente « Voyage d’une recette »,
une performance qui se déroule tout au long de l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue.

Le projet de Hui Zhang s’inspire de l’exposition pour faire voyager une recette de cuisine et en consigner une multitude d’interprétations. Il se décline en deux temps : le premier sera mulhousien, le second dépassera la ville et les frontières, échappera à ceux qui ont initié le projet.
Il y a pour commencer une recette révélée par Hui Zhang. Elle sera transmise oralement à un premier cercle d’une dizaine de cuisiniers mulhousiens. Chacun s’appropriera les ingrédients et les consignes, rien de strict, rien d’obligatoire toute transformation, amélioration ou extrapolation sera autorisée. La seule exigence est de laisser un témoignage oral, visuel ou écrit qui à son tour pourra être interprété par qui le découvrira sur le site internet de La Kunsthalle.
C’est ainsi une véritable chaîne d’interprétation qui se formera et se répandra aussi longtemps que la recette sera reprise. Chaque témoignage qui parviendra à l’artiste ou au centre d’art sera consigné sur une carte du monde qui petit à petit dessinera le voyage de la recette.
À l’occasion de l’ouverture de l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue, les cuisiniers et élèves de l’association Epices cuisineront une des premières interprétations de la recette et c’est aux habitants du quartier de la Fonderie que les plats seront distribués dans des bocaux à emporter. Ils seront les « spectateurs » et « dégustateurs » d’une œuvre qui aura déjoué les restrictions d’accès à la culture.

Pour participer, rendez-vous sur la page Voyage d’une recette à Mulhouse !


« Là où s’épanouit le mélange culturel, l’évolution culinaire fleurit. La cuisine fut beaucoup développée grâce au brassage culturel, voire politique. Elle s’adapte, évolue, se transforme et par la suite s’installe sur le nouveau territoire.
Comme les langues sont inséparables des corps, qui parlent et écoutent, la cuisine ne vit pas sans les personnes qui cuisinent et se nourrissent.
Vivante, la cuisine se transforme selon plusieurs facteurs : les ustensiles, les ingrédients, les techniques, le climat, les goûts personnels, la situation économique et politique… À mes yeux, tout cela constitue l’ADN de la nourriture. Comme par exemple notre visage, qui compose avec des caractères variés tels un œil, un nez, une oreille, et ainsi nous différencient. Chacun a un visage unique.
De même quand on décompose un plat par ses caractéristiques, on y voit quasiment les mêmes logiques dans toutes les cuisines, par exemple, un plat mijoté, des légumes farcis, une soupe ou un bouillon. Pourtant chaque plat est unique. Les recettes peuvent avoir plusieurs versions dérivées et quand elles se transmettent elles se transforment.
Malgré le fait que les mots «vrai» ou «authentique» apparaissent la plupart du temps dans les publicités alimentaires, nous consacrons souvent beaucoup d’efforts à reproduire un plat dont la recette n’appartient pas au territoire, que ce soit le produit ou le goût. Pour les béotiens, cette pratique/expérience nous aide à remonter à l’origine de sa culture et son histoire. Pour les connaisseurs, c’est l’expérience d’une nouvelle découverte.
Vouloir reproduire à tout prix une recette que l’on croit traditionnelle, c’est oublier qu’elle est elle-même riche de création et d’innovation, nourrie par l’histoire humaine.
L’intérêt de revisiter une recette traditionnelle est de nous confronter, d’expérimenter.
Le danger à force de réinterpréter les recettes d’origine, serait de perdre tout un patrimoine culinaire comme pour les dialectes qui finissent par disparaitre à force de ne plus les pratiquer. En Chine, la plupart de la population est Han, pourtant il y a 56 ethnies et près de 120 langues différentes dans ce pays en comptant les langues régionales ou minoritaires. La préservation du dialecte face à la popularité du mandarin est l’une des choses sur lesquelles la Chine travaille.
La mémoire de goût est plus forte que toute forme de communication car elle a son propre cheminement, voyage dans le temps et existe indépendamment de l’autre. Les générations changent mais la mémoire de la nourriture  reste à jamais sur nos langues et dans nos têtes. C’est donc essentiel d’en parler, de raconter son histoire tout en cherchant la traçabilité de sa vie. » Hui Zhang

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Hui Zhang pour une résidence culinaire en 2021.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec des publics mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages lorsque les conditions le permettent.
La résidence culinaire bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est.

Vannina Maestri © Biennale des poètes - 2017

Auteure associée en 2021, Vannina Maestri est invitée à s’immerger dans l’univers des trois expositions annuelles et composer librement autour des œuvres selon son langage spécifique.

Vannina Maestri conçoit l’écriture comme un territoire passager en continuelle mutation où des propos s’entrecroisent sur une surface qui minerait un discours vrai ; ceci comme si le texte n’était pas vraiment dans un territoire exact ni utopique mais simplement variable.

Une architecture du monde tout en effondrement dans sa stabilité, en continu dans le discontinu. Constructions, montages d’énoncés qui sitôt tenus s’effondrent sur eux-mêmes. (Hortense Gauthier)

Vannina Maestri vit à Paris. Après avoir co-dirigé la revue JAVA, elle collabore à diverses revues françaises et étrangères (Revue de Littérature Générale, Yang, Quaderno, Prospectus, Nioques, Action poétique, Tija, Cambridge conference of contemporary poetry, The Germ, etc.).
L’auteure participe à des lectures publiques (Paris, Cambrigde, New York, Montpellier, Bordeaux, Marseille, Nantes, Stockholm, Rome, etc…) et à des émissions ou à des créations radiophoniques.

Résidence château de Lavigny (Suisse), septembre 2007.
Bourse de création, Centre National du Livre, 2003.

Bibliographie
OUVRIERS VIVANTS, éditions Al Dante, 1999 (ouvrage collectif)
DEBRIS D’ENDROITS éditions l’Atelier de l’Agneau, coll. Architextes, 1999
AVEZ-VOUS RENCONTRE QUELQU’UN EN DESCENDANT L’ESCALIER, éditions Derrière la Salle de Bains, 2001
VIE ET AVENTURES DE NORTON OU CE QUI EST VISIBLE A L’ŒIL NU, éditions Al Dante, collection Niok, 2002
JOURNAL – PETITES NOTES SUR LE LAND-TEXT in Poésie ? Détours (collectif) Ed. Textuel, 2004
MOBILES, éditions Al Dante, 2005.
FAMILLE D’ACCUEIL in Vox Hôtel (ouvrage collectif), éd. Néant, 2006
IL NE FAUT PAS S’ENERVER, éd. Dernier Télégramme, 2008.
ENVIE DE RIEN, éd. Publie.net, 2008.
Miss Marple has some ideas, éd. Derrière la Salle de Bains, 2008.
Black blocs, éd. Derrière la Salle de Bains, 2009.
MOBILES 2, éditions Al Dante, 2010.
A STAZZONA (avec Dominique Villa et Jean-Michel Battesti), éditions Al Dante, 2011.

Anthologies
Pièces détachées : une anthologie de la poésie française d’aujourd’hui, éditions Pocket, coll. Poésie, 2000.
Anthologie Seghers 2008.
Ecrivains en séries, Emmanuel Rabu éditions Léo Scheer, 2009.
Calligrammes & compagnie, et cetera… Des futuristes à nos jours, une exposition de papier, éd. Al Dante, 2010.
Poésure et sculptrie, dir. Laurent Prexl, éditions Al Dante, 2010.
Poezia totale 1960-2010, France, éd. Fondazione Sarenco, 2015
Poètes français du XXIème siècle : entretiens, Literary Criticism , Nathalie Wourm, 2017

Revues récentes
Montage et minage, Entretien avec Emmanuèle Jawad, Création et politique, Revue Diacritik, 2016
Nobody Van Gogh, texte inédit, Revue Sarrazine n° 16, 2016
La perception de l’espace, Revue PLI, n° 6, 2016-2017
Je travaille, Revue remue.net, 2017

Hui Zhang, "Micro paysage d'assiette", 2016 - sel, thym, galet gris

La Kunsthalle et l’association ÉPICES invitent Hui Zhang pour une résidence culinaire en 2021.
Le projet panache des temps d’ateliers de création, menés par l’artiste en collaboration avec des publics mulhousiens, au sein d’ÉPICES et des temps de restitution à La Kunsthalle lors des vernissages.

Hui Zang est diplômée en Design et Culinaire de l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims en 2016. Depuis, elle enchaine les projets au sein de Germ Studio, agence de création et de conseil au service de la gastronomie. Elle conjugue ses compétences acquises lors de ses années d’études en design d’objet en Chine et sa plus grande passion : la cuisine.
Pour Hui Zhang, le design culinaire est de créer des expériences gustatives, sensorielles à travers la nourriture.
On emploie le terme « Design culinaire », mais il peut exister sous plusieurs formes : qu’il soit un repas, un objet ou une illustration, c’est un moyen de provoquer une agitation au niveau du cerveau, dans des conditions quotidiennes ou extraordinaires.
Ces expériences constitueront une partie de nos souvenirs, de nous-mêmes.

En partenariat avec l’association Épices. la résidence culinaire bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est.

© La Kunsthalle

Visite/atelier proposée aux enfants et à leurs parents à partir de 6 ans.

Le rendez-vous propose de découvrir en famille, par le jeu et l’expérimentation, des œuvres et une exposition temporaire. Avec la complicité de Laurence Mellinger, artiste plasticienne, les jeunes et leurs parents réalisent une création collective qui fait écho à ce qu’ils découvrent dans l’exposition La fête de l’insignifiance.

Quelle histoire nous raconte nos objets ? Pour ce premier atelier famille « en ligne » Laurence Mellinger invite quatre familles à jouer avec leurs objets personnels, quotidiens ou insignifiants…
A partir des mots, des sons et des gestes… les participants vont relever le défi de faire deviner aux autres familles leur sélection d’objets.
Le jeu se prolongera au cœur de l’exposition « La fête de l’insignifiance » en quête des œuvres qui résonnent avec leur histoire.
Les liens tissés avec les œuvres présentes dans l’exposition vont ainsi nourrir une expérience : l’assemblage de ces objets, tel un dialogue entre personnages.

L’événement a lieu à distance, les familles devront être équipées d’un accès à internet ainsi qu’à du matériel permettant une visio-conférence (tablette, smartphone, ordinateur équipé de micro et caméra).

Gratuit, sur réservation (places limitées), les inscriptions seront ouvertes à partir du 2 janvier 2021 – Thomas.Werlings@mulhouse-alsace.fr

Vue de l'exposition 'Se suspendre aux lendemains' - Régionale 20 , 2019
Elise Alloin, 'Prendre position' (détail de l'installation, 2019
© La Kunsthalle - photo : Sébastien Bozon

Le projet de recherche artistique d’Elise Alloin prend appui sur une situation territoriale inédite en France : l’arrêt des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim en février et juin 2020 jusqu’à son démantèlement dans les années à venir.
Alliant temps de recherche et de créations, le projet déployé sur 3 ans se situe sur le terrain de l’observation et du sensible, en double regard d’artiste et de chercheure. Il tisse des liens entre l’art et les différentes questions soulevées par la transition d’un territoire (incluant l’approche artistique dans un débat sociétal contemporain).
Document de présentation

Quatre axes de recherche, associés à des projets artistiques et à destination des publics, composent la démarche de l’artiste :

I. FONCTIONNEMENT D’UN ORGANISME

Appréhendée à la manière d’un organisme vivant, la centrale nucléaire est perçue comme l’articulation de mécanismes humains et matériels, voués à assurer le bon fonctionnement du site, et la sécurité de tous.
Chaque machine, chaque procédure, chaque agent, chaque geste codifié constitue un dispositif que l’artiste vient interroger.

 

II. PROCESSUS D’INTERACTION

Elise Alloin, "Prendre Position", détail, Cattenom, 2016

Une centrale est un lieu quasi inaccessible mais dont le dialogue avec le territoire est constant : l’eau du Rhin refroidit le réacteur, l’électricité produite part sur le réseau de distribution européen, le combustible y est livré et évacué par le train lorsqu’il est usagé, des centaines de personnes travaillent quotidiennement dans l’enceinte, d’autres mettent en place des protocoles de sécurité civile sur le territoire…
L’artiste, par son approche, met en lumière les modifications de ces flux, engendré par l’arrêt des réacteurs.

 

III. PERCEPTIONS INDIVIDUELLES
Elise Alloin, Carte postale, 2020 – invitation aux témoignages

Dans le bassin rhénan nombreux sont ceux qui ont une histoire singulière avec la centrale de Fessenheim. Sa fermeture marque un tournant majeur et génère un glissement de nos perceptions de ce lieu. L’enjeu n’est désormais plus fonctionnel mais patrimonial.
Par une approche empirique des paysages physiques et psychiques du territoire, l’artiste dresse peu à peu une cartographie émotionnelle du site.

 

IV. ENVIRONNEMENT NATUREL
Elise Alloin, Herbier entre Fessenheim - "Rêverie du promeneur solitaire, 7ème promenade", 2012-13

Une centrale s’inscrit dans un environnement naturel fait d’eau, de végétation, de géologie et de faune.
Elise Alloin analyse cet écosystème, qu’il soit compris dans l’enceinte de la centrale ou au dehors, dans la zone de servitude publique, dans laquelle l’intervention humaine est légiférée et où la faune et la flore se développent indépendamment.

 


En 2019, Elise Alloin a été accueillie au Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace en qualité de chercheure associée. Elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition post-nucléaire du territoire lié à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Parallèlement, elle devient artiste associée à La Kunsthalle qui l’accompagne sur le volet artistique de sa recherche. L’exposition Se suspendre aux lendemains, s’est présentée comme la première étape d’un projet au long cours.
Pendant plus d’un mois, l’artiste a été présente dans l’exposition et disposée à rencontrer les publics avec lesquels elle souhaitait partager durablement ses interrogations et ses pistes de réflexion au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, pour mieux cerner les enjeux de l’événement, ses conséquences à court, moyen et long terme.

Pour le Petit Programme, en 2020, Elise Alloin invitait le public à entrer en correspondance avec elle en exprimant un souvenir, une émotion, une anecdote, une question, un vœu qui décrive votre lien personnel l’histoire de la centrale via une carte postale à télécharger.


Diplômée de la Haute école des arts du Rhin en 2013, Elise Alloin développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art.
Elise s’intéresse aux liens que nous entretenons avec la radioactivité : l’usage que nos sociétés en font construit nos paysages géographiques et mentaux, nos relations spatiales et nos circulations. Comment ce phénomène physique « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire et à la transformation matérielle du vivant ?
Son travail s’exprime par la mise en place, dans l’espace proposé, d’éléments matériels et formels qui dessinent sa réflexion. Bien au-delà d’une démonstration, l’artiste agence les formes issues de ses recherches comme un dispositif d’expérience : une équation spatiale, posée physiquement comme une question, dont le corps du visiteur devient l’inconnue. C’est à lui de faire l’expérience du déplacement physique et mental. Sa pratique, transdisciplinaire, se construit sur le long terme, en collaborations soutenues avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (anthropologie contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Elle se nourrit également d’une riche expérience antérieure de terrain en archéologie et en conservation du patrimoine artistique.

 

La résidence de recherche, en partenariat avec le Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques de l’Université de Haute-Alsace, est réalisée avec le soutien financier de la Région Grand Est et le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France.